Solution 312

Ce chelem n’est pas très bon, la faute aux répartitions des deux mains qui s’accordent mal. L’entame à coeur est une bonne et une mauvaise nouvelle: une bonne car c’est toujours mieux de voir l’adversaire attaquer la couleur que de devoir le faire soi-même; et une mauvaise parce que ce 9 ne laisse pas augurer d’être accompagné d’un honneur et menace d’ouvrir prématurément une levée à l’adversaire dans la couleur. Le choix de la ligne de jeu va finalement s’imposer de lui-même: si, par un grand hasard, on obtient d’emblée une 2e levée à coeur, il n’y aura plus ensuite qu’à espérer réussir une des 2 impasses aux rois noirs. Si, comme on peut le craindre, la 1e levée n’apporte aucune heureuse surprise, on aura impérativement besoin de l’impasse au roi de pique puis il faudra encore une 12e levée en provenance des trèfles, a priori le roi placé également, à moins que… Le déclarant commence par essayer de passer une bonne du mort, disons le 10 mais il est couvert du valet lui-même pris de l’As; il faut ensuite purger les atouts en gardant la main en Sud: un coup de l’As suffit, les adversaires en ayant chacun un; on passe alors par l’impasse au roi de pique: tout va bien, la dame remporte la levée et le valet ensuite la suivante. Il n’y a pas urgence à basculer sur l’impasse au roi de trèfle; il ne coûte rien d’encaisser le 3e tour de pique (l’As) et de rendre la main au roi de coeur. Quand il s’avère que c’est bien en Est, comme prévu, que se trouve ce roi, l’affaire est conclue: son malheureux détenteur ne peut que rejouer trèfle ou une couleur majeure en coupe-et-défausse et, des deux côtés, son mal est infini.

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