Solidarité & Fête

CAPAB antifa

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Volontaire Jim Lynagh: présent !

James ‘Jim’ Lynagh

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Premier mai combatif à Hamburg – 1500 personnes dans le Bloc internationaliste !

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Jolie Rouge – Lacrime e Cherosene

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La pieuvre

mafia

Voici un article de la très bonne revue politique Article 11, qui décrit la situation dans le sud de la péninsule italienne, avec des classes populaires prises entre un État incapable et corrompu, et une mafia toujours bien présente.

La route est bordée d’oliviers, d’orangers et de fenouil sauvage. Un superbe paysage de campagne calabraise gorgé de soleil, à peine scarifié par quelques lointaines éoliennes. Peu avant d’arriver, Silvio – un ami d’origine sicilienne – prévient : « À partir de maintenant, tout ce que vous voyez est contrôlé par la mafia.  » Sous les oliviers, le fumier.

La route mène au centre de rétention local, qui a été bloqué un temps en 2010 lors de la révolte des travailleurs immigrés de Rosarno – ville située à une centaine de kilomètres de là1. Aux abords, les migrants se font plus nombreux. Des hommes, jeunes pour la plupart, qui marchent le long de la route. Ils n’ont pas accès aux transports locaux – tous privatisés. Une banale manifestation de racisme ordinaire, d’après nos compagnons italiens. Comble de l’hypocrisie, ce sont ces migrants privés de droits et surexploités qui maintiennent à flot l’agriculture intensive du coin.

Un aéroport fait face au centre – « pratique » pour les expulsions… Umberto, la quarantaine, attend dans le café qui le jouxte. Les présentations faites, il raconte. Dans la région, il est le seul employé de Libera Terra. L’organisation fait partie du réseau Libera, qui regroupe plus de 1 200 associations ou collectifs italiens luttant contre la mafia de diverses manières. Libera Terra se consacre à la gestion des terres confisquées à la mafia. Six coopératives ont déjà vu le jour, et la septième s’organise progressivement, sur les 100 hectares de terres que l’association vient de récupérer dans les environs.

Le projet va à contre-pied des pratiques agricoles de la région. Il s’agit de proposer une production bio basée sur des circuits courts, afin de garder la main sur la transformation et – à terme – la commercialisation sous un label éthique. Le contexte s’y prête : jusqu’ici, il n’existait pas de production agricole pour le marché local dans la région, les camions de l’agro-industrie faisant des aller-retours à Naples. D’autres producteurs pourront ensuite rejoindre le projet s’ils respectent le cahier des charges de l’association : agriculture bio et pas de contrôle mafieux. Pour l’instant, les réactions de la population locale balancent entre rejet apeuré et attentisme dubitatif.

La Pieuvre

« Avant, dans le sud de l’Italie, on disait qu’il n’y avait pas de mafia. Maintenant, tout le monde prétend qu’elle est morte », remarque Silvio, dubitatif. À ses yeux, toutes les activités économiques alentour (agriculture, tourisme, bâtiment…) sont contrôlées plus ou moins directement par la mafia locale, la ’Ndrangheta. Et de montrer du doigt ce petit village Potemkine scintillant, non loin, dans le soleil rosé de la fin d’après-midi. Toutes les activités de cette station balnéaire sont entre les mains du clan mafieux local, la famille Arena. Les touristes l’engraissent sans avoir la moindre idée de l’envers du décor – ou sans vouloir y prêter attention.

Jusque dans les années 1980, la ’Ndrangheta, branche mafieuse d’origine rurale, s’était spécialisée dans les enlèvements. L’organisation tirerait désormais les deux tiers de ses revenus du trafic de cocaïne, en association avec des cartels mexicains et colombiens. Depuis l’affaiblissement de la Cosa Nostra sicilienne, la ’Ndrangheta est considérée comme l’organisation criminelle la plus prospère de la péninsule, avec un « chiffre d’affaire » estimé à 44 milliards de dollars en 20082. Soit plus ou moins le PIB de la Slovénie. Discrète, elle a su diversifier ses activités, plaçant ses billes dans des entreprises, s’adonnant au blanchiment d’argent, au trafic d’armes ou de déchets toxiques.

Plus loin s’étend un champ couvert d’éoliennes. D’après Umberto et Silvio, leurs pales seraient au centre d’un gigantesque scandale de détournement de fonds de l’Union européenne, de l’ordre de plusieurs centaines de millions d’euros. De fait, les énergies renouvelables sont un investissement logique pour toute organisation disposant de quelques fonds, particulièrement en Italie – troisième acteur européen en matière d’énergie éolienne. Une grande opération de “nettoyage”, opportunément nommée “Autant en emporte le vent”, a d’ailleurs eu lieu en Sicile, mettant à jour de complexes montages financiers autour de la construction de parcs éoliens. Détourner les grasses subventions de l’UE s’avère rentable.

Revue Article 11 – Numéro 10

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Solidarité

Affichepsa

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Savoir-faire français?

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Manipulation, réaction, haine du peuple: la culture bourgeoise, c’est la véritable « inversion des valeurs »

monde droite

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Reconstruire des vies

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« Fête du travail? » Non! Des travailleuses et des travailleurs.

blog premier mai

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Terreur ordinaire

immeuble reims

Un article du blog Servir le Peuple au sujet de l’explosion ayant eu lieu dans un immeuble populaire à Reims. Le genre de drame quotidien qui frappe le bas de l’échelle sociale, comme les suicides, les accidents de transport et de travail, les violences, l’alcoolisme, la drogue, les « bavures » policières… Dans notre monde, sous le capitalisme, on oublie bien vite que tout ceci n’est pas dû au destin mais à un système inhumain et destructeur. Les choses doivent changer.

Dimanche matin, une explosion due au gaz a soufflé un pan entier d’une barre HLM d’un quartier prolétaire de Reims, en Champagne. Le bilan, toujours provisoire (il reste des ‘personnes manquantes’) est de 3 mort-e-s, 14 blessé-e-s dont un (au moins) très grièvement, parmi lesquel-le-s des enfants ; tandis que plus de 300 personnes se retrouvent délogées de leur habitation, dont 53 (sans solution immédiate de relogement) s’entassent à l’heure actuelle dans un gymnase comme des réfugié-e-s de guerre.

Des réfugié-e-s de guerre… OUI, car cette tragédie est un nouvel épisode, particulièrement meurtrier, de la GUERRE NON-DÉCLARÉE CONTRE LES CLASSES POPULAIRES que mène, depuis maintenant des siècles mais avec une intensité renouvelée depuis les années 1970 (seconde crise générale du capitalisme), le système bourgeois. Une guerre que le grand capitaliste US Warren Buffet (mais ç’aurait pu être n’importe lequel de ses comparses BBR), il y a quelques années, reconnaissait avec une mine enjouée et affirmait que ‘sa classe’, la bourgeoisie, était ‘en train de (la) gagner’ – de cela, nous nous ferons un jour un plaisir de le démentir (lui et ses semblables), en le collant contre un mur.

Un épisode particulièrement insupportable, rapporté par des témoins (habitant-e-s du quartier), est que, alors que des victimes émergeaient des décombres et suppliaient à l’aide, plus de 40 hommes du peuple en parfaite condition physique ont été empêchés, par les ‘premiers secours’, de procéder à un début de déblaiement qui aurait peut-être pu sauver des vies ; cela au nom des ‘procédures’, ce maître-mot de l’ordre capitaliste crachant quotidiennement au visage des masses le mépris et l’infantilisation qu’il leur voue. D’ailleurs (et pire), à l’écoute des premiers témoignages des personnes présentes, il est même permis de se demander si le bilan humain n’est pas bien plus lourd que ce que nous annoncent les merdias aux ordres…

L’immeuble, nous disent ces même merdias, était ‘vétuste’… En réalité, cette ‘vétusté’ n’est en rien une exception ; mais au contraire une parfaite généralité de la relégation qui frappe, en Hexagone, des millions et des millions de personnes du peuple : l’on estime ni plus ni moins qu’à 8 millions le nombre de personnes, en ‘France’, ayant des ‘difficultés’ pour se loger, parmi lesquelles 3,6 millions de ‘mal-logé-e-s’ proprement dit-e-s et de sans-domiciles (au nombre de 685.000). Plus de 4 millions de logements (soit, potentiellement, dans les 10 millions de personnes) relèvent du logement dit ‘social’, autrement dit, des HLM dont bon nombre sont en tout point comparables à la barre qui a sauté à Reims. En 2011 a été procédé à pas moins de 113.000 expulsions : des personnes qui, faute de revenus suffisants pour SE PAYER le droit élémentaire qu’est un toit, se retrouvent jetées sur le trottoir avec toute leur vie et leurs maigres biens personnels… Cela parce que dans le système capitaliste à son apogée réactionnaire, lorsque le Capital a englobé tous les aspects de la vie sociale, le mètre carré habitable devient comme tout le reste une VALEUR MARCHANDE, un capital à valoriser. Et, depuis maintenant plus d’une décennie, la valeur ‘locative’ du mètre carré habitable a, sous l’effet de la spéculation (inévitable en temps de crise généralisée), explosé, rendant le logement décent (en termes d’espace, de commodités et de non-vétusté) tout simplement inaccessible pour des revenus populaires de 1.000-1.500 euros par mois, voire moins. Peu importe que se loger soit un droit humain fondamental, élémentaire, inaliénable… La ‘France’ n’est-elle pas, d’ailleurs, depuis qu’elle est ‘république’, une république de propriétaires et particulièrement de propriétaires fonciers (ils sont des millions, particuliers ou régies immobilières, sans oublier les offices HLM ou… l’État lui-même – et bien sûr les bailleurs ruraux à la campagne) ; dont toutes les lois (sur les baux immobiliers, le logement, l’urbanisme etc.) vont littéralement dans ce sens ?

Servir le Peuple

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« 10 » – Documentaire sur la boxe populaire antifasciste en Italie

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METIK – Où Sont Passés…?

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Liberté

Mumia Abu Jamal

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Un point sur la situation en France

manif pour tous répression

Ça y est, la « loi Taubira » accordant le droit de mariage aux couples homosexuels est passée, et dans un même temps, le droit du travail connait une des pires attaques qu’il ait subi dans les dernières décennies avec l’ANI (accords écrits par le MEDEF, signés par le PS). Le climat qui règne dans l’état français mérite donc quelques éclaircissements et réflexions car la logique de l’époque entraine une série d’évènements qui aura des conséquences graves sur nos vies.

Tout d’abord, concernant le mariage homosexuel. C’est bien sûr une cause à défendre, sur des bases claires et simples: il n’est pas question de renforcer l’institution du mariage, qui doit être naturellement critiquée (à ce sujet, les réactionnaires ont beau jeu de défendre le « mariage traditionnel » qui institutionnalise le patriarcat et qui de toute façon recoupe à l’heure actuelle des réalités très variées). Pour autant, le mariage pour tou-te-s signifie l’égalité des couples reconnue dans la société, notamment sur le plan économique. C’est un pas en avant important pour combattre les divisions dans le peuple. Et pourtant! Cette question, instrumentalisée par la bourgeoise, a servi non pas à mobiliser sur des thèmes progressistes mais à diviser encore plus, à faire ressurgir l’homophobie de masse des classes dominantes.

Le processus est simple: actuellement, dans une phase d’effondrement progressif du système économique capitaliste, la bourgeoisie – de droite comme de gauche – n’a plus aucun rôle social positif pour les classes populaires. Il est probable que le PS ait voulu « bien faire » avec cette loi, mais sa gestion désastreuse du processus en a fait un exutoire pour les homophobes (pouvait on attendre autre chose du PS?). Ceux ci se victimisent constamment. Alors qu’ils ont organisé des manifestations de masse allant de la frange conservatrice de la grande bourgeoisie jusqu’aux néofasciste « révolutionnaires », dont les débordements ont donné lieu à une passivité étrange des forces de répression, ils crient au scandale et à la « dictature socialiste ». Le PS et ses défenseurs servent d’idiots utiles à une sinistre farce, avec la radicalisation de la bourgeoisie conservatrice qui voit de plus en plus le fascisme comme une option envisageable. Les quelques dispersions par les CRS opérées contre les « manifs pour tous » sont d’une mollesse hallucinante pour toute personne ayant participé à un mouvement social, pendant lesquels l’état blesse, emprisonne, humilie voire assassine. Normal: les forces de police sont dans le même camp que le lobby bourgeois Ichtus ou que l’institut réactionnaire Civitas. L’ordre du jour pour ces gens là, c’est la prise de pouvoir, l’organisation de l’insurrection, de la révolution conservatrice, et les « forces de l’ordre » ont un rôle à y jouer.

Car dans le même temps, la bourgeoisie « progressiste » (enfin, socialement), c’est à dire le PS, assume en fait un rôle de restructuration du système économique, avec les politiques d’austérité et les accords comme l’ANI, qui contente seulement une partie des classes dirigeantes mais ne vas pas assez loin pour une autre. En bref, avec le PS, les plus réactionnaires ont peur de voir le système se fissurer, de voir les contradictions apparaitre au grand jour. Ainsi dans les manifestations homophobes, on a des slogans comme « CRS en banlieue », « la police avec nous », « dictature socialiste »… Cela témoigne d’une volonté répressive incroyable, seule la mobilisation pour empêcher d’autres personnes d’avoir des droits égaux serait justifiée! N’oublions pas non plus le rôle de l’église et des pontes de l’armée dans l’organisation de ces démonstrations de force. Les choses sont de plus en plus claires… Et quand les sociaux-démocrates radicaux du Front de gauche demandent une timide amnistie des militants condamnés lors de mouvements sociaux, le PS emboite le pas à la réaction en se scandalisant. Ses représentants disent que cela « légitimerait les violences« . L’ex-premier ministre Raffarin (UMP) dit également qu’une amnistie donnerait « le sentiment qu’il n’y plus d’autorité, de respect du bien commun, du bien de tous, y compris de l’entreprise« .

Mais oui, Jean-Pierre, c’est exactement ça! Ton respect de l’autorité et du bien de tous incarné par la défense ultra-autoritaire du « bien de l’entreprise », bref du rapport de classe en faveur de la bourgeoisie, que tu incarnes comme Montebourg, les ouvriers n’ont ont plus rien à carrer! Et avec l’ANI qui passe, ils ont raison de se révolter, c’est légitime de s’en prendre à la sacro-sainte entreprise patronale (construite pas qui? Fonctionnant grâce à la force de qui?). Et dans le même mouvement, il est logique et légitime de poser la question du pouvoir, de la propriété collective des moyens de production, qui est la seule voie possible de sortie de la crise, contrairement à ce que martèlent nos dirigeants… Et quand les CRS gazent les travailleurs, on sait de quelle côté est la violence!

D’autre part, on peut s’étonner de la passivité de certaines parties de « l’extrême gauche » (on se comprend) refusant de défendre clairement un camp et d’agir pour défendre une stratégie révolutionnaire. Avec par exemple des articles comme celui de Rebellyon – un média faisant pourtant un très bon travail sur certaines questions – annonçant une « défaite des homophobes » (on croit rêver…) où celui de Voie Lactée profitant de la question avec un opportunisme désespérant pour tacler le silence des médias progressistes (quand on refuse d’avoir une pratique et qu’on se contente de faire de l’arrière-gardisme médiatique ou culturel, ce n’est pas très difficile). La situation explosive d’aujourd’hui nécessite le développement de solidarités à la base pour construire sans concessions nos analyses et nos organisations.

Car en face la bourgeoise s’organise vite: les médias ont très peu relayé les menaces de mort envoyées à différentes personnalités par le groupe « interaction des forces de l’ordre », dénonçant un supposé « complot stalinien »… L’extrême droite suit la même pente puisqu’elle est objectivement et au quotidien du côté du système en place, contre les combats des classes populaires, pour ceux des classes dirigeantes. Et que ses factions luttent pour gagner en crédibilité et être soutenues par ces mêmes classes.

Pour ne pas être dépassés, il n’y a donc pas de temps à perdre: aucun espoir ne peut être placé dans le PS et ses soutiens, ni dans le jeu parlementaire ou les mobilisations réformistes défaitistes. Il faut rompre avec les vieux schémas de la social-démocratie et du simple syndicalisme économiste pour renforcer les organisations et réseaux de classe capables de mener une lutte radicale, avec un but clairement défini, révolutionnaire.

D.

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Pour un premier mai révolutionnaire

3a

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Coup – My Favorite Mutiny

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Contre les récupérations du Premier Mai par la réaction: Massilia antifa

blog massilia antifa

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Rien à attendre

blog parlement

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Au sujet du racisme

blog algérie française

Voici un très bon texte publié sur le site « Non au musée fasciste à Montpellier », qui s’oppose à la création d’un « musée de l’Histoire de la France en Algérie » (rien que ça…) destiné à donner une vision bourgeoise favorable à la barbarie coloniale. Au delà du combat contre la culture des élites visant à maquiller la réalité et à s’auto-justifier, ce texte parle du problème du racisme qu’elle produit, pour diviser le peuple.

Vu le climat actuel, il est important de revenir à quelques bases.

Premièrement, le racisme est un instrument des classes dirigeantes.

Le racisme est introduit et entretenu pour diviser le peuple, le rendre plus faible, détourner sa colère et ainsi pouvoir continuer à l’exploiter.

Malheureusement, ça marche souvent, y compris au sein même du peuple.

A part ceux qui le diffusent volontairement dans les rangs du peuple, personne ne choisit d’être raciste ou pas. Ce qui signifie aussi que personne ne peut décréter qu’il n’est pas raciste.

Etre raciste ce n’est pas seulement tenir des propos racistes ou attaquer physiquement les immigrés. Il existe de nombreux racistes qui se disent progressistes voire révolutionnaires et qui parlent comme il faut.

On peut être raciste par intérêt, par bêtise ou par ignorance.

L’intérêt, c’est par exemple de vouloir écarter des concurrents et penser ainsi pouvoir trouver du boulot plus facilement. C’est aussi de faire répéter aux profs que la bataille de Poitiers est importante et surtout que c’est une « victoire » alors que c’est faux! En effet, les Arabes auraient notamment énormément apporté à la France en terme de découvertes scientifiques et technologiques. L’intérêt, c’est également penser que c’est normal que l’Etat français organise le pillage de l’Afrique et que « ce serait le KO autrement », que c’est normal de payer aussi peu chère l’électricité produite grâce à l’uranium du Niger…

La bêtise, c’est de croire aux arguments des racistes sur une pseudo supériorité raciale, sur le fait que certains seraient de « grands enfants incapables de prendre leur destin en main », de penser lorsqu’ils croisent un Noir qu’il est balayeur et pas médecin, de penser que les émigrés viennent en France parce qu’ils l’ont choisi…

Enfin, l’ignorance, c’est ne pas connaître l’autre, ne jamais avoir habité dans les mêmes quartiers, ne pas travailler comme ouvrier…

Alors, bien sûr, personne n’est raciste à 100%. Ni à 0% d’ailleurs. Mais de 0 à 100%, il y a beaucoup de  possibilités. Il y a aussi une dynamique: celle de ceux qui veulent guérir et avancer vers une plus grande unité du peuple ou celles des beaufs qui ne se posent pas de question, se vautrent dans leur nullité et polluent leur environnement. Par exemple, c’est le cas de ceux qui se disent de gauche mais qui sont obsédés par les musulmans comme d’autres le sont par la haine des juifs.

Malheureusement, une fois touché, un raciste se transforme en propagandiste. Il est donc doublement dangereux. C’est pour cette raison qu’il faut le convaincre et l’empêcher de nuire si la première solution est sans objet ou ne fonctionne pas. Il faut s’opposer et ne pas laisser dire ou laisser faire!

C’est exactement la même chose avec les institutions comme les musées, la police, l’armée ou l’école qui sont en plus financés par notre argent.

Avec cet autoproclamé « musée de la présence française en Algérie » qui devrait ouvrir à Montpellier, il n’est pas question de convaincre les frêchistes, que nous connaissons trop bien.

Nous devons donc nous opposer à ce projet de musée qui dirait peut-être quelques mots sur les tortures les plus difficiles à cacher mais ce mémorial pour colonialistes aigris, globalement, n’en serait pas moins un outil pour propager la haine contre les peuples d’Algérie et originaires d’Algérie.

Cela est inacceptable!

Afin que ce projet ne devienne pas une réalité, pour lutter ensemble contre le racisme: rejoins-nous!

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2Pac – Holler if ya hear me !

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Mieux que les indignés

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Dis oui à la lutte de classe

class war

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Frantz Fanon au sujet de la violence

Frantz Fanon

Encore un très bon texte ressorti par nos camarades de Libération Irlande. Il est tiré de l’œuvre majeure de Frantz Fanon Les damnés de la terre. Un des deux livres que tout militant des black panthers devait avoir lu… Les écrits de Fanon, théoricien majeur de la décolonisation, restent toujours d’actualité malheureusement.

A la formule “Tous les indigènes sont pareils », le colonisé répond : “Tous les colons sont pareils.” Le colonisé, quand on le torture, qu’on lui tue sa femme ou qu’on la viole, ne va se plaindre à personne. Le gouvernement qui opprime pourra bien nommer chaque jour des commissions d’enquête et d’information. Aux yeux du colonisé, ces commissions n’existent pas. Et, de fait, bientôt sept ans de crime en Algérie et pas un Français qui ait été traduit devant une cour de justice française pour le meurtre d’un Algérien. en Indochine, à Madagascar, aux colonies, l’indigène a toujours su qu’il n’y avait rien à attendre de l’autre bord. Le travail du colon est de rendre impossibles jusqu’aux rêves de liberté du colonisé. Le travail du colonisé est d’imaginer toutes les combinaisons éventuelles pour anéantir le colon. Sur le plan du raisonnement, le manichéisme du colon produit un manichéisme du colonisé. A la théorie de “l’indigène mal absolu” répond la théorie du “colon mal absolu”.

L’apparition du colon a signifié syncrétiquement mort de la société autochtone, léthargie culturelle, pétrification des individus. Pour le colonisé, la vie ne peut surgir que du cadavre en décomposition du colon. Telle est donc cette correspondance terme à terme des deux raisonnements. Mais il se trouve que pour le peuple colonisé cette violence, parce qu’elle constitue son seul travail, revêt des caractères positifs, formateurs. Cette praxis violente est totalisante, puisque chacun se fait maillon violent de la grande chaîne, du grand organisme violent surgi comme réaction à la violence première du colonialiste.

Les groupes se reconnaissent entre eux et la nation future est déjà indivise. La lutte armée mobilise le peuple, c’est-à-dire qu’elle le jette dans une seule direction, à sens unique. La mobilisation des masses, quand elle se réalise à l’occasion de la guerre de libération, introduit dans chaque conscience la notion de cause commune, de destin national, d’histoire collective. Aussi la deuxième phase, celle de la construction de la nation, se trouve-t-elle facilitée par l’existence de ce mortier travaillé dans le sang et la colère. On comprend mieux alors l’originalité du vocabulaire utilisé dans les pays sous-développés. Pendant la période coloniale, on conviait le peuple à lutter contre l’oppression.

Après la libération nationale, on le convie à lutter contre la misère, l’analphabétisme, le sous-développement. La lutte, affirme-t-on, continue. Le peuple vérifie que la vie est un combat interminable. La violence du colonisé, avons-nous dit, unifie le peuple. De par sa structure en effet, le colonialisme est séparatiste et régionaliste. Le colonialisme ne se contente pas de constater l’existence des tribus, il les renforce, les différencie. Le système colonial alimente les chefferies et réactive les vieilles confréries maraboutiques. La violence dans sa pratique est totalisante, nationale.

De ce fait, elle comporte dans son intimité la liquidation du régionalisme et du tribalisme. Aussi les partis nationalistes se montrent-ils particulièrement impitoyables avec les caïds et les chefs coutumiers. La liquidation des caïds et des chefs est un préalable à l’unification du peuple. Au niveau des individus, la violence désintoxique. Elle débarrasse le colonisé de son complexe d’infériorité, de ses attitudes contemplatives et désespérées. Elle le rend intrépide, le réhabilite à ses propres yeux. Même si la lutte armée a été symbolique et même s’il est démobilisé par une décolonisation rapide, le peuple a le temps de se convaincre que la libération a été l’affaire de tous et de chacun, que le leader n’a pas de mérite spécial. La violence hisse le peuple à la hauteur du leader. D’où cette espèce de réticence agressive à l’égard de la machine protocolaire que de jeunes gouvernements se dépêchent de mettre en place.

Quand elles ont participé, dans la violence, à la libération nationale, les masses ne permettent à personne de se présenter en “libérateur”. Elles se montrent jalouses du résultat de leur action et se gardent de remettre à un dieu vivant leur avenir, leur destin, le sort de la patrie. Totalement irresponsables hier, elles entendent aujourd’hui tout comprendre et décider de tout. Illuminée par la violence, la conscience du peuple se rebelle contre toute pacification. Les démagogues, les opportunistes, les magiciens ont désormais la tâche difficile. La praxis qui les a jetées dans un corps à corps désespéré confère aux masses un goût vorace du concret. L’entreprise de mystification, devient, à long terme, pratiquement impossible.

F. Fanon, Les damnés de la terre, Paris, Gallimard, 1991, p. 126.

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