Bye Bye Substack
Hello, et bienvenu·e dans cette infolettre intimiste, je m'appelle Bel Lomi et je partage avec toi les coulisses de mon activité d'autrice qui s’est donnée 1 an pour en vivre, et mes réflexions du moment ★
Du moins, c’est que cette newsletter a essayé d’être pendant quelques temps, avant que je ne me rende à l’évidence : je crois que le format n’est pas fait pour moi, et que ce que j’aime faire n’est pas fait pour Substack.
Je t’explique ↓
🌷 Nouvelle plateforme pour une nouvelle vie
Ca fait maintenant 1 an que je bataille j’essaie de me dégage un revenu de ma pratique artistique, aka l’écriture de romans et l’illustration. Sur le plan créatif et en terme de ressenti personnel, 2025 a été ma meilleure année, j’ai affiné mon style de dessin, j’ai publié un roman dans une belle maison d’édition, j’ai tenu mon podcast sur toute l’année, ainsi que cette newsletter, et en parallèle j’ai conçu deux carnets de coloriages ainsi qu’une ribambelle de trucs (comme un carnet pour collectionner ses stickers, ou une chasse au trésor). Je n’ai clairement pas compté mes heures, tout en tenant une routine cohérente me permettant d’avoir du temps pour : bien me nourrir, faire du sport et profiter de la vie.
Sur le papier donc, 2025 a été une année parfaite.
La seule ombre au tableau, elle est toujours la même : l’argent, l’argent, l’argent.
Je n’ose même pas vous partager mon CA tellement il est ridicule et que ça me fait honte de me dire que j’ai travaillé autant pour si peu. Mais bon, je sais que c’est en partie dû au fait de m’être investie dans des projets longs termes. C’est le cas de mon roman, Le Secret du Beltaine, sur lequel j’ai passé bien la moitié de mon année, tout en sachant que je ne serais payée que plus tard (à la sortie pour l’à-valoir, et très bientôt pour la reddition de comptes annuelle). Pareil pour mes carnets de coloriages, à ce jour j’ai réalisé une centaine de dessins, plus le temps de conception et de mise en page, ça m’a pris un sacré paquet de temps qui ne sera rentabilisé, j’espère, qu’au long court grâce aux ventes sur Amazon et en conventions.
Mais, c’est chiant. Parce que de un, et de façon très pragmatique, je ne suis pas une riche héritière, donc j’ai besoin d’argent pour payer mon loyer et vivre un minimum décemment. Et de deux, encore une fois, je me suis TELLEMENT épanouie dans mon activité, que de ne pas avoir fait rentrer de thune crée une espèce de dissonance cognitive dans ma tête. Je ne sais pas si c’est le bon terme, mais en clair, je suis à la fois fière et pas fière, ravie et déçue, déterminée à continuer sur cette lancée et prête à tout lâcher.
Je ne vais pas le faire. Car je sais qu’en 2026, j’aurais certaines opportunités (je reste volontairement floue pour ne pas me porter l’oeil) que je n’avais pas en 2025, et j’ai bon espoir qu’elles me permettent de me dégager un revenu plus stable et régulier, et avec un peu de chance, la perspective d’enfin vivre de ma création.
As always, j’écris cette édition d’une traite, avec le coeur et sans réfléchir outre mesure pour être le plus authentique et sincère possible, alors j’espère que ce n’est pas trop confus !
Maintenant que j’ai fait ce constat, je dois établir une stratégie, parce que oui, être artiste ne signifie pas suivre son intuition au petit bonheur la chance sans rien prévoir, ça reste un business, je gère une entreprise, un plan est essentiel.
Sauf que. Cette année, je me suis grandement lassée des réseaux sociaux, j’ai eu plusieurs mauvaises expériences, dont une terrifiante en octobre que j’ai évoqué sur Instagram (ça m’a brisé donc if you know you know mais je veux plus jamais en parler). Je me suis coltinée tous les homophobes de TikTok, apparemment très offensés que j’écrive une fantasy avec une romance lesbienne, et j’ai fini par développer une sorte de peur de recevoir des commentaires et d’y répondre. Résultat, j’ai lâché Insta, je poste tout en scred et en mode ninja sans parler à personne, et ÉVIDEMMENT, sur un réseaux social, c’est presque contre-productif d’avoir cette attitude. Je vois bien que ça m’a éloignée des gens, y compris de celleux que j’apprécie pour de vrai, et je redoute vraiment de m’être auto-piégée dans un truc qui ne me convient pas.
Cela dit, ce n’est pas parce que j’ai envie d’en sortir et de retrouver du lien que c’est facile à faire. Surtout sur des plateformes ultra publiques où en réalité, on est jamais à l’abri de tomber sur une personne ultra virulente. Ma santé mentale n’est clairement pas apte à gérer ça.
J’ai beaucoup cogité, et il me semble maintenant que mettre mes contenus derrière un paywall est la meilleure solution pour moi pour l’instant. Elle me permettra de retrouver un peu de confiance, de parler sans crainte et d’être rémunérée pour mon travail, parce que tout faire gratuitement, c’est cool, mais ça a ses limites. 2026 sera une année charnière où je n’ai pas le droit à l’erreur et je ne peux clairement plus me permettre de passer trop de temps sur des projets qui ne me rapportent rien.
Si ce discours vous dit quelque chose, c’est sans doute que vous me suivez assidûment, parce que oui, ce n’est pas la première fois que je dis ça, mais la vérité, c’est que je n’ai jamais réussi à tenir cet engagement. Parce que derrière mon incommensurable volonté de vivre de mon art, il y a toujours la peur que ce ne soit pas assez bien, voire carrément nul, et que les gens me jugent et me détestent. Sauf que ces deux trucs sont incompatibles, parce que si je n’ose pas me vendre, personne ne le fera à ma place, et personne n’achètera. Et j’ai besoin d’un endroit où apprendre que oui, ce que je fais est cool et mérite d’exister.
Cet endroit, c’est Patreon.
Pourquoi ne pas rester sur Substack me direz-vous ? Et ben parce que quand on ne vend pas du rêve des services, on a aucune chance de réussir à monétiser sa page. Même avec un contenu ultra qualitatif, c’est difficile, alors avec des coulisses plus ou moins intéressantes qui tombent aléatoirement, ce n’est même pas la peine. En tout cas, perso, je n’ai pas trouvé la clef pour faire fonctionner ça parce que je ne maîtrise pas les codes du marketing spécifiques à la newsletter. Sur Patreon c’est différent, on a pas besoin de draguer un algo, et puisque la plateforme a littéralement été créée pour offrir un revenu complémentaire aux artistes, les gens ont l’habitude (alors que payer pour une newsletter, ça ne se fait clairement pas trop en France). De plus, elle est pensée pour permettre l’échange, là où les options payantes de Substack sont très limitées, sur Patreon, grâce aux palliers, c’est plus simple pour moi de me rendre compte de pourquoi tout ça est payant.
Je ne sais pas encore si j’arrête définitivement ce Substack, j’ai déjà eu du mal à lui trouver un sens qui ne fasse pas doublon avec mon podcast, j’ai un peu peur de galérer de nouveau maintenant que le format actus et exlcus va passer sur Patreon.
D’ailleurs, il y aura quoi sur ce Patreon ?
Des billets infolettres où je raconte mon quotidien et où je vous montre des WIP de romans ou d’illustrations (ce qui était ici avant)
Des avant-premières de mes futurs dessins et projets pour les conventions auxquelles j’aimerais assister
Des sondages pour décider d’un thème d’une collection de stickers ou du prénom d’un personnage
Des contenus exclusifs : notamment des pages de coloriage à imprimer et un ou deux épisodes de podcast supplémentaires par mois !
Et, quand je serais de retour définitif en France, j’espère ouvrir un mail club pour vous envoyer des illustrations, des stickers et plein d’autres choses !
Pour vous remercier de m’avoir soutenue jusqu’ici, j’offre à toutes les personnes qui suivront ce lien non pas 1, ni 2 mais bien 3 MOIS d’abonnement ! Vous aurez accès au contenu payant de façon gratuite mais attention, l’offre n’est valable qu’une semaine, donc ne tardez pas !
Et si jamais payer ne vous intéresse pas (I get it) sachez que la partie newsletter restera gratuite, donc il vous suffit d’aller me suivre pour continuer de la recevoir dans vos mails.
Merci encore pour votre soutien, et à bientôt sur Patreon 🫶



Merci pour ton retour, honnête, sur la situation et sur les soucis de rémunération des artistes et auteurs. J'avoue que je ne sais pas trop comment me positionner face à ta décision, j'espère juste sincèrement que tu trouveras ton audience sur Patreon. Pour les réseaux sociaux, enfin, je crois qu'il n'y a pas de solution miracle. J'ai choisi de n'en garder qu'un, Facebook, mais ce n'est pas forcément le bon choix non plus, il faut juste être cohérent avec ses possibilités et ses disponibilités. Merci encore pour ce retour et bon courage pour 2026.