Lucky Luke (vu par...)
8. La Longue Marche de Lucky Luke
Forêts du nord du Minnesota, territoire Lakota. Lucky Luke est chargé par Mr Cramp, patron de l'imposante « Cramp Compagny », de retrouver son neveu, qui aurait été enlevé à la naissance par la tribu des Pieds-bleus. Luke retrouve l'enfant - désormais âgé de 10 ans, nommé Nuage Rouge et fils adoptif du chef Lance de Bois - , mais réalise vite que Cramp[…]










Old Skull est un western complètement décalé, à l'humour burlesque et absurde.
Honnêtement, j'ai du mal à dire si j'ai aimé ou non. Certaines situations sont vraiment drôles et m'ont fait sourire, voire rire, tandis que d'autres d'autres complètement glauques.
Côté dessin, le style est plutôt minimaliste.
Une BD atypique.
J'adore le style graphique de cette série. Berthet n'a pas son pareil pour le style comics des années 50. C'est un véritable plaisir visuel du début à la fin des trois tomes.
Le scénario est lui aussi très original. L'idée de cette uchronie est excellente et aurait, à mon sens, mérité d'être encore plus approfondie. En dehors des avancées technologiques issues du crash extraterrestre, on en apprend finalement assez peu sur les causes de cet événement ou sur ses conséquences à grande échelle. C'est dommage, car le récit s'oriente finalement davantage vers une intrigue d'espionnage assez classique.
Je ne suis pas non plus un grand amateur des nombreux clins d'œil à d'autres bandes dessinées, surtout lorsqu'elles appartiennent à des univers totalement différents. Pourquoi mélanger les genres alors que l'univers de Nico se suffit largement à lui-même ?
Malgré ces quelques réserves, j'ai passé un bon moment de lecture, une suite aux aventures de Nico ne m'aurait vraiment pas déplu.
Le sujet est très intéressant, puisqu'il traite de la finance durable dans un monde où les entreprises tentent de nous convaincre qu'elles font beaucoup pour soutenir l'environnement, alors qu'on est encore très loin du compte.
Visiblement, nous consommons toujours plus de ressources naturelles, produisant une pollution qui affecte la nature, notamment le climat. Les dernières canicules ont d'ailleurs prouvé que c'était bien réel, car le climat subit l'impact de notre système économique basé sur la croissance.
Cette BD est divisée en trois chapitres didactiques, où l'on suit l'auteur donnant un cours à un groupe d'individus, en les faisant se déplacer dans différents lieux tout en expliquant les concepts. C'est parfois assez dense, il faut bien suivre.
Le premier chapitre est un cours sur la finance, où l'on comprend rapidement que celle-ci n'a que peu de considération pour les questions environnementales, même si certaines institutions font beaucoup de publicité pour se donner une bonne image.
Le second se concentre sur l'urgence de la situation avec le réchauffement climatique. Il faut inverser la tendance avant qu'il ne soit trop tard. Total Énergies, par exemple, en prend pour son grade en tant que gros pollueur de la planète, tout en réalisant des bénéfices records. Bref, il n'y a rien à attendre de la finance pour le climat.
Le troisième et dernier chapitre s'intitule L'illusion. En effet, la finance durable semble être un leurre, car les investisseurs financent principalement les projets qu'ils trouvent les plus lucratifs. Certes, il y a un effort marketing autour de ce qu'on appelle l'ESG (Environnement, Social, Gouvernance).
Cependant, de grandes entreprises comme Total Énergies ou Coca-Cola obtiennent d'excellentes notes ESG, alors qu'elles sont impliquées dans une pollution massive et une surexploitation de l'eau, sans compter les risques pour la santé humaine. Bref, c'est de la poudre aux yeux. Idem pour les fonds d'investissement socialement responsables, qui doivent rester compétitifs pour attirer le public.
L'auteur démontre cette escroquerie intellectuelle avec une argumentation qui ne sera pas facile à comprendre pour le grand public. Il faut être un peu familier avec le monde bancaire pour tout saisir. J'ai appris des choses assez intéressantes, car je me suis moi aussi laissé berner et j'en ai pris conscience.
En résumé, il semble difficile d'empêcher ces principaux acteurs de l'économie de détruire chaque jour un peu plus notre planète. Une solution extrême serait d'imaginer la fin du capitalisme financier plutôt que la fin du monde, mais cela constitue un autre débat.
Les survivants quittent leur camp près d'Atlanta pour s'éloigner de la ville. Entre difficultés d'approvisionnement et recherche désespérée d'un refuge où s'abriter, leur voyage n'est pas de tout repos. On fait également la connaissance de plusieurs nouveaux personnages (Tyreese, Hershel, Otis, Maggie...) qui viennent enrichir le récit. Récit qui est plutôt bavard, mais c'est justement ce qui fait sa force, poser les choses et prendre le temps d'enrichir les protagonistes et les relations qu'ils ont entre eux. Les rebondissements sont nombreux, le rythme excellent, et ce côté addictif est toujours bien présent.
Il y a aussi pour cet album un changement de dessinateur, puisque c'est Adlard qui reprend la main ; les dessins sont plutôt bons.
Premier album d'une série culte, un mastodonte des comics, qui s'étale sur 193 chapitres (rien que ça !). Le scénario est assez classique dans le genre post-apocalyptique : le monde a changé, des survivants sont rassemblés et doivent composer avec le peu de ressources à leur disposition et réfléchir à comment améliorer leur situation et évoluer dans ce monde nouveau. C'est en tout cas la base sur laquelle va s'appuyer Kirkman pour proposer un récit terriblement addictif, véritable "page turner" dont il est difficile de décrocher avant d'avoir achevé la dernière planche. Les personnages secondaires sont bien développés, ce qui renforce la cohérence du scénario et son côté addictif. Et dès ce premier tome, on comprend que le lecteur peut s'attendre à tout moment à des bouleversements, et qu'on risque de ne pas lui laisser beaucoup de répit...
L'affrontement final entre Malus et Lilith a lieu. C'est également l'heure des dernières révélations, notamment sur la mort de Rachel. La fin est originale, à l'image de la série, et offre un dernier rebondissement plutôt bien trouvé. Seul petit regret, Jet et Earl qui sont passés au second plan dans cet album final.
Une superbe série, où tous les albums sont excellents. Le mélange réussi d'horreur et de fantastique, l'originalité du scénario, la pertinence des dialogues et des personnages, et pour conclure un dessin d'une finesse exemplaire. Bref, un cocktail de qualité !
Rachel et Zoé voient une alliée imprévue débarquer pour lutter contre Malus, qui ne cesse de changer d'hôte, après même être passé par un ours... Face à cela, nos héroïnes sont à la recherche d'une solution. Un scénario toujours envoûtant, addictif, et qui arrive à maintenir sa qualité au fil des chapitres.
un trafic d’humains issus de l’immigration est organisé par les ossedax – des trolls géants et violents – pour le compte de nains orfèvres. Ces humains sont en effet réduits en esclavage pour extraire de l’or au fond d’une mine souterraine. MDR en Lorraine mon père immigré Slovène et tous les mineurs immigrés Italiens, Polonais, Algériens, Yougoslaves qui travaillaient au fond des mines n'ont jamais été kidnappés par des trolls géants pour travailler pour des nains. Pourtant c'était des immigrés. Un peu d'humour à part ça ce T4 est prenant avec un très beau dessin. Vous nous avez fait bien rire Hvala in vse dobro.
Encore un album très solide et passionnant du début à la fin. On peut remarquer que l'humour est plus présent qu'à l'acoutumée, souvent autour du personnage de Zoé. Et ça marche ! Le rythme ralentit un peu, les personnages sont toujours aussi pertinents et percutants. Et le dessin est toujours au niveau, certaines planches sont superbes et regorgent de détails. Un régal !
Avec Harley Quinn Solo – Tome 1, j’ai passé un moment correct, mais sans être totalement convaincu. J’ai aimé l’idée de départ : voir Harley essayer d’exister par elle-même, loin du Joker, avec sa folie, son humour et son envie de liberté. C’est une base intéressante, surtout pour un personnage aussi fort.
Visuellement, le dessin de Terry Dodson fonctionne bien. Harley a une vraie présence, les expressions sont réussies, et certaines pages dégagent une belle énergie. Mais j’aurais aimé retrouver une Harley plus moderne, plus sexy, plus déjantée, avec un côté encore plus imprévisible.
Le scénario, lui, m’a paru assez inégal. L’histoire part souvent dans plusieurs directions, avec beaucoup d’apparitions de personnages DC. Au lieu de renforcer le récit, j’ai parfois eu l’impression que cela dispersait l’attention. J’aurais préféré que l’on creuse davantage une vraie facette d’Harley : sa folie, son indépendance, son rapport au Joker, ou même son côté plus touchant derrière l’humour.
Il y a des passages drôles, mais l’humour devient parfois répétitif, presque redondant. Au final, c’est une lecture divertissante, avec de bonnes idées et un dessin efficace, mais il m’a manqué une histoire plus forte et une Harley plus marquante.
Note : 3/5