Si les arabes du golfe Persique ont conclu de la guerre contre l’Iran qu’Israël était un prédateur et que les États-Unis n’étaient pas le gendarme du monde, les États-Uniens ne savent toujours pas que penser de Benyamin Netanyahou et de sa coalition. Les « sionistes révisionnistes » tentent d’introduire des candidats pro-Israël dans les partis républicain et démocrate, tandis que la majorité des électeurs ne veulent plus soutenir cet État génocidaire. Plus encore, ils tentent de dresser les arabes du golfe contre l’Iran et de relancer l’opération israélienne au Liban.
Selon l’universitaire russe Roxolana Zigon, le Pakistan est un des vainqueurs de la guerre autour de l’Iran. Il a su jouer un rôle efficace de médiateur, en faisant preuve d’une rare souplesse, d’une fluidité particulière. Ainsi, il a participé, sans que l’on s’y attende, à la réorganisation du monde. Il va certainement utiliser son expérience pour négocier les deux conflits qui le concernent directement : le statut du Jammu et Cachemire d’une part, et le traité des eaux de l’Indus d’autre part.
Alors que la question du prochain président des États-Unis, élu en septembre 2028, se pose déjà, deux candidats se dégagent déjà dans chacun des deux grands partis politiques. Un pour faire obstacle aux génocides perpétrés par la coalition sioniste révisionniste de Benyamin Netanyahou, et un autre, au contraire, pour soutenir Israël quelle que soit sa politique.


L’Iran et le président des États-Unis ont vaincu Israël et les soutiens de ses génocides. Par conséquent, la paix conclue par Washington et Téhéran a ouvert une nouvelle guerre, cette fois parmi les soutiens de Donald Trump pour sa succession.
Nous prenons conscience, souvent avec retard, des crimes commis par le gouvernement Benyamin Netanyahou contre les civils gazaouis, libanais, syriens et iraniens. Aucun autre gouvernement au monde ne considère qu’éliminer ceux qui lui résistent justifie toutes les pertes collatérales, peu importe leur nombre.
Le président Donald Trump a fini par considérer qu’il se trompait sur l’Iran et avait eu tort d’attaquer cet État-civilisation. Il a signé le mémorandum d’Islamabad, d’abord de manière électronique. Il a admis 300 milliards de dollars de dommages de guerre, tout en les masquant dans un fonds d’investissement. Désormais, le seul obstacle à la paix se nomme, non pas Israël, mais Benyamin Netanyahou.
Nous ne comprenons pas du tout la position iranienne face aux États-Unis et à leurs alliés : le peuple iranien n’est pas surpris par la guerre. Il s’y attendait compte tenu de sa position anti-impérialiste. Il ne s’intéresse pas tant à négocier la fin des hostilités, qu’un nouvel ordre international. Il accepte de souffrir pour faire avancer son propre agenda. Washington peut gagner militairement, mais c’est Téhéran qui avance politiquement.
Vu de l’extérieur, nous ne percevons pas la métamorphose des États-Unis : en quatre mois, ceux-ci ont changé d’idéologie politique (ils ne sont plus « jacksoniens »), de doctrine militaire (ils n’appliquent plus la stratégie « Rumsfled-Cebrowski »), et de foi (ils ne croient plus à la pluralité des religions). Nous publions une étude sur cette mutation qui nous oblige à réviser complètement notre perception de ce pays.
Contrairement à ce que nos médias nous prient de croire, la République islamique d’Iran n’est pas plus un régime totalitaire que le nôtre. L’Iran est une bien plus ancienne civilisation que l’Occident. Ses habitants y ont des qualités dont nous sommes dépourvus. Non seulement nous ne devrions pas être fiers de les éradiquer, mais nous devrions entendre leur voix.