Chants : ARC 36 ; 774 ; 538 ; 541 ;
Lectures : AT : Es. 55, 1-5
Épître : (Eph. 2, 17-22) Évangile : Lc 14, 16-24
PR : 1Cor. 9, 16-23
Dans ce chapitre 9, Paul explique que tout ouvrier mérite salaire (tiens, c’est moderne!), et que lui, qui annonce l’Évangile, aurait tous les droits de demander aux Églises de le nourrir, loger, blanchir. Tiens, il parle de presbytère et de salaire de pasteur. C’est bien, je vais pouvoir vous en toucher un mot… ou bien, je laisse au trésorier le plaisir de vous annoncer l’état de nos finances…
Peut-être le fera-t-il juste avant l’offrande. Paul continue en disant que pour éviter tout malentendu, il renonce à ce droit. Qu’il travaille de ses mains pour se nourrir. Bon… il y a des Églises qui ont des pasteurs travaillant à côté, mais qui sont donc beaucoup moins présents dans la vie quotidienne des fidèles. C’est un choix de notre Église de ne pas suivre ce modèle. Or, dit Paul, et là nous arrivons dans notre passage, l’annonce de l’Évangile n’est pas pour moi un loisir. Je n’en ai justement pas de bénéfice. Si je le faisais par moi-même, je demanderais une indemnisation. Pour le temps investi, pour les frais engagés. Mais… ce n’est pas un loisir pour moi. C’est une corvée. Et donc, je ne demande rien aux Églises.
Une corvée. Un devoir auquel il ne peut point se soustraire. Ça paraît peu joyeux, peu compatible avec la liberté que nous apporte, dit-on, la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. C’est pourtant ce que dit Paul. Lire la suite
Archives mensuelles : juin 2014
Écoute, Israël…
Chants : ARC 151 ; 607 ; 761 ; 523 ;
Lectures : AT : =pr.
Épître : 1Jn. 4, 16b-21 Évangile : Lc 16, 19-31
PR : Dtn. 6, 4-9
Ma grand-mère avait un beau meuble de salon avec des portes vitrées. Mais on ne voyait pas la belle vaisselle dans le meuble, parce que les vitres étaient entièrement couvertes de photos. C’est là que j’ai fait la connaissance de mon arrière-grand-mère, chère à l’enfance de ma mère, et de mon arrière-grand-père mort en 1920 quand ma grand-mère n’avait que 7 ans.
Souvent lors de visites chez les personnes âgées, je vois un mur de cuisine ou de salon couvert de photos des enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants. Parfois aussi les photos en noir et blanc, légèrement jaunis ou déjà faits en couleur sépia, des parents et grands-parents.
Et chez nous, comme dans beaucoup de famillles probablement, les petits aimants sur le frigo retiennent la liste des courses, le rendez-vous de médecin à ne pas oublier, le numéro de téléphone à rappeler dans la soirée… de petits rappels partout.
Et les petits papiers jaunes qui se collent si facilement partout… nous avons tendance à les dénigrer, en les appelant « pense-bête », ou en allemand « pont à l’âne ». Mais c’est injuste. Parce que ces petits objets nous aident à renforcer notre mémoire, à nous souvenir de ce qui est important. Ce n’est point signe de faiblesse, mais au contraire de la volonté de structurer notre souvenir. Et en affichant aux endroits stratégiques ce que nous voulons garder en mémoire, nous créons notre mémoire. Lire la suite
Communion
Chants : ARC 99 ; 568 ; 241 ; 503 ; 614
Lectures : AT : És. 6, 1-13
Épître : Rm. 11, (32)33-36 Évangile : Jn 3, 1-8
PR : 2Cor. 13, 11-13
Une lettre. Une lettre personnelle. C’est ce qui sépare les générations ; les anciens en écrivent, les jeunes préfèrent le mail et le texto, twitter et facebook. Mais il est vrai, une lettre personnelle et attentionnée, écrite à la main, c’est bien autre chose qu’un texto. D’autant plus qu’à l’époque de Paul, on écrivait sur papyrus ou sur parchemin, et l’un comme l’autre coûtait très cher, donc il fallait réfléchir trois fois avant d’écrire une lettre à quelqu’un.
Mais Paul écrit. Il écrit à ses amis à Corinthe, grande ville portuaire. Une ville importante, comme Bordeaux ou Marseille. Et dans cette ville, il y a une petite communauté chrétienne.
Après bien des recommandations et une demande urgente d’aider les chrétiens de Jérusalem – vous voyez, les soucis d’argent dans l’Église ne datent pas d’hier – Paul arrive à la fin. Mais avant d’y mettre le point final, il a encore quelque chose sur le cœur.
Et ce qu’il écrit m’a fait penser à ma grand-mère. Parce que ma grand-mère écrivait des lettres, des lettres remarquables. Aux paroles bien choisies, et d’un doigté sans pareil pour toucher les points sensibles. Aïe. Tu peux faire mieux. Applique-toi donc, que tes résultats s’améliorent ! Lire la suite
Vivre avec… l’Esprit-Saint
Chants : ARC 514 ; 100 ; 506 ; 508 ; 507
Lectures : AT : Nb. 11, 11-12.14-17.24-25
Épître : Ac. 2, 1-18 Évangile : Jn 14, 23-27
PR : Rom. 8, 1-2(3-9)10-11
Qu’est-ce qu’on fête aujourd’hui ? La Pentecôte. Et qu’est-ce que c’est ? Vous connaissez les réponses classiques, parce que vous êtes des pros : La fête du don du Saint-Esprit. L’anniversaire de l’Église. Mais si vous demandez aux gens dans la rue, ils connaissent peut-être le sens de Noël, de Pâques… mais Pentecôte ?
Et un jeune collègue allemand m’a fait douter de l’anniversaire de l’Église, et aussi du don du Saint-Esprit. Enfin, pas en général, mais pour le jour de Pentecôte. Parce que, en fait, cet anniversaire de l’Église et le don du Saint-Esprit se fêtent à chaque fois que nous baptisons un nouveau membre de l’Église. Aujourd’hui, nous nous souvenons du don de l’Esprit-Saint aux apôtres… mais : si ce n’est qu’une belle histoire dont on se souvient, qu’est-ce qu’elle a à nous dire ? N’est-ce pas alors comme ces commémorations du « D-Day », pompeuses mais qui n’ont pas la moindre importance pour aujourd’hui ?
Question suivante : qu’est-ce que l’Esprit-Saint ? Une colombe, un souffle, ou… ? Lire la suite