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Archives de Catégorie: Non classé

Egide Spilleux au service du contrespionnage français ? Lettre de Spilleux au commandant Brisset. 31 mai 1904

16 jeudi Avr 2026

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Affaire d'espionnage, Archives Nationales, Belle Époque 1904, Commandant Brisset, Documents historiques, Histoire de l'espionnage, Ministère de la Guerre, Renseignement militaire, Secret Défense, Services secrets français, Sous-marins militaires

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Introduction optimisée (À placer en début d’article)

Plongez au cœur de l’espionnage de la Belle Époque avec ce document inédit issu des Archives nationales.

Le 1er juin 1904, « Spilleux » adresse une lettre pressante au Commandant Brisset, au ministère de la Guerre. Entre offres de trahison et secrets militaires, cette correspondance dévoile les coulisses sombres du renseignement français au début du XXe siècle.

L’auteur y propose rien de moins que les plans d’un sous-marin et la liste des agents britanniques opérant sur le sol français. Ce témoignage brut illustre la complexité du « marché de l’information » de l’époque, où le patriotisme se heurtait souvent à des nécessités financières plus prosaïques. Découvrez la transcription de cette proposition d’espionnage qui semble tout droit sortie d’un roman de l’ombre.

Document Archives nationales 19940474/378.

31/5.04.

SECTION DES RENSEIGNEMENTS Arrivé le 1 juin 1904 N° 5220

Mon Commandant,

Me permettez-vous quelques mots seulement ? La plupart de mes communications restent sans suite: pourquoi ? J’ai déjà prouvé que je sais « travailler », et ce, toujours en faveur de la France. Mon adresse « particulière » et sûre est connue dans vos bureaux, et notamment de ces MM. Fanty, Ferrand, etc. ; mais je désire, pour différents motifs, une entrée en relations plus sérieuse, plus directe et moins de « maquignonnage ».

Je mets à votre disposition : 1° Tous les détails, noms des agents, etc., du « secteur français » de l’espionnage d’outre-Manche ; 2° Le plan au complet du « Nail », leur sous-marin de la France, avec la confession de son « acquisition » : ayant le placement de cet « article » à des conditions avantageuses qui me dédommageront largement, je vous prie, Mon Commandant, de bien vouloir répondre télégraphiquement par retour (un mandat télégraphique dont je laisse le montant à votre appréciation), afin que dès jeudi 2 juin je puisse me présenter dans vos bureaux (ou ailleurs) pour débattre le marché (puisque marché il y a — malheureusement !).

Votre dévoué serviteur,

« Spilleux »

Enveloppe : Monsieur le commandant Brisset , ministère de la Guerre, boulevard Saint-Germain. Paris

Archives nationale 19940474/378

Lire le dossier : Contre enquête sur le cas de Serraux-Spilleux accusé d’être un agent du préfet de police Louis Andrieux

Le témoignange de Mathilde Courtois sur la colonie d’Aiglemont (Ardennes)

28 mercredi Jan 2026

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Document cartoliste

Ce qu’ « était cette colonie », la vie qu’on y menait, voilà ce qu’a bien voulu nous exposer Mme Mathilde Courtois, qui n’eut besoin de faire appel à des souvenirs, puisqu’elle vécut à la colonie pendant plus de six mois, en l’année 1906.

— La colonie libertaire, nous dit-elle, fut fondée vers 1903, par Fortuné Henry, le frère d’Emile Henry, guillotiné pour la bombe de l’Hôtel Terminus.

Un immense terrain défriché en plein bois, sur le territoire d’Aiglemont, dans les Ardennes, à dix minutes de la frontière ; les deux villages les plus proches, Nouzon et Neufmanil, à cinq kilomètres au moins ; telle était cette vraie « clairière », arrosée par sept sources qui donnaient une eau comme on n’en boit pas à Paris.

Comment Fortuné Henry avait-il trouvé le moyen d’acquérir ce terrain et d’y bâtir une première hutte en torchis, couverte de chaume, qu’on appelait « la vieille maison » ; où trouva-t-il les premiers capitaux ? Je ne sais au juste. Je me rappelle seulement que ses associés du début, étaient les camarades Gualbert et Malicet. Puis vient un Italien, nommé Franco, qui apporta de l’argent et surtout du matériel. Il y eut aussi des fonds recueillis par les journaux libertaires ; d’autres offerts par certaines personnes que la tentative intéressait…

Toujours est-il qu’en 1906, grâce à l’effort de camarades, maçons, charpentiers, peintres, etc… la « vieille maison » que vous voyez au fond de cette photographie s’était vu remplacée par une belle construction d’un étage, au rez-de-chaussée surélevé, avec une grande baie ouvrant sur le jardin. En bas, trois chambres donnant sur la salle commune de réunion ; au premier, quatre chambres et une salle analogue, destinée à devenir salle d’école pour les enfants… quand il y en aurait.

Lorsque je vins habiter à la « clairière », qu’on nommait l’Essai, la population était la suivante. Trois hommes : Fortuné Henry, Prosper Fraysse et André Mounier ; trois femmes, Émilie, Adrienne et Louise, celle-ci déjà âgée ; trois enfants, les deux fils de Prosper et la fille d’Adrienne, surnommée Toto. En tout, neuf personnes. Avec Courtois et moi, cela fit onze. Ce chiffre ne fut jamais dépassé, sauf pendant les vacances où nous eûmes quelques visites ; entre autres deux petits Italiens avec leur gouvernante.

Les bêtes étaient plus nombreuses que les gens. Nous avions deux chevaux, une vache, offerte par un député des Ardennes ; quatre chèvres, soixante poules et quarante lapins que le voisinage du bois éprouvait beaucoup ; nos petits lapereaux mouraient comme des mouches.

Les hommes cultivaient la terre, les femmes s’occupaient des détails du ménage et du soin des bêtes, sauf les chevaux et la vache, réservés à André, un grand gaillard solidement bâti.

La colonie se suffisait à peu près à elle-même. On vivait uniquement des œufs du poulailler, des légumes du jardin et du lait de la vache. On buvait de l’eau et beaucoup de café, acheté à bon compte aux contrebandiers de la frontière, du café exquis à vingt sous la livre. Le dimanche, on faisait le pot au feu avec une tête de Nouzon, où nous allions deux fois la semaine vendre nos légumes, choux, radis, choux-fleurs, etc… et d’où l’on rapportait également le pain.

La vie était paisible mais occupée. Bien que la devise fût celle des thélémites : « Fais ce que veux ! » et qu’il n’y eût aucune règle imposée, on se levait généralement à six heures du matin pour soigner les bêtes. À huit heures, café au lait. Puis les hommes partaient à la terre, les femmes nettoyaient la maison. La vieille Emilie avait le département de la cuisine. À midi, repas en commun ; et les hommes retournaient au labour, tandis que les femmes allaient au bois chercher de l’herbe pour les lapins, cueillir des fraises ou des champignons. Tous les huit jours, on faisait la lessive. À quatre heures, goûter, café noir et tartines. Enfin, on soupait, à sept heures, et la soirée se passait en lectures ou en causeries, lorsqu’André ne nous régalait pas des airs de sa mandoline dont il jouait fort bien. On se couchait de bonne heure, pour être plus tôt levé le lendemain.

Pourquoi l’Essai ne réussit-il pas ? Est-ce le manque d’ordre, d’administration ? Ou bien certaines incompatibilités d’humeur ? Il ne m’appartient pas de le rechercher. J’ai passé là six mois très heureux de ma vie, voilà tout ce dont je veux me souvenir.

D’autres sont venus après nous ; d’autres encore. Ce fut un va-et-vient jusqu’à l’année dernière. Aujourd’hui, la colonie communiste d’Aiglemont est morte ; la maison construite à si grand’peine est abandonnée, les jardins sont redevenus des terrains en friche.

C’est dommage ! Tant d’efforts perdus !… »

Ce que madame Courtois n’a pu ou n’a pas voulu nous confier, nous l’avons appris d’autre source. L’Essai ne réussit point parce que la zizanie se mit entre les colons. « Quand il n’y a pas de foin au râtelier, les chevaux se battent », dit le proverbe. Et l’argent manquait souvent à la colonie d’Aiglemont, qui avait trop cru pouvoir se passer de ce moyen d’échange. À tort ou à raison, on s’accusa réciproquement de vouloir s’enrichir aux dépens des camarades. Un beau jour, celui qui était l’âme du groupement laissa tout en panne. Et le combat finit faute de combattants.

Paris-Journal 19 mars 1909

1878. Anarchie dans l’empire allemand

21 dimanche Déc 2025

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Association internationale du peuple travailleur des USA. 1883-1887

19 vendredi Déc 2025

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Les martyrs de Chicago.

L’Association internationale des travailleurs (en anglais, International Working People’s Association, IWPA), parfois appelé l' »Internationale anarchiste », était une organisation anarchiste internationale créé en 1881 lors d’un congrès tenu à Londres, et dont le but était de ressusciter l’Association internationale des travailleurs (1864-1877). Aux États-Unis, le groupe est surtout connu comme l’organisation politique à laquelle appartenaient Albert Parsons, August Spies, et d’autres dirigeants anarchistes emprisonnés et exécutés à la suite de l’attentat de Haymarket à Chicago en 1886.

Historique

En 1881, un congrès des anarchistes et des clubs sociaux révolutionnaires a lieu à Londres en vue de recréer l’Association internationale des travailleurs, la « première internationale ». Cette nouvelle organisation prend également le nom d’Association internationale des travailleurs (en) : International Working People’s Association, également connue sous le nom de l’internationale anarchiste. Elle était destinée à fournir le point de ralliement autour duquel les différents groupes nationaux pourraient s’organiser.

Le rassemblement de Londres comprenait un groupe de « révolutionnaires sociaux » de New York, qui à son retour aux États-Unis appela à un rassemblement de groupes révolutionnaires américains à Chicago. Cette première convention de Chicago, en 1881, approuva une plate-forme exhortant la formation de syndicats sur des principes « « communistes » et le soutien qu’aux seuls syndicats progressistes ». La plate-forme dénonça également l’utilisation du vote en tant que vecteur de changement social révolutionnaire, déclarant que les élections étaient « une invention de la bourgeoisie pour duper les ouvriers ». Enfin, à la place du parlementarisme, la plate-forme préconisait « des organisations armées d’ouvriers qui sont prêts à défendre leurs droits par le pistolet».

En décembre 1882, Johann Most, un ancien député du Parti social-démocrate d’Allemagne passé à l’anarchisme, arriva aux États-Unis. Celui-ci venait de purger une peine de 16 mois d’emprisonnement pour avoir glorifié l’assassinat du tsar de Russie Alexandre II dans son journal, Freiheit (Liberté). Orateur populaire et brillant journaliste, son arrivée fut célébrée par une foule enthousiaste dans la grande salle de l’Institut Cooper Union à New York. Une tournée des villes industrielles d’Amérique s’ensuivit en 1883 qui conduisit à la formation d’un grand nombre de nouveaux «groupes anarchistes locaux». En outre, pour aider la cause anarchiste outre-atlantique, il transféra son journal, Freiheit (Liberté) à New York. Freiheit préconisait la lutte résolue contre l’autorité étatique et soulignait l’écart entre les socialistes électoralistes du Parti socialiste ouvrier et le mouvement en plein essor des « socialistes-révolutionnaires ».

En octobre 1883, des représentants des groupes de 26 villes, dont Johann Most, August Spies et Albert Parsons participèrent au congrès des anarchistes et socialistes révolutionnaires de l’AIT qui se tint à Pittsburgh.

La Convention adopta un manifeste connu sous le nom de la proclamation de Pittsburgh, qui déclarait que les buts de l’AIT étaient la «destruction de la domination de classe actuelle par tous les moyens » et pour la mise en place d’un système économique reposant « sur une base fédéraliste. Un Bureau de l’information fut créé à Chicago pour coordonner l’activité de la fédération unie des groupes autonomes et déclarer allégeance à l’organisation.

Les délégués au congrès de Pittsburgh convinrent de l’efficacité de la force armée, mais divergeaient quant à sa fonction. Les délégués de l’Est entourant Johann Most plaidèrent en faveur de la «propagande par le fait ». Des actes de terrorisme individuels qui gagneraient les travailleurs à la cause anarchiste par la puissance de l’exemple, tandis que les délégués de l’Ouest, tels que Spies et Parsons firent valoir que l’accent principal devait porter sur le travail dans les syndicats conçus comme une machine pour un changement révolutionnaire. Pour eux, le mouvement syndical était certes empêtré dans des revendications à court-terme, mais ils insistaient sur le fait que l’action directe des syndicats serait la clé de l’établissement de groupes de production gérés par les travailleurs eux-mêmes, embryons de la nouvelle société communiste. Ce mélange de l’anarchisme et du syndicalisme sera connu sous le nom de « l’Idée de Chicago », puis plus trad «d’anarchosyndicalisme ».

L’AIT / IWPA atteignit rapidement le chiffre de 5 000 membres, mais après l’exécution ou l’emprisonnement de ses meilleurs propagandistes (Parsons, Spies, Neeb …) en 1887 et la terrible répression qui s’abattit sur les sections de Chicago, l’organisation périclita face à l’acharnement policier.

Après un essai infructueux en 1907, en 1921, un nouveau congrès anarcho-syndicaliste se tint à Berlin pour recréer une nouvelle Association internationale des travailleurs qui existe toujours à l’heure actuelle.

Références

Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « International Working People’s Association » (voir la liste des auteurs).

Lire le dossier : L’Internationale noire

Rapports sur les menées anarchistes à Zurich, en provenance de Suisse. 14 août 1893

25 samedi Oct 2025

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Ministère de l’intérieur

Police des chemins de fer

Commissariat spécial

n°1432

Congrès socialiste international de Zurich

Délégués italiens

Anarchistes

Annemasse, le 14 août 1893

Rapport.

Ci après la copie d’une correspondance adressée de Zurich à l’agent Tersaghi de Genève.

Liste des délégués italiens au congrès socialiste international de Zurich :

Rossi, avocat — délégué de San Remo et Gênes.

Campa, avocat — de Oneglia et de Piano-Marina.

Labriola, professeur — de Naples.

Riccardi — de Ferni

Cabrini — de Parme.

Bevenini, député — de Parmes.

Bussi — de Reggio-Emilia et Modele.

Dall’ovo — de Pavie.

Prampolini, député —

Soldi — de Crémone.

Filippetti, docteur — de Milan et Orvone.

Loya — délégué de la lithographie italienne.

Coda, docteur, domicilié à Lausanne, délégué de la fédération démocrate italienne.

Serrati, — délégué des serruriers de Milan.

Rondani, délégué de Milan.

Groce, id

Fanzi, id.

Furati, avocat, id.

Pini, délégué de Milan,

Noghera, expulsé de France, délégué des marbriers de Rovigo.

Leonardi, délégué des typographes de Milan.

Scenza et sa femme, délégués des socialistes italiens en Australie.

Cipriani, délégué des révolutionnaires de Paris.

Ont été expulsés du Congrès comme anarchistes :

Panizza Joseph, sculpteur à Lugano, originaire de Milan, délégué des anarchistes de Côme, de Lugano.

Molinari, avocat, né à Gênes, domicilié à Mouson (?), défenseur de l’anarchiste Schichi, expulsé de France ;

Plusieurs anarchistes italiens résidant à Londres et délégués par le groupe La Solidarité, de Londres, 35 East Street, Theobalds Road – W.C. à la tête duquel se trouvent Malatesta et Petraroja, se trouvent également à Zurich, mais incognito.

Pour copie Conforme

Le COMMISSAIRE SPECIAL

Léal

Archives de la Haute-Savoie 4 M 328

Lire le dossier Rapports sur les menées anarchistes à Paris, en provenance de Suisse

Rapports sur les menées anarchistes à Paris, en provenance de Suisse. 6 ou 8 décembre 1892

17 dimanche Août 2025

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Ministère de l’intérieur

Police des chemins de fer

Commissariat spécial

n°1688

Anarchistes

Annemasse, le 11 décembre 1892

Rapport

Ci après la copie d’une correspondance anarchiste adressé de Paris à l’agent italien Tersaghi de Genève.

Paris le 6 décembre 1892

Depuis que l’extradition de Francis a été accordée, les compagnons de Londres et de Paris ne dorment plus.

D’une lettre particulière arrivée ce matin de Londres, au compagnon Prolo, il résulte que les compagnons français et italiens réfugiés à Londres ne tarderont pas à venger Francis par quelque éclat terrible contre les magistrats qui ont accordé son extradition. Les compagnons Ruppa et Charveron*, feraient partie du complot.

De leur côté, les compagnons parisiens ne cessent d’aller et venir chez Duprat et chez Constant Martin, pour avoir des renseignements. À entendre les compagnons Prolo et Duprat, le plan des anarchistes pour tenter l’enlèvement de Francis serait arrêté depuis plusieurs jours. Les compagnons

Onin (?), St. Martin, et autres, seraient parmi ceux qui doivent tenter ce coup d’audace, mais il est probable qu’il ratera, par suite du défaut de connaissance du jour et de l’heure de l’arrivée de l’extradé. Personne, en effet, ne sait rien d’exact.

Dans les milieux anarchistes bien informés, on parle depuis quelques jours de vengeances contre l’ambassade d’Angleterre et contre les témoins qui ont déposé contre Francis. La femme de ce compagnon est aussi attendue à Paris. Elle doit, paraît-il, descendre chez une de ses amies dans le faubourg du Temple. Le compagnon Richard, qui a fait plusieurs fois le voyage de Paris à Londres pendant le séjour de Francis, est, de plus en plus accusé par les compagnons de Londres et de Paris, d’être l’auteur de la dénonciation.

Samedi dernier, une quarantaine de compagnons de la banlieue et même de Paris, réunis à St. Ouen, 6, avenue des Batignoles, ont reconstitué l’ancien groupe qui fonctionnait si bien, il y a deux ans. Parmi les compagnons présents, on remarquait : Rousset, Ouin, Galau, Ségard, Alteran**, etc. Décision : le groupe se réunira une fois par semaine et ne s’occupera que de propagande par le fait.

Chez le compagnon Millet, 3, rue de Belleville on travaille, paraît-il, à merveille après avoir estampé un marchand de vins en gros d’une demi-douzaine de pièces de vin de Mâcon, on s’occuperait en ce moment, de l’estampage de 4 à 5000 pièces de produits du Midi.

Les bénéfices de ces entreprises doivent servir à aider les compagnons détenus et à la propagande par le fait.

La conférence qui a eu lieu avant-hier, 166, rue de Charenton, a été des plus réussies.

Tous les orateurs anarchistes, Renard, en tête, ont insisté sur l’utilité des marmites et la destruction de l’infâme bourgeoisie.

Dimanche il y a eu à la salle Favié une distribution de 3.000 soupes, service de conférences.

Les organisateurs sont des compagnons de Levallois-Perret, à la tête desquels se trouvent Rousset et Ouin.

La campagne contre les bureaux de placement continue aujourd’hui, en secret, en

attendant le moment d’agir, en plein jour. À l’heure qu’il est, les bureaux à faire disparaître sont marqués sur des listes spéciales, imprimées, qui seront distribuées le moment venu.

C’est chez Martin et au Père Peinard que se manigance tout ça. Dans quelques jours il y aura du nouveau.

Parmi toutes les préoccupations des compagnons anarchistes, l’idée fixe de faire sauter le palais Bourbon, en pleine assemblée, est toujours à l’étude.

Contrairement à ce que disent les journaux français, le manifeste Panama et Dynamite a été imprimé non à Levallois-Perret, mais à Londres,

par les soins du groupe L’Initiative individuelle.

C’est de Londres que l’expédition a été faite à Bruxelles, à Paris et à Lugano.

Le commissaire spécial

Leal

*noté par erreur Chaveron

** noté par erreur Alterain

Archives de la Haute-Savoie 4 M 328

***********************************

Ministère de l’intérieur

Direction de la Sûreté générale

4e bureau

Paris le 10 décembre 1892

Le ministre de l’intérieur à l’honneur de transmettre à M. le préfet de police des renseignements qui lui parviennent sur les menées anarchistes à Paris.

N°2

8 décembre 1892

Correspondance anarchiste.

Samedi 3 décembre courant, les anarchistes Rousset, Ouin, Ségard, Alteron, Gallaud père et fils et d’autres compagnons, auraient constitué à Saint-Ouen, un groupe de propagande par le fait.

N°2

8 décembre 1892

Correspondance anarchiste.

Au Père Peinard, on dresserait en ce moment des listes spéciales des bureaux de placements à faire disparaître avec leurs directeurs.

Le projet de faire sauter le Palais-Bourbon, serait toujours à l’ordre du jour et à l’étude dans les groupes anarchistes parisiens.

Archives de la Préfecture de police Ba 77

Lire le dossier Rapports sur les menées anarchistes à Paris, en provenance de Suisse

FRIEDERICH Daniel, lithographe, anarchiste suisse de Zurich et Genève

23 mercredi Juil 2025

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Ministère de l’Intérieur

Police des chemins de fer

Commissaire spécial d’Annemasse

Haute-Savoie

N° 1602

Anarchistes

FRIEDERICH Daniel

Annemasse, le 28 novembre 1892

Rapport

On signale comme anarchiste le nommé Friedrich Daniel, né le 3 avril 1867 à Thalheim, canton de Zurich (Suisse) et demeurant à Genève, chemin des Savoises n°27 au 2e étage.

Cet individu qui exerce la profession de lithographe est parait-il en rapport suivis avec les anarchistes Herzig, Steiger et autres du groupe genevois dont il ferait partie.

D’après certains renseignements ce serait lui qui aurait lithographié le manifeste intitulé Au peuple souverain et qui a été distribué à Genève à l’occasion des élections au Grand conseil.

Interpellé à ce sujet par la police de Genève, le sieur Friederich a nié, mais on a constaté chez lui la présence d’une presse à lithographier.

Les renseignements recueillis sur son compte lui sont toutefois favorables ; on lui prête des opinions très avancées, mais il travaille régulièrement et n’a jamais donné lieu à aucune plainte.

Signalement :

Agé de 25 ans ; taille 1m75 à 76, bonne corpulence, cheveux châtains clair ; moustache blonde ; figure ronde. Type allemand. Parle bien le français.

Le commissaire spécial

Léal

Archives de Haute-Savoie 4 M 349

CARAPELLOTTI Sanctus, Salvador, Franciscus, peintre, anarchiste italien réfugié à Genève

10 jeudi Juil 2025

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Ministère de l’Intérieur

Police des chemins de fer

Commissaire spécial d’Annemasse

Haute-Savoie

N° 1326

Anarchistes

CARAPELLOTTI Sanctus, Salvador, Franciscus

Annemasse, le 7 octobre 1892

Rapport

On signale comme anarchiste militant le nommé Carapellotti Sanctus, Salvator, Franciscus, né le 28 (20?) avril 1867 à Paliano, province de Rome (Italie) de Victor et de Marie, Élisabeth Ricci et demeurant à Genève, rue du Marché 21, au 3e étage dans la cour, depuis une quinzaine de jours.

Cet individu qui exerce la profession de peintre et qui vient de Toulon, où il travaillait chez le nommé Marius Castel, fait partie de la bande d’anarchistes qui se réunissent chez le sieur Colombo Jean, sujet italien expulsé de France, demeurant Rue des Corps-Saints 10 et qui a fait l’objet de mon rapport en date du 2 de ce mois.

Le sieur Carapellotti est, en outre, déserteur depuis 1888 du 74e régiment d’infanterie, stationné à Ivrée, province de Turin.

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Ministère de l’Intérieur

Police des chemins de fer

Commissaire spécial d’Annemasse

Haute-Savoie

N° 1678

Anarchistes

CARAPELLOTTI Sanctus, Salvador, Franciscus

Annemasse, le 9 décembre 1892

Rapport

On signale l’expulsion du canton de Genève, par arrêté en date du 5 décembre courant, notifié le 6, avec délai jusqu’au 9 du même mois, du nommé Carapellotti Sanctus, Salvator, Francisco, anarchiste italien, dont la présence à Genève a été signalée par mon rapport en date du 7 octobre dernier.

Depuis le mois de septembre dernier qu’il habitait Genève, cet individu fréquentait la bande d’anarchistes organisée par le sieur Colombo Jean et notamment les nommés Bianca et Guippone. Il avait même quitté son domicile, rue du Marché 7, pour aller se loger 6, chemin Masbou, près du lieu de réunion des anarchistes.

Il ne se livrait d’autre part à aucun travail et vivait de ses compatriotes prostituées, dont il était le souteneur.

Le sieur Carapellotti est en outre déserteur du 74e régiment d’infanterie à Ivrée (Italie).

Le commissaire spécial

Léal

Archives de Haute-Savoie 4 M 349

BURGER Martin, Félix, typographe, anarchiste allemand réfugié à Genève

23 lundi Juin 2025

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Ministère de l’Intérieur

Police des chemins de fer

Commissaire spécial d’Annemasse

Haute-Savoie

N° 1008

Anarchistes

BURGER Martin, Félix

Annemasse, le 8 août 1892

Rapport

On signale comme anarchiste militant le nommé Burger Martin, Félix, né le 10 novembre 1866 à Leipzig (Saxe) et demeurant n°13 à Grange-Canal, près de Genève, depuis le 10 juin dernier.

Cet individu qui travaille comme typographe à l’imprimerie Carey, rue du Vieux-Collège à Genève, fait partie du 5e groupe de la société allemande, dont le siège est situé rue Guillaume Tell, 5.

Dès son arrivée à Grange-Canal, il a cherché à grouper les ouvriers habitant cette localité, mais il a dû renoncer à son projet en présence de l’hostilité qui lui fût manifestée.

Le sieur Burger reçoit plusieurs journaux anarchistes, notamment Die Autonomie et la Freiheit et correspond avec divers anarchistes de Londres et de Leipzig.

Dans cette dernière ville où il résidait précédemment, il a été arrêté plusieurs fois pour propagande anarchiste et c’est pour se soustraire à de nouvelles poursuites qu’il est venu habiter Genève.

Signalement :

Âgé de 26 ans ; taille 1m70 environ ; corpulence ordinaire ; cheveux très blonds avec raie au milieu ; barbe entière blonde ; figure rouge.

Le commissaire spécial

Léal

Archives de Haute-Savoie 4 M 349

Rapports sur les menées anarchistes à Paris, en provenance de Suisse. 1er décembre 1890

20 mardi Mai 2025

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Ministère de l’intérieur

Direction de la Sûreté générale

4e bureau

Paris le 3 décembre 1890

Le ministre de l’intérieur à l’honneur de transmettre ci-joint à M. le préfet de police à toutes fins utiles, copie de renseignements qui lui parviennent de Suisse au sujet des menées anarchistes.

Le 1er décembre 1890

Correspondance anarchiste 

La Révolte de cette semaine publie une petite note dans laquelle il est dit : ‘’Par suite de plusieurs malentendus, le manifeste Aux Conscrits n’a pas pu paraître, etc.’’

Cette note a été envoyée à la Révolte à la suite d’une décision prise mardi matin chez Bazin, entre plusieurs compagnons auteurs du susdit manifeste dans le but de dépister les recherches de la police et pour donner en même temps un démenti à plusieurs grands journaux qui, en reproduisant ce manifeste, avaient annoncé que plus de 150.000 exemplaires, tirés par des presses clandestines, étaient caché chez divers compagnons parisiens les plus remuants et des plus compromis.

Dans cette entrevue il a été même question de faire un tirage de ce manifeste de 5.000 exemplaires, grand format, sur le modèle des manifestes électoraux, pour être placardés dans les 80 quartiers de la ville de Paris.

Depuis l’assassinat du général Selivershoff et l’arrestation de Mendelson, tous les militants russes et polonais se rencontrent tous les soirs au n°20 de la rue de la Glacière, en conciliabule, dans un petit restaurant tenu par un sieur Koch. Impossible de pouvoir pénétrer jusqu’à eux.

La réunion des anarchistes coiffeurs, qui a eu lieu lundi dernier, rue Jean-Jacques Rousseau a été très nombreuse et très animée. Parmi les assistants on remarquait Picinelli, accompagné d’une douzaine d’italiens, toujours armés de gourdins et de couteaux.

Cette réunion a eu pour but de faire un appel énergique aux travailleurs de tous les pays, pour l’organisation d’une série de réunions tendant à démontrer la nécessité de la révolution violente comme seul et énergique moyen d’émancipation prolétarienne.

Les compagnons Charveron, Salé, Noiret, Dumont, Picinelli, etc. après leurs petits discours ont trinqué à la révolution internationale et applaudi de toute leur énergie à l’acte du justicier Padlewski.

On dit dans les groupes anarchistes que Mendelson connaissait le projet de Padlewski.

Les cordonniers, de leur côté, qui sont très nombreux et qui jusqu’aujourd’hui ont été complètement désunis, se sont formés en groupes grâce à l’énergie et au dévouement du compagnon Leboucher et surtout à sa parole convainquante ces jours-ci, dans les divers quartiers de la ville, si rien n’arrive, ces groupes promettent de faire de la bonne besogne. Leboucher d’ailleurs est là qui veille.

A la suite de l’interdiction en France de l’International, le premier numéro* a été enlevé dans un clin d’oeil et il est impossible d’en trouver un seul exemplaire. On espère cependant en recevoir de Londres encore quelques centaines.

Par suite de la conduite de Grave vis à vis du Cercle international, refusant d’insérer ses convocations, bons nombres de compagnons ont proposé à Pouget de transformer le format du Père Peinard en format de journal ordinaire, c’est à dire en 4 pages avec article de fond, correspondance de France et de l’étranger, compte-rendus, chimie, convocations des groupes, etc.

Pouget entend garder pour le moment son format, ne voulant pas par un brusque changement de format, risque de perdre le canard. Pouget a donné cependant sa parole aux compagnons qu’il insérerait toutes les convocations des groupes et correspondances, soit de Paris, de la province et de l’étranger.

Une petite brochure d’une trentaine de pages, du format de la Tribune libre (prix 25 cent), par le compagnon N’importe qui, , mieux connu par les camarades sous son petit nom de Victor, circule depuis quelques jours dans les groupes.

Cette brochure qui est l’objet de discussion, a pour titre général Essais sur la grève générale et sous-titre La grève générale et le patriotisme.

Conclusion N’importe qui préconise la grève générale internationale et l’abolition des frontières, par une révolte générale de tous les travailleurs de l’Europe, par la révolte des soldats contre leurs chefs et par l’extermination complète de la classe possédante.

Il est question en ce moment de former plusieurs groupes d’action dans les principaux centres anarchistes.

Grave est menacé de recevoir une raclée par les anarchistes, mais il sort rarement.

Ces jours derniers plusieurs collectes ont eu lieu au profit de Weill, réfugié à Genève, pour l’aider à quitter le sol suisse.

* de la Tribune libre

Archives de la Préfecture de police Ba 76

*********************************

Ministère de l’intérieur

Police des chemins de fer

Commissariat spécial

n°988

Surveillance des anarchistes

Correspondance de Paris

Annemasse, le 6 décembre 1890

Rapport

Je crois devoir transmettre ci-après, à toutes fins utiles, copie d’une correspondance adressée à la date du 30 novembre dernier, relativement aux agissements des anarchistes de Paris, au groupe anarchiste international Weil-Ardaine et dont il a été donné lecture le 3 décembre courant dans une réunion tenue chez l’anarchiste Ardaine Moïse, coiffeur, rue de Montbrillant 28.

‘’Paris 30/11

Depuis le commencement de la semaine les perquisitions domiciliaires chez les anarchistes marchent bon train. Les articles de l’International sur la manière de bien griller les bourgeois en sont la cause. Foire générale dans les sphères capitalistes industrielles, commerciales et gouvernementales, y compris les corps chorégraphiques qui craignent de danser la tarentelle sans musique.

Les perquisitionnés connus jusque aujourd’hui sont :

Baudelot, Breuil, Achille Leroy, Prieux, Laurent Charles, Bazin etc. tous dépositaires de l’International et d’autres publications anarchistes françaises et étrangères.

On s’attend à d’autres perquisitions mais elles n’auront aucun résultat, car les compagnons se tiennent sur le qui vive.

Il semblerait d’après certaines confidences que le ministre Constans serait à la veille de prendre des mesures de rigueur contre bon nombre de révolutionnaires étrangers.

La Révolte de cette semaine publie une petite note dans laquelle il est dit : ‘’Par suite de plusieurs malentendus, le manifeste Aux Conscrits n’a pas pu paraître, etc.’’

Cette note a été envoyée à la Révolte à la suite d’une décision prise samedi chez Bazin, entre plusieurs compagnons auteurs du susdit manifeste dans le but de dépister les recherches de la police et pour donner en même temps démenti à plusieurs grands journaux qui, en reproduisant ce manifeste, avaient annoncé que plus de 150.000 exemplaires, tirés par des presses clandestines, étaient caché chez divers compagnons parisiens les plus remuants et des plus compromis.

Dans cette entrevue il a été même question de faire un tirage de ce manifeste de 5.000 exemplaires, grand format, sur le modèle des manifestes électoraux, pour être placardés dans les 80 quartiers de la ville.

Depuis l’assassinat du général Selivershoff et de l’arrestation de Mendelson, tous les militants russes et polonais se rencontrent tous les soirs au n°20 de la rue de la Glacière, en conciliabule, dans un petit restaurant tenu par un sieur Koch. Impossible de pouvoir pénétrer jusqu’à eux.

La réunion des anarchistes coiffeurs, qui s’est tenue lundi dernier, rue Jean-Jacques Rousseau a été très nombreuse et très animée. Parmi les assistants on remarquait Picinelli, accompagné d’une douzaine d’italiens, toujours armés de gourdins et de poignards.

Cette réunion a eu pour but de faire un appel énergique aux travailleurs de tous les pays, pour l’organisation d’une série de réunions tendant à démontrer la nécessité de la révolution violente comme seul et énergique moyen d’émancipation prolétarienne.

Les compagnons Charveron, Salé, Noiret, Dumont, Picinelli, etc. après leurs petits discours ont trinqué à la révolution internationale et applaudi de toute leur énergie à l’acte du justicier Padlewski.

On dit dans les groupes anarchistes que Mendelson connaissait le projet de Padlewski.

Les cordonniers, de leur côté, qui sont très nombreux et qui jusqu’aujourd’hui étaient complètement désunis, grâce à l’énergie et au dévouement du compagnon Leboucher et surtout à sa parole convainquante, plusieurs groupes se sont formés en groupes ont été fondés ces jours-ci, dans les divers quartiers de la ville, si rien n’arrive, promettent de faire de la bonne besogne. Leboucher d’ailleurs est là qui veille.

A la suite de l’interdiction en France de l’International, le premier numéro de la Tribune libre a été enlevé dans un clin d’oeil et il est impossible aujourd’hui d’en trouver un seul exemplaire. On espère cependant en recevoir de Londres une centaines d’exemplaires pour contenter tout le monde.

Par suite de la conduite de Grave vis à vis du Cercle international, qui refuse d’insérer ses convocations, bons nombres de compagnons ont proposé à Pouget de transformer le format du Père Peinard en format de journal ordinaire, c’est à dire en 4 pages avec article de fond, correspondance de France et de l’étranger, compte-rendus, chimie, convocations des groupes. Le compagnon Pouget entend garder pour le moment son format, ne voulant pas par un brusque changement de format, risque de perdre le canard. Le compagnon Pouget a donné cependant sa parole aux compagnons qu’il insérerait toutes les convocations des groupes et correspondances, soit de Paris, de la province et de l’étranger.

Une petite brochure d’une trentaine de pages, du format de la Tribune libre (prix 0,25c), par le compagnon N’importe qui, , mieux connu par les camarades sous son petit nom de Victor, circule depuis quelques jours dans les groupes.

Cette brochure qui est l’objet de discussion, a pour titre général Essais sur la grève générale et sous-titre La grève générale et le patriotisme. Conclusion N’importe qui préconise la grève générale internationale et l’abolition des frontières, par une révolte générale de tous les travailleurs de l’Europe, par la révolte des soldats contre leurs chefs et par l’extermination complète de la classe possédante.

Il est question en ce moment de former plusieurs groupes d’action dans les principaux centres anarchistes. J’en parlerai plus tard. Depuis plusieurs jours quelques compagnons se réunissent au 140 rue Mouffetard pour administrer une raclée à Grave, mais le malin n’est pas sorti, il se contente d’observer par la fenêtre. (Grave ne va jamais à l’imprimerie)

Ces jours derniers plusieurs collectes ont eu lieu au profit de Weill, réfugié à Genève, pour l’aider à quitter le sol suisse.

******************************************

Ministère de l’intérieur

Direction de la Sûreté générale

4e bureau

Paris le 10 décembre 1890

Le ministre de l’intérieur à l’honneur de transmettre ci-joint à M ; le Préfet de police, à toutes fins utiles, copie de renseignements qui lui sont adressés par le commissaire spécial d’Annemasse (Haute-Savoie) au sujet des menées anarchistes

Archives de la Préfecture de police Ba 76

Archives de la Haute-Savoie 4 M 347 et Archives de la Préfecture de police Ba 76

Lire le dossier Rapports sur les menées anarchistes à Paris, en provenance de Suisse.

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