Chants : ARC 173 ; 316, 1+2 ; 316, 3+4 ; 640
Lectures : AT : És. 65, 17-25
Épître : =Apc. 21, 1-7 Évangile : Mt 25, 1-13
PR : Mc. 13, 31-37
Dans une chanson, Jacques Brel raconte l’histoire de Zangra. Officier d’un poste frontalier, il passe son temps à attendre l’ennemi et à être prêt pour le combat, et il n’a pas le temps pour l’amour parce qu’il rêve d’être un héros. Un jour, il est très vieux et la femme qu’il aimait a trouvé le bonheur avec un autre, Zangra est congédié. Je crois que dans le monde militaire, on dit « réformé ». Envoyé à la retraite, où il est très seul, et dit « je parle enfin d’amour, et elle de mes chevaux »… et… l’ennemi est là. « Je ne serai pas héros. »
Je ne pense pas que Jésus nous demande de choisir entre une vie héroïque et une vie érotique. Mais le vieux Zangra serait à la hauteur de notre passage : concentré sur ce qui lui est le plus important, sur la tâche qui lui est confiée et qu’il ne néglige pas, même si pendant toute une vie, pendant 30 ou 40 ans, l’ennemi ne vient pas.
Tous les soldats ne sont pas aussi vigilants ; quand j’étais jeune étudiant, dans une caserne pas loin de chez moi des gaillards ont piqué un char et ont fait un tour dans la nature avec ce véhicule. Et peu après, on a appris que la Marine de guerre avait failli perdre un navire par vol, le vigile, après consommation de beaucoup d’alcool, avait dormi… Lire la suite