N’ayez pas peur de la vérité

Ce juif, qui disait ne pas croire aux paroles d’encouragement, m’a poussé non seulement à les répéter, mais à montrer comment les vivre réellement dans le cœur et en tirer des fruits. Le but de mon enseignement à Israël n’est pas d’ajouter des connaissances, mais de provoquer un vrai changement effectif en chaque juif.

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Posté sur 18.09.25

« Désolé, mais… je n’y crois pas. »
Un instant effrayé, il ne savait s’il craignait ses mots ou ma réaction. Mon sourire le troubla : il venait de nier ce que je lui avais dit et recevait chaleur et bienveillance. Je souris, car en disant la vérité avec courage, il me permit enfin de l’aider. Seul celui qui affronte la vérité peut être aidé ; tant qu’on vit dans le mensonge, on ne peut comprendre ni résoudre son problème.

Ses mots m’ont révélé l’essentiel : beaucoup entendent « crois en toi », « tu es bon », « HaChem t’aime » et acquiescent, mais au fond n’y croient pas. Comme ce juif l’a dit : « Je n’y crois pas » – une telle force ne dure pas.


Je vois que beaucoup, même en se connectant à mes encouragements, n’osent admettre qu’ils n’y croient pas vraiment. Comment le savoir ? Celui qui croit vraiment qu’HaChem l’aime et en lui-même, voit sa vie se transformer totalement ; il est impossible qu’il ne change pas pour le mieux.

Au fil des ans, j’ai vu des gens se connecter et encourager d’autres, mais tout cela reste superficiel – ils veulent croire, mais n’y sont pas encore profondément.

Ce juif, qui disait ne pas croire aux paroles d’encouragement, m’a poussé non seulement à les répéter, mais à montrer comment les vivre réellement dans le cœur et en tirer des fruits. Le but de mon enseignement à Israël n’est pas d’ajouter des connaissances, mais de provoquer un vrai changement effectif en chaque juif.

Comment changer ?
Tout comme il ne suffit pas de comprendre intellectuellement que fumer est nocif pour que cela entraîne un changement concret et que l’on cesse de fumer, il ne suffit pas de dire avec la bouche « HaChem m’aime » et de penser « je crois en moi », et de comprendre intellectuellement qu’HaChem sait que tu es bon. Il faut vivre réellement et ressentir l’amour d’HaChem, savoir avec certitude que tu es bon, et rien ne peut ébranler cette vérité.

Comment intégrer cette connaissance dans le cœur ?

Je me suis demandé : ces paroles, qu’HaChem aime chaque juif et que l’on doit croire en soi, sont si douces, puissantes et vivifiantes… pourquoi le cœur peine-t-il à les accepter et les intégrer ?

La réponse n’est peut-être pas très encourageante, mais la connaître est indispensable pour changer et concentrer notre travail sur ce qui produit un vrai changement dans nos vies. Avant Roch HaChana, concentrons-nous sur les points essentiels : les corriger et les acquérir nous mèneront à la téchouva et à un vrai changement de nos actions.

Pourquoi est-il difficile de croire en soi et en l’amour qu’HaChem nous porte ?
L’homme, par nature, pense négativement : il amplifie le mal et minimise le bien, se déçoit davantage d’un petit tort que ne se réjouit d’un grand bien. Ainsi, le négatif domine le positif, bloquant le progrès. Pour changer, il faut « réinitialiser » notre esprit : s’habituer à la positivité, voir le bien en nous et chez les autres, pratiquer la gratitude et juger favorablement nos actes – un travail nécessaire, contraire à notre nature.

Être positif est contre nature, mais avec du travail, on peut acquérir le regard positif et la foi dans le bien, et transformer notre nature.

Priorité absolue : croire en soi
Celui qui veut vraiment changer commence par acquérir la pensée positive et la foi en soi. C’est tout l’objet de la célèbre Torah Azamra : notre maître Rabbi Na’hman met en garde de la pratiquer continuellement, car c’est le fondement de tout progrès dans la vie. Sans cela, rien ne fonctionnera.

Accepté dans le travail spirituel !
Rabbi Na’hman savait que notre nature est exactement inverse : ignorer le bien et ne voir que le mal ; toujours se juger sévèrement, ignorer nos désirs admirables et toutes les choses grandes que nous avons la chance de faire. Il nous appelle donc à mobiliser toutes nos forces pour un changement intérieur, arrêter de voir le mal et commencer à voir le bien, s’exercer quotidiennement, prier et répéter jusqu’à transformer notre nature.

Il est possible de comprendre intellectuellement qu’HaChem t’aime, d’être d’accord avec la nécessité de croire en soi, de se connecter aux paroles positives, et même d’en parler et d’encourager les autres – mais si tu n’y crois pas réellement, alors la promesse de Rabenou selon la Torah Azamra : « et bientôt il n’y aura plus de méchant » ne se réalisera pas en toi, et tu ne deviendras pas un tsadik complet.

Travail concret nécessaire
Il ne suffit pas de comprendre, il faut agir :

Prier pour cela

Consacrer du temps à rechercher et reconnaître ses qualités

Répéter des paroles d’encouragement

Chercher le positif en soi

Voir la beauté en soi

Ne pas se juger durement même après des échecs

Croire en ses bons désirs

En résumé : la force spirituelle est un métier, et nous devons y travailler 24h sur 24 7jour/7.

Concentration essentielle
Tout commence et dépend de cela ! Chaque juif a aujourd’hui de bonnes intentions pour changer, faire téchouva et commencer un nouveau chapitre. Mais si nous continuons à critiquer et à voir le mal, nous ne pourrons pas persévérer dans le bien longtemps et tomberons rapidement malgré les bonnes résolutions.

Donc ne te trompe pas : en ces jours critiques avant Roch HaChana, prie, travaille et concentre-toi sur un changement intérieur profond : croire que tu es précieux et important, qu’HaChem t’aime, qu’Il sait que tu es bon, voit chaque bon désir et se réjouit de chaque bonne action. « Lave ton esprit » avec ces paroles jusqu’à ce que ton cœur soit pur de toute négativité et commence à croire réellement au bien.

Alors chaque bénédiction et chaque progrès spirituel tiendra sur le long terme, et ce sera même beaucoup plus facile !


Pour ce Roch HaChana, renouvelons vraiment notre esprit et notre cœur, et ainsi mériter une année d’élévation véritable.
Chana Tova u’Metouka

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