Chants : ARC 119, 1.3-4 ; 427 ; 426 ; 532 ;
Lectures : AT : Gen. 4, 1-16a
Épître : (1Jn. 4, 7-12) Évangile : Lc 10, 25-37
PR : Ac. 6, 1-7
Ce petit récit nous montre (une fois de plus, après l’histoire d’Ananias et Saphira qui n’étaient pas honnêtes quant à leur don à l’Église), que déjà la première communauté chrétienne du monde souffrait de ce qui n’est que trop humain.
Qu’est-ce qui s’est passé ? Éh bien, avec les dons des membres, l’Église entretient une sorte de soupe populaire – mais dont l’accès n’est ouvert qu’aux pauvres de la communauté, avant tous aux veuves. Et il y a deux groupes dans la communauté, les uns originaires de Jérusalem, Judée et Galilée, les autres ayant grandi quelque part bien ailleurs, depuis Rome jusqu’en Mésopotamie. Les uns parlent araméen, la langue commune des autres est le grec. Et ces derniers, issus donc de la dissémination juive, se plaignent que leurs pauvres sont mis à l’écart durant la distribution. C’est bien humain : on a facilement l’impression que l’herbe du voisin est plus verte, que son gobelet est plus plein et son assiette aussi. Lire la suite