GNOME fait le ménage de printemps en plein hiver avec la sortie de la version 49.3 (encore) et un avant-goût de la version 50
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Salut les amoureux du pingouin et les inconditionnels de l’interface épurée ! Sortez vos calendriers et préparez vos terminaux, car le projet GNOME a décidé que ce mois de janvier n'était pas fait pour hiberner. Aujourd'hui, on a droit à un double menu, une mise à jour de stabilité bien rassurante avec GNOME 49.3 “Brescia”, et un saut dans le vide (ou le futur, c'est selon) avec l'Alpha de GNOME 50. Attachez vos ceintures, ça va secouer, surtout si vous êtes nostalgique de X11.
On commence par le plat de résistance actuel. Un mois et demi après la version 49.2, l'équipe de développement nous livre la troisième mouture de la série “Brescia”. L'objectif ? Réparer tout ce qui vous faisait grincer des dents. Prenons Nautilus (Fichiers), par exemple. Il a enfin arrêté de faire une crise d'asthme dès qu'il croise une image aux dimensions extrêmes. Fini le gaspillage de ressources ! Il sait aussi redessiner la vue correctement quand vous changez l'échelle de l'écran, ce qui est quand même la moindre des choses en 2026.
Du côté des paramètres, c'est la fête du correctif. Le panneau Wi-Fi arrête de couper la connexion quand on gère un seul appareil (pratique, non ?) et la recherche de fuseau horaire fonctionne enfin correctement. Si vous aimez que votre système sache où vous habitez sans se tromper, c'est un plus. Les gamers du bureau ne sont pas oubliés. GNOME Sudoku et Quadrapassel (le clone de Tetris pour ceux qui dorment au fond) ont été peaufinés. Ce dernier a maintenant la décence de se mettre en pause quand vous changez de fenêtre. Idéal pour faire semblant de travailler quand le chef passe derrière vous. Le jeu s'arrête et votre score est sauf.
On note aussi des mises à jour pour Loupe (la visionneuse d'images qui zoome enfin quand on lui demande), GNOME Maps (qui ne tronque plus les gares britanniques, God Save the Queen) et le lecteur d'écran Orca, qui devient moins bavard inutilement. Bref, mettez à jour, c'est plus stable, c'est plus propre, c'est du bonheur en paquet .rpm ou .deb. Pour ceux qui sont restés sur la version précédente, sachez que GNOME 48.8 “Bengaluru” est aussi de sortie avec des correctifs similaires. Pas de jaloux.
Mais la vraie nouvelle qui fait trembler dans les chaumières, c'est l'arrivée de l'Alpha de GNOME 50. Et là, on ne rigole plus. Le changement majeur ? L'abandon du support X11. C'est la fin d'une époque. GNOME passe en mode “Wayland-only”. Si vous êtes attaché à votre vieux serveur X comme à un doudou, il va falloir être fort. (Bon, rassurez-vous, on pourra toujours lancer des sessions X11 par utilisateur, mais le message est clair: évoluez ou restez sur le quai). Cette version 50 promet aussi des trucs géniaux qu'on attend depuis longtemps:
- Sauvegarde de session: Le système se souviendra enfin de vos fenêtres ouvertes. Révolutionnaire, non ?
- Epiphany (GNOME Web): Une nouvelle option permet de cacher ces maudites bannières de cookies. Rien que pour ça, cette mise à jour mérite une statue.
- Nautilus (encore lui): Un renommage par lot repensé et des filtres de recherche par type de fichier.
- Mutter: Meilleure gestion du tiling et des clés collantes (sticky keys).
Si vous êtes sur GNOME 49, ouvrez votre gestionnaire de mises à jour et installez la 49.3 sans tarder. La prochaine, la 49.4, n'arrivera qu'en février, donc vous avez le temps de profiter de celle-ci. Si vous êtes un aventurier, un casse-cou, ou si vous aimez juste voir votre ordinateur planter de manière créative, vous pouvez télécharger l'image d'installation de GNOME 50 Alpha. C'est disponible dès maintenant pour les tests. Mais attention, c'est une version Alpha. Il y a des bugs, des fonctionnalités non finies et potentiellement des dragons. La version finale est attendue pour le 18 mars 2026.
Allez, faites chauffer les modems et bon update à tous !












