Journaliste et directrice déléguée de la rédaction de L’Express. Podcast Les Grands Entretiens. Billetiste du vendredi sur France Inter. Flamenca pratiquante
« J’ai fait ça en déportation. Alors je fais ça très bien. Ça a été mon métier. »
1976. Alors qu’elle pose la brique symbolique d’une inauguration d’hôpital, Simone Veil dit pour la première fois en public sa déportation, dans une France qui n’en parle encore que très peu.
Cette
Samuel Paty, onze jours de solitude.
J’ai vu le documentaire de Public Sénat, qui revient dans le détail sur les derniers jours de Samuel Paty. Onze jours se sont écoulés entre son cours sur la liberté d’expression, diffamé par une élève absente, et le meurtre du professeur par
Qu’avons-nous vu ? Le corps désarticulé d’une jeune femme exhibé pour qu’on lui crache dessus.Des enfants terrifiés, que l’on force en riant à regarder la caméra. Des familles massacrées, sans oublier les bébés. Ces images ne disent pas «Palestine vivra» mais «Les juifs mourront»
C’est insupportable. Courage et soutien à elle.
Ophélie Meunier menacée et placée sous protection après l’enquête de «Zone interdite» sur l’islam radical
Il y a ceux qui ont été libérés. Et ceux qui ne sont jamais revenus. Bien sûr, aujourd’hui, je pense à mes fantômes. Et au survivant. Avec un amour et une fierté infinis.
Guénolé: banni à tort. Bouhafs: débranché - à l'en croire : sans confrontation-, puis tentative de maquillage de l'excommunication en martyr du racisme. Coquerel: protégé comme aucun autre n'a eu le droit. La façon dont LFI ment et dysfonctionne sur ces histoires est édifiante.
Il y a deux ans, un professeur a été décapité. J’ai cru, comme beaucoup, qu’un tel électrochoc allait faire reculer les intimidations islamistes, qui veulent imposer leurs normes et faire taire les professeurs. Hélas.
Samuel Paty serait-il moins seul aujourd’hui?
(@franceinter)
Plus nous tenterons de ménager les islamistes, et plus ils gagneront du terrain. Petite histoire d’une exposition au Lycée Marie Curie à Sceaux, qui illustre la clairvoyance des professeurs. Et leur esprit de défense. Ce qui reste, après les larmes.
Cette intimidation fonctionne par la nature effrayante de ces attentats islamistes, par le soutien des complices, par le « pas de vague » couard de l’administration, et par tous ceux qui murmurent que « quand même, a-t-on vraiment besoin d’exercer cette liberté de blasphémer ? »
Comme chaque année, je repense à l'acte de Yoav Hattab, mort en tentant de s'emparer d'une arme hélas enrayée pour neutraliser le terroriste Koulibaly. Et à chaque fois : cette gueule d'ange, ce courage de fou #HyperCacher
À Lyon, un prof vilipendé par un parent demande sa mutation, faute de soutien de sa hiérarchie ; à Toulouse, une prof mise en cause par un syndicat et ses propres collègues,demande la protection fonctionnelle.Tendons l’oreille.Leur solitude en dit long sur nos graves défaillances
"L'insulte à la religion, c'est évidemment une atteinte à la liberté de conscience, c'est grave", dit notre ministre de la justice. Donc on a réintroduit le délit de blasphème ? C'était quand? Soutien absolu à Mila qui croyait peut-être vivre en France; avec les lois de la France