Solution 313

La difficulté de ce coup réside dans la combinatoire des manoeuvres envisageables. Tout d’abord, il faut se résigner à devoir perdre un atout; il y a bien une disposition des cartes adverse qui permettrait de l’éviter (doubleton 109 en Ouest) mais il y a tellement d’autres préoccupations incompatibles et plus importantes, qu’on ne va pas s’y arrêter. D’abord il y a cette perdante à coeur dont il va falloir se débarrasser, soit sur un carreau en réussissant l’impasse au roi, soit sur un trèfle. L’impasse au roi de carreau a l’air futile car si on compte dessus pour défausser un coeur, cela ne dispense pas d’avoir à se rendre maître de la dame de trèfle,  mais on ne va pas éliminer définitivement cette option avant d’avoir fait le tour de la question. S’il faut absolument faire le plein à trèfle, c’est évidemment par l’impasse à la dame qu’il faut passer et la présence des intermédiaires fait qu’on peut même la capturer 4e à condition de ne pas se planter dans les communications. On est donc parti pour tout miser sur les trèfles (l’As en tête puis le valet laissé filer) en visant 5 levées d’atout 2 coeurs, l’As de carreau et donc 4 trèfles sans en concéder. C’est bien connu: une fois qu’on a trouvé une bonne solution, il faut en chercher une meilleure. Tant qu’à faire une impasse, que ce soit à la dame de trèfle ou au roi de carreau, c’est kif-kif. On s’est dit que l’impasse à carreau dans l’idée de défausser un coeur, cela ne résolvait pas tout mais en y regardant de plus près, on peut combiner utilement l’idée de l’impasse à carreau avec l’exploitation des trèfles, en décalant dans le temps la défausse indispensable d’un coeur. Et la meilleure solution apparaît: combiner la maîtrise de la dame de trèfle avec l’impasse au roi de carreau. Tout est alors en place: on prend l’entame coeur de l’As, on tire As et roi de pique, tout va bien les adversaires fournissent; on encaisse l’As de trèfle mais la dame n’est pas sèche; on insiste avec le roi de trèfle: la dame ne vient pas, ce qui aurait mis fin aux angoisses mais au moins les trèfles sont 3-2. Après avoir couru cette chance avec les trèfles, on se rabat sur les carreaux, en faisant avec succès l’impasse au roi « après être rentré en main au roi de pique« . On continue en défaussant le dernier trèfle du déclarant sur l’As de carreau, puis on coupe un trèfle pour les affranchir. Par précaution on joue atout pour que l’adversaire fasse sa levée à un moment où on ne craint rien et il restera le roi de coeur pour rejoindre le mort et défausser enfin le coeur perdant sur un trèfle affranchi.

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