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Webinaire international Maurice Blanchot | Écriture et politique : grève, désappropriation, errance

Webinaire international Maurice Blanchot
Écriture et politique : grève, désappropriation, errance

Mercredi 29 avril, 13h heure française

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Présentation

Cette séance du Webinaire international Maurice Blanchot prévilégie trois axes notionnels : la grève comme geste d’interruption et de destitution ; la force de l’écriture éprouvée dans l’épuisement et la passivité ; l’errance comme condition d’une communauté sans fondement, marquée par le désœuvrement et la distance. Les trois interventions réunies enquêtent ainsi sur une conception de la politique qui ne se réduit ni à la prise du pouvoir ni à l’affirmation d’identités stables, mais qui s’ouvre à une expérience de suspension, d’insurrection permanente et d’exposition au dehors. La grève littéraire, la force sans pouvoir et la communauté inavouable configurent des formes hétérodoxes de transformation politique, où l’écriture n’est ni programme ni téléologie, mais interruption, épuisement et déplacement. En articulant ces perspectives, le webinaire entend mettre en lumière l’actualité de la pensée blanchotienne pour envisager des pratiques de résistance fondées sur la destitution de la souveraineté, la désappropriation de la parole et l’ouverture à une communauté qui ne repose pas sur l’identité, mais sur le partage de l’impossible.


Mayara Dionizio : “ De la grève littéraire à la grève humaine”

Université Fédérale du Paraná
Université du Québec à Montréal

Mayara Dionizio est chercheuse postdoctorale à l’Université Fédérale du Paraná (Brésil) et à l’Université du Québec à Montréal (Canada). Elle est membre du comité de rédaction d’Espace Maurice Blanchot. Elle intervient en tant qu’auteure et traductrice du français vers le portugais. Auteure de Antonin Artaud : l’instant intermittent (2020), ses travaux les plus récents en tant que traductrice comprennent : Le verbe volé : textes choisis d’Antonin Artaud (2025) (traduction et organisation) ; Théories féministes voyageuses : internationalisme et coalitions depuis les luttes latino-américaines (2026), de Mara Montanaro (trraduction).

Erika Rodrigues: “Force d’écriture : Maurice Blanchot et l’épuisement”

Institut de Philosophie de l’Université de Porto

Erika Rodrigues est chercheuse à l’Institut de Philosophie de l’Université de Porto (Portugal), membre intégrante du groupe de recherche Aesthetics, Politics and Knowledge (IF-FLUP) et membre du comité éditorial d’Espace Maurice Blanchot. Elle a publié Da insuportabilidade da escrita. Uma questão filosófico-literária em Maurice Blanchot (Collection « Esthétique, Politique et Arts », Faculté des Lettres de l’Université de Porto, 2023), ainsi que les recueils de poésie Genealogia das aves tectónicas (Éditions Flâneur, Porto, 2024) et De uma membrana vítrea nasceram espectros (Éditions Urutau, Lisboa, 2026).

Michelle Martins : “Errance et vagabondage — L’insupportable de la communauté : Maurice Blanchot et la politique du désœuvrement

Université d’État de l’Ouest du Paraná

Michelle Martins de Almeida est titulaire d’une licence en Philosophie et d’un master en Littérature de l’Université d’État de Montes Claros (Unimontes, Brésil). Elle est doctorante en Philosophie à l’Université d’État de l’Ouest du Paraná (Unioeste, Brésil) et effectue actuellement un séjour doctoral en mobilité Internationale au Centre de Recherche en Arts et Esthétique (CRÆ) de l’Université de Picardie Jules Verne (UPJV), sous la direction de Christophe Bident. Ses recherches portent sur Maurice Blanchot, Antonin Artaud, Gilles Deleuze et Félix Guattari, ainsi que sur la pensée française contemporaine, notamment sur les rapports entre la philosophie et la littérature, dans le domaine du langage, de l’esthétique, de la subjectivité et du politique.

Quelque chose de rouge dans la nuit | Clément Willer

Quelque chose de rouge peut se mettre à miroiter dans la nuit, pour qui se vouerait au mystère de ces occupations sans finalités ailleurs qu’en elles-mêmes, dont on ne peut faire ni des marchandises ni des théories : errer, parler, aimer, écouter, regarder. Autrement dit, si l’on veut suspendre le cours désastreux de l’histoire contemporaine, si l’on veut préparer les conditions d’une vie non capitaliste, d’une vie communiste, il convient en premier lieu de rompre avec les logiques productivistes et positivistes qui ont contaminé toutes nos manières ordinaires d’agir et de penser. C’est ce que suggère une lecture attentive d’un versant peu exploré de l’œuvre de Marguerite Duras, où se manifeste sa passion fervente et durable pour le communisme. En 1944, elle adhéra au Parti communiste français, dans l’euphorie des premiers signes de la libération, suivie par ses amis Robert Antelme et Dionys Mascolo. « On est devenus fous de communisme », dira-t-elle plus tard en se remémorant cette époque. Si elle en fut exclue assez rapidement pour dissidence, elle ne cessa jamais cependant de se dire communiste. Même après la chute de l’Union soviétique, elle déclarait encore, de manière énigmatique : « Je voudrais me réinscrire au P. C. » En même temps, sa conception du communisme n’a jamais eu grand-chose à voir avec le communisme étatique russe. Elle rêvait d’un communisme qu’il faudrait « essayer de ne pas construire », un communisme dont la venue demande de brouiller le rapport entre ratage et réussite. Quelque chose de rouge dans la nuit propose de lire ce rêve d’un communisme sauvage dans la lignée du romantisme révolutionnaire, de ce mouvement qui à contre-courant de la modernité cherche à expérimenter ici et maintenant des fragments d’utopie postcapitalistes, en retraçant ses affinités avec d’autres marxistes hétérodoxes dont Duras a croisé le chemin d’une manière ou d’une autre, comme Georges Bataille ou Maurice Blanchot, Rosa Luxemburg ou Walter Benjamin.

Pour plus d’informations

Le Groupe de la rue Saint-Benoît — Repenser la pratique intellectuelle (Journée d’étude, 9 janvier 2026)

Le Groupe de la rue Saint-Benoît — Repenser la pratique intellectuelle (Journée d’étude, 9 janvier 2026)
University of London Institute in Paris (Lecture Theatre)
University of London Institute in Paris en partenariat avec l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine (Imec)


Le « groupe de la rue Saint-Benoît » renvoie à un groupe d’intellectuels (dont Robert Antelme, Marguerite Duras, Jean Duvignaud, Edgar Morin, Dionys Mascolo, Claude Roy…) se retrouvant régulièrement chez Marguerite Duras rue Saint-Benoît à Paris, de la fin des années quarante jusqu’aux années soixante, à la recherche d’un « communisme de pensée ». Bien qu’ils ne puissent être considérés comme un « groupe » que de manière informelle, leurs écrits et interventions divers offrent un ensemble de propositions sur la pratique intellectuelle communiste dont les implications n’ont pas encore été examinées et décortiquées.
Cette journée d’étude interdisciplinaire propose d’analyser l’importance historique du groupe et son influence sur la pratique intellectuelle contemporaine.


Journée d’étude coordonnée par Eugene Brennan (Ulip) et François Bordes (Imec).
Accès libre, sous réserve d’inscription préalable par e-mail : eugene.brennan@ulip.lon.ac.uk

Télécharger le programme

Apprendre de Maurice Blanchot | 22 janvier 2026

La parution de Sur la parole analytique. Maurice Blanchot aux Éditions Nouvelles du Champ lacanien, issu du colloque organisé par Alexandre Faure à Rennes le 10 février 2024, nous offre l’occasion de nous réunir, mus par les suites de ce transfert à une écriture qui creuse ce que la parole épuise.

Nous vous invitons à une rencontre organisée au local de l’EFPCL. Avec Michel Bousseyroux, qui nous fait l’amitié de ses mots, nous espérons que nos silences animés du désir d’a-prendre donneront appui à de riches échanges.

Organisé par le Pôle 14 de l’EFPCL, en collaboration avec l’Espace Maurice Blanchot.

A Green Blanchot Revisited

A Green Blanchot Revisited (Un Blanchot vert revisité)

Numéro spécial du Oxford Literary Review 47.2, Décembre 2025

éd. Philippe Lynes

Depuis la publication des articles « A Green Blanchot : Impossible ?» (Paragraph 30.3, 2007) et « Blanchot and the End of Nature » (Parallax 16.2, 2010), une nouvelle vague d’intérêt quant à l’apport de l’œuvre de Blanchot pour l’écocriticisme et à la philosophie environnementale, une sorte d’éco-déconstruction avant la lettre, s’est fait ressentir. Nous le lisons dans Art and Technology in Maurice Blanchot (Presses Universitaires d’Édinbourg, 2023) de Holly Langstaff, qui démontre l’importance continue de Blanchot dans les débats philosophiques contemporains sur la technique, le post-humain et la pensée écologique ; Blanchot, Ecology and Contemporary Fiction : The Thought of the Disaster (Presses Universitaires d’Édinbourg, 2023) de Jonathan Boulter, qui lit l’idée du désastre chez Blanchot par rapport à la fiction écologique contemporaine du Royaume-Uni et de l’Ireland ; la collection allemande Die Apokalypse Enttäuscht: Atomtod, Klimakatastrophe, Kommunismus (éd. Alexander García-Düttmann and Marcus Quent, Diaphanes, 2023), qui fait converser l’essai de 1964 de Blanchot, « L’apocalypse déçoit », avec la catastrophe climatique. Ce numéro spécial de Oxford Literary Review approfondit les réflexions sur l’œuvre philosophique, critique et littéraire de Blanchot par rapport aux grandes crises écologiques de nos temps, y compris l’extinction, le réchauffement et la dégradation environnementale. Comment les réflexions de Blanchot sur le désastre et le nihilisme nous aident-elles à mieux concevoir la sixième extinction en masse ? Comment la pensée de Blanchot sur la littérature et le droit à la mort nous permet-elle de mieux apprécier l’afflux de fiction climatique et apocalyptique ? Comment les romans et récits de Blanchot nous aident-ils à repenser la nature, la terre, les mondes animaux et végétaux, et notre rapport au monde nonhumain en général ?

Outre les contributions de Silvano Facioni, Alexander García Düttmann, Leslie Hill, Arleen Ionescu, Philippe Lynes, Laurent Milesi, Alex Obrigewitsch et de Michael Portal, ce numéro spécial inclut une conversation radio inédite de 1983 entre Jacques Derrida, Philippe Lacoue-Labarthe et Jean-Luc Nancy intitulée « Les Discours de la fin », où la pensée de Blanchot sur le communisme, le désastre, l’écriture, la fin du livre, le nihilisme et la technique y joue le rôle principal.

Webinaire Maurice Blanchot : séance du 27 novembre 2025

Webinaire Maurice Blanchot : séance du 27 novembre 2025, 13h-15h

Organisation : Christophe Bident, Jérémie Majorel & Parham Shahrjerdi

Lien de connexion :

https://u-picardie-fr.zoom.us/j/93018646990?pwd=4HNwz3CEwGuf60XgZap0Bk0a9djLsQ.1

Kai Gohara : « La sincérité et le silence chez Blanchot  en comparaison avec Merleau-Ponty »

La publication en 2013 des Recherches sur l’usage littéraire du langage, notes préparatoires aux cours donnés au Collège de France en 1953, a révélé que Merleau-Ponty lisait à l’époque les textes de Blanchot, parallèlement à ceux de Valéry, Parain, Paulhan, Sartre et autres. Merleau-Ponty et Blanchot faisaient partie des critiques qui, pendant et après la guerre, se sont penchés sur les nombreuses apories auxquelles se heurtait le langage littéraire. En parcourant Recherches, on constate que les principales apories auxquelles Merleau-Ponty s’intéressait concernaient la « sincérité » et le « silence » de l’écrivain. Ces thèmes étaient des questions que les critiques susmentionnés abordaient chacun sous un angle différent. Dans cette intervention, nous allons examiner les textes de Blanchot, notamment, « Le paradoxe d’Aytré » (1946), afin de mettre en évidence les différences entre les points de vue de Merleau-Ponty et de Blanchot sur ces deux thèmes.

Kai Gohara est professeur à l’Université de Tokyo (Japon). Elle a soutenu sa thèse en 2007 à l’Université Paris 7 et a publié en japonais L’image minimale de la littérature  sur Maurice Blanchot (2011). Elle a publié des études de l’œuvre de Blanchot en japonais et en français. Elle a participé aux traductions de L’Instant de ma mort, de L’Entretien infini et des Chroniques littéraires du Journal des débats de Blanchot.

Victória Monteiro de Lima : « Lindécidabilité de veillerdans Thomas l’obscur (1950) »

Cette intervention se penchera sur l’indécidabilité sémantique dans Thomas l’obscur (1950), comprise comme un procédé narratif qui oblige la pensée à opérer avec des catégories inhabituelles d’indétermination et de négativité, si caractéristiques de l’écriture de Blanchot. Ayant comme étude de cas le verbe veiller – dont la traduction en portugais brésilien oscille entre « velar », « vigiar » et « permanecer em vigília » – dans le chapitre II, nous évaluerons les effets que chaque option produit dans l’économie du paragraphe, en tenant compte de l’ambiance plus large du récit. Comme on peut le constater, le choix du verbe « velar » inscrit la scène dans une atmosphère funèbre et ritualiste qui est, en soi, la mise en scène de l’insaisissable : les mots désignent des relations qu’ils ne parviennent pas à saisir, ils « veillent » tout en révélant une absence. Quant à « vigiar » et « permanecer em vigília », bien que ces verbes partagent une phénoménologie de l’attention à l’invisible, ils déplacent également l’axe de l’expérience du rituel de la mort vers la pure attente face au vide. Il s’agit donc d’une ambiguïté qui reconfigure non seulement le sens, mais aussi l’économie même du regard dans le récit, apportant des nuances décisives dans la traduction. Le choix de l’un ou l’autre terme n’est pas purement lexical, il est stratégique, car il définit l’axe de lecture, que ce soit par la voie de la mort et du secret (« velar ») ou par la voie de l’attente et de l’œil intérieur (« vigiar » et « permanecer em vigília »), réalités qui, chez Blanchot, souvent se confondent.

Victória Monteiro est maître en Études de la Traduction (Universidade de São Paulo) et titulaire d’une licence en Lettres Modernes (Universidade de São Paulo | Université Lumière Lyon 2). Son mémoire porte sur la présence de la traduction dans l’œuvre de Blanchot et présente également une traduction commentée des quatre premiers chapitres de Thomas l’obscur (1950). En 2025, elle a intégré le comité d’organisation de deux événements consacrés à Blanchot au Brésil : le IIe Colloque International Maurice Blanchot (UFPR, Curitiba) et la Ire Journée Maurice Blanchot (USP, São Paulo).

Giovanni Salvagnini Zanazzo : « La subjectivité négativedans la nouvelle version de Thomas l’obscur »

La notion de « subjectivité négative » vise à identifier une approche de type apophatique de la subjectivité, la considérant non par l’accumulation de formes visibles et de signes identitaires mais, en revanche, comme ce sur quoi rien ne peut être dit – à l’image du Dieu de la théologie négative. Pour mieux éclairer le sens de cette notion, nous poserons une distinction entre le côté « solide » et le côté « irremplaçable » de la subjectivité, où le premier côté indique une solidité identitaire assez stéréotypée, de type bourgeois, tandis que le deuxième désigne, à travers une référence gidienne, le désir de se rendre irremplaçable, peu importe le moyen. C’est notamment ce dernier volet, et pas seulement le premier, que la subjectivité négative met en crise. En ce sens, la nouvelle version de Thomas l’obscur (1950) de Blanchot en constitue un cas exemplaire, dans la mesure où elle représente la descente de son protagoniste dans la dimension neutre de la « nuit ». Il s’agira donc d’étudier dans quelle mesure et par quels moyens ce roman participe du mouvement blanchotien de l’écriture menant du « Je » au « Il ». Ce faisant, on mettra en évidence qu’il est possible d’y déceler encore des persistances non négligeables, même si souvent négligées, de la notion de subjectivité – à la fois dans le point de vue situé du personnage et dans quelques-unes de ses considérations.

Giovanni Salvagnini Zanazzo est doctorant à l’Université de Padoue, en Italie, en cotutelle avec l’Université Paris Nanterre. Son projet de thèse porte sur les représentations « négatives » de la subjectivité dans les littératures française et italienne du XXe et du XXIe siècle. Il a participé en tant qu’intervenant ou organisateur à plusieurs colloques nationauxet internationaux. Il a également publié de nombreux essais dans des revues académiques telles que la Revue italienne d’études françaisesBetweenLigeia et Comparatistica. Ses recherches portent aussi sur la réception du Japon dans la littérature française, sur la théorie littéraire contemporaine ainsi que sur des écrivains italiens et français (dont Landolfi,Manganelli, Valéry, Barthes).

Sur la parole analytique. Maurice Blanchot

Parler, peut-être ne faisons-nous jamais que ça. La chose, pourtant, n’est pas toujours si simple, ni si plaisante. Et ne porte pas toujours à conséquence.

Le contexte de publication de « La Parole analytique », en 1956, est tout sauf neutre : centenaire de Sigmund Freud, parution de la première traduction française de La Naissance de la psychanalyse, publication de l’article de Jacques Lacan « Fonction et champ de la parole et du langage en psychanalyse ».

Son auteur, Maurice Blanchot, étonne ceux qui l’approchent par son intelligence autant que par son atopie : lui qui confiait sa retenue et sa prudence à propos de l’expérience analytique, fut pourtant de ceux qui, comme Jacques Lacan, n’auront jamais cessé de revenir à ce que parler veut dire.

Le texte inspirant de « La Parole analytique » invite le psychanalyste à donner les raisons de son accord ou de son désaccord avec ce qui est dit de l’inconscient et des implications de celui-ci.

Chose entreprise à plusieurs voix dans ce volume, dont la fonction critique opère alors comme starter d’un travail renouvelé des concepts de la psychanalyse, de l’acte du psychanalyste et de sa pratique qu’il s’agit encore et toujours, et particulièrement pour notre temps, de séparer d’une simple pratique de parole.

Les auteurs
David Bernard, Michel Bousseyroux, Christine de Camy, Alexandre Faure, Claudine Hunault, Marie-José Latour, Parham Shahrjerdi, Colette Soler, Dominique Touchon-Fingermann.

ISBN 978-2-491126-44-5

Pour en savoir plus

Une brève d’Adèle Jacquet-Lagrèze à propos de : Sur la parole analytique. Maurice Blanchot

Terreur et Rhétorique : Giraudoux, Sartre, Blanchot

Les 14 et 15 octobre 2023, la Maison Franco-Japonaise de Tokyo accueillait le colloque « Terreur et Rhétorique : Giraudoux, Sartre, Blanchot ». Réunissant chercheurs français et japonais, ce colloque a été l’occasion de se pencher sur les rapports complexes entre ces trois auteurs à la fin des années 1930 et au début des années 1940. Il s’agissait en particulier de s’interroger sur la place de la réception critique de Giraudoux dans la formation de la pensée de Sartre et Blanchot autour de la littérature et du langage. Une telle problématique nous a conduit donner une place à un autre auteur, né comme Giraudoux dans les années 1880, Jean Paulhan. Les concepts centraux de Terreur et de Rhétorique tels qu’ils sont explorés dans Les Fleurs de Tarbes jouent en effet un rôle essentiel dans la réflexion de ces deux auteurs. Le colloque a aussi fait l’objet d’une publication en japonais en 2024 chez l’éditeur Suiseisha.

Textes français réunis par Vincent Brancourt

Mis en ligne avec le soutien de l’Université de Lausanne

I Jornada Maurice Blanchot

I Jornada Maurice Blanchot
Faculté de Philosophie, Lettres et Sciences Humaines de l’Université de São Paulo, Brasil (FFLCH/USP)
le 28 et le 29 août 2025


Avec la traduction et le traduire comme horizon thématique, la première Journée Maurice Blanchot à l’Universidade de São Paulo réunira des chercheurs.euses et traducteur.ices de Blanchot, dans le cadre du Laboratoire d’Études sur la Traduction (LET/USP) et du Programme de Master et Doctorat en Lettres Étrangères et Traduction (PPG-LETRA/USP). À un moment très propice pour la diffusion de l’œuvre de Blanchot au Brésil avec la récente parution de différentes traductions et l’approche d’un colloque international, l’événement qui se tiendra dans la faculté de Lettres est le premier consacré à Maurice Blanchot à l’Université de São Paulo.


Tendo a tradução e o traduzir como horizonte temático, a I Jornada Maurice Blanchot contará com comunicações de pesquisadores.as e tradutores.as de Blanchot na Universidade de São Paulo, com realização do Laboratório de Estudos da Tradução (LET/USP) e do Programa de Pós-Graduação em Letras Estrangeiras e Tradução (PPG-LETRA/USP). Em um momento muito feliz para a difusão da obra de Blanchot no Brasil com a publicação recente de diferentes traduções e um colóquio internacional se aproximando, o evento, que acontecerá no prédio de Letras, celebra seu pensamento em um primeiro encontro do gênero dedicado a Maurice Blanchot na Universidade de São Paulo.

Instagram: @jornadablanchot

IIe Colloque International Maurice Blanchot – le déplacement sans place de la pensée

IIe Colloque International Maurice Blanchot – le déplacement sans place de la pensée
du 1er au 4 septembre 2025
Universidade Federal do Paraná (UFPR), Brésil

Au début du mois de septembre, Curitiba accueillera le deuxième Colloque International Maurice Blanchot. Avec la mer comme image de ce déplacement sans place, cet événement hybride réunira des chercheurs.euses brésilien.nes et étrangèr.es autour des questions littéraires, philosophiques, éthiques et politiques que la pensée de l’auteur continue d’animer. Outre les conférences et les interventions, l’événement sera également marqué par le lancement des livres Aquele que não me acompanhava, de Maurice Blanchot, traduit par João Gomes (Autonomia Literária, 2024) et O Verbo Roubado (sobinfluencia, 2025), un recueil de textes d’Antonin Artaud organisé et traduit par Mayara Dionizio, ainsi que la projection du film « Maurice Blanchot (un siècle d’écrivains) » de Hugo Santiago et Christophe Bident (1998).

No começo do mês de setembro acontece, em Curitiba (PR), o II Colóquio Internacional Maurice Blanchot – le déplacement sans place de la pensée. Tendo o mar como imagem desse “deslocamento sem lugar do pensamento”, o evento, de formato híbrido, reunirá pesquisadores.as brasileiros.as e estrangeiros.as em torno de questões literárias, filosóficas, éticas e políticas que o pensamento do autor continua a movimentar. Além de conferências e comunicações, o evento também contará com o lançamento dos livros Aquele que não me acompanhava, de Maurice Blanchot, tradução de João Gomes (Autonomia Literária, 2024) e O Verbo Roubado (sobinfluencia, 2025), uma coletânea de textos de Antonin Artaud organizada e traduzida por Mayara Dionizio, além da exibição do filme “Maurice Blanchot (un siècle d’écrivains) de Hugo Santiago et Christophe Bident (1998).

Comité scientifique: Mayara Dionizio (UFPR/UPJV/Espace Maurice Blanchot) ; Erika Rodrigues (FLUP) ; Christophe Bident (UPJV/Espace Maurice Blanchot)

Comité d’organisation: Mayara Dionizio (UFPR/UPJV) ; Erika Rodrigues (FLUP) ; Adriano Ferraz (UFSCar) ; Victória Monteiro (USP) ; João Gomes (chercheur autonome) ; Michelle Martins (Unioeste)

Instagram: @blanchotcoloquio