Spillover
Le mot #stimulant
Le spillover, ou « débordements » si l’on traduit littéralement, représentent dans le cas des comportements pro-environnementaux les effets de l’adoption d’une première pratique bénéfique pour l’environnement sur une deuxième pratique. Par exemple, lorsqu’un individu trie ses déchets, cela a-t-il une incidence sur sa consommation de chauffage ou encore son utilisation de la voiture, et si cela est le cas, est-elle positive (moins consommer, moins prendre sa voiture) ou négative (augmenter sa consommation, son empreinte carbone) pour la planète ?
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Spillovers comportementaux négatifs :
Lorsqu’un comportement pro-environnemental est issu d’une incitation financière, les individus qui l’adoptent ont tendance à réaliser, par la suite, des comportements néfastes pour la planète dans leurs autres pratiques.
Il en est de même pour un comportement pro-environnemental issu de discours culpabilisants, les individus qui l’adoptent ont également tendance à réaliser, par la suite, des comportements néfastes pour l’environnement.
Spillovers comportementaux positifs :
Lorsque deux comportements pro-environnementaux sont perçus comme « proches » (comme trier ses déchets et composter par exemple), réaliser le premier entraîne plus facilement la réalisation du deuxième.
Lorsqu’un comportement pro-environnemental est issu de l’identité environnementale personnelle (un acte engageant), il entraine plus facilement de nouveaux comportements bénéfiques pour l’environnement de la part de l’individu.
Pourquoi ce mot ? Véritable pharmakon écologique (à la fois poison et remède) la notion est redoutable parce qu’elle peut annuler ou amplifier les effets d’efforts de changements de comportements difficiles à mobiliser. Seule une étude fine des effets des actions menées peut nous aider à caractériser les effets de Spillover. Allez, on voit le vert d’eau à moitié plein ?
Si les comportements individuels sont au cœur de la transition écologique, leur impact dépend du cadre collectif dans lequel ils s’inscrivent — ou non. C’est précisément cette absence de vision d’ensemble que souligne l’article de France Stratégie sur la planification…
L’article #inspirant
La planification : idée d’hier ou piste pour demain ? - France stratégie
Paradoxalement, il n’y a jamais eu autant de « plans » que depuis qu’il n’y a plus de « Plan »… Se pose alors nécessairement la question de l’articulation entre les objectifs poursuivis par ces différents plans, comme celle de la coordination des différents acteurs chargés de les animer.
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On voit ainsi que l’idée même de planification, si elle demeure, est littéralement diffractée entre différents secteurs d’une part et entre différentes échelles d’autre part. Cette évolution va de pair avec une évolution des missions que l’État prend lui-même en charge et se traduit par une transformation des institutions jadis chargées de la conception et de la mise en œuvre du Plan, comme de l’aménagement du territoire.
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En somme, l’action publique, telle qu’elle est aujourd’hui conçue et mise en œuvre, se passe d’un « plan d’ensemble » qui intégrerait la totalité des enjeux et des dimensions, misant plutôt sur des outils de programmation thématiques, reliés entre eux par un cadre général centré sur les enjeux budgétaires[25], et sur la régulation plus ou moins rigide des initiatives privées.
Pourquoi cet article ? A travers cette analyse un peu aride proposée par France Stratégie on comprend une des difficultés majeures de l’action publique actuelle. L’absence d’une vision politique d’ensemble portée par l’état et articulée avec les territoires. Finalement, quelle est la bonne échelle pour porter une vision et un sentiment d’appartenance aujourd’hui ? Il me semble que ça se joue soit à l’échelle nationale soit à l’échelle locale. Les autres n’existent pas vraiment dans les esprits des non-spécialistes. Notons que la stratégie nationale bas carbone est citée comme l’un des plans les mieux intégrés. Les questions de transitions sont intimement liées à l’impératif d’une vision, d’une trajectoire partagée, mais elle l’est de moins en moins à grande échelle !
Mais une planification désarticulée n’est pas le seul écueil des politiques publiques : certaines, comme le Pass Culture, illustrent comment un dispositif tellement massif qu’il se substitue à toute planification et échoue faute de poser les bonnes questions.
Le #carton_rouge au pass culture
Premier bilan du pass Culture - Rapport de la Cour des comptes
“Le pass Culture a plutôt été structuré autour d’un objectif de diversification des pratiques culturelles, dont le ministère n’a jamais donné aucune définition, mais qui ne prend en tout cas pas en compte la qualité des offres (ainsi, si le jeune passe de l’achat d’un livre à celui d’un escape game, cet objectif est atteint). Afin d’encourager cette diversification, la société a développé plusieurs outils de recommandation éditorialisés ou algorithmiques, qui n’ont qu’un impact très limité. Près de 90 % des réservations ont été réalisées à partir d’une première consultation du moteur de recherche, et non à partir des propositions poussées par l’application.
Dès lors, le principal impact du pass Culture observé sur les premières cohortes se traduit plutôt par une intensification des pratiques culturelles déjà bien établies chez les jeunes. Cet effet d’intensification contribue à confirmer le risque d’effet d’aubaine d’utilisation du pass Culture par des jeunes disposant déjà, notamment par leur environnement familial, d’un capital culturel plus élevé.
Contrairement à la part collective, qui repose sur le travail des enseignants, la médiation n’apparaît pas suffisamment développée au sein de la part individuelle pour contrecarrer les inégalités structurelles préexistantes à l’accès à la culture, que le pass Culture révèle et ne saurait à lui seul résorber.”
Pourquoi ce carton-rouge ? Le parti pris de départ est anormalement massif : on prend un seul levier (le financier) pour inciter à la découverte culturelle et on le finance à très gros niveau en oubliant tous les autres. Comme si pour 80% d’une classe d’âge c’était le frein financier qui empêchait la démocratisation culturelle!
Quel échec ! Combien d’argent public dépensé pour ce dispositif pourtant, expérimental, pourtant co-construit, confié à une société privée pour éviter de recruter et faire confiance à des fonctionnaires…. et qui manque lamentablement la cible numéro 1 des politiques culturelles depuis 40 ans : la démocratisation par l’élargissement des publics de la culture.
Les algorithmes de recommandation ? preuve à grande échelle que ça ne fonctionne pas pour diversifier les pratiques. Constat amer, j’ai moi même beaucoup cru à ces démarches.
Certains disent que le soutien à la librairie indépendante a été réel…. peut-être mais est-ce qu’au delà du soutien à la filière les librairies ont élargi leurs publics? Faiblement ! Selon une étude menée par le pass Culture en partenariat avec l'Observatoire de la librairie du Syndicat de la Librairie Française 13% des utilisateurs ayant réservé un livre avec le pass Culture déclarent qu'ils envisagent de retourner dans une librairie indépendante qu'ils ont découverte grâce au pass… résultat plutôt bas pour un tel investissement !
À l’inverse, certaines initiatives montrent qu’il est possible de concilier efficacité et pragmatisme, à condition de s’appuyer sur des preuves et une évaluation rigoureuse. C’est le cas des cinq mesures clés pour la sécurité à vélo, synthétisées par le Fietsberaad Vlaanderen, qui rappellent une évidence : l’action publique gagne en pertinence quand elle se fonde sur des données et une approche orientée solutions.
Initiative #réjouissante
Les cinq mesures les plus efficaces pour la sécurité à vélo !
Un rapport du Fietsberaad Vlaanderen synthétise cinq mesures clés pour améliorer la sécurité des cyclistes. Ces mesures sont étayées par des études scientifiques et des études de cas en Flandre et à l'étranger. Elles sont également évaluées en termes de coût et d'acceptabilité sociale, pour aider les décideurs à faire les meilleurs choix !
Pourquoi cette initiative ? J’aime bien l’approche très pragmatique orientée aide à la décision. Les solutions ne surprendront pas les spécialistes sur sujet mais la représentation graphique du rapport coût popularité est intéressante !
Pourtant, même les outils les plus rationnels ne suffisent pas à mobiliser les imaginaires et à préparer les sociétés aux bouleversements à venir. C’est là que la culture et les récits entrent en jeu, comme le démontre la série danoise Families Like Ours, qui aborde la crise climatique avec une rare justesse — entre réalisme et espoir.
Pépite #lumineuse
Le pitch : Dans un avenir proche, le Danemark est confronté à une catastrophe sans précédent : une montée des eaux irréversible force toute la population à évacuer le pays. Tandis que les autorités organisent une migration massive et complexe, les habitants doivent dire adieu à leur terre natale, à leurs habitudes, et parfois à leurs proches.
Critique série : Families Like Ours - Cineuropa
Comment le cinéaste auquel on doit Festen et Drunk gère-t-il cette ampleur épique et cette prémisse tout aussi épique, dans une arène nationale qui a une superbe tradition de séries novatrices encensées (The Kingdom, The Killing, Borgen, The Bridge) qui s'étire sur des décennies ? Admirablement bien, et en conservant sa signature personnelle très distinctive serait la première réponse qu'on aurait envie de donner, mais poétiquement ou avec une patte très romantique conviendraient aussi. Car si Vinterberg et son coscénariste Bo Hr Hansen soumettent leurs personnages à des épreuves difficiles, on sent qu'un sentiment de tendresse enveloppe et la petite famille de l’histoire, et ce petit Danemark qu'on voit ici, par rapport auquel Families Like Ours fait l'effet d'une lettre d'amour sincère. Alors que les choses vont de mal en pis, des images de la libération de Copenhague en 1945 interviennent par moments.
On comprend le message : la situation est peut-être désespérée, mais pas sans espoir. En attendant, dans les épreuves et l'incertitude (la série pourrait mériter une suite), on a envie de souhaiter au gazon danois, aux lettres æ et ø, au son des cloches de l'Hôtel de Ville Rådhuspladsen et aux familles comme celle de Laura un très sincère et chaleureux “Kom godt hjem” (“Rentrez bien à la maison") !
Pourquoi cette pépite ? J’ai trouvé cette série magnifique parce qu’elle montre la montée en puissance des déchirements et le basculement d’une réalité sociale à une autre. Le schéma est : la crise, le reflux de l’empathie et son retour. Profonde admiration pour ce cinéaste qui sait mettre en scène des expériences traumatiques et ce qu’elles révèlent. Amaryllis April August est vraiment solaire dans le rôle principal. Peut-être une des séries les plus dures et les plus intéressantes sur la crise climatique, à resituer dans un contexte où les scénaristes sont progressivement incités à sortir des fictions catastrophistes comme c’est expliqué dans cet article du site SériesMania.
La question n’est plus ici comment éviter la catastrophe mais quels seront les effets sociétaux de son anticipation à grande échelle ?
Une aide au départ massive à l’échelle du pays, c’est bien le dispositif de base du scénario. Effets : des changements profonds, des inégalités, des ajustements improvisés, des solutions bricolées. Alors plutôt que de craindre l’imperfection ou de tout miser sur des plans parfaits, et si on osait enfin faire de l’expérimentation et de l’évaluation croisée des effets un terrain de jeu commun, sans culpabiliser les élus ni décourager les citoyens ?
Dispositif #Robuste&Désirable
Transition écologique : en Nouvelle-Aquitaine, les surprises valent de l’or
Le Monde – 15 octobre 2025 – Grand Reportage
BORDEAUX, envoyée spéciale
Le mur de toile tendue s'illumine doucement sous les projecteurs basse consommation. En lettres vertes, on peut lire "Pass'Vélo : +50% d'usagers", tandis qu'une annotation manuscrite en orange précise "Effet inattendu : 30 emplois créés dans les ateliers de réparation". Bienvenue dans le hall de la Région Nouvelle-Aquitaine, où le Mur des Effets expose sans fard les résultats - attendus ou non - des politiques publiques écologiques. Une approche révolutionnaire qui transforme chaque surprise en opportunité financière, dans le cadre du scénario "Transitions 2050" version 2.3 de l'ADEME adopté l'an dernier.
"Nous avons inversé la logique", explique Sophie Leroy, vice-présidente régionale chargée de la transition écologique, en désignant la grande toile rétroéclairée qui sert de tableau de bord géant. Ici, plus de caches ni de langue de bois : chaque politique publique voit ses impacts affichés, qu'ils soient positifs, négatifs ou totalement inattendus. Et surtout, chaque découverte fortuite peut se transformer en bonus financier pour les communes.
Le principe est simple mais audacieux : lorsqu'une mesure génère un effet positif non anticipé, son budget initial est augmenté de minimum 10%. À l'inverse, si un effet négatif apparaît, un comité spécial examine la situation et propose des solutions... avec une enveloppe supplémentaire de 15% minimum. "Nous avons compris que la transition ne se décrétait pas depuis un bureau, elle s'expérimente sur le terrain avec ses succès et ses surprises", poursuit l'élue.
L'exemple le plus frappant concerne le Pass'Vélo, cette subvention pour l'achat de vélos électriques. Depuis sa mise en oeuvre les vols de vélos ont explosé de 40%. Plutôt que de réduire le dispositif, la Région a augmenté son budget de 15% pour financer des parkings sécurisés et créer des emplois dans la réparation. "On nous finance pour nos bonnes surprises, et on nous aide à corriger les mauvaises", résume Nathalie Duval, adjointe au développement durable de Périgueux, où les composteurs collectifs ont recréé du lien social entre voisins, valant à la ville un bonus de 10% pour organiser des ateliers culinaires.
Cette approche a cependant un prix : avec seulement vingt projets éligibles par an, la compétition fait rage entre les territoires. "On nous réclame tous les 10%, mais nous devons limiter le nombre de bénéficiaires pour garantir la qualité des ajustements", reconnaît Sophie Leroy. Les petites communes rurales, moins équipées pour monter des dossiers complexes, commencent à s'impatienter. "Les grandes villes trustent les bonus parce qu'elles ont les moyens de bien présenter leurs résultats", déplore Jean-Pierre Martin, maire d'un village des Landes.
Le système a aussi ses effets pervers. Certaines collectivités seraient tentées de minimiser leurs problèmes pour ne pas saturer le dispositif. "Nous travaillons sur des indicateurs plus objectifs pour éviter ce genre de dérive", assure Marc Dubois, économiste membre du Comité des Effets Inattendus, qui examine chaque cas problématique.
L'inspiration vient parfois de loin, comme cette énigme de Dunkerque où la gratuité des transports a fait chuter la solitude des seniors de 40%. Personne ne comprend vraiment pourquoi ça marche si bien là-bas et pas ailleurs. Qu'à cela ne tienne : la Nouvelle-Aquitaine a lancé un appel à projets doté de 50 000 euros pour percer ce mystère, tout en augmentant d'ores et déjà les subventions pour former les conducteurs à l'écoute active.
Chaque automne, le Hangar 14 se métamorphose en un Labyrinthe des Effets, un dédale de toiles tendues, de schémas manuscrits et de projections lumineuses où les politiques publiques deviennent une énigme à résoudre. Entre la "Salle des Effets Gagnants" – où s'affichent les projets ayant déclenché des bonus inattendus – et la "Salle des Défis" – où s'étalent les problèmes encore sans solution –, les visiteurs se perdent dans un fouillis de flèches, de post-it et de graphiques colorés. "Au début, on ne comprend rien : les effets s'enchaînent, les causes se répondent, et on se demande où est le fil conducteur", avoue Thomas, 28 ans, venu pour la deuxième année consécutive. "Mais c'est justement ça qui est passionnant ! On finit par faire des liens entre des choses qu'on n'aurait jamais rapprochées. C'est un peu comme si on découvrait les coulisses d'un immense jeu de société où chaque décision a des répercussions insoupçonnées."
Entre les murs couverts de données et les parcours sinueux, certains s'arrêtent, perplexes, devant un schéma expliquant comment une subvention pour les composteurs a fini par créer un réseau d'entraide entre voisins. D'autres s'attardent devant les "énigmes" non résolues, comme ce cas étrange de Limoges, où l'installation de fontaines à eau dans les parcs a fait chuter les conflits entre adolescents et personnes âgées. « Personne ne comprend pourquoi, mais depuis qu’ils se croisent autour de ces points d’eau, les tensions ont baissé de 60 % », s’étonne encore Élodie Moreau, sociologue urbaine. « Est-ce l’effet apaisant de l’eau ? Une nouvelle raison de sortir de chez soi ? Ou simplement le fait que ces fontaines créent des micro-rencontres qui n’auraient jamais eu lieu ? ». Le phénomène, observé par hasard lors d’une étude sur les espaces publics, reste inexpliqué – et pourtant, la ville a augmenté son budget "fontaines" de 12 % pour en installer davantage. « On ne sait pas pourquoi ça marche, mais ça marche », résume un élu local en haussant les épaules. « Alors on en profite. »
"On sort de là avec l'impression d'avoir participé à une enquête, mais aussi avec l'envie d'y retourner pour comprendre ce qu'on a loupé", confie une visiteuse. Un mélange déroutant et grisant, où l'on ressort à la fois perdu et stimulé, avec l'étrange sensation d'avoir compris que quelque chose se passe et que le monde se transforme... sans pouvoir tout à fait l'expliquer.
Si le bilan est globalement positif (89% des communes déclarent innover davantage et 65% des effets négatifs ont été convertis en solutions), le système montre ses limites. Les inégalités entre territoires persistent, et le budget reste limité à seulement vingt projets annuels. "C'est un début prometteur, mais il faut étendre le système", plaide Sophie Leroy, qui rêve déjà d'une généralisation nationale.
Devant le Mur des Effets où s'affichent les derniers résultats, l'élue conclut : "La transition écologique, c'est comme un jardin. Ça pousse mieux quand on s'occupe des mauvaises herbes... et qu'on arrose les belles surprises." Une philosophie qui commence à inspirer d'autres régions, même si le modèle doit encore faire ses preuves à grande échelle.
Cet article est issu des réflexions prospectives du Ministère du futur
Pourquoi ce dispositif ? Au fond, la mesure crée l’effet. Si on prend ça à la lettre : plus on mesure et plus on trouve des effets directs et indirects à chaque fois qu’on lève le petit doigt. Voilà qui permet de relativiser la performance pour se concentrer sur ce que proposent les croisements inattendus qui permettent de saisir qu’il se passe un truc mais… on ne sait jamais trop quoi !
Se retrouver ensemble pour distribuer de l’argent public à ceux qui assument l’inattendu et pas la performance est indice de robustesse. Pour la Région, cette approche ne rend pas l’argent public plus abondant, mais valorise l’action publique même pour les plus éloignés. En visitant le labyrinthe on comprend qu’on adapte le pays comme on… peut.
Positive ou négative, l’action honnête sur ses effets plaît aux gens !








Bonjour, serait il possible d'avoir le lien vers l'article du monde ? Par ailleurs, il est écrit qu'il date du 25/10/25, j'imagine qu'il doit y avoir une erreur. Merci d'avance.