j’ai pris sur moi, donc : vis !

Chants : ARC 84 ; 431 ; 430 ; 522 ; 167
Lectures : AT : =pr.
Épître : 2Cor. 1, 3-7 Évangile : Jn 12, 20-26
PR : És. 54, 7-10

Ce 54e chapître du livre d’Ésaïe mérite d’être lu intégralement, faites-le à la maison ! Le deuxième Ésaïe s’adresse à un peuple en détresse. Occupé par une puissance mondiale. Privée de ses nobles, de ses artisans, de ses prêtres. Le temple détruit, il se pose la question si son Dieu est impuissant contre les dieux de Babylone.
Et Dieu, à travers la bouche du prophète, prend la parole. Il s’adresse à son peuple, en utilisant l’image de mari et femme. Et son message est plus que surprenant, quand on sait que, notamment par Jérémie, il avait fait dire tant d’avertissements justement pour éviter qu’arrive ce qui est arrivé. Dieu aurait toute raison de dire, « c’est bien fait pour vous, vous n’aviez qu’à m’écouter. » Lire la suite

Lève-toi et marche

Chants : ARC 705 ; 610 ; 239 ; 626
Lectures : AT : =pr.
Épître : Eph. 5, 1-8a Évangile : Lc 9, 57-62
PR : 1Rois 19, 1-8(9-13a)

En parcourant les récits de l’Ancien Testament, on trouve plusieurs types de héros. Il y a les Pères, une histoire de famille. Puis Moïse, prophète et chef de peuple – mais aussi meurtrier sans préméditation. Et Josué, déjà bien plus chef que prophète. Puis, les juges, dirigeants et héros en actes émerveillants. Et, plus tard, les prophètes des livres, hommes de parole et de gestes symboliques parfois lourds à porter pour eux-mêmes, mais rarement hommes de violence physique.
Elie est porteur de la parole de Dieu, mais il est aussi un homme d’actions violentes. Et il vient d’accomplir une action particulièrement forte – et sanglante : la reine Jézabel avait fait tuer tous les prophètes du Dieu unique, Élie seul avait survécu. Dans une compétition sans pareil, Élie seul contre des centaines de prophètes de Baal, il les avait tous ridiculisés, puis massacrés l’un après l’autre. Le lendemain de ce bain de sang, la reine jure de lui faire comme il a fait aux prophètes de Baal, et ce dans les 24 heures. Lire la suite

Souviens-toi

Chants : ARC 25, 1.2.4 ; 629, 1-3 ; 628, 1-4 ; 405, 3+4
Lectures : AT : Es. 5, 1-7
Épître : Rom. 5, 1-5(6-11) Évangile : Mc 12, 1-12
PR : Hébr. 11, 8-10

« Croire, c’est se souvenir », dit le philosophe juif Abraham Heschel. Se souvenir, c’est le thème de tout le chapitre 11 de cette lettre si unique dans son style qu’est l’épître aux Hébreux. Il rappelle aux lecteurs la foi des pères, en commençant par Abel.
De mes entretiens avec vous et bien d’autres croyants, je peux affirmer que pour les protestants aussi, croire est se souvenir. C’est se souvenir des premiers contacts avec la foi chrétienne, des premières personnes qui nous ont parlé du Christ, c’est se souvenir aussi de ce que nous avons vécu et comment nous avons vécu la présence de Dieu en notre vie. Ou peut-être aussi comment nous avons souffert son absence.
Ce souvenir est souvent lié aux pasteurs, ou aux monitrices d’École Biblique. J’entends souvent parler de tante M…. Et aussi, mais c’est une autre génération, de la mère de notre ami F. P.. Des jeunes d’aujourd’hui se souviendront peut-être de G. R. et N. K..
D’autres se souviennent du pasteur de leur confirmation, ou – souvent même – du pasteur de leur bénédiction de mariage. C’est ce qui me rend un peu envieux, pour ne pas dire jaloux, parce que j’ai l’impression que pour bien des couples la bénédiction liturgique du mariage n’a d’importance que pour la tradition, le pittoresque, et très peu pour la foi. Lire la suite

des tentations

Chants : ARC 223 ; 607 ;  ; —
Lectures : AT : Gen.3, 1-19(20-24)
Épître : (Hébr. 4, 14-16) Évangile : Mt 4, 1-11
PR : Jac. 1, 12-18
Un frère m’a dit à l’étude biblique : « ce n’est pas un texte pour une Assemblée Générale. » En effet, je n’étais pas très heureux d’abord, mais les textes qui nous mettent mal à l’aise sont souvent ceux qui ont beaucoup à nous dire. Donc, je me suis décidé pour vous de relever ce défi.
Ce passage tel qu’il nous est donné pour ce matin est un diptyque. Un tableau à deux tablettes. Le premier parle – à première vue – de la tentation. Enfin, le même mot peut dire tentation dans le cas où nous succombons et nous laissons entraîner à faire ce que nous ne voudrions pas faire, mais il se traduit également « épreuve ». Un peu comme ces jeunes femmes dont on peut louer le service si on veut savoir si le mari est fidèle ou s’il succombe facilement à une gazelle languissante. C’est une mise à l’épreuve : sera-t-il tenté, et si oui, que fait-il ? Lire la suite