C’est votre rêve, payé par vos années de vie. À mon père décédé. À ma mère encore vivante, mais qui ne se souvient plus de rien. Aucun mot n'existe pour dire le vrai merci.
Salman Rushdie poignardé. Et chacun de nous avec lui. De tout cœur avec l’immense écrivain de notre époque. Contre ceux qui veulent réduire le monde à une seule histoire, celle de leur folle croyance. Colère contre les mille mains qui tiennent ce genre de poignard.
À Tebboune, Kamel Sidi Said, Belkaïm, et aux autres : il y a des jours qu’on n’oublie pas. Aujourd’hui, ma mère est décédée. Je ne peux pas la voir, la pleurer, ni la saluer et l'enterrer, car vous m’avez banni de mon foyer et m’avez interdit de revenir dans mon pays.
"L'équation s'inverse : tuer des milliers de personnes est acceptable, tandis qu'écrire un livre devient un crime. Les élites algériennes, clientélisées et terrorisées, accusent les écrivains d'être des assassins, comme Orwell l'avait prédit"
Nous sommes passés, en Algérie, de la guerre pour la liberté, à la guerre contre liberté. Courage cher Sansal. Tu supportes la prison, nos impuissances et nos lâchetés à la fois.
Ainsi, on en sort avec cette équation absurde à quatre facteurs : l'islamophobie est un crime occidental ; les islamistes sont des victimes ; en Algérie, ils n'ont tué que des papillons ; ceux qui les dénoncent sont des criminels.
"Mamdani est glorifié comme conquérant du monde occidental (...). On ne s'interroge pas sur l'impossibilité, dans la totalité des capitales arabes, d'élire un maire chrétien, juif ou hindouiste".