La révolution, c’est la fête du peuple

red flags Philippines

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Camarade Rino Della Negra: PRESENT!

Rino della negra

Un très bel hommage à Rino Della Negra a été organisé le 23 février par le Collectif Red Star du stade Bauer.  Rappelons brièvement qui est cet homme. Il naît en 1923 dans la région industrielle du Pas-de-Calais au milieu d’une famille d’immigrés italiens, et entre à l’usine dès ses 14 ans. Il y développe une conscience politique communiste ainsi que ses capacités de footballeur pendant ses temps libres, et intègre l’équipe du Red Star Olympique.

Rino est toujours ouvrier quand la Seconde Guerre mondiale débute. En 1942, réfractaire au STO, il s’engage dans les Francs Tireurs et Partisans – Main d’Oeuvre Immigrée sous le commandement d’un autre résistant très connu, Missak Manouchian. Il participe à de nombreuses actions de lutte armée antifasciste à Paris.

Il est finalement arrêté par la Gestapo et fusillé le 21 février 1944 au mont Valérien. Rino Della Negra reste présent dans l’histoire populaire à travers sa vie et ses actes, en tant que fils du peuple, sportif, militant internationaliste et résistant antifasciste.

D.

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Gauche et pseudo-sciences : partie 1, l’usage des métaphores

Un point sur les pseudo-sciences qui minent les bases théoriques de la gauche contemporaine

On retiendra peut-être de ce début de XXIè siècle qu’il connaît une prolifération de pseudo-sciences, mysticismes en tous genres et « syncrétismes » tous plus grandiloquents les uns que les autres. Outre l’intérêt anthropologique d’étudier cette capacité qu’a l’être humain d’imaginer des constructions « scientifico-religieuses » plus impressionnantes les unes que les autres, et ce depuis la nuit des temps, il nous a paru nécessaire d’établir quelques distinctions en vue de préserver la gauche politique de maux intellectuels qui la rongent de l’intérieur. Les distinctions sont toujours trop rigides, trop arbitraires, on peut les accuser d’être trop limitatives. C’est un risque assumé, puisqu’à mon avis notre époque souffre d’un « confusionnisme » radical : elle a tendance à tout mélanger, à célébrer des noces plus fantaisistes les unes que les autres. Il convient donc de faire des séparations strictes, quitte à les réformer plus tard. Je me propose ainsi de faire quelques remarques sur des mythologies politiques contemporaines.

La « cosmologie » de Mao

Les premières noces que nous allons critiquer sont celles de la poésie et de la physique. Combien de fois avons-nous entendu parler d’un « tao de la physique », d’une théorie « héraclitéenne » de l’énergie dans la relativité générale, d’une « force vitale de la terre qui produit des changements géologiques », sans parler des étoiles et des extra-terrestres… Cet usage métaphorique de la science est une formidable machine à créer des pseudo-sciences, des nouvelles théories « révolutionnaires » censées réconcilier l’ancien et le nouveau, les poèmes antiques et les théories contemporaines, les mythes ancestraux et les explications modernes, les « sciences » occultes et les disciplines universitaires. Comme si l’humanité, à travers différents moyens d’expression, n’avait toujours eu qu’un seul but, qu’une seule quête : celle de la compréhension du mystère de l’Univers. De là des formules telles que « la cosmologie de Mao ». Faut-il rappeler que Mao n’était pas un physicien mais un homme politique, et que les comparaisons qu’il utilise comme celle des femmes et du ciel ne sont que des métaphores poétiques et non des énoncés littéraux qui pourraient être déduits ou testés ? L’usage des métaphores et des analogies a un sens lorsqu’il s’agit de produire des émotions chez le lecteur et l’auditeur, un plaisir esthétique ; en revanche, il devient mystificateur lorsqu’il s’agit de révéler des « vérités » sur l’univers et les choses. Parler de la terre comme d’un organisme vivant (« théories » de la biosphère, de la noosphère, hypothèse Gaïa, New Age…) n’est rien d’autre qu’une métaphore : on a sélectionné et associé arbitrairement certains traits de l’organisme et de la planète, comme lorsque l’on dit « la planète respire », « la planète souffre »… En réalité, la planète étant littéralement dépourvue de système respiratoire ou de système nerveux central, il est malhonnête de vouloir faire passer de tels énoncés pour de la science, et qui plus est en agrémentant ce discours par des « ton esprit est fermé à la beauté de la nature », « tu as une vision trop restrictive des choses », comme si l’ouverture d’esprit consistait à unifier toutes les théories au moyen d’un usage frauduleux des métaphores et de stigmatiser tous ceux qui sont sceptiques par rapport à ce type de procédé.

Prochain épisode : la psychohistoire de Hari Seldon.

F. T.

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Assassin – L’ Etat Assassine

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Solidarité de classe?

blog greve generale espagne

Pompiers et serruriers ont rejoint cette semaine le mouvement social contre les expulsions de propriétaires surendettés en Espagne, une question très sensible dans l’opinion publique notamment après le suicide de plusieurs personnes qui ne pouvaient faire face à leurs dettes. Depuis l’éclatement de la bulle immobilière en 2008, 350.000 ordres d’expulsions ont été lancés par les banques dont environ la moitié ont été exécutés. Ces derniers jours, les pompiers de plusieurs régions, ainsi que l’Union des serruriers, ont refusé de répondre à des ordres de la justice qui leur demandaient d’ouvrir les portes de logements pour en expulser les occupants.

“On ruinait la vie des familles et on nous transformait en bourreaux. Cela nous mettait très mal à l’aise et nous avons décidé de ne plus participer à cela”, a expliqué le président de l’Union des serruriers. Mardi passé, dans la ville de La Corogne en Galice, face au refus d’un serrurier, la police a fait appel aux pompiers pour ouvrir la porte de l’appartement d’une femme de 85 ans qui n’avait pas payé son loyer. Mais les pompiers, arrivés sur les lieux accompagnés de dizaines de militants anti-expulsions, ont à leur tour refusé d’ouvrir la porte et quelques-uns se sont mêlés aux manifestants.

Secours Rouge – APAPC

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Journée de la femme

frauentag 2013

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Esprit Black Panther

blog black panthers snow

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Bataillon de la Mort

batallon de la muerte

Un intéressant article du site « L’Histoire est mon comptoir » au sujet d’une unité antifasciste italienne ayant servi dans le camp républicain pendant la guerre d’Espagne. Connaitre l’histoire de nos mouvements, c’est aussi se souvenir de tous ceux et de toutes celles qui ont combattu et parfois donné leurs vies pour un même idéal.

Le « batallon de la muerte » ou la « Centuria Malatesta » est une unité anarchiste de la guerre civile espagnole composée de volontaires italiens. Sa discipline apparente et l’uniformité de sa tenue, tranche nettement avec l’allure bigarrée des autres formations anarchistes ou anarcho-syndicalistes (CNT-FAI-FIJL) de la même époque.
Son défilé lors d’un enterrement publique à Barcelone le 3 mars 1937 impressionna grandement la population ainsi que les responsables anarchistes comme Garcia Oliver. Ce dernier rapporte que la vue du « batallon de la muerte » lui fit immédiatement penser à un groupe de chemises noires de l’Italie fasciste paradant dans les rues. G.Oliver n’avait pas complètement tort dans le sens où les volontaires anarchistes italiens étaient vêtus d’uniformes italiens (pantalon et vareuse) sous lesquels ils portaient des pulls à cols roulés noirs.
En plus de souligner que les volontaires italiens défilaient comme une unité militaire régulière, Garcia Oliver fait aussi état de leurs courtes bottes noires, et des longs poignards qui pendaient aux ceinturons. Dernière remarque du dirigeant de la CNT, le drapeau, aux couleurs de la république espagnole mais frappée d’un immense sigle (celui des mineurs des Asturies de l’insurrection de 1934), portait « UHP » pour UNION HERMANOS PROLETARIOS, soit Union des Frères Prolétaires. Ce n’est pas ce dernier détails qui dut étonner l’anarchiste qui était à l’époque ministre du gouvernement bourgeois de la république espagnole! Ajoutons d’ailleurs que le bataillon italien avait été financé par le gouvernement républicain. En outre l’unité faisait flotter un immense étendard noir, frappé d’une tête de mort au-dessus de deux tibias croisés. A ce propos, les membres du « batallon de la muerte » portaient sur la poitrine ainsi que sur de larges bérets noirs, un insigne métallique à tête de mort et tibias croisés.
Certains en ont déduit que l’unité anarchiste italienne avait récupéré un lot d’insignes d’un ancien régiment de l’armée espagnol, le Regimiento de Caballería Ligero Acorazado « Lusitania » n.º 8. Dans la matinée du dimanche 2 Août 1936, au début de la guerre civile donc, la caserne de ce régiment de cavalerie légère cantonné à la Paseo de la Alameda (Valence), fut envahie par les miliciens antifascistes, appuyés par les gardes d’assaut, et le régiment disparut en tant que tel. Il semble plus probable que ce furent les membres d’une autre unité anarchiste (espagnole celle-ci) qui récupéra l’insigne emblématique de ce vieux régiment espagnol. Il s’agit de la colonne du commandant Perea ( du nom de son « commandant » ou délégué général, Juan Perea Capulino). Cette unité a été formée à Valence avec des membres de la CNT, et elle est par la suite devenue un régiment qui s’est battu sur le front de Madrid avant de former la 5ème Division de l’armée de Levant (Valence).
Pour comprendre l’origine de l’insigne du « batallon de la muerte », il faut nécessairement se replonger dans l’histoire de l’antifascisme italien des années 1921/1922 et de la composante violente de ce mouvement, à savoir les Arditi del Popolo. Ses membres, anciens combattants de la 1ere guerre mondiale, et des unités d’élite italiennes (Arditi) se refusaient contrairement à la plupart de leurs comparses, à servir de nervis des patrons et se constituèrent en une organisation d’auto-défense ouvrière qui affrontaient les fascistes dans la rue, à coups de poings, à coups de feu et… à coups de poignard, celui des corps à corps dans les tranchées, qui renvoyait au glaive romain, dans un camp comme dans l’autre. C’est dans l’héritage des Arditi del Popolo que le « batallon de la muerte » a puisé et non ailleurs. Le « style » très italien de leur tenue en est la preuve la plus éclatante. Plusieurs de ses membres, exilés en France étaient d’ailleurs des anciens membres des Arditi del Popolo qui furent en quelque sorte la première organisation antifasciste du monde.
Le « batallon de la muerte » passa quelques mois à l’instruction dans un château de Santa Perpetua, près de Barcelone avant de rejoindre la Colonne Ascaso (CNT). Entré dans Almudevarn le bataillon participa à la bataille et Montalban, et à l’assaut de l’ermitage de Santa Quiterial, où il fut purement et simplement annihilé. Les survivants furent définitivement incorporés à la Colonne Ascaso, quand d’autres, blessés ou écœurés rentrèrent en France. On  a souvent dit ou écrit que cette unité fut commandée par l’anarchiste italien Camillo Berneri, ce qui est tout à fait inexact. En effet, cet intellectuel libertaire qui fut éliminé par les staliniens après mai 1937, était sourd…

L’Histoire est mon comptoir

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Portavoz – Escribo Rap con R de Revolución

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Parce que nous ne tolérons plus la barbarie, et que nous savons quels sont nos ennemis

radical

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La moitié du ciel

blog woman

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Petit lexique de l’extrême droite, seconde partie

blog terroir

Et c’est reparti pour un tour!

Colonisation: La colonisation n’existe que pour un sens selon les nationalistes, et ce n’est pas celui qu’on croit… L’invasion de l’Algérie par la France pour ne pas rembourser ses dettes en blé, les massacres ayant suivi, l’asservissement, l’apartheid, l’esclavagisme, les déportations, en Afrique, en Asie et ailleurs? En parler est interdit, c’est de la « repentance » ou du « masochisme » face à une invasion que l’on subirait: le peuple français aurait déjà trop donné (reste à savoir quoi, les camps d’internement pour les vietnamiens réfugiés ou les taudis dans lesquels les harkis furent parqués? Les quartiers ouvriers des années 70 fonctionnant comme des prisons pour travailleurs immigrés ou les humiliations culturelles quotidiennes?). Nous avons déjà écrit plusieurs articles sur le révisionnisme historique qu’ils pratiquent, notamment avec la publicité faite à un « racisme anti-blanc » qui serait la preuve d’un inversement de la colonisation. Bien sûr, nos fafs oublient toute l’Histoire humaine, puisque la France est encore un pays impérialiste intervenant largement dans l’économie et la vie politique de ses anciennes colonies… De plus, ils nient également le processus de création de la nation française, qui ne s’est pas construite sur un choc des civilisations. Ça, c’est de la mythologie. Étudier la réalité des migrations, des conflits, des luttes culturelles et religieuses et de la formation de l’État permet de faire exploser touts ces mythes barbares. Ils prétendent représenter la tradition… Qu’ils apprennent leur histoire d’abord!

Lobby: lobby gay, lobby sioniste, lobby musulman, lobby du métissage, lobby féministe, etc, les nationalistes utilisent ce terme à toutes les sauces. Le principe est simple et relève d’un grand classique du populisme: il s’agit de faire passer les revendications d’un groupe minoritaire, souvent d’une population opprimée d’ailleurs, pour illégitimes et dictatoriales. Aux droits démocratiques des minorités, les fafs opposent le prétendu « peuple français » fantasmé dans une abstraction sur le mode du terroir et du sang. Barrès reviens, tu as oublié tes chiens… En vérité, l’organisation en lobby n’existe pas en France car la structure de l’Etat français rend bien peu efficace les groupes répondant à cette définition (seule la franc-maçonnerie pourrait à la limite correspondre, du moins dans les fantasmes répandus, car en fait sa grande diversité en fait une structure assimilable à un réseau d’influence interclassiste). Amusant de constater que les « lobbys » dénoncés ici sont pour autant aux États-Unis l’apanage… de la droite radicale, principalement. Et que ce qui s’en rapproche dans notre système serait le corporatisme, qui lui est au contraire défendu par les nationalistes. Cohérence, vous avez dit?

Mondialisme: Grand Satan pour commentateurs fafs, terme à sortir une fois par message minimum. Le mondialisme ne signifie pas grand chose, c’est un gloubi-glouba de peurs transnationales. Globalement c’est l’idée selon laquelle le monde actuel part en cacahuète (jusque là, on est d’accord), qu’il y a des riches puissants et relativement unis opposés à des plus pauvres privés de pouvoir politique (pour résumer, bon ça, tout le monde peut le vérifier) et que des élites mondiales se sont entendues pour détruire nos nations millénaires (sic) en amenant des millions d’immigrés permettant de modifier la culture, de métisser les populations et de baisser les salaires, avec l’aide de SOS Racisme, de l’UMP, du NPA, du CRIF et des salafistes alliés aux sionistes. On pourrait penser qu’on sort du domaine du politique pour entrer dans celui de la névrose. Mais il s’agit en fait des grandes lignes de l’analyse fasciste traditionnelle, remises au gout du jour… Corolaire de cette théorie: les « gauchistes » partageraient le même but que les libéraux, à savoir abattre les frontières pour créer un gouvernement central, un « nouvel ordre mondial ». Malgré la popularité de ces élucubrations reposant sur une vision anti-dialectique de la mondialisation, les faits sont têtus: les seuls résistants aux plans d’austérité, les seuls défenseurs des cultures diverses, les seuls qui refusent la collaboration de classe, et qui proposent un autre monde, un autre système, ce sont les progressistes radicaux, et donc les révolutionnaires. Nationaliste, tu dis combattre le mondialisme tel un bobo en refusant l’installation d’un magasin étranger? Regarde d’abord les fringues que tu portes. Tu prétends défendre ta culture? Tu la réduis à trois symboles, à la violence et à la défonce autodestructrice… Tu dis protéger ton patrimoine Tu refuses de voir que ceux qui continuent de parler ta langue régionale sont à l’opposée de tes idées. Et tout ceci est logique: malgré les étiquettes que tu te colles, tu restes un idiot utile du système en place, qu’il se prétende national ou multinational.

Noms des délinquants: A la moindre brève au sujet d’un téléphone volé, tous les commentateurs droitards se jettent sur l’occasion pour demander à grands cris le nom des délinquants, se réjouissant si ils ont une origine étrangère et insultant les médias pour ne pas les révéler plus souvent (alors que la bonne question serait: pourquoi les médias relatent ils de façon si complaisante certaines histoires de « délinquance » plutôt que d’autres? Quelles sont les classes sociales concernées et les quantités?). Quand il s’agit de viols commis par des proches de la victime (l’immense majorité des cas) cela les intéresse moins. Et surtout, quand il s’agit de grande délinquance, de patrons voyoux, d’arnaques à la sécu, que les vols se comptent en millions et sans forcément être punis, bref quand on a affaire à la délinquance en col blancs qui vole quantitativement bien plus que les petites frappes, et parfois même légalement, là nos braves droitards ne veulent surtout pas savoir.

Peuple: Mélange d’ouvriers fermant leur gueule et de patrons patriotes, bref, chaque chose à sa place derrière le drapeau et si tu es en bas de l’échelle sociale, bouffe l’austérité sans te plaindre, tu devrais déjà être content de ne pas avoir un minaret dans ton jardin. Quoi, tu viens de te faire licencier? Tu en es réduit à manger des croquettes pour animaux et à vivre dans 8 mètres carrés? Ne blâme pas ton patron, c’est surement la faute à quelque technocrate hors d’atteinte. Surtout, continue de voter et de regarder la télé, il y a un formidable débat ce soir, « Marine Le Pen / Copé / Ayrault: cassage de grèves, austérité, repli individuel et abrutissement de masse, enfin un programme commun au delà des clivages? ».

Syndicat: Bête noire du droitard, le syndicat est dans son esprit un mélange de « beauf » encarté à la CGT et l’empêchant d’arriver à l’heure au travail, de patron du Medef (pas vraiment français) et de gauchiste furieux syndiqué à SUD ou à la CNT. On passera sur les approximations, elles caractérisent la propagande nationaliste qui fait de la mauvaise foi et du mensonge politique un outil à part entière. Le syndicat l’emmerde bien car il ne le comprend pas (d’où les approximations!): le FN a bien essayé d’en créer, mais ils ont été interdits. Ce qu’il faudrait selon lui, ce sont donc des syndicats abandonnant définitivement toute solidarité de classe, tous réflexes même basiques de protection des travailleurs, pour fonctionner sur le modèle corporatiste évoqué plus haut. Et voilà le nationaliste « antilibéral » rejoignant totalement  les schémas et haines du libéral qu’il prétend combattre… Sans se rendre compte que si une grève à la SNCF le met hors de lui, alors un état corporatiste le rendrait fou en quelques jours! A moins d’être tenu d’une main de fer par un gouvernement mettant au pas le mouvement social et écrasant les travailleurs. Ce qui est au fond son souhait.

USA: Grand Satan (numéro deux) pour certains, modèles pour d’autres, les nationalistes sont divisés. Tout comme pour Israël en fait. Néanmoins, un certain anti-américanisme primaire demeure. Il ne faut pas y voir une solidarité mal exprimée avec les peuples subissant l’impérialisme US. C’est seulement et très souvent un racisme classique qui imprègne d’ailleurs une partie de la gauche et permet de minimiser les crimes de notre propre impérialisme en allant voir ailleurs, en faisant passer l’état français pour victime de puissances supérieures. Facile mais mensonger et simpliste. Le peuple américain subit une domination semblable à celle des classes populaires françaises, avec un racisme très fort également et des mesures d’austérité hardcore. La solidarité avec tous les peuples devrait primer contre les ennemis communs. Mais face à l’anti-américanisme de ceux qui se trompent de cible, il n’est pas inutile de rappeler que quand il a fallu choisir son camp, les nationalistes français ont défendu l’impérialisme américain. Ce fut le cas pendant la guerre du Vietnam (avec les Comités Sud Vietnam, pas un gros succès), avec les « repentis » d’Occident ou avec maintenant les identitaires défendant les fast foods contre « l’islamisation ». Comme on le dit souvient ici, ça nous ferait bien rire si ce n’était pas si lamentable et si cela ne participait pas à une mobilisation de masse réactionnaire…

D.

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8°6 crew – Working Class Heroes

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Heros

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Naxalbari

Inde luttes populaires

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Enfermés vivants

cineclub

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Dans ta rue!

antifa massilia

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Contre la récupération de la Commune par les nationalistes

marx republique

Si la république parlementaire, comme disait M. Thiers, était celle qui « les divisait [les diverses fractions de la classe dirigeante] le moins », elle accusait par contre un abîme entre cette classe et le corps entier de la société qui vivait en dehors de leurs rangs clairsemés. Leur union brisait les entraves que, sous les gouvernements précédents, leurs propres dissensions avaient encore mises au pouvoir d’État. En présence de la menace de soulèvement du prolétariat, la classe possédante unie utilisa alors le pouvoir de l’État, sans ménagement et avec ostentation comme l’engin de guerre national du capital contre le travail. Dans leur croisade permanente contre les masses productrices, ils furent forcés non seulement d’investir l’exécutif de pouvoirs de répression sans cesse accrus, mais aussi de dépouiller peu à peu leur propre forteresse parlementaire, l’Assemblée nationale, de tous ses moyens de défense contre l’exécutif. L’exécutif, en la personne de Louis Bonaparte, les chassa. Le fruit naturel de la république du « parti de l’ordre » fut le Second Empire.

L’empire, avec le coup d’État pour acte de naissance, le suffrage universel pour visa et le sabre pour sceptre, prétendait s’appuyer sur la paysannerie, cette large masse de producteurs qui n’était pas directement engagée dans la lutte du capital et du travail. Il prétendait sauver la classe ouvrière en en finissant avec le parlementarisme, et par là avec la soumission non déguisée du gouvernement aux classes possédantes. Il prétendait sauver les classes possédantes en maintenant leur suprématie économique sur la classe ouvrière; et finalement il se targuait de faire l’unité de toutes les classes en faisant revivre pour tous l’illusion mensongère de la gloire nationale. En réalité, c’était la seule forme de gouvernement possible, à une époque où la bourgeoisie avait déjà perdu, – et la classe ouvrière n’avait pas encore acquis, – la capacité de gouverner la nation. Il fut acclamé dans le monde entier comme le sauveur de la société. Sous l’empire, la société bourgeoise libérée de tous soucis politiques atteignit un développement dont elle n’avait elle-même jamais eu idée. Son industrie et son commerce atteignirent des proportions colossales; la spéculation financière célébra des orgies cosmopolites; la misère des masses faisait un contraste criant avec l’étalage éhonté d’un luxe somptueux, factice et crapuleux. Le pouvoir d’État, qui semblait planer bien haut au-dessus de la société, était cependant lui-même le plus grand scandale de cette société et en même temps le foyer de toutes ses corruptions. Sa propre pourriture et celle de la société qu’il avait sauvée furent mises à nu par la baïonnette de la Prusse, elle-même avide de transférer le centre de gravité de ce régime de Paris à Berlin. Le régime impérial est la forme la plus prostituée et en même temps la forme ultime de ce pouvoir d’État, que la société bourgeoise naissante a fait naître, comme l’outil de sa propre émancipation du féodalisme, et que la société bourgeoise parvenue à son plein épanouissement avait finalement transformé en un moyen d’asservir le travail au capital.

L’antithèse directe de l’Empire fut la Commune. Si le prolétariat de Paris avait fait la révolution de Février au cri de « Vive la République sociale », ce cri n’exprimait guère qu’une vague aspiration à une république qui ne devait pas seulement abolir la forme monarchique de la domination de classe, mais la domination de classe elle-même.

La Commune fut la forme positive de cette république.

Paris, siège central de l’ancien pouvoir gouvernemental, et, en même temps, forteresse sociale de la classe ouvrière française, avait pris les armes contre la tentative faite par Thiers et ses ruraux pour restaurer et perpétuer cet ancien pouvoir gouvernemental que leur avait légué l’empire. Paris pouvait seulement résister parce que, du fait du siège, il s’était débarrassé de l’armée et l’avait remplacée par une garde nationale, dont la masse était constituée par des ouvriers. C’est cet état de fait qu’il s’agissait maintenant de transformer en une institution durable. Le premier décret de la Commune fut donc la suppression de l’armée permanente, et son remplacement par le peuple en armes.

La Commune fut composée des conseillers municipaux, élus au suffrage universel dans les divers arrondissements de la ville. Ils étaient responsables et révocables à tout moment. La majorité de ses membres était naturellement des ouvriers ou des représentants reconnus de la classe ouvrière. La Commune devait être non pas un organisme parlementaire, mais un corps agissant, exécutif et législatif à la fois. Au lieu de continuer d’être l’instrument du gouvernement central, la police fut immédiatement dépouillée de ses attributs politiques et transformée en un instrument de la Commune, responsable et à tout instant révocable. Il en fut de même pour les fonctionnaires de toutes les autres branches de l’administration. Depuis les membres de la Commune jusqu’au bas de l’échelle, la fonction publique devait être assurée pour un salaire d’ouvrier. Les bénéfices d’usage et les indemnités de représentation des hauts dignitaires de l’État disparurent avec ces hauts dignitaires eux-mêmes. Les services publics cessèrent d’être la propriété privée des créatures du gouvernement central. Non seulement l’administration municipale, mais toute l’initiative jusqu’alors exercée par l’État fut remise aux mains de la Commune.

Une fois abolies l’armée permanente et la police, instruments du pouvoir matériel de l’ancien gouvernement, la Commune se donna pour tâche de briser l’outil spirituel de l’oppression, le pouvoir des prêtres; elle décréta la dissolution et l’expropriation de toutes les Églises dans la mesure où elles constituaient des corps possédants. Les prêtres furent renvoyés à la calme retraite de la vie privée, pour y vivre des aumônes des fidèles, à l’instar de leurs prédécesseurs, les apôtres. La totalité des établissements d’instruction furent ouverts au peuple gratuitement, et, en même temps, débarrassés de toute ingérence de l’Église et de l’État. Ainsi, non seulement l’instruction était rendue accessible à tous, mais la science elle-même était libérée des fers dont les préjugés de classe et le pouvoir gouvernemental l’avaient chargée.

Karl Marx, La Guerre civile en France, 1871

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Massilia toujours antifa

massilia antifa fest

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Journée internationaliste

blog affiche conf Inde

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Terror – Return To Strength

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Fuck the RAC

fuck the rac poster

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Domination policière?

BAC

Mathieu Rigouste est un auteur que nous aimons beaucoup. Son analyse du post-colonialisme et du système sécuritaire donne d’excellents outils pour comprendre le système en place et les mécanismes qui le maintiennent en vie malgré la contestation sociale. Voici une interview publiée sur le site des Inrocks (le contenu de l’article n’est pas de nous) au sujet de son dernier livre, La domination policière. L’intégralité de l’entretien est disponible en cliquant sur le lien.

De lEnnemi intérieur à ce livre, on a limpression que lordre policier a été un sujet fort de votre travail. Comment en êtes-vous arrivé à ce livre ?

Je fabrique des outils pour démonter les mécanismes de la domination. Dans L’ennemi intérieur, j’avais étudié l’armée et son influence sur la société de contrôle, ce travail montrait comment les guerres coloniales ont fortement orienté la restructuration sécuritaire du capitalisme tout au long de la Ve République. La manière dont la police s’approprie des personnels, des savoirs et des pratiques, des techniques, des méthodes et des matériels formés par, pour et dans l’expérience coloniale et  militaire – ce que Michel Foucault appelle les « effets de retour » – restait à approfondir. Il semblait nécessaire de faire le point sur les transformations de la police et de sa violence ces vingt dernières années. Pas pour l’amour des livres  mais pour renforcer les luttes.

Comment avez-vous circonscrit votre travail dinvestigation et daction ?

Je ne fais pas semblant d’écrire sur une société dont je ne ferais pas partie et que j’observerais depuis un extérieur introuvable. Je ne veux pas masquer le fait que toutes les méthodes et toutes les problématiques sont orientées par l’enquêteur, sa position dans la société et ses points de vue. Sous couvert de distance avec le terrain, de nombreuses études masquent nécessairement les privilèges et les connivences que le chercheur entretient avec la société. Alors j’assume le fait que j’enquête depuis un endroit précis – les territoires et les classes qui subissent quotidiennement et frontalement la domination policière, puis je fournis ces éléments pour permettre de critiquer mes résultats, pour les corriger et faire avancer notre compréhension du phénomène. J’ai passé une trentaine d’années en banlieue parisienne et une quinzaine d’années dans les mouvements sociaux et militants. Je n’y ai pas fait ce que la sociologie appelle de « l’observation participante », j’appartiens à ce monde et j’y ai vécu de près les transformations de la police. J’ai formulé des hypothèses en mettant en commun les mémoires et les récits de nombreuses personnes subissant directement la domination policière et de collectifs qui luttent sur ce terrain. J’ai confronté ces hypothèses aux recherches universitaires sur la question, à un corpus d’autobiographies de policiers, à des entretiens et des récits de vie menés par d’autres chercheurs avec des policiers de différents corps et différents statuts, à l’observation des blogs de policiers et l’analyse des revues policières, de défense et de sécurité ainsi qu’aux archives de mouvements de luttes contre la violence policière. Du point de vue de l’action, je prends part aux luttes populaires contre les systèmes de domination et d’oppression. Je ne cherche pas à faire de la recherche engagée, il me semble qu’on ne peut séparer l’action, l’enquête et la vie quotidienne. Que l’investigation n’est pertinente que si elle est menée, au service des luttes et à travers elles. Ce travail est d’ailleurs le fruit de réflexions collectives et doit tout à celles et ceux qui combattent au quotidien.

Vous parlez presque d’une réactivation dune guerre contre insurrectionnelle dans votre livre. Quels sont les contours de ce champ de bataille ?

J’observe moins une réactivation qu’un processus long où la guerre et le contrôle, l’armée et la police, s’influencent réciproquement au point de quasiment fusionner dans certaines situations. J’affirme que la contre insurrection est la grammaire, la matrice, le programme idéologique et technique qui propulse le système sécuritaire. Mais il s’agit justement ici de bien voir comment s’opère la reformulation, la traduction, l’hybridation de la contre insurrection à l’intérieur de la société française. Il ne me viendrait pas à l’esprit d’expliquer que nous vivons la même chose que la guerre d’Algérie ou que les déploiements militaires en Irak. Mais j’observe que nous faisons face, dans les enclaves ségréguées de la société post-coloniale, à une forme de contre insurrection de basse intensité, médiatique et policière. Le quadrillage militaire devient occupation policière des quartiers (polices « de proximité »), les commandos deviennent des unités d’intervention féroces (BAC…), l’action et la guerre psychologique sont prises en charge par les médias dominants, la propagande d’Etat récupère la figure de l’ennemi intérieur « fellaga manipulé par Moscou » sous la forme de « l’islamo-gauchiste » ; les camps, la torture et le système de disparition sont relayés par la prison et la garde-à-vue, les brutalités et les meurtres policiers… Je montre comment des armes, des techniques, des doctrines, des pratiques issues de la contre insurrection coloniale et militaire, passent dans le champ médiatique et policier, comment elles sont réappropriées, ré-agencées  redéployées pour maintenir l’ordre social, économique et politique à l’intérieur de la métropole.

Est-ce que vous pouvez nous définir la « tactique de la tension » dont vous parlez abondamment dans votre livre ?

C’est justement cette forme de domination, régulée techniquement et rationnellement, qui puise dans les répertoires contre insurrectionnels, coloniaux et militaires, pour écraser les damnés intérieurs. C’est une référence aux mécaniques politiques qui permettent de contrôler la population en instrumentalisant la peur ou en fabriquant des ennemis de convenance. On parle souvent de «  stratégie de la tension » pour désigner les « années de plomb » en Italie, dans les années 1970. L’Etat italien manipulait l’extrême droite, grâce aux services secrets, et lui faisait réaliser des attentats qu’il attribuait ensuite aux anarchistes, ce qui lui permettait de justifier la répression du mouvement ouvrier et l’écrasement des mouvements révolutionnaires. Les gestionnaires de cette stratégie étaient d’ailleurs fascinés par la méthode française de contre-insurrection. Par « tactique de la tension », j’explique que cette technique qui consiste à fabriquer des ennemis de convenance pour faciliter le renforcement sécuritaire, est passée dans le domaine policier. Techniquement, cette traduction s’opère depuis le prototype colonial et militaire de la bataille d’Alger, en 1957. La Casbah avait alors été enfermée et étranglée par des forces de quadrillage et d’occupation militaro-policières, puis pénétrée, harcelée et terrorisée par l’envoi d’unités spéciales à l’intérieur pour capturer, interroger et faire disparaître les « meneurs ». Harceler et agresser une population enfermée et étranglée, engendre forcément beaucoup de tension. J’explique que ce schéma a été redéployé sur les quartiers populaires, par l’alternance, aux manettes de l’Etat, des fractions de gauche et de droite de la classe dirigeante, qui ont multiplié les unités d’occupation et d’enfermement ainsi que les unités d’intervention et de harcèlement dans les quartiers populaires. Progressivement a ainsi été reformulée une technique d’enfermement et d’agression combinée, supportée par des ressorts idéologiques très proches de la contre-insurrection et qui tente de détruire la vie sociale et les formes d’autonomie et d’insoumissions des « populations » ciblées.

Limpérialisme cest un concept assez fort. Dans votre travail, ça semble une évidence car vous êtes dans cette rhétorique mais si on vous demandait de le définir, vous en parleriez comment ?

Ce n’est pas de la rhétorique, l’impérialisme est un stade de développement du capitalisme et de l’Etat, qui arrive à un moment déterminé dans l’histoire de la lutte des classes. Il s’agit d’un rapport de domination à différentes vitesses et qui s’inscrit dans l’espace : c’est le processus d’expansion d’un Etat-nation partant à la conquête de territoires, de ressources et de populations en dehors de ses frontières et mettant en place des formes de dominations et de ségrégations basées sur la classe, le sexe et la race. Les géographes radicaux anglo-saxons expliquent que nous sommes entrés dans une nouvelle phase de développement de l’impérialisme qui ressemble très étrangement à la phase d’accumulation primitive qui avait donné naissance au capitalisme et qui fonctionne par la dépossession des ressources, des territoires, des cultures et des formes de vie autonomes. Je tente de montrer que les campagnes de conquête menées par les grands Etats impérialistes dans le « monde Arabe » (Irak, Afghanistan, Egypte, Syrie…) se combinent avec une dimension intérieure sur leurs propres territoires : l’expansion des mégalopoles urbaines (Grand Paris, Grand Toulouse, Nantes Métropole…). Cette expansion est supportée directement par la tension policière et vise la conquête puis la restructuration petite-bourgeoise des quartiers populaires, le renforcement du socio-apartheid, l’industrialisation de l’enfermement et la massification du néo-esclavage en prison. La police est le fer de lance de cette croisade intérieure.

Mathieu Rigouste / Les Inrocks

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Comme au Bahreïn…

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