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	<title>REFLEXes</title>
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	<description>EnquÃªtes et analyses sur l&#039;extrÃªme-droite contemporaine</description>
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		<title>A notre ami Pedro</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Dec 2015 08:40:56 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Pedro, notre camarade et ami, a été emporté mercredi dernier par une saloperie de cancer. Sa sagesse, sa disponibilité, sa franchise, sa pugnacité aussi, nous manqueront à jamais. Si nos pensées vont d’abord à sa compagne et à sa famille, c’est aussi toute une communauté militante qui a perdu un être cher. Nous laisserons les [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Pedro, notre camarade et ami, a été emporté mercredi dernier par une saloperie de cancer. Sa sagesse, sa disponibilité, sa franchise, sa pugnacité aussi, nous manqueront à jamais. Si nos pensées vont d’abord à sa compagne et à sa famille, c’est aussi toute une communauté militante qui a perdu un être cher.</p>
<p>Nous laisserons les copains de Samizdat parler de celui qui fut l’un des pionniers de l’Internet libre en France pour rendre hommage à un autre grand combat de sa vie, la lutte antifasciste. Pedro, ce grand voyageur, savait que le monde ne fait qu’un, que seuls des imbéciles peuvent vouloir l’éclater en petites parcelles étanches, que la rencontre et l’échange sont la base des rapports humains.</p>
<p>Principal animateur du collectif de soutien Solidarité Résistance Antifa (SRA) pendant plus de quinze ans, compagnon de route de REFLEXes et co-fondateur de la Horde, Pedro a été de tous les combats de l’antifascisme autonome. Il ne faisait pas de grands discours, il faisait, point, et pesait ses mots, car comme le dit la citation de Lao Tseu qui accompagnait chacun de ses e-mails, « Ceux qui savent ne parlent pas, ceux qui parlent ne savent pas. Le sage enseigne par ses actes, non par ses paroles. »</p>
<p>Sans ses conseils avisés, il va nous être bien difficile à l’avenir de prendre les bonnes décisions ; sans sa présence à nos côtés, de trouver la force d’avancer. Mais c’est ce que nous lui devons, car il n’aurait pas permis qu’on baisse les bras. Pedro, si tu nous vois, comme toujours sois patient : sans toi, on va faire comme on peut…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La Horde &amp; REFLEXes</p>
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		<title>Bal tragique au Grand Orient : 1 Ratier</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Aug 2015 10:20:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Soral]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Ratier]]></category>
		<category><![CDATA[Facta]]></category>
		<category><![CDATA[Frédéric Chatillon]]></category>
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		<description><![CDATA[La crémation d’Emmanuel Ratier hier au cimetière du Père Lachaise marque un peu plus, s’il en fallait, la fin d’une époque et l’effacement de l’extrême droite activiste issue des années 1960 et 70. Nous ne reviendrons pas sur son itinéraire politique et professionnel : nous avons eu l’occasion de le faire il y a quelques [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La crémation d’Emmanuel Ratier hier au cimetière du Père Lachaise marque un peu plus, s’il en fallait, la fin d’une époque et l’effacement de l’extrême droite activiste issue des années 1960 et 70. Nous ne reviendrons pas sur son itinéraire politique et professionnel : nous avons eu l’occasion de le faire il y a quelques années dans un pastiche de sa lettre d’information, <a href="http://reflexes.samizdat.net/portrait-emmanuel-ratier-printemps-2002/">Méfaits et Documents</a>, qui avait à l’époque suscité son ire. Si notre publication avait pris la forme du pastiche pour éviter des poursuites judiciaires auxquelles E. Ratier pensa un moment, les informations qu’elle contenait étaient justes, à une ou deux approximations près à l’époque.</strong></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/08/Capture-d’écran-2015-08-25-à-17.08.44.jpg"><img class="alignnone  wp-image-2788" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/08/Capture-d’écran-2015-08-25-à-17.08.44.jpg" alt="Capture d’écran 2015-08-25 à 17.08.44" width="446" height="310" /></a><br />
Tout au plus pouvons nous ajouter que contrairement à d’autres, nous ne considérions pas Emmanuel Ratier comme un adepte de l’explication du complot, ne serait-ce que parce que lui-même l’avait affirmé dans des interviews passées. Par contre sa ténacité contre les réseaux d’influence en place n’avait rien de révolutionnaire : il n’entendait pas lutter contre les réseaux en général mais uniquement contre ceux qui lui semblaient menacer le cœur de son combat : l’identité blanche de la nation française et de l’Europe. Il n’a donc eu de cesse de créer d’autres réseaux, susceptibles de pouvoir contrer, voire remplacer, ceux existant et en présentant les mêmes caractéristiques de secret et de discrétion. Le Cercle du Dernier Lundi fondé il y a une vingtaine d’années en était le meilleur exemple et la disparition de son principal animateur en fragilise bien évidemment l’existence future.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/08/Capture-d’écran-2015-08-25-à-17.12.33.jpg"><img class="alignnone  wp-image-2789" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/08/Capture-d’écran-2015-08-25-à-17.12.33.jpg" alt="Capture d’écran 2015-08-25 à 17.12.33" width="414" height="407" /></a></p>
<p>Cette dimension réticulaire de l’action d’Emmanuel Ratier s’est d’ailleurs parfaitement manifestée par l’éclectisme des personnes que l’on pouvait apercevoir hier sur le parvis du funerarium du Père Lachaise : de Jean-Marie Le Pen à <a href="http://reflexes.samizdat.net/de-damas-a-paris-de-lamitie-de-largent-et-des-emmerdes/"><strong>Frédéric Chatillon</strong></a>, d’<a href="http://reflexes.samizdat.net/soral-en-dedicace-chez-ratier/"><strong>Alain Soral</strong></a> à Aymeric Chauprade, de Pierre Vial à Henri de Lesquen, toutes les chapelles de l’extrême droite étaient représentées par leurs figures dirigeantes, à l’exception des Identitaires et du FN marinisé. Ceci ne porte d’ailleurs pas forcément de signification, les responsables de ces mouvements ayant pu faire parvenir des messages de sympathie à la famille. Les inflexions des Identitaires ces 10 dernières années dans une lutte obsessionnellement anti-musulmane et les accointances passées avec la LDJ ne pouvaient cependant qu’éloigner ce mouvement des centres d’intérêt de Ratier.<br />
Deuxième aspect important du leg d’Emmanuel Ratier : la documentation. Dès la disparition du journaliste, elle a attisé la fièvre des spécialistes de l’extrême droite qui se sont tous demandés ce qu’elle allait devenir. Il se trouve qu’Emmanuel Ratier y avait pensé puisqu’il avait fondé ce printemps avec d’anciens compagnons de route de toujours, y compris de sa dernière expérience politique avec le <a href="http://reflexes.samizdat.net/le-mnr-de-vie-a-trepas-1999-2002/"><strong>MNR</strong></a> (Eric Delcroix, Anne Brassié, Francis Bergeron et Philippe Asselin), une association intitulée Archives associatives du Vexin dont la raison sociale est la « sauvegarde de la mémoire française et européenne ». Les archives existantes vont donc être conservées, Francis Bergeron ayant une petite expérience dans ce domaine. Mais notre expérience, après la disparition de notre vieux camarade Maurice il y a de cela quelques années, nous enseigne qu’il est très difficile de remplacer un documentaliste, a fortiori lorsqu’il pouvait avoir la capacité de travail d’Emmanuel Ratier, sans parler des liens individuels tissés par le journaliste. Imagine-t-on par exemple certains franc-maçons qui, pour des motivations variées, distillaient leurs informations à E. Ratier continuer à le faire avec des inconnus ou du moins des militants n’ayant pas la réputation de secret et de fiabilité du journaliste décédé ?<br />
Dernier point : la librairie Facta qui est l’une des dernières existant sur Paris et sur laquelle toutes les conjectures sont possibles.<br />
Au delà de tous ces aspects, le coup est dur pour l’extrême droite radicale qui perd, deux ans après le suicide de <a href="http://reflexes.samizdat.net/dominique-venner-a-sonne-les-cloches-une-derniere-fois/"><strong>Dominique Venner</strong></a>, l’une de ses figures les plus essentielles.</p>
<p><img class="spotlight" src="https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/hphotos-xft1/v/t1.0-9/11880388_950803641628905_8762622355512651551_n.jpg?oh=7143e9c233cec11e1c2c2153a3098282&amp;oe=566B65AA" alt="" width="588" height="445" /></p>
<h4><em>Membres du MAS Paris rendant hommage à Emmanuel Ratier devant la librairie FACTA dans le 9ème arrondissement de Paris.</em></h4>
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		<title>SOS Chrétiens d&#8217;Orient : Noël en Syrie, Pâques au tison ?</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Apr 2015 16:56:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les nostalgiques]]></category>
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		<description><![CDATA[Sujet incontournable de l’actualité depuis quelques mois, le sort des chrétiens d’Orient subissant les foudres de Daesh et autres groupes radicaux intéresse de plus en plus les médias français. Tout indécrottables athées que nous soyons,nous ne nions évidemment pas les persécutions que subissent les chrétiens dans certaines parties du monde. Et si certains les soutiennent [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sujet incontournable de l’actualité depuis quelques mois, le sort des chrétiens d’Orient subissant les foudres de Daesh et autres groupes radicaux intéresse de plus en plus les médias français. Tout indécrottables athées que nous soyons,nous ne nions évidemment pas les persécutions que subissent les chrétiens dans certaines parties du monde. Et si certains les soutiennent pour des raisons humanitaires, cela ne doit pas nous empêcher de nous interroger sur leurs motivations premières. Nous ne parlerons pas ici de cette micro-affaire d’affiches de prêtres dans le métro parisien, mais de l’association SOS Chrétiens d’Orient (SCO), qui mérite une présentation un peu plus poussée.</strong></p>
<p>Intervenant depuis un an et demi dans des pays aussi peu accessible actuellement que la Syrie ou le Kurdistan irakien, elle s’emploie à apporter un soutien humanitaire aux chrétiens d’Orient. Rien à redire à cela : mais quand on regarde qui participe à ses missions, l’image lisse que cherche à donner SCO commence à se troubler sérieusement…</p>
<h3><strong>De biens drôles de paroissiens</strong></h3>
<p>Dès sa première sortie en décembre 2013, SCO envoie ses militants (ou volontaires) en Syrie pour <em>un no</em><em>ël chré</em><em>tien en Syrie</em>. A l’époque déjà la « grande » presse s’en est fait l’écho, avec par exemple avec cette interview du professeur Willem, personnalité qui a servi de caution à cette première mission :</p>
<div id="attachment_2728" style="width: 560px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/2014-01_Jean-Pierre_Willem_Syrie_Direct-Matin.jpg"><img class="wp-image-2728" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/2014-01_Jean-Pierre_Willem_Syrie_Direct-Matin-1024x750.jpg" alt="Direct Matin du 21 janvier 2014 « Jean-Pierre Willem, aider les chrétiens en Syrie »" width="550" height="403" /></a><p class="wp-caption-text">Direct Matin du 21 janvier 2014 « Jean-Pierre Willem, aider les chrétiens en Syrie »</p></div>
<p>Mais ce sont les plus jeunes, la majorité du groupe, qui ont attiré notre attention, car leurs visages nous étaient déjà connus. <a href="http://reflexes.samizdat.net/elections-municipales-2014-a-lyon-petite-annonce-rebeyne-recherche-militants-credibles-et-strategie-politique-credible-pour-liste-commune-avec-le-front-national/">Damien Rieu</a>, de son vrai nom Damien Lefèvre, est l&rsquo;un d’eux.</p>
<div id="attachment_2729" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Damien_Rieu_Syrie.jpg"><img class="wp-image-2729 size-medium" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Damien_Rieu_Syrie-300x271.jpg" alt="Capture d'écran du site SOS Chrétiens d'Orient" width="300" height="271" /></a><p class="wp-caption-text">Capture d&rsquo;écran du site SOS Chrétiens d&rsquo;Orient</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Membre du <a href="http://reflexes.samizdat.net/tag/identitaires/">Bloc Identitaire</a> et porte parole de Génération Identitaire, il est de tous les bons coups médiatiques tels qu’en raffolent les leaders du mouvement : les opérations de « sécurisation » dans le métro lyonnais, l’occupation du toit du siège du PS en marge d’une Manif pour Tous<a href="#_ftn1" name="_ftnref1"><sup><sup>[1]</sup></sup></a>, ou l’occupation du chantier de la mosquée de Poitiers pour lequel il sera mis en examen<a href="#_ftn2" name="_ftnref2"><sup><sup>[2]</sup></sup></a>. On le voit aussi dans le documentaire de Canal+ <a href="http://www.canalplus.fr/c-infos-documentaires/pid3357-c-special-investigation.html?vid=1168367">« Violence d’extrême droite : le retour »</a> diffusé en novembre dernier, et dans lequel il définissait sa préférence nationale en des termes très clairs, pour lui « <em>c’est le droit du sang</em> » et c’est tout. À la même période, il est nommé directeur adjoint à la communication de Julien Sanchez, maire Front National de Beaucaire.</p>
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<div id="attachment_2731" style="width: 510px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Damien_Rieu2.jpg"><img class="wp-image-2731" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Damien_Rieu2-1024x601.jpg" alt="En haut à gauche Damien Rieu contrôlé dans le métro en avril 2014 (Photo : PAB/metronews). En dessous : coincé entre Robert et Vardon lors de la Manif pour Tous du 13 janvier 2014. Et on vous laisse découvrir les commentaires de ses amissur son compte Twitter lorqu'il poste une photo de sa &quot;mission&quot;.. sans équivoque, surtout le dernier ! " width="500" height="293" /></a><p class="wp-caption-text">En haut à gauche Damien Rieu contrôlé dans le métro en avril 2014 (Photo : PAB/metronews). En dessous : coincé entre Robert et Vardon lors de la Manif pour Tous du 13 janvier 2014. Et on vous laisse découvrir les commentaires de ses amis sur son compte Twitter lorsqu&rsquo;il poste une photo de sa &laquo;&nbsp;mission&nbsp;&raquo;.. sans équivoque, surtout le dernier !</p></div>
<div id="attachment_2733" style="width: 160px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/traboule-voyage-syrie1.jpg"><img class="wp-image-2733 size-thumbnail" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/traboule-voyage-syrie1-150x150.jpg" alt="Noël en Syrie à la Traboule " width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Noël en Syrie à la Traboule</p></div>
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<p>Ainsi, c’est certainement afin d’éviter de malheureux amalgames que Damien Rieu n’a pas mentionné le nom de l’association SOS Chrétiens d’Orient sur le tract d’annonce de la soirée à La Traboule (le local des Identitaires dans le vieux Lyon), en février 2014, au cours de laquelle il a fait le récit de son voyage humanitaire en Syrie.</p>
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<div id="attachment_2734" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Maxime_Gaucher.jpg"><img class="wp-image-2734" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Maxime_Gaucher-842x1024.jpg" alt="En haut M. Gaucher dans le bulletin de l'association. En bas dans le métro avec son camarade Damien, ou encore gesticulant et beuglant face aux antifas. Et en septembre 2009 candidat FN aux cantonales." width="300" height="365" /></a><p class="wp-caption-text">En haut M. Gaucher dans le bulletin de l&rsquo;association. En bas dans le métro avec son camarade Damien, ou encore gesticulant et beuglant face aux antifas. Et en septembre 2009 candidat FN aux cantonales.</p></div>
<p>Puisque l’on parle des Identitaires, évoquons aussi la présence d’un autre de leur militant, bien connu des antifas lyonnais : <a href="http://reflexes.samizdat.net/elections-municipales-2014-a-lyon-petite-annonce-rebeyne-recherche-militants-credibles-et-strategie-politique-credible-pour-liste-commune-avec-le-front-national/">Maxime Gaucher</a>, qui lui est parti en Irak pour SCO. Adepte de la violence, dans les stades comme dans les actions politiques, il est depuis cinq ou six ans un des meneurs des Identitaires lyonnais, après avoir fait ses premières armes au Front national. Nous n’en dirons pas plus, l’ayant déjà évoqué dans un <a href="http://reflexes.samizdat.net/elections-municipales-2014-a-lyon-petite-annonce-rebeyne-recherche-militants-credibles-et-strategie-politique-credible-pour-liste-commune-avec-le-front-national/">précédent article</a><a href="#_ftn3" name="_ftnref3"><sup><sup>[3]</sup></sup></a>.</p>
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<h3><strong>Du Duce aux enfants d&rsquo;Irak !<br />
</strong></h3>
<p><strong> </strong>Toutefois, SOS Chrétiens d’Orient ne recrute pas que chez les Identitaires, puisque l’on a vu au sein d’une mission partie à Erbil, capitale de du Kurdistan irakien, François-Xavier Gicquel,un ancien militant de l’Œuvre Française (OF) et des Jeunesses nationalistes. Lui aussi débute sa carrière politique au sein du FN : il est notamment responsable du FNJ de Vendée au début des années 2010 et candidat aux cantonales de 2011. Il fut également un des animateurs des <em>Jeunes avec Gollnisch</em> (avec Amaury Navaranne, lui aussi militant à l’OF), mais après l’échec de son candidat à la présidence du FN en 2011, il suit tout naturellement les exclus de l’OF (suite à la <a href="http://reflexes.samizdat.net/marine-le-pen-fait-le-menage-au-fn/">purge orchestrée</a> par la nouvelle présidente Marine Le Pen) et en premier lieu leur étoile montante, Alexandre Gabriac. Il le colle de tellement prêt lors de ses multiples sorties qu’on aurait pu le considérer comme un de ses gardes du corps<a href="#_ftn4" name="_ftnref4"><sup><sup>[4]</sup></sup></a>. Mais peut-être est-ce sa fonction de sous-officier de réserve qui nous faisait voir en lui le combattant qu’il n’est pas. De même que ces attributions militaires ont dû être une des causes de sa mise en retrait du mouvement, certains <a href="http://fafwatchmp.noblogs.org/post/2013/02/11/les-jeunesses-nationalistes-toulousaines/">sites antifas</a> commençant à publier des photos du monsieur avec une crampe au bras droit.</p>
<div id="attachment_2737" style="width: 460px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/FX_Gicquel_1a1.jpg"><img class="wp-image-2737" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/FX_Gicquel_1a1-1024x674.jpg" alt="Les photos du haut sont extraites du bulletin de SOS Chrétiens d’Orient, celle du bas pas vraiment, il est en Italie où il commémore avec ses amis, dont A. Gabriac la mort du Duce (Crémona le 27 avril 2012)." width="450" height="296" /></a><p class="wp-caption-text">Les photos du haut sont extraites du bulletin de SOS Chrétiens d’Orient, celle du bas pas vraiment, il est en Italie où il commémore avec ses amis, dont A. Gabriac la mort du Duce (Crémona le 27 avril 2012).</p></div>
<p>Il a porté un coup fatal à sa carrière au sein de l’extrême droite radicale en mettant justement un coup de pied (par derrière) à une des militantes des Femen lors de leur happening contre une manif des cathos intégristes de Civitas en novembre 2012. Gicquel ne pouvait se douter que l’action allait être ultra-médiatisée : en effet, Caroline Fourest avait suivi ses copines féministes, pour préparer un documentaire. Moins de 48h plus tard, les premiers agresseurs des Femen se faisaient interpellés chez eux, tant il était aisé de les reconnaitre sur les différentes photos. Mais le plus drôle dans cette histoire reste sans aucun doute la suspicion qu’a pu créer son comportement et son accoutrement dans les rangs des milieux cathos intégristes : beaucoup ont vu en lui un agent provocateur de la police<a href="#_ftn5" name="_ftnref5"><sup><sup>[5]</sup></sup></a>, à cause de son brassard orange.</p>
<div id="attachment_2738" style="width: 560px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Gickel_Femen_manif_pour_Tous.jpg"><img class="wp-image-2738" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Gickel_Femen_manif_pour_Tous.jpg" alt="Sur la première photo il parade fièrement en tête du cortège des Jeunesses Nationalistes (avec juste derrière lui Logan Djian), avant de relever son sweat-cagoule sur son visage et de bondir sur les Femen. Hé ! ducon, t’as oublié ton autocollant sur la manche !!" width="550" height="328" /></a><p class="wp-caption-text">Sur la première photo il parade fièrement en tête du cortège des Jeunesses Nationalistes (avec juste derrière lui Logan Djian), avant de relever son sweat-cagoule sur son visage et de bondir sur les Femen. Hé ! ducon, t’as oublié ton autocollant sur la manche !!</p></div>
<p>Malgré tout cela, SOS Chrétiens d’Orient, décidément bien peu regardante sur ses volontaires,le nomme chef de mission, comme le montre sa fiche sur des sites professionnels, où il ne manque pas de rappeler son passé militaire, même peu glorieux. Un vrai CV comme on les aime : du militaire teinté d’humanitaire, avec de fortes convictions patriotiques, le tout intervenant dans des zones de conflits intéressant certains services…En général, on sait où cela mène !!</p>
<div id="attachment_2739" style="width: 560px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/FX_Gickel_pro.jpg"><img class="wp-image-2739" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/FX_Gickel_pro-1024x520.jpg" alt="A droite une de ses fiches professionnelles circulant sur le net. A gauche lors d’une de ses périodes de réserves, où l’on peut voir qu’il n’a guère dépassé le stade, le grade pardon, de caporal-chef !" width="550" height="279" /></a><p class="wp-caption-text">A droite une de ses fiches professionnelles circulant sur le net. A gauche lors d’une de ses périodes de réserves, où l’on peut voir qu’il n’a guère dépassé le stade, le grade pardon, de caporal-chef !</p></div>
<div id="attachment_2740" style="width: 160px" class="wp-caption alignright"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Marie-Liesse_de_Givry_Logan_Djian2.jpg"><img class="wp-image-2740" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Marie-Liesse_de_Givry_Logan_Djian2-551x1024.jpg" alt="En haut Marie-Liesse de Givry au JT de TF1. Une image plus présentable que sur les photos où elle trinque avec Logan Djian…" width="150" height="279" /></a><p class="wp-caption-text">En haut Marie-Liesse de Givry au JT de TF1. Une image plus présentable que sur les photos où elle trinque avec Logan Djian…</p></div>
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<p>A Erbil d’ailleurs il a eu l’occasion de parler politique avec une autre volontaire ayant suivi SOC, et d’évoquer certains vieux amis qu’ils ont en commun. On trouve sur cette mission Marie-Liesse de Givry, qui se trouve être aussi une vieille copine de Logan Djian et de pas mal de militants du GUD de la nouvelle génération tel que Loik Le Priol ou encore Julien Billardon, sans toutefois s’afficher publiquement avec eux.</p>
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<h3><strong>Les gardiens du troupeau</strong></h3>
<p>On comprend mieux pourquoi cette association est tout d’abord apparue dans différents cercles nationalistes, de l’Action française au Centre Charlier de l’Agrif, pourquoi elle a été invitée sur Radio-Courtoisie ou <a href="http://lahorde.samizdat.net/2014/11/17/bouclay-journaliste-tv-dextreme-droite-inflitre-sur-la-zad-du-testet/">TV-Libertés</a>, ou sur des sites d’extrême droite comme Nouvelles de France ou Médias-Presse…</p>
<div id="attachment_2741" style="width: 460px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/tv.jpg"><img class="wp-image-2741" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/tv.jpg" alt="Journal de TV Libertés d'octobre 2014." width="450" height="128" /></a><p class="wp-caption-text">Scan du journal de TV Libertés d&rsquo;octobre 2014.</p></div>
<p>De plus, le parcours de ses dirigeants et membres fondateurs confirme que ces pauvres chrétiens d’Orient ne devront pas être trop regardants sur le soutien qui leur est proposé.</p>
<p>Si nous n’avons pas grand-chose à dire du président l’association, Charles de Meyer, son trésorier est un vrai « patriote ». Benjamin Blanchard, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est l’ancien assistant parlementaire de Jacques Bompard, poste qu’il quitte en 2014 pour prendre (encore) un poste d’attaché parlementaire mais cette fois au Parlement européen et auprès de Marie-Christine Arnautu du Front National (et dont le son second assistant n’est autre que Gérald Gérin dont on parle beaucoup ces jours-ci suite aux révélations de Médiapart sur <a href="http://www.mediapart.fr/journal/france/270415/largent-cache-de-jean-marie-le-pen-en-suisse">« l’argent caché de Jean-Marie Le Pen »</a>), jetant ainsi de l’huile sur le feu dans le conflit qui oppose la Ligue du Sud de Bompard et les frontistes locaux menés d’une main de maitre par Marion Maréchal–Le Pen. Pas rancunier pour un sou, Bompard le remplace par… Charles de Meyer, le président de SOS Chrétiens d’Orient<a href="#_ftn6" name="_ftnref6"><sup><sup>[6]</sup></sup></a> ! Au vu d’une telle direction, on comprend mieux d’où sortait ce recrutement de jeunes militants natios que nous découvrions à chacune de leurs missions.</p>
<h3><strong>Affaires syrienne .. à faire !<br />
</strong></h3>
<p>Pour finir, il reste dans l’organigramme de l’association un individu qui n’a pas été encore évoqué, et pour cause : contrairement aux autres, il tient à rester discret et ne s’affiche pas dans les médias. Il s’agit du secrétaire de l’association Olivier Demeocq, un personnage intéressant pour qui veut comprendre, au-delà de leurs convictions religieuses, l’intérêt de certains membres pour les régions où intervient SCO. Déjà évoqué sur le site d’informations antifascistes La Horde en tant qu’organisateur du concert du <a href="http://lahorde.samizdat.net/2014/04/30/lextreme-droite-en-concert-a-paris-le-28-juin/">groupe RAC In Memoriam</a> l’an dernier, il y était présenté comme proche de l’École de Guerre Economique (EGE) de Christian Harbulot, proximité confirmée s’il était nécessaire par un événement récent. En effet, en février dernier, Christian Harbulot se rend à Casablanca au Maroc pour y lancer son « Club Maroc », censé exporter le savoir-faire français en matière d’intelligence économique. Et, tout comme à Paris où l’EGE organise ses soirées au Carré Parisien, la salle gérée par Olivier Demeocq, c’est à nouveau chez son ami que Harbulot lance son club marocain, mais cette fois-ci au Carré Français de Casablanca, établissement ouvert à peine quelques mois plus tôt par le même Demeocq. Décidément inséparables ces deux-là !</p>
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<div id="attachment_2763" style="width: 460px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Harbulot-Carré-français-Casablanca-v1.jpg"><img class="wp-image-2763" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Harbulot-Carré-français-Casablanca-v1.jpg" alt="Christian Harbulot au Carré Français de Casablanca en février 2015, facebook public d'Olivier Demeocq." width="450" height="342" /></a><p class="wp-caption-text">Christian Harbulot au Carré Français de Casablanca en février 2015, facebook public d&rsquo;Olivier Demeocq.</p></div>
<div id="attachment_2743" style="width: 460px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Dedeocg-Syrie-2013.jpg"><img class="wp-image-2743" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Dedeocg-Syrie-2013.jpg" alt="Olivier Demeocq en Syrie en décembre 2013, photo tirée du site de l'Observatoire de la christianophobie." width="450" height="338" /></a><p class="wp-caption-text">Olivier Demeocq en Syrie en décembre 2013, photo tirée du site de l&rsquo;Observatoire de la christianophobie de Guillaume de Thieulloy.</p></div>
<p>Cette proximité avec l’EGE n’est pas anecdotique de la part de quelqu’un qui se rend en Syrie avec son association SOS Chrétiens d’Orient, surtout lorsque l’on sait le repaire qu’est l’EGE pour les spécialistes des questions de renseignements, et pas seulement économiques. Tout comme l’évolution de la situation politique en Iran les intéressent énormément (il y a quelques jours encore, l’EGE organisait une rencontre en présence de l’ambassadeur d’Iran), le conflit syrien est aussi pour ces spécialistes un sujet d’un grand intérêt. Olivier Demeocq, qui s’est rendu en Syrie en décembre 2013 avec son association, a bien évidemment été en contact avec les autorités du pays, les déplacements dans ce pays ne se faisant pas sans leur autorisation mais aussi et surtout sans leur protection. Si l’on rajoute à cela que sur place, ils ont été en contact avec Sœur Marie-Agnès de la Croix<a href="#_ftn7" name="_ftnref7"><sup><sup>[7]</sup></sup></a>, dont on sait aujourd’hui qu’elle est une des porte-voix du régime de Bachar et fait le lien avec ses fameux Moukharabat, on peut sincèrement se demander si Olivier Demeocq n’est pas en train de remplacer Frédéric Chatillon dans le rôle d’agent de contact entre la France et la Syrie, tout au moins entre ceux en France qui soutiennent le régime et le pouvoir syrien. Et on sait que la soupe est bonne chez Bachar, n&rsquo;est-ce pas Fred !</p>
<p>Pour conclure, on peut dire que SOS Chrétiens d&rsquo;Orient a réussi le tour de force (là ou tant d’autres échouent) de réunir toutes les familles de l’extrême droite française autour d’une même cause, puisqu’on y trouve pêle-mêle : des identitaires, des anciens de l’Œuvre Française, des frontistes (et pas des moindres), des cathos intégristes&#8230; Reste à savoir maintenant si cette cause est simplement un soutien humanitaire aux chrétiens d’Orient persécutés, ou la nouvelle forme d’un soutien au régime syrien tel que l’a toujours affiché une majeure partie de l’extrême droite française. La réponse est sans aucun doute les deux à la fois !!</p>
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<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1"><sup><sup>[1]</sup></sup></a> Si il ne participe pas directement à l’action, il en a été le relais auprès des médias après avoir posté sur son compte Twitter les premières photos.</p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2"><sup><sup>[2]</sup></sup></a> Cette opération a été citée comme exemple des dysfonctionnements de la DCRI dans le rapport parlementaire sur les services de renseignements publié en mai 2013. Bien que présente dès le début derrière la dizaine d&rsquo;identitaires parisien qui participeront à l&rsquo;opération, la DCRI lâche l&rsquo;affaire en cours de route estimant que cela relève plus du travail du SDIG (sous direction de l&rsquo;information générale dépendant de la direction centrale de la sureté publique). Au final ce sont les policiers municipaux de Poitiers qui informeront les renseignements sur l&rsquo;opération, on peut appeler cela un échec!!</p>
<p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3"><sup><sup>[3]</sup></sup></a> Voir aussi à son sujet le site d&rsquo;infos alternatives <a href="http://rebellyon.info/">Rebellyon</a></p>
<p><a href="#_ftnref4" name="_ftn4"><sup><sup>[4]</sup></sup></a> à l’instar d’un Jeremy Teiwaz qui nous avait bien fait rire, traversant la place du Capitole à Toulouse aux côtés d’A. Gabriac et son avocat (militant de l’OF lui aussi) Pierre-Marie Bonneau, avec sa <a href="http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/meurtres/meurtre-de-clement-meric/deux-groupes-d-extreme-droite-recoivent-leur-lettre-de-dissolution_356092.html">panoplie des plus mythos</a>.</p>
<p><a href="#_ftnref5" name="_ftn5"><sup><sup>[5]</sup></sup></a> Voir l’article « Civitas, Femen et le mystère du “brassard orange” : retour sur images » sur le site de l’Observatoire de la Christianophobie, qui se conclue par cette question « Qui ce jour là était autorisé à porter un brassard orange »</p>
<p><a href="#_ftnref6" name="_ftn6"><sup><sup>[6]</sup></sup></a> Comme Bompard s’en est expliqué par voie de communiqué suite à des insinuations sournoises du journal Minute, Charles de Meyer travaillait déjà bénévolement pour lui, et, satisfait de son travail, il a officialisé sa fonction à ses côtés à l’Assemblée nationale.</p>
<p><a href="#_ftnref7" name="_ftn7"><sup><sup>[7]</sup></sup></a> Tout comme Thierry Meyssan, elle assure le service après vente du régime auprès des médias occidentaux, pas toujours avec une grande réussite puisque une de ses première invitation c’était adressé entre autre à la clique de Clap36 de Francesco Condemi et Béatrice Pignède (proches de Dieudonné et Soral), et sur une autre de ces invitations c’est le journaliste Gilles Jacquier qui malheureusement pour lui s’est retrouvé embarqué avec elle !! La suite on la connait.</p>
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		<title>Allemagne : où sont passés les autonomes nationalistes ?</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Apr 2015 07:42:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Les radicaux]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Autonomes Nationalistes]]></category>
		<category><![CDATA[Freie Kameradschaften]]></category>
		<category><![CDATA[Nationaldemokratische Partei Deutschlands (NPD)]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a quelques années, les autonomes nationalistes étaient en vogue au sein des groupes néonazis allemands refusant de s’affilier à un parti d’extrême droite. En France, on a même vu quelques groupes tenter de s’approprier cette étiquette, mais ils étaient assez rares et peu nombreux. Mais quelques années ont passé depuis 2005, et de moins [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2713" style="width: 398px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/na-3.jpg"><img class=" wp-image-2713" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/na-3-300x225.jpg" alt="Les autonomes nationalistes, version française, lors d'une manifestation à Paris le 12 mai 2011." width="388" height="291" /></a><p class="wp-caption-text">Les autonomes nationalistes, version française, lors d&rsquo;une manifestation à Paris le 12 mai 2011.</p></div>
<p><strong><span style="color: #000000;">Il y a quelques années, les autonomes nationalistes étaient en vogue au sein des groupes néonazis allemands refusant de s’affilier à un parti d’extrême droite. En France, on a même vu quelques groupes tenter de s’approprier cette étiquette, mais ils étaient assez rares et peu nombreux. Mais quelques années ont passé depuis 2005, et de moins en moins de <i>Kameradschaften</i> se revendiquent de ce label. La mode est-elle passée ? Revient-on aux fondamentaux chez les néonazis ? Le modèle a-t-il échoué ou bien a-t-il eu tant de succès qu’il en est devenu inutile ?</span></strong></p>
<p><span style="color: #333333;">Si l’on en croit de nombreuses brochures publiées en Allemagne contre l’extrême droite, les Autonomes Nationalistes (AN) sont toujours une nouveauté incontournable de la scène néonazie allemande. Ces militants non organisés dans des partis sont décrits ainsi : ils utilisent les méthodes d’apparition du <i>black block</i> en manifestation et adoptent une attitude anti-système, qui cherche à expérimenter sans se laisser scléroser par une théorie et qui est donc orientée vers la pratique militante. Le tout combiné à des symboles piqués à la fois à l’extrême gauche radicale et à la pop-culture.</span></p>
<h4>Le néonazisme dans la crise</h4>
<p>Dans son ensemble, la scène néonazie allemande traverse une crise. Le NPD se débat avec une procédure d’interdiction qui n’en finit pas, des échecs électoraux et des querelles internes. De même, les <i>Freie Kameradschaften</i> sont de moins en moins présentes dans les rues et développent une capacité d’action politique bien inférieure à celle qu’elles avaient ces dernières années. Les manifestations rassemblant plusieurs milliers de néonazis se sont faites de plus en plus rares, sans que cela s’explique seulement par les actions de blocage des antifascistes. Cette crise a frappé également les AN de plein fouet, en tant que composante de la scène des <i>Kameradschaften</i>.</p>
<p>Les groupes qui se font appeler « autonomes nationalistes » ne sont plus que quelques exceptions et ils limitent leur activité à l’animation de leurs sites Internet. L’esprit enthousiaste des débuts a fait long feu. Ce qui passionnait en 2005, comme le dépassement de formes d’action non adaptées à l’époque, et qui promettait l’accès à un public nouveau et plus jeune, n’est plus qu’une vieille lune.</p>
<h4>Du néonazisme non encarté…</h4>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/manif-pegida-dresde.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2712" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/manif-pegida-dresde-300x169.jpg" alt="manif-pegida-dresde" width="300" height="169" /></a>Aujourd’hui, les néonazis ont la possibilité d’avoir une activité de rue précisément là où on n’en attendrait pas de la part de néonazis se revendiquant « autonomes ». Lors des manifestations organisées par l’une ou l’autre branche locale ou régionale de <a href="http://lahorde.samizdat.net/2015/01/12/pegida-lallemagne-islamophobe-par-dizaines-de-milliers/">PEGIDA</a> ou à l’occasion de protestations racistes contre l’installation d’hébergements pour les réfugiés, les néonazis se glissent dans les rangs des manifestants, de façon plus ou moins affichée. Ce nouvel accès à des parties de la population qui, jusqu’alors, n’étaient pas forcément accessibles à la propagande néonazie est l’une des quelques joies qui restent aux néonazis ces derniers mois ; or cela s’inscrit précisément en faux contre le positionnement des AN selon qui le « peuple », qui a subi des lavages de cerveau irréversibles, ne saurait être porteur d’une politique d’opposition et pourrait tout juste en être le décor. D’autant plus que les AN affichent une fidélité ostentatoire au national-socialisme : leurs visages sont masqués, mais pas leur idéologie. Dans les mouvements racistes actuels, c’est l’inverse : les manifestations ont besoin d’un caractère bourgeois ou tout au moins d’une apparence civique. De ce fait, les néonazis qui y participent camouflent leur idéologie, mais pas leurs visages. Les épisodes violents qui ont lieu par exemple à Leipzig autour de LEGIDA (attaques de journalistes et d’opposants à la manifestation raciste par des hooligans et des néonazis organisés gravitant autour des <i>Freie Kräfte)</i> ne renversent pas la tendance ; il s’agit simplement de défouloirs pour les néonazis.</p>
<p>Pour la génération qui lança les AN, être « autonome », cela signifiait essentiellement ne pas appartenir à un parti et rester en quelque sorte indépendant. Ce qu’apportait « l’autonomie », au regard de ce qu’étaient avant les <i>Freie Nationalisten</i>, c’était le fait de pirater le discours de l’extrême gauche ; cela permettait de semer le trouble dans les esprits en brouillant en apparence les frontières idéologiques et en s’appropriant une dimension subversive. Mais les termes repris à l’autonomie l’étaient de façon très sélective : on posait en affichant sa « détermination » et son « opposition au système », mais on se gardait bien d’adopter les discussions plénières, de surmonter la hiérarchie ou de réfléchir sur les rôles attribués selon les sexes.</p>
<div id="attachment_2711" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/KT.jpg"><img class="size-medium wp-image-2711" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/KT-300x125.jpg" alt="À gauche, la Tor déploie une banderole &quot;Pour des espaces politiques, sociaux et culturels libres à Berlin et partout ailleurs&quot;. À droite, un autocollant : &quot;Non au multiculturalisme. Shootons les cultures étrangères.&quot;" width="300" height="125" /></a><p class="wp-caption-text">À gauche, la Tor déploie une banderole &laquo;&nbsp;Pour des espaces politiques, sociaux et culturels libres à Berlin et partout ailleurs&nbsp;&raquo;. À droite, un autocollant : &laquo;&nbsp;Non au multiculturalisme. Shootons les cultures étrangères.&nbsp;&raquo;</p></div>
<p>« S’organiser sans organisation » à la sauce néonazie, cela n’a été inventé ni par les <i>Freie Kameradschaften</i>, ni par les autonomes nationalistes. Cette nouvelle édition devait servir avant tout à se prémunir contre la répression. Si on ne crée ni parti ni association, on ne risque pas de se faire interdire par l’État. Mais sur la durée, c’est précisément ce qui n’a pas fonctionné. Le concept d’autonomes nationalistes a ainsi été porté sur les fonts baptismaux par la <i>Kameradschaft</i> <i>Tor</i> de Berlin en 2004, et un an après, en mars 2005, la <i>Tor</i> était interdite, montrant par là-même que l’étiquette AN ne protégeait pas des interdictions. Depuis, de nombreux groupes ont été visés par une interdiction à travers toute l’Allemagne. Dernière en date, l’interdiction en décembre 2014 des autonomes nationalistes de Göppingen.</p>
<h4> … au néonazisme des partis</h4>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Der-dritte-Weg-Wunsiedel.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2704" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Der-dritte-Weg-Wunsiedel-300x225.jpg" alt="Der-dritte-Weg-Wunsiedel" width="300" height="225" /></a>Parallèlement à cela, on a pu remarquer depuis quelques années la formation de tout petits partis, émergeant des ruines de la Deutsche Volksunion (DVU) et se préparant à la possible interdiction du NPD. Ainsi, on a vu la naissance de <a href="http://lahorde.samizdat.net/2014/06/25/allemagne-lavenir-allemand-dans-limpasse/">Die Rechte</a> en 2012, principalement localisée dans la région de la Ruhr où elle a massivement recruté chez les autonomes nationalistes, pourtant <i>a priori</i> hostiles à prendre leur carte dans un parti. Ce sont les mêmes motivations qui ont présidé en 2013 à la naissance du parti « <a href="http://lahorde.samizdat.net/2014/06/25/allemagne-lavenir-allemand-dans-limpasse/">Der III. Weg </a>», en anticipation de l’interdiction (qui eut effectivement lieu peu de temps après) d’un réseau de petits groupes autonomes, appelé Freies Netz Süd, en Bavière.</p>
<h4>Une nouvelle dynamique et une volonté d’expérimenter</h4>
<p>Le seul vrai mérite des autonomes nationalistes est leur capacité à expérimenter, capacité qu’ils n’ont probablement pas programmée comme telle, mais qui s’est auto-alimentée. Telle est la fonction qu’ont indéniablement eu les AN dans la scène néonazie. Ils sont parvenus à dépoussiérer le néonazisme, en abandonnant la coupe façon Jeunesse hitlérienne et le look des gros bœufs naziskins. Avec les autonomes nationalistes, un pont a été jeté entre les besoins d’un mouvement politique et une scène culturelle jeune et connectée. Les jeunes (et jeunes adultes) d’extrême droite ont pu participer aux manifs et autres activités sans être (comme autrefois) accablés par tout un tas de règles concernant leur comportement et leur façon de s’habiller.</p>
<div id="attachment_2708" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Halbe-90er.jpg"><img class="size-medium wp-image-2708" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Halbe-90er-300x200.jpg" alt="Dans les années 1990…" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Dans les années 1990…</p></div>
<p>Alors qu’il était impensable de s’habiller autrement qu’en chemise brune lors des premières marches en mémoire de Rudolf Hess à Wunsiedel, l’image contre-culturelle de la scène a fini par être acceptée, même pour ce genre de défilés solennels. Cela n’a donc gêné personne que certains soient en survêtement à Dresde ou à Magdebourg. Savoir adapter son style vestimentaire, c’était façon de s’ouvrir à une culture jeune sans pour autant être obligé d’abandonner la référence au national-socialisme historique.</p>
<p>De même, ce sont les AN qui ont systématiquement introduit les différentes nouvelles formes de propagande dans la scène néonazie, comme les blogs, les vidéos sur YouTube et l’activisme sur Facebook. Du point de vue culturel, ils ont lancé de nouvelles dynamiques et ont permis d’ouvrir l’extrême droite radicale à d’autres cultures de jeunesse, ce qui a également eu des répercussions en termes politiques. Le « hardcore national-socialiste » et le rap néonazi ont pu s’établir et le style de vie <i>straight edge</i> ainsi que le graffiti comme art de propagande ont fait leur entrée en scène. Ce sont les AN qui se sont chargés de faire le lien entre la culture et la politique. On a vu ainsi à maintes reprises des mots d’ordre ou des thématiques de l’extrême gauche recyclés les AN, ce qui déclencha (à la grande joie des fachos) beaucoup de confusion. Ce faisant, les AN n’y sont pas allés de main morte. On peut ne pas toujours tomber d’accord sur la valeur émancipatrice de certaines analyses anti-impérialistes, mais on peut facilement reconnaître la patte de l’antisémitisme national-socialiste dans l’anti-impérialisme diffusé dans les « manifestations pour la paix » par les autonomes nationalistes de Dortmund. Et cela, ils l’ont ouvertement concédé, sans en faire aucunement mystère ni tenter de le camoufler.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Casquette-NA.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-2703" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Casquette-NA.jpg" alt="Casquette NA" width="431" height="221" /></a>Mais là où la volonté d’expérimenter des AN a dépassé les bornes, c’est précisément là où elle s’est fait stopper net : chiper les symboles, d’accord, mais on a fini par leur dire d’arrêter de venir aux manifs avec leurs drapeaux antifas.</p>
<div id="attachment_2714" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/npd_schmidke_imago.jpg"><img class="size-medium wp-image-2714" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/npd_schmidke_imago-300x150.jpg" alt="Sebastian Schmidtke" width="300" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Sebastian Schmidtke</p></div>
<p>Les autonomes nationalistes avaient-ils vécu ? Pas tout à fait. Peut-être que le label de « nationalisme autonome » va disparaître, mais le style AN continue d’être particulièrement attractif. Il s’est même étendu à toute la scène. Rien qu’à Berlin, l’autonome nationaliste Sebastian Schmidtke est devenu dès 2012 le leader régional du NPD. Les autonomes nationalistes permettent que coexistent des choses qui semblent inconciliables. Ainsi, Schmidtke en costard a pu (et peut toujours) jouer au politicien et à côté de cela se remettre à son ancien passe-temps, l’anti-antifa, avec les vieux réseaux du groupe autonome <i>Nationaler Widerstand Berlin</i>. D’un point de vue musical, le rap a pu s’installer durablement dans la scène néonazie.</p>
<div id="attachment_2706" style="width: 246px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Enrico-Schottstädt_mit_Villian_und_Aestus_17.11.2014.jpg"><img class=" wp-image-2706" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Enrico-Schottstädt_mit_Villian_und_Aestus_17.11.2014-300x208.jpg" alt="À gauche, Patrick Killat, aka Villain 051." width="236" height="163" /></a><p class="wp-caption-text">À gauche, Patrick Killat, aka Villain 051.</p></div>
<p>Lors des manifestations anti-réfugiés à Berlin, la musique diffusée était presque toujours exclusivement du rap, et en tête de manif, on pouvait voir Patrick Killat, qui s’était produit en live pendant les manifs des HoGeSa sous le nom de « Villain 051 ». Or, ni ces manifestations ni ce vieux hooligan de « Villain 051 » ne sont autonomes : mais sans l’impulsion donnée par les AN les années précédentes, les manifestations racistes qui ont marqué l’actualité allemande cet hiver auraient très certainement eu un autre visage.</p>
<h4>Les autonomes nationalistes 2.0 ?</h4>
<div id="attachment_2709" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Harlkem_shake_NA.jpg"><img class="size-medium wp-image-2709" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Harlkem_shake_NA-300x170.jpg" alt="Harlem Shake des JN de Magdebourg." width="300" height="170" /></a><p class="wp-caption-text">Harlem Shake des JN de Magdebourg.</p></div>
<p>Ce que de nombreux journalistes ont mis en avant ces derniers temps sous le nom de « Nipster » (= Nazi-Hipster), n’est <i>a priori</i> qu’un avatar des autonomes nationalistes, du moins dans le style. Les Nipster sont depuis 2014 une sorte de fantôme qui est dans l’air depuis la parution d’un article dans le magazine américain de la pop, <i>Rolling Stone</i>. Cet article avait donné un écho important aussi bien aux activités du néonazi bavarois Patrick Schröder (de la chaîne Internet FSN-TV), qu’au harlem shake publié par les <i>Junge Nationaldemokraten</i> de Magdebourg ainsi qu’à l’émission de cuisine « nationaliste » <i>Balaclava Küche</i> (cagoule en anglais) diffusée sur YouTube.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Baclava-Küche.jpg"><img class=" size-medium wp-image-2702 alignleft" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/04/Baclava-Küche-260x300.jpg" alt="Baclava Küche" width="260" height="300" /></a>En France, <i>Libération</i> s’en est également fait l’écho en novembre 2014, sans faire le lien avec la mouvance des autonomes nationalistes, préférant le pittoresque de <i>Balaclava Küche</i>, dont les deux animateurs, cagoulés bien sûr, diffusent leur idéologie en offrant des plats vegans à leurs invités (des fachos plus ou moins connus) : il est question de produits régionaux, « bios si possible », qu’il vaut mieux acheter plutôt que les « saloperies de Nestlé, de Coca-Cola, de Kraft, d’Unilever et d’Israël ».</p>
<p>Tout cela correspond bien à ce qu’on sait du principe des AN, qui s’est juste paré d’un nouveau label. En gros, ce sont les autonomes nationalistes 2.0. Chez les premiers autonomes nationalistes, la différence affichée et la provocation jouaient un rôle, y compris dans leurs propres rangs. Or aujourd’hui, il y a une génération de néonazis qui se sont socialisés avec les AN et qui, lorsqu’ils arrivent dans la scène néonazie, ne font plus scandale lorsqu’ils se livrent à des expérimentations de ce genre. On peut même remarquer une étincelle d’auto-ironie ici ou là. Pour autant, cela ne signifie absolument pas un abandon des repères idéologiques du national-socialisme.</p>
<p>Le label AN est peut-être alors en train de disparaître parce qu’il est seulement victime de son succès. Dans la politique du symbole, les AN ont laissé des traces dont on ne peut pas se débarrasser. Ils ne brandissent plus l’emblème de l’antifa, mais on peut voir de nombreuses variations autour du logo rond aux deux drapeaux dans les apparitions publiques des néonazis. Cette façon de s’accaparer les nouveaux médias, de s’approprier les cultures de jeunesse ou encore de se montrer curieux ou prompts à essayer des choses nouvelles, c’est la marque de fabrique des AN. Et c’est entre temps devenu une habitude tout à fait intégrée par la scène néonazie.</p>
<p>Si, par le biais de développements politiques actuels devaient se profiler de nouvelles occasions pour un néonazisme prêt à l’affrontement et focalisé sur l’action de rue, les « vieux » autonomes nationalistes seraient certainement nombreux à refaire surface, tandis que de plus jeunes seraient ravis de les suivre en apportant leurs idées à eux. Le potentiel est là, n’en doutons pas.</p>
<p style="text-align: right;"><em><strong>D’après </strong></em><a href="https://www.antifainfoblatt.de"><strong>Antifaschistisches Infoblatt</strong></a><em><strong>, numéro 106, printemps 2015</strong></em></p>
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		<title>de RSF à l&#8217;OAS, la nostalgie selon Robert Ménard</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Mar 2015 15:06:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les nostalgiques]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2677" style="width: 160px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/police-municiplae-Beziers.jpg"><img class="wp-image-2677 size-thumbnail" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/police-municiplae-Beziers-150x150.jpg" alt="photo Le Parisien" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">photo Le Parisien</p></div>
<p>Certainement bien moins médiatique que son affiche digne de l’époque du Far-West vantant les mérites d’une Police Municipale armée, la décision du Mairie de Béziers Robert Ménard de débaptiser la rue du 19 mars 1962 pour lui donner le nom de l’officier <em>putschiste</em> Hélie Denoix de Saint-Marc n’en est pas moins symbolique et lourde de messages.</p>
<p>Messages bien entendu adressés en premier lieu à la communauté pied-noir et harki de Béziers, et plus généralement de sa région, car Ménard le sait bien : il y a là une grosse part de son électorat. Electorat qu’il commence à flatter bien avant l’annonce de sa candidature pour les municipales de 2014, à tel point que l’on ne peut s’empêche de voir dans cette chronologie une véritable stratégie d’implantation locale. Stratégie qui fonctionne à merveille, il faut bien le reconnaitre, puisque Ménard tellement sûr de lui se permet même de se passer de l’étiquette RBM<a href="#_ftn1" name="_ftnref1"><sup><sup>[1]</sup></sup></a>, se contentant simplement de son soutien, et est élu avec plus de 12 points d’avance sur son concurrent direct Elie Aboud, une vieille figure de la droite dure à Béziers pourtant, et qui bénéficie lui d’une réelle implantation locale.</p>
<p>C’est en juin 2012 que Robert Ménard fait donc son <em>coming-out</em> « Algérie française » en publiant avec sa petite maison d’édition <em>Mordicus</em> « Vive l’Algérie française » co-écrit avec Thierry Rolando. Dès la couverture le ton est donné, et on sait à quoi s’attendre avec un tel titre (qui n’a rien de provocateur dans l’esprit des auteurs) ; quant à Rolando, il est le président du Cercle algérianiste, une des plus importantes et des plus ancienne association de rapatriés nostalgiques de l’Algérie française, créée en 1973, et qui gère en partenariat avec la ville de Perpignan le <em>Centre national de Documentation des français d&rsquo;Algérie</em>.</p>
<p>Dans une interview donnée au journal <em>Minute</em><a href="#_ftn2" name="_ftnref2"><sup><sup>[2]</sup></sup></a><em>,</em> Ménard explique ainsi son mal-être sur deux pages : coincé d’une part entre une famille et des origines très « Algérie française » et d’autre part son étiquette d’homme « de gauche », milieu où l’on considère que « l<em>es pieds-noirs étaient des fachos racistes, nostalgiques de Pétain, etc</em> ».</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/Minute.jpg"><img class="  wp-image-2649 aligncenter" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/Minute-1024x502.jpg" alt="Minute" width="602" height="295" /></a></p>
<p>Ses origines pied-noir ne suffisant peut-être pas à ses yeux, il déclare pour la première fois « <em>j’</em><em>aurais hésité à le dire par le passé, mais maintenant je l’</em><em>assume pleinement : mon père était un militant de l’OAS </em>». Pourtant, quelques semaines auparavant, dans une autre interview<a href="#_ftn3" name="_ftnref3"><sup><sup>[3]</sup></sup></a> faisant la promo de son livre, nulle allusion au passé de son père : Ménard se contente de se déclarer « <em>pied-noir, né à Oran, ayant quitté l’Algérie en juin 1962, quelques semaines avant l’indépendance</em> », et justifie son ouvrage comme un besoin « <em>de dénoncer, une fois de plus le manichéisme des médias, des intellectuels, des historiens</em> », bref, le sempiternel combat de l’extrême droite contre « <em>la pensée unique »<a href="#_ftn4" name="_ftnref4"><sup><strong><sup>[4]</sup></strong></sup></a></em>. Mais finalement, tant qu’à réécrire l’histoire, allons-y « Franco<em> »,</em> et pourquoi pas réécrire dans la foulée celle de son père. Il est en effet étonnant de ne trouver nulle part le nom du père de Ménard parmi les membres de l’OAS : on pense notamment aux bulletins de l’ADIMAD<a href="#_ftn5" name="_ftnref5"><sup><sup>[5]</sup></sup></a>, qui durant trois ans (de 2011 à 2014) consacre sept numéros aux « Obscurs et sans grades » de l’OAS, allant jusqu’à référencer les militants connus par leur seul prénom ou pseudo comme on peut le voir sur la couverture du 4ième numéro qui leur est dédié :</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/obscurs-et-sans-grades1.jpg"><img class="alignnone wp-image-2685 " src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/obscurs-et-sans-grades1-734x1024.jpg" alt="obscurs-et-sans-grades" width="433" height="604" /></a></p>
<p>Et si l’on lit le portrait de Robert Ménard fait par le très à droite <em>Observatoire des journalistes et de l’</em><em>information médiatique<a href="#_ftn6" name="_ftnref6"><sup><strong><sup>[6]</sup></strong></sup></a>,</em> l’unique source concernant la passé de son père Emile est … l’interview de Ménard <em>himself</em> dans <em>Minute</em> citée précédemment ! Cela reste relativement faible en termes de sources, et finalement il faut remonter à 2008 pour s’approcher de ce qui est très certainement la réalité, dans un portrait consacré au secrétaire général de Reporters Sans Frontière dans <em>Libération</em><a href="#_ftn7" name="_ftnref7"><sup><sup>[7]</sup></sup></a> : « <em>son père, communiste et cégétiste, a rejoint un temps l’OAS. Avec les tripes plus qu’avec là tête</em> », ce a quoi répond Ménard « <em>Cinq ans plus tard, il est revenu à gauche et à toujours voté </em><em>Mitterrand </em>». On est bien loin de l’image du combattant OAS fidèle à ses idéaux, surtout quand on sait ce que ce groupe a représenté pour les Européens à Oran, ville de naissance de Ménard, et destinée dans l’esprit de certains à devenir une enclave française en terre algérienne.</p>
<p>Au final, père à l’OAS ou pas, Ménard a définitivement choisi de s’inscrire dans cette histoire des nostalgiques de l’Algérie française. En effet, une fois la mairie de Béziers conquise il ne cesse de donner des gages de bonne volonté à son électorat, comme par exemple en participant à la cérémonie commémorative des « Massacres d’Oran du 5 Juillet 1962 »<a href="#_ftn8" name="_ftnref8"><em><sup><strong><sup>[8]</sup></strong></sup></em></a> ou il prononce un discours vantant les mérites de la colonisation<a href="#_ftn9" name="_ftnref9"><sup><sup>[9]</sup></sup></a>, et cela devant une stèle où figure les noms et photos de quatre des plus illustres militants de l’OAS, tous exécutés par le pouvoir gaulliste : Jean-Marie Bastien-Thiry, Roger Degueldre, Claude Piegts et Albert Dovecar<a href="#_ftn10" name="_ftnref10"><sup><sup>[10]</sup></sup></a>. L’Adimad utilise d’ailleurs depuis fort longtemps  ces figures symboliques pour le verso de ses cartes de membres :</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/carte_Adimad1.jpg"><img class=" size-medium wp-image-2682 aligncenter" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/carte_Adimad1-300x189.jpg" alt="carte_Adimad" width="300" height="189" /></a>Finalement Ménard va au bout de sa logique en annonçant qu’il souhaite renommer « rue Denoix de Saint-Marc <em>»</em> la rue du 19 mars 1962, une « date infamante » pour reprendre l’expression du journal de la ville de Béziers, qui fait bien sur la promotion de cette initiative. Et il convie donc ces concitoyens à une cérémonie le samedi 14 mars prochain à 14h30. <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/journal-Beziers.jpg"><img class="  wp-image-2655 aligncenter" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/journal-Beziers.jpg" alt="journal-Beziers" width="503" height="341" /></a></p>
<p>Très rapidement les milieux des nostalgiques et/ou des anciens de l’OAS se mobilisent, avec en tête l’Adimad, le Comité Véritas, les Cercles Algérianistes. Tous annoncent leur soutien à l’initiative du maire, et des cars sont annoncés au départ des villes de Aix-en-Provence, de Marignane, de Marseille, Nice, Pau, Toulon… On peut donc s’attendre à une présence assez massive.</p>
<p>On aurait pu penser que cette démarche allait satisfaire tout ce petit monde de nostalgiques du « bon vieux temps des colonies » que chantait Michel Sardou, et pourtant quelques voix s’élèvent et risquent de ternir un peu cette cérémonie. Des voix qui ont une certaine écoute dans ce petit milieu…</p>
<p>Le premier à dégainer est Kader Hamiche. Ce « <em>fils de harki et fier de l’être »</em> (comme il se présente lui-même<a href="#_ftn11" name="_ftnref11"><sup><sup>[11]</sup></sup></a>) qui se déclare aussi français, patriote, et « <em>anti-communiste primaire</em><em> </em>», est un grand admirateur de Bastien-Thiry, et aussi, accessoirement, contributeur au Boulevard Voltaire, le site de Robert Ménard. Habitant de Béziers, Hamiche se fend d’une <em>Lettre ouverte à Robert Ménard</em> dans laquelle il déplore non pas le choix du nouveau nom bien sûr, mais son emplacement : la rue du 19 mars 1962 est effectivement une toute petite rue de quelques centaines de mètres, perdue dans un lotissement sans charme particulier. Une rue qu’il connait bien puisqu’il se vante d’avoir arraché la plaque portant la « date infamante » et de la conserver chez lui<a href="#_ftn12" name="_ftnref12"><sup><sup>[12]</sup></sup></a>. Cette rue ne lui semble pas à la hauteur d’un tel nom.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/rue-du-19-mars-1962.jpg"><img class="alignnone  wp-image-2653" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/rue-du-19-mars-1962.jpg" alt="rue du 19 mars 1962" width="692" height="280" /></a></p>
<p>Dans la foulée, c’est au tour de José Castano de réagir et de se fendre lui aussi d’une lettre au maire, avec un peu les mêmes revendications. Castano, lui aussi originaire de la région d’Oran et fils d’un militant de l’OAS, fut longtemps militant au Front national, avant d’en devenir un des candidats, notamment à Lunel<a href="#_ftn13" name="_ftnref13"><sup><sup>[13]</sup></sup></a> lors des élections cantonales de 2001, ou encore lors des législatives de 2012. Auteur de nombreux ouvrages sur cette question, notamment <em>Les seigneurs de la guerre<a href="#_ftn14" name="_ftnref14"><sup><strong><sup>[14]</sup></strong></sup></a>,</em> qui raconte la fin du 1<sup>re</sup> REP. Ce fameux régiment étranger de parachutistes fut l’un des fers de lance du putsch d’Alger, le 21 avril 1961, et comptait dans ses rangs le commandant Hélie de Saint-Marc, le lieutenant Roger Delgueldre et le sergent Albert Dovecar, mais aussi le capitaine Pierre Sergent<a href="#_ftn15" name="_ftnref15"><sup><sup>[15]</sup></sup></a> ou encore un certain lieutenant Jean-Marie Le Pen. En ce qui concerne ce dernier, il faut préciser toutefois qu’il n’était plus en service au moment du putsch d’Alger, puisqu’il était déjà retourné à ses activités de député à l’Assemblée nationale, mais il était en revanche actif lors de la Bataille d’Alger. En 2011, dans un ouvrage intitulé <em>Dans les archives inédites des Services Secrets, un siècle d’espionnage franç</em><em>ais (1870-1989)</em><a href="#_ftn16" name="_ftnref16"><sup><sup>[16]</sup></sup></a><em>,</em> on trouve une note des renseignements généraux datant d’octobre 1959, et qui montre que même de retour à Paris, Jean-Marie Le Pen entend bien continuer le combat :</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/note-RG-Le-Pen.jpg"><img class="alignnone  wp-image-2654" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/note-RG-Le-Pen.jpg" alt="note-RG-Le-Pen" width="446" height="348" /></a></p>
<div id="attachment_2683" style="width: 196px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/je-ne-regrette-rien1.jpg"><img class="size-medium wp-image-2683" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/je-ne-regrette-rien1-186x300.jpg" alt="Hélie de Saint-Marc à Alger devant ses troupes du 1er REP, photo tirée du livre de Pierre Sergent Je ne regrette rien" width="186" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Hélie de Saint-Marc à Alger devant ses troupes du 1er REP, photo tirée du livre de Pierre Sergent Je ne regrette rien</p></div>
<p class="size-medium wp-image-2666">Le 1<sup>er</sup> REP fut définitivement dissous dans les jours qui suivent la tentative de putsch et les légionnaires quittèrent leur camp de Zéralda en chantant le célèbre « Non, je ne regrette rien » d’Edith Piaf : dix ans plus tard, Pierre Sergent en fera le titre d’un de ses ouvrages.</p>
<p>Ménard va-t-il lui aussi reprendre la chanson de Piaf ? Possible, probable, souhaitable pour lui en tout cas, car on ne peut dignement passer sa vie à regretter ou à se renier, et Ménard a déjà fait beaucoup en ce sens : ses engagements de jeunesse, sa place dans la gauche caviar en tant que président de RSF…. Mais qu’il y prenne garde tout de même : cette nouvelle famille qu’il s’est choisi, le milieu « <em>algérianiste </em>», s’il peut s’avérer utile lors d’élections, n’est pas si facile à « gérer » le reste du temps. C’est un milieu qui a la rancune tenace, et pas seulement envers les Algériens ou le Général de Gaulle<a href="#_ftn17" name="_ftnref17"><sup><sup>[17]</sup></sup></a>, mais aussi aujourd’hui envers ceux qui trahiraient le souvenir de « leur » Algérie.</p>
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<p>Et le Front National en sait quelque chose, coincé lui aussi entre ce vivier électoral local (flatté par exemple par Louis Aliot, candidat à Perpignan) et sa recherche de dédiabolisation dont la plus belle illustration est l’ascension de Florian Philippot au sein du parti. Le chouchou de Marine Le Pen est en effet un adorateur de De Gaulle et il ne s’en cache pas, avec portrait du Général derrière son bureau et cérémonie à Colombey-les-Deux-Eglises le 9 novembre 2014 : voila de quoi faire bondir ceux qui considèrent le général comme « <em>le Plus Grand Traitre de l</em><em>’</em><em>Histoire de France</em> ».</p>
<div id="attachment_2668" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/9-novembre-2014-Colombey-les-Deux-Eglises-.jpg"><img class="wp-image-2668 size-medium" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/03/9-novembre-2014-Colombey-les-Deux-Eglises--300x225.jpg" alt="F. Philippot à Colombey-les-Deux-Eglises, Le Monde du 9 novembre 2014" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">F. Philippot à Colombey-les-Deux-Eglises, Le Monde 9 nov. 2014</p></div>
<p>Et il n’aura pas fallu longtemps pour que Ménard se trouve lui aussi face à cette contradiction : Florian Philippot, hasard du calendrier, souhaitait se rendre à Béziers le jour même de la cérémonie en l’honneur d’Hélie de Saint-Marc, afin d’y rencontrer les militants et candidats locaux du Front. Si la date tombe bien mal et peut expliquer l’indisponibilité du maire, il est évident que la personnalité du n°2 du FN y est aussi pour quelque chose : en effet, aucune autre date n’a été pour l’instant retenue, et il est fort probable que la tournée de Philippot dans cette région tourne court…</p>
<p>Voila donc notre maire Ménard forcé de jouer les équilibristes entre son électorat de base et la direction du parti censé le soutenir et être derrière lui. Nous lui souhaitons bien du courage !</p>
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<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1"><sup><sup>[1]</sup></sup></a> Rassemblement Bleue Marine, structure <em>mariniste</em> permettant aux « tièdes » de rouler pour la présidente sans être toutefois étiqueté Front National. Du moins le pensent-ils !</p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2"><sup><sup>[2]</sup></sup></a> n° 2570 du 27 juin 2012</p>
<p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3"><sup><sup>[3]</sup></sup></a> Sur le site <em>Enquêtes &amp; Débats</em> de Jean Robin.</p>
<p><a href="#_ftnref4" name="_ftn4"><em><sup><strong><sup>[4]</sup></strong></sup></em></a> Un peu à la manière d’un Zemmour inventeur d’un Pétain sauveur des juifs de France !!</p>
<p><a href="#_ftnref5" name="_ftn5"><sup><sup>[5]</sup></sup></a> L&rsquo;Association pour la défense des intérêts moraux et matériels des anciens détenus de l&rsquo;Algérie française, autrement dit les anciens de l’OAS.</p>
<p><a href="#_ftnref6" name="_ftn6"><em><sup><strong><sup>[6]</sup></strong></sup></em></a> Lancé en 2012 par Jean-Yves le Gallou, ancien FN et MNR, et aujourd’hui animateur de la Fondation Polémia</p>
<p><a href="#_ftnref7" name="_ftn7"><sup><sup>[7]</sup></sup></a> <em>Libération</em> du 5 juin 2008 « Robert Ménard, l’agité du vocal »</p>
<p><a href="#_ftnref8" name="_ftn8"><em><sup><strong><sup>[8]</sup></strong></sup></em></a> Autre date symbolique, avec celle du 19 mars 1962, pour les nostalgiques de l’AF</p>
<p><a href="#_ftnref9" name="_ftn9"><sup><sup>[9]</sup></sup></a> allant même jusqu’à déclarer « sans la France, pas d&rsquo;Algérie ! ». Tout comme on pourrait dire « sans les nazis pas de grands résistants » ??</p>
<p><a href="#_ftnref10" name="_ftn10"><sup><sup>[10]</sup></sup></a> Voir à ce sujet l’article d’<a href="http://blogs.mediapart.fr/blog/henri-pouillot/100714/en-2014-la-nostalgie-nauseabonde-de-l-oas-reste-active">Henri Pouillot sur son blog</a>, ou encore celui du <em>Nouvel Obs</em> intitulé « <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20140710.OBS3393/beziers-menard-s-incline-devant-une-stele-glorifiant-l-oas.html">Béziers : Ménard s&rsquo;incline devant une stèle glorifiant l&rsquo;OAS</a> »</p>
<p><a href="#_ftnref11" name="_ftn11"><sup><sup>[11]</sup></sup></a> Kader HAMICHE « <a href="http://www.kader-hamiche.fr/fils-de-harki-et-fier-de-letre/">Manifeste d&rsquo;un fils de Harki fier de l&rsquo;être</a> » auto-édité éditions Astofell</p>
<p><a href="#_ftnref12" name="_ftn12"><sup><sup>[12]</sup></sup></a> Cela nous rappelle les déboires de nos camarades antifascistes de Ras l’Front Vitrolles lorsque l’un d’entre-eux avait fait de même avec une rue Jean-Pierre Stirbois du temps des époux Megret.</p>
<p><a href="#_ftnref13" name="_ftn13"><sup><sup>[13]</sup></sup></a> Bien qu’habitant en réalité à Palavas-les-Flots (34).</p>
<p><a href="#_ftnref14" name="_ftn14"><em><sup><strong><sup>[14]</sup></strong></sup></em></a> C’est aussi un des sujets récurent de ses conférences, comme celle donnée au Cercle National des Combattants de Roger Holeindre lors de la fête annuelle du CNC au Chateau de la Chapelle d’Angillon en 2013</p>
<p><a href="#_ftnref15" name="_ftn15"><sup><sup>[15]</sup></sup></a> Ancien responsable de l’OAS Metro il crée avec JP Stirbois le Mouvement Jeune Révolution (M.J.R.) avant de rejoindre le CNIP et enfin le FN où il finira sa carrière politique jusqu’à son décès en 1992. Il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages sur la Légion étrangère s’appuyant sur sa propre histoire de l’Indochine à l’Algérie</p>
<p><a href="#_ftnref16" name="_ftn16"><sup><sup>[16]</sup></sup></a> Edition L’Iconoclaste, Paris 2011</p>
<p><a href="#_ftnref17" name="_ftn17"><sup><sup>[17]</sup></sup></a> Surnommé dans ce milieu « PGTHF » c’est-à-dire <em>le Plus Grand Traitre de l’Histoire de France</em>, ou encore <em>la grande Zohra</em></p>
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		<title>L’histoire du FN en frise chronologique</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Nov 2014 10:34:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les institutionnels]]></category>
		<category><![CDATA[Front National]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Marie Le Pen]]></category>
		<category><![CDATA[Marine Le Pen]]></category>

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		<description><![CDATA[Après la réalisation d’un schéma présentant les différentes familles et/ou composantes de l’extrême droite française, La Horde et REFLEXes renouvellent cette expérience de travail en commun pour vous offrir une chronologie du Front National de sa création en 1972 à aujourd’hui. Vous y trouverez les évènements marquants du Front : les arrivées et départs importants, les [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Après la réalisation d’un <a href="http://reflexes.samizdat.net/schema-2014-lextreme-droite-mieux-la-connaitre-pour-mieux-la-combattre/">schéma</a> présentant les différentes familles et/ou composantes de l’extrême droite française,<a href="http://lahorde.samizdat.net" target="_blank"> La Horde</a> et REFLEXes renouvellent cette expérience de travail en commun pour vous offrir une chronologie du Front National de sa création en 1972 à aujourd’hui.</strong></p>
<p>Vous y trouverez les évènements marquants du Front : les arrivées et départs importants, les scissions, les affaires de violences ou encore les résultats significatifs lors de certaines élections… mais aussi l’influence en son sein des différents groupuscules ayant gravité dans son giron, de la Fane au<a href="http://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/"> Gud</a> en passant par l’<a href="http://reflexes.samizdat.net/tag/oeuvre-francaise/">Œuvre française</a> ou les solidaristes.</p>
<p>Tout comme le schéma, cette chronologie du Front se veut un outil, cette fois-ci pour la compréhension de ce qu’est l’histoire de ce mouvement qui se prétend 1<sup>er</sup> parti de France, et ceci à la veille de leur XVe congrès.</p>
<p>Vous pouvez la télécharger gratuitement en cliquant sur l’image ci-dessous, ou en commander des exemplaires sur papier (A3 couleur recto-verso) auprès de <a href="http://lahorde.samizdat.net/2014/11/25/lhistoire-du-fn-en-frise-chronologique/" target="_blank">la Horde</a></p>
<p>Bonne lecture !!</p>
<div id="attachment_2628" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/11/Chrono-FN-.jpg"><img class="wp-image-2628" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/11/Chrono-FN--729x1024.jpg" alt="cliquer sur l'image pour téléchrger la chrono" width="600" height="842" /></a><p class="wp-caption-text">cliquer sur l&rsquo;image pour télécharger la chrono</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Textes et notes figurant au verso de la plaquette :</em></p>
<h5>LES ANNÉES 1970</h5>
<p>Le Front national n’est, à l’origine, qu’un cache-sexe pour les nationalistes-révolutionnaires d’Ordre nouveau, qui souhaitent se présenter aux élections législatives de 1973, tout en poursuivant son agitation dans les rues et les universités. Pour cela, ses dirigeants imaginent de créer une structure plus large, avec le courant dit des « nationaux », héritiers du poujadisme et du soutien à l’Algérie française, courant auquel appartient Jean-Marie Le Pen. Ces deux composantes sont rejointes par des nationalistes-européens, des néonazis ou d’anciens collaborateurs. L’orientation du FN est, dès l’origine, nationale-populiste : le FN doit en effet être « le réceptacle de tous les mécontents ». Ordre nouveau retourne à l’activisme avant d’être finalement dissout en juin 1973 : Le Pen profite de cette désorganisation pour renforcer son pouvoir au sein du Front…</p>
<h5>LES ANNÉES 1980</h5>
<p>Du début des années 1980 au début des années 2000, l’extrême droite française est organisée de façon assez simple. Le Front National (FN), qui regroupe plusieurs familles de la mouvance nationaliste (catholiques, païens, anciens de l’Algérie française, nostalgiques du fascisme et du nazisme, anticommunistes, ultra-libéraux…) occupe la plus grande partie de l’espace politique et public de ce courant de pensée, laissant à sa périphérie divers groupuscules dont la marge de manœuvre est très limitée : l’Œuvre française, le GUD, le Parti Nationaliste Français et Européen (PNFE), Troisième Voie… Si certains finissent par rallier le FN, d’autres choisissent la surenchère idéologique et la violence comme moyen d’expression, voire le terrorisme. La mainmise de Le Pen sur le FN et sa réussite médiatique ne laissent alors que peu de place à une autre personnalité ou mouvement venu le concurrencer, obligeant les autres formations à se soumettre ou à engager une longue traversée du désert.</p>
<h5>LES ANNÉES 1990</h5>
<p>Le FN connaît ses meilleures années au milieu des années 1990, que ce soit sur le plan électoral ou au niveau de son appareil militant. C’est alors une machine de guerre, avec un service d’ordre composé en grande partie d’anciens professionnels de la sécurité, mais surtout avec de nombreux militants capables de se mobiliser pour n’importe quel événement. Les années 1990 sont également marquées par une recrudescence de la violence d’extrême droite, avec plusieurs morts, tous français d’origine étrangère. La fin des années 1990 marque la fin de l’hégémonie du FN sur l’extrême droite française, avec en 1998 la scission provoquée par Bruno Mégret, numéro deux du FN, qui quitte le parti avec de très nombreux cadres et militants pour créer une nouvelle structure, le MNR. Cette brèche, ouverte dans la suprématie frontiste, permet à certains mouvements nationalistes de récupérer des cadres et militants du parti lepéniste, déçus par les tensions existant entre le FN et le MNR.</p>
<h5>LES ANNÉES 2000</h5>
<p>Le 11 septembre 2001, le conflit israélo-palestinien et l’émergence de certains communautarismes radicaux bouleversent le champ politique à l’extrême droite, avec d’un côté une extrême droite traditionnelle, restant sur ses bases, et de l’autre des mouvements prêt à passer ponctuellement des alliances inédites : on voit alors des groupes nationalistes s’allier avec militants en perdition venus de la gauche (Dieudonné, Riposte laïque) ou se prétendant venir de la gauche (Alain Soral). Parallèlement, l’émergence de Marine Le Pen à la tête du FN et ses orientations stratégiques ont entraîné un important désintérêt des jeunes d’extrême droite et des militants nationalistes radicaux pour le FN, même si le parti, surtout lors des périodes d’élections, attise toujours les ambitions et les intérêts de nombreux nationalistes. Alors que le parti n’est plus capable de recouvrir les murs des villes de France d’affiches ou de mettre dans la rue des milliers de gens comme par le passé, faute de militants de terrain, le FN enregistre de nombreuses adhésions de sympathisants, qui ne sont cependant pas prêts à se salir les mains.</p>
<h5>LES ANNÉES 2010</h5>
<p>La nouvelle stratégie du FN version Marine est basée essentiellement sur les médias. Bête médiatique comme son père, elle est présente quotidiennement à la télé ou la radio. Elle réussit à rallier à elle des personnalités médiatiques comme Gilbert Collard, ce que son père n’avait jamais réussi à faire. En interne, elle se débarrasse de tous ceux et celles qui pourraient s’opposer à elle ou dont les positions trop radicales pourraient la gêner dans sa quête de normalisation du FN. La situation actuelle du parti et le positionnement de sa présidente ont recréé un nouvel espace pour les mouvements radicaux, même si certains de ces radicaux rejoignent néanmoins le FN, comme les générations 1990 et 2010 du GUD.</p>
<h5>Compléments :</h5>
<p><i>1. Le Front National (FN) est créé le 5 octobre 1972 à l’initiative de l’équipe d’Ordre Nouveau, (ON) qui tente de regrouper toutes les tendances de l’extrême droite française. Ordre Nouveau, le journal </i>Militant<i>, François Brigneau, Alain Robert, Pierre Bousquet, François Duprat, Roland Gaucher, Roger Holeindre rejoignent le mouvement ; Jean-Marie Le Pen, plus jeune député de France, qui avait soutenu la campagne de Tixier-Vignancour, et était alors déconnecté politiquement, est choisi pour présider le mouvement, car les cadres d’ON espère pouvoir le manœuvrer facilement.</i></p>
<p>2. <i>Suite au meeting du 21 juin 1973 à Paris et aux affrontements avec la Ligue communiste, Ordre nouveau est dissout. Alain Robert et François Brigneau quittent le FN, emmenant avec eux les principaux cadres issus d’Ordre nouveau, du GUD et du Front de la Jeunesse. Le FN se réorganise alors autour de Jean-Marie Le Pen, tandis que François Duprat, homme de l’ombre, prend contact avec les néonazis de la FANE pour faire face au départ d’ON.</i><i> </i><i>Les anciens d’ON fondent le Parti des Forces Nouvelles (PFN) et soutiennent en sous main la candidature de Valéry Giscard d’Estaing à la présidentielle de 1974 (ils participent à son service d’ordre). Pierre Sidos de l’Œuvre française et Jean-Gilles Malliarakis, quant à eux, échouent à se présenter aux présidentielles.</i></p>
<p>3. <em>Le</em> <i>PFN et le FN tentent de participer ensemble aux européennes de 1978, mais le PFN, qui bénéficie des subsides du Movimento Social Italiano (MSI) de Giorgio Almirante et de Fuerza Nueva du franquiste Blas Piñar, écarte son rival et se présente seul aux élections sous le sigle Eurodroite : il obtient 1,3% des voix. Aux élections présidentielles de 1981, le PFN appelle à voter Chirac puis Giscard ; le FN, dont le candidat Jean-Marie Le Pen n’a pu se présenter faute des 500 signatures nécessaires, prône l’abstention. Aux élections législatives suivant l’élection de François Mitterrand, le FN atteint son score le plus bas, avec 0,18% des voix.</i></p>
<p><i>4. Le 19 juillet 1981, la tuerie d’Auriol, perpétrée par des militants du SAC contre un des leurs provoque la disparition de la structure, entraînant un départ vers le MIL et le FN.</i></p>
<p><i>5. À partir de 1977, les solidaristes, menés par Jean-Pierre Stirbois, intègrent le FN : opposés à l’économie libérale et favorables à l’association capital/travail, ils apportent une certaine rigidité politique, et le développement d’un travail d’implantation dans les communes de gauche. Lors d’élections locales en 1982 et 1983, le FN obtient ainsi ses premiers succès électoraux, à Dreux en particulier, où Jean-Pierre Stirbois, nommé secrétaire général du FN, obtient 16,7% aux municipales, fusionnant au second tour avec la liste de droite.</i></p>
<p><i> 6. </i><i>Intervention du président François Mitterand auprès des chaînes de télévision publiques afin que Le Pen soit invité plus souvent.</i></p>
<p><i>7. Le FN s’élargit. Bernard Antony, chef de file des catholiques intégristes, quitte le CNI pour le FN. François Brigneau et Jack Marchal quittent le PFN pour revenir au FN. Jean-Marie Le Chevallier quitte l’UDF pour rejoindre le FN.</i></p>
<p><i>8. En 1986, Bruno Mégret (RPR) et Jean-Yves Le Gallou, membres du Club de l’Horloge, rejoignent Jean-Marie Le Pen. La même année, le FN et ses listes ouvertes (le Rassemblement national) obtiennent 10%. 35 députés sont élus. Deux ans plus tard, suite à un changement de mode de scrutin, le FN perd tous ses députés.</i></p>
<p><i>9. Les provocations de Le Pen sur les chambres à gaz, « point de détail de l’Histoire de la Seconde Guerre mondiale » (sept. 1987), et le jeu de mots « Durafour crématoire » (sept. 1988), provoquent des troubles au sein du FN, entre ceux qui prônent le rassemblement et les tenants d’une certaine orthodoxie.</i></p>
<p><i>10. L’implantation locale du FN s’est renforcée dans l’Est de la France et dans le Sud-Est, ce qui se solde aux municipales de 1995 par la conquête des mairies de Toulon, d’Orange et de Marignane, respectivement par Jean-Marie Le Chevallier, Jacques Bompard et Daniel Simonpiéri, sans compter Jacques Peyrat, ex-FN qui devient maire de Nice sous l’étiquette RPR, sans rien renier idéologiquement.</i></p>
<p>11. <i>Bruno Gollnisch devient secrétaire général du FN, soutenu par la veille garde du FN qui veut contrer l’influence de Bruno Mégret, délégué général. En décembre 1995, la France connaît un mouvement social de grande envergure : le FN condamne ces grèves. De son côté, Bruno Mégret tente de mettre en place des syndicats FN, à la RATP et dans la police…</i></p>
<p><i> 12. En 1985, le service d’ordre du FN, le Département Protection et Sécurité (DPS) dirigé par un ex-OAS, le Colonel Janbart, recrute chez les anciens policiers, militaires et mercenaires. Au congrès du FN en 1997, équipé comme des CRS, le DPS charge les contre-manifestants et utilise des fausses cartes de police pour contrôler des gens. À la fin des années 1990, il est l’objet d’une commission d’enquête parlementaire. Sous Marine Le Pen, on continue à voir des figures connues de l’extrême droite radicale (comme Axel Loustau) participer au DPS.</i></p>
<p><i>13. Les 29 et 30 mars 1997 se tient à Strasbourg le congrès du FN : Mégret arrive en tête des votes pour l’élection au bureau politique. Le 30 avril, Jean-Marie Le Pen agresse une élue socialiste à Mantes-La-Jolie suite à la présence de militants antifascistes : le 2 avril 1998 , il est déclaré inéligible. Mégret aurait dû se retrouver tête de liste aux européennes, mais Le Pen impose sa femme Jany, novice en politique. Le FN implose, avec d’un côté le FN de Le Pen et de l’autre le FN-MN (futur MNR) de Mégret.</i></p>
<p>14.  <i>Laissant le soin aux partis de droite comme de gauche de relayer son discours sur les questions de sécurité et d’immigration, le FN mène campagne contre l’euro, contre le « fiscalisme », contre les « affaires »… Stratégie payante, Le Pen se retrouvant pour la première fois au second tour de l’élection présidentielle de 2002.</i></p>
<p>15.  <i>Fabrice Robert et Christian Bouchet sont élus au conseil national du MNR en février. En avril ce dernier est écarté de la direction d’Unité Radicale (UR) par Fabrice Robert et Philippe Vardon. Pour la manifestation du 1<sup>er</sup> mai, Bruno Gollnisch contact UR ainsi que d’autres groupuscules pour les intégrer au service d’ordre. Le 14 juillet Maxime Brunerie, militant du MNR et d’UR tente de tuer Jacques Chirac. Unité radicale est dissoute, pour réapparaître quelques semaines plus tard comme Bloc Identitaire.</i></p>
<p><i>16. 20 septembre 2006 : Jean-Marie Le Pen prononce un discours à Valmy, au ton très républicain et social. Le texte aurait été écrit par Alain Soral qui s’est rapproché du FN. Quelques semaines plus tard, Dieudonné, grâce à quelques anciens du GUD, est invité aux BBR.</i></p>
<p><i>17. Juin 2007 : Alain Soral crée Égalité et Réconciliation. Lors de son université d’été les 8 et 9 septembre, on peut croiser des anciens du GUD, Serge Ayoub ou Christian Bouchet.</i></p>
<p><i>18. Carl Lang quitte le FN suite à la décision de Marine Le Pen de ne pas le nommer tête de liste pour le Nord Pas-de-Calais. Alain Soral, déçu de ne pas être nommé tête de liste du FN aux élections européennes de 2009 en Ile-de-France quitte le FN et rejoint Dieudonné pour mettre en place la « Liste antisioniste ».</i></p>
<p><i>19. Opposée à Bruno Gollnisch, Marine Le Pen devient présidente du parti. Dans les mois qui suivent, elle et son équipe font la chasse aux soutiens de Gollnisch jugés trop radicaux. Alexandre Gabriac, membre de l’Œuvre française, est exclu du FN suite à la parution de photos le montrant effectuant le salut fasciste. En juillet, Yvan Benedetti, chef de Jeune Nation, membre de l’Œuvre française et soutien de Bruno Gollnisch, est exclu à son tour. </i></p>
<p><i>20. Le 8 mai est lancé le Rassemblement Bleu Marine (RBM), coalition politique à vocation électorale,  à l’initiative du parti Souveraineté, Indépendance et Libertés (SIEL) de Paul-Marie Coûteaux, dont le but est de rassembler des militants et sympathisants hors du FN pour les législatives de 2012. Florian Philippot est son porte-parole.</i></p>
<p><i>21. Lors de la fête organisée pour les 40 ans du FN, des dirigeants du GUD (relancé deux ans plus tôt par Édouard Klein, fils d’anciens militant d’Ordre Nouveau et du GUD, avec l’aval de Frédéric Châtillon) sont pris en photos avec la direction du FNJ et Marion Maréchal-Le Pen.</i></p>
<p><i>22. Lors du défilé du 1<sup>er</sup> mai 2013, la sécurité du clan Le Pen et de la manifestation est assurée par des JNR de Serge Ayoub, employés par Axel Loustau, ancien dirigeant du GUD et associé de Frédéric Châtillon. Un mois plus tard, Le 5 juin, un militant antifasciste, Clément Méric, est tué par Esteban Morillo, proche d’Ayoub.</i></p>
<p><i>23. Aux élections municipales, le FN obtient 1544 postes de conseillers municipaux, et plusieurs mairies  : Hénin-Beaumont (Steeve Briois) dès le premier tour, Fréjus (David Rachline), le septième secteur de Marseille (Stéphane Ravier), Beaucaire, Villers-Cotterêts, Hayange, Le Pontet, Le Luc, Cogolin, Mantes-la-Ville. Robert Ménard, soutenu par le FN, est élu à Béziers.</i></p>
<p><i>24. Congrès du FN les 29 et 30 novembre à Lyon. Mi-octobre, Julien Rochedy, qui avait nettoyé le FNJ pour le compte de Marine Le Pen, est débarqué de son poste à la surprise générale.</i></p>
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		<title>Mentions Légales</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Oct 2014 08:56:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[REFLEXes, c'est quoi ?]]></category>

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		<description><![CDATA[  le site REFLEXes est un site de communication au public en ligne consacré à l’information antifasciste. Il est édité à titre non professionnel au sens de l’article 6, III, 2° de la loi 2004-575 du 21 juin 2004. Conformément aux dispositions de cet article, son éditeur a choisi de rester anonyme. Il est hébergé [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<p>le site REFLEXes est un site de communication au public en ligne consacré à l’information antifasciste.</p>
<p>Il est édité à titre non professionnel au sens de l’article 6, III, 2° de la loi 2004-575 du 21 juin 2004. Conformément aux dispositions de cet article, son éditeur a choisi de rester anonyme.</p>
<p>Il est hébergé par Samizdat (<a href="http://samizdat.net">http://samizdat.net</a> / adresse mail : <a href="https://www.samizdat.net/sqmail/src/compose.php?send_to=samizdat%40samizdat.net">samizdat@samizdat.net</a>)</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Schéma (2014) : l’extrême droite, mieux la connaitre pour mieux la combattre</title>
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		<pubDate>Wed, 07 May 2014 15:56:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les institutionnels]]></category>
		<category><![CDATA[Action française (AF)]]></category>
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		<description><![CDATA[À quoi ressemble l’extrême droite aujourd’hui ? Quel rôle y joue le Front national, combien de groupes y a-t-il à sa marge, et que représentent-ils ? Pas si facile de répondre. C’est pourquoi depuis 2012, la Horde et le site d’informations antifasciste REFLEXes s’associent pour présenter chaque année, sous la forme d’un schéma, un panorama [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>À quoi ressemble l’extrême droite aujourd’hui ? Quel rôle y joue le Front national, combien de groupes y a-t-il à sa marge, et que représentent-ils ? Pas si facile de répondre. C’est pourquoi depuis 2012, la Horde et le site d’informations antifasciste REFLEXes s’associent pour présenter chaque année, sous la forme d’un schéma, un panorama graphique des groupes et partis nationalistes français. Cette version mise à jour, au format A4, est accompagné d’une légende au recto qui donne quelques informations essentiels sur la plupart des groupes cités, reproduites ci-dessous.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/11/SchemaED_2014_REFLEXes_LaHorde.pdf"><img class="aligncenter wp-image-636 size-full" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/05/schema2014-625x438.jpg" alt="schema2014-625x438" width="625" height="438" /></a></p>
<p><a href="http://lahorde.samizdat.net/">http://lahorde.samizdat.net/</a></p>
<h3 style="text-align: center;">les « INSTITUTIONNELS »</h3>
<p><strong>DROITE FORTE, DROITE POPULAIRE</strong></p>
<p>Créée en 2011, la Droite Populaire regroupait à l’origine des parlementaires UMP (ayant pour la plupart milité à l’UNI, au MIL ou au GUD), chargés de défendre une ligne « dure » au sein du parti de Sarkozy. Elle a depuis été supplantée par un nouveau courant, la Droite forte, devenu majoritaire au sein de l’UMP. Fondé en 2012 par, entre autres, Guillaume Peletier, un ancien du FN et du MPF, ce mouvement a pour slogan « Nous sommes fiers d’être Français, nous sommes fiers d’être de droite ».</p>
<p><strong>FRONT NATIONAL</strong></p>
<p>Créée en 1972, c’est la principale formation d’extrême droite : fondée à l’origine par les néofascistes d’Ordre nouveau et d’autres groupuscules nationalistes, le FN devient vite « la chose » de Jean-Marie Le Pen. Au début des années 1980, il rassemble les différents courants de l’extrême droite (catholiques intégristes, anciens collabos, anciens de l’Algérie française) ainsi que des courants plus radicaux (solidaristes, nationalistes-révolutionnaires, néonazis, païens). Le parti a connu une scission en 1998, qui l’a affaibli durant plusieurs années. Depuis le congrès de Tours de 2010, Marine Le Pen a succédé à son père avec la volonté affichée de s’affranchir des courants historiques du nationalisme français. Le FN dispose également d’une structure pour la jeunesse dirigée par Nathalie Pigeot, le Front National Jeunesse : repris en main et épuré par Marine Le Pen, il n’a plus la même dynamique que par le passé.</p>
<p><strong>RASSEMBLEMENT BLEU MARINE</strong></p>
<p>Crée en 2012, le RBM regroupe autour du FN de Marine Le Pen différents petits partis ou groupuscules souverainistes (dont le SIEL) dans l’espoir à la fois d’élargir son audience électorale et de fondre le FN dans une structure plus large et passe-partout. Malgré l’absence de résultats probants, le RBM sera probablement remis en place lors des prochaines élections.</p>
<p><strong>Souverainistes</strong> : SIEL, etc.</p>
<p>Bien que n’ayant jamais pris sur le plan électoral, les mouvements souverainistes peuvent ponctuellement se faire les alliés de l’extrême droite : Paul-Marie Coûteaux et son SIEL ont rejoint le FN, tandis que Nicolas Dupont-Aignan de Debout la République déclare être « ouvert au dialogue » ! On constate aussi des dérives, tel le Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) qui n’hésita pas à manifester aux côtés de Coûteaux.</p>
<h3 style="text-align: center;">LES « MODERNES »</h3>
<p><strong>RIPOSTE LAÏQUE</strong></p>
<p>Mouvement créé en 2007, issu de certains milieux laïcs de gauche, qui expriment leur racisme anti-musulman sous couvert de défense de la laïcité. Aujourd’hui isolé, le FN refusant de répondre à ses appels du pied, RL est en perte de vitesse, sur un terrain, l’islamophobie, repris de plus en plus par l’ensemble de la classe politique.</p>
<p><strong>BLOC IDENTITAIRE</strong></p>
<p>Issus d’Unité radicale, les Identitaires regroupent le Bloc identitaire et ses sections locales (Projet Apache, Nissa Rebella). Les Identitaires tentent depuis leur création de se démarquer de l’extrême droite traditionnelle tout en recrutant parmi les jeunes nationalistes. Sans référence idéologique, ils misent sur la communication et Internet. Mais ils ne sont pas arrivés à se créer un espace politique distinct de celui du FN, et leur stratégie de dédiabolisation est un semi-échec (à noter que l’un de leurs leaders, Philippe Vardon, tente sans succès de se rapprocher du FN). Le BI dispose d’une pseudo-agence de presse, Novopress, qui mélange dépêches de faits divers et annonces liées aux activités des Identitaires, et d’une structure jeune, Génération identitaire</p>
<p><strong>MOUVEMENT D’ACTION SOCIALE</strong></p>
<p>Prenant la suite de Pro Patria, le MAS s’est développé dans l’ombre des mouvements nationalistes en mettant en place des structures comme l’émission Méridien Zéro. Inspiré par les néo-fascistes italiens de Casapound, le MAS a réussi à s’implanter dans quelques villes comme Toulouse ou Lille. Autour du MAS gravitent également deux revues, Réfléchir &amp; Agir et Rébellion, cette dernière jouant à fond la confusion avec l’extrême gauche et l’anticapitalisme.</p>
<p><strong>ÉGALITÉ &amp; RÉCONCILIATION</strong></p>
<p>Fondé par Alain Soral en 2007, E&amp;R avait à l’origine comme ambition de regrouper nationalistes de droite et patriotes de gauche. Mais après l’échec de la liste antisioniste en 2009, ceux qui voulaient transformer E&amp;R en parti politique sont partis, et l’incohérence politique de Soral a fait le reste. Aujourd’hui, E&amp;R n’est plus que le fan-club de Soral, et l’un des principaux relais de Dieudonné, qui dispose par ailleurs de ses propres outils de propagande. E&amp;R se caractérise par un antiféminisme et un antisémitisme virulent (il s’est rapproché un temps du Parti Antisioniste, aujourd’hui peu actif).</p>
<p><strong>LES NÉGATIONNISTES</strong></p>
<p>Si le noyau dur de ce petit milieu n’évolue guère, le négationnisme peut remercier Dieudonné qui aura contribué à faire connaitre ses thèses délirantes et certains de ses auteurs. On pense notamment à Robert Faurisson devenu une véritable vedette chez les troupes du pseudo-comique, ou encore à Vincent Reynouard qui a pu étendre son auditoire. Le noyau dur reste regroupé autour de listes de diffusion telle que « Bocage », et de rares publications ou catalogues de VPC.</p>
<p><strong>LES CONSPIRATIONNISTES</strong></p>
<p>Les thèses conspirationnistes ne sont pas l’apanage de l’extrême droite, et certaines viennent même de la gauche. Mais elles fournissent souvent des arguments aux fachos de toutes sortes, car derrière chaque conspiration ou presque se cacheraient les « sionistes » (i.e. les Juifs) et/ou les impérialistes (le « grand Satan » américain), ce qui a permis ponctuellement des rapprochements contre-nature. Bien que d’aspect confus, le milieu conspi est organisé en un réseau très dense d’individus et de groupes. On peut citer: Réseau Voltaire, Re-Open911, Mécanopolis, Nouvelle Solidarité de J. Cheminade, Alterinfo…</p>
<h3 style="text-align: center;">LES « BOURRINS »</h3>
<p><strong>RÉSEAU IDENTITÉS</strong></p>
<p>Né d’une scission du Bloc identitaire, il se structure autour de la Ligue du Midi de la famille Roudier, d’anciens cadres du BI, notamment d’Aquitaine, de Bretagne et d’Alsace d’Abord.</p>
<p><strong>LIGUE DE DÉFENSE JUIVE</strong></p>
<p>Version française du mouvement Kach du rabbin Khahane, la LDJ se distingue par sa violence et son soutien à l’extrême droite israélienne. Ses cibles favorites sont plus l’extrême gauche pro-palestinienne que l’extrême droite antisémite (sauf récemment avec Dieudonné). De récents départs (Alyah) ont légèrement modifié l’équipe dirigeante, mais sans changer les pratiques.</p>
<p><strong>GROUPE UNION DÉFENSE (GUD)</strong></p>
<p>Basé à Lyon et Paris, ce n’est qu’une vague copie du mouvement étudiant né en 1969. Ce GUD navigue à vue, et s’est surtout illustré par sa violence. Depuis le départ de certains de ses militants spécialisés dans le coup de poing, Édouard Klein s’est mis en retrait, naviguant entre le FN et le business avec les anciens du GUD. Le GUD a été repris en main par Logan Duce sur Paris, un temps proche des Jeunesses nationalistes, ce qui n’est plus le cas depuis mi-2013. Le GUD Paris est aujourd’hui derrière la liste étudiante Assas Patriote.</p>
<p><strong>LEs AMIS DE PIERRE SIDOS</strong></p>
<p>C’est sous ce nom que l’Œuvre Française (OF) poursuit ses activités depuis sa dissolution à l’été 2013. Auparavant, des cadres de l’OF « infiltrés » dans le FN avaient été victimes de la politique de normalisation de Marine Le Pen, mais l’OF avait connu en 2011 un second souffle grâce aux Jeunesses Nationalistes (JN) menées par Alexandre Gabriac et leur activisme débridé qui a mené à divers procès (les JN ont également été dissoutes en 2013). Les JN se sont dotés d’un « Comité de Liaison et d’Aide Nationaliste » dirigée par Laura Lussaud et d’une structure militante féminine Les Caryatides. Proche des nostalgiques de Vichy ou de l’Algérie Française, des antisémites et des catholiques intégristes, ce mouvement représente la branche «dure» de l’extrême droite française. Pour la première fois cette année, ses responsables se sont présentés aux élections municipales sous leurs propres couleurs.</p>
<p><strong>SKINHEADS</strong></p>
<p>La mouvance skin d’extrême droite connaît un regain d’activité par rapport aux années 2000. S’il n’existe pas à proprement parler d’organisation skinhead fédérant tous les groupes au niveau national, on retrouve plusieurs groupes qui se font remarquer par leur activisme politique. Depuis la dissolution des JNR et de Troisième Voie de Serge Ayoub, les skins d’extrême droite se sont de nouveau éparpillés dans la nature. C’est sans doute cette situation qui a provoqué un regain d’activité public pour des mouvements comme Blood &amp; Honour Hexagone ou les Hammerskins.</p>
<h3 style="text-align: center;">LES NOSTALGIQUES</h3>
<p><strong>CATHOLIQUES INTÉGRISTES</strong></p>
<p>Les réseaux catholiques intégristes sont denses et complexes, et mériteraient un schéma à eux tout seuls. On peut malgré tout citer l’Institut Civitas, et sa branche jeune, France Jeunesse Civitas, ou encore Dies Irae, installé sur la région bordelaise, très proche à une époque des Identitaires. De même, trop nombreuses pour apparaître toutes dans ce schéma, la plupart des organisations anti-IVG sont en contact avec des groupes nationalistes. Leurs principales activités sont les « Marches pour la vie » et les prières devant les centres IVG organisées par SOS Tout Petits.</p>
<p><strong>MANIF POUR TOUS</strong></p>
<p>Collectif créé en 2012 au service d’une idéologie réactionnaire soutenue par la droite catholique, ce mouvement a organisé des manifestations massives contre le projet de loi sur le mariage homosexuel. Difficile de dire s’il s’agit d’un épiphénomène ou si la Manif pour tous a un avenir politique : le mouvement reste en tout cas actuellement mobilisé sur le thème de la défense de la famille traditionnelle et de l’homophobie. Le mouvement a connu une scission en mars 2013, ses éléments les plus radicaux créant le PRINTEMPS FRANÇAIS dirigé par Béatrice Bourges.</p>
<p><strong>RENOUVEAU FRANÇAIS</strong></p>
<p>Créée en 2005 et dirigé par Thibault de Chassey, le RF a rompu avec le FN et s’est rapproché de l’Œuvre française sur certaines manifestations, mais également de la NDP. Récemment, le RF s’est doté d’un point d’ancrage et de diffusion avec l’ouverture par Chassey de la Librairie française à Paris.</p>
<p><strong>ACTION FRANÇAISE</strong></p>
<p>Né à la fin du XIXe siècle, c’est le plus vieux mouvement nationaliste en activité. Mouvement royaliste autrefois école de formation pour les jeunes cadres d’extrême droite, l’AF, présidé par S. Blanchonnet, se contente de sortir son journal et d’organiser quelques rassemblements ou débats. À noter un rapprochement récent et surprenant avec Alain Soral, allant jusqu’à assurer sa protection sur certaines de ses sorties.</p>
<p><strong>ALGÉRIE FRANÇAISE</strong></p>
<p>Surtout présents dans le Sud-Est, les nostalgiques de l’Algérie Française ( Adimad, des anciens de l’OAS, Comité Véritas, Cercle Algérianiste, Jeune Pied-Noir …) peuvent localement représenter un poids électoral non négligeable.</p>
<h3 style="text-align: center;">LES « ANTI-FN »</h3>
<p><strong>NOUVELLE DROITE POPULAIRE</strong></p>
<p>Fondée en 2008 autour de courants réunis dans la revue Synthèse nationale, la NDP regroupe les opposants historiques de Jean-Marie Le Pen au sein du FN ou à l’extérieur du mouvement. La NDP tente d’incarner politiquement ce qu’était le FN des années 1980, c’est-à-dire une structure regroupant toutes les tendances de la mouvance nationaliste. Alliée au Parti de La France de Carl Lang et au MNR, la NDP a formé l’Union des Droites Nationales à l’occasion des législatives de juin 2012, sans obtenir de résultats significatifs.</p>
<p><strong>TERRE &amp; PEUPLE</strong></p>
<p>Créé en 1994 et dirigé par Pierre Vial, (un ancien du GRECE et du FN) ce mouvement racialiste et païen permet aux militants nationalistes de se retrouver dans une structure « neutre ».</p>
<p>Il est commandable sur le site de <a href="http://lahorde.samizdat.net/2014/04/29/schema-2014-lextreme-droite-mieux-la-connaitre-pour-mieux-la-combattre/" target="_blank">La Horde</a></p>
<p>Ou en téléchargement en <a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/05/SchemaED_2014_RELFEXes-LaHorde.pdf">format pdf</a></p>
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		<title>La légion étrangère saute sur Nogent sur Marne</title>
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		<pubDate>Tue, 06 May 2014 19:57:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les nostalgiques]]></category>
		<category><![CDATA[anti-IVG]]></category>
		<category><![CDATA[Eric Fornal]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelle Droite Populaire (NDP)]]></category>
		<category><![CDATA[Parti de la France (PdF)]]></category>
		<category><![CDATA[Réfléchir & Agir]]></category>
		<category><![CDATA[Roger Holeindre]]></category>
		<category><![CDATA[Synthèse Nationale (revue)]]></category>

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		<description><![CDATA[LE 11 mai prochain doit avoir lieu a Nogent-sur-Marne dans le 94 une journée d’hommage aux combattants d’Indochine. N’ayant aucune sympathie pour les milieux militaires et leurs commémorations il est fort rare que nous nous exprimions sur le sujet, et les dates des 14 juillet, 11 novembre et autres 8 mai ne nous passionnent guère [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>LE 11 mai prochain doit avoir lieu a Nogent-sur-Marne dans le 94 une journée d’hommage aux combattants d’Indochine.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/05/affiche_hommage_combattants_Indochine.png"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1104" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/05/affiche_hommage_combattants_Indochine-214x300.png" alt="affiche_hommage_combattants_Indochine" width="214" height="300" /></a></p>
<p>N’ayant aucune sympathie pour les milieux militaires et leurs commémorations il est fort rare que nous nous exprimions sur le sujet, et les dates des 14 juillet, 11 novembre et autres 8 mai ne nous passionnent guère en général<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/la-legion-etrangere-saute-sur-nogent-sur-marne/#footnote_0_506" id="identifier_0_506" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il est bien entendu que nous parlons l&agrave; des comm&eacute;morations et non des &eacute;v&egrave;nements que ces dates &eacute;voquent. Mais nous n&rsquo;oublions pas non plus, concernant celle du 8 mai, qu&rsquo;elle est aussi le jour des massacres de S&eacute;tif, Guelma et Kherrata la m&ecirc;me ann&eacute;e de 1945.">1</a></sup>. Toutefois il arrive que certaines de ces commémorations retiennent toute notre attention. Ce fût le cas en juin 2012 lors de la manifestation à Paris pour « l’honneur de l’armée française en Algérie » : organisée entre autres par le Cercle National des Combattants (CNC) de Roger Holeindre, l&rsquo;Association pour la défense des intérêts moraux et matériels des anciens détenus de l&rsquo;Algérie française (ADIMAD, les anciens de l’OAS) ou encore France Résistante de Pierre Descaves (ex OAS, ex FN, aujourd’hui au Parti de la France de Carl Lang) et soutenue par la Nouvelle Droite Populaire, Synthèse Nationale ou encore le Parti de la France (PdF). Réunissant environ 1000 personnes qui défileront du Rond-point des Champs-Elysées au Trocadéro la manif<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/la-legion-etrangere-saute-sur-nogent-sur-marne/#footnote_1_506" id="identifier_1_506" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Encadr&eacute; par le Service d&rsquo;Ordre du PdF, le SEP, qui r&eacute;alisait l&agrave; sa 1re sortie. Malgr&eacute; la pr&eacute;sence &agrave; sa t&ecirc;te de Jean-Pierre Dellac, ex responsable de la zone grand-est du DPS, aujourd&rsquo;hui d&eacute;c&eacute;d&eacute;, on ne peut pas dire que le r&eacute;sultat &eacute;tait l&agrave;.">2</a></sup> s’était conclue par des prises de paroles où étaient dénoncés pêle-mêle les communistes, les « fellaghas », les traitres.. bref en un mot l’anti-France.</p>
<p>La date du 11 mai prochain s’annonce du même acabit. En effet au delà de la question même du colonialisme et de ses crimes qui nous rendent peu sympathique ce genre d’événement, les 1ers noms de participants et invités annoncés pour cette journée ont de quoi nous faire pâlir.</p>
<p>Tout d’abord cette journée est parrainée par le colonel Jean Luciani. Il y a effectivement toute sa place puisqu’il fut capitaine au 1er BEP (Bataillon Etranger Parachutiste) à Dien Bien Phu, et sera fait prisonnier (par « LE » Viet-Minh comme il est de coutume de dire dans ces milieux). Mais c’est surtout l’homme politique qui nous intéresse dans cette histoire : venant du CNIP (Cercle National des Indépendants et Paysans<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/la-legion-etrangere-saute-sur-nogent-sur-marne/#footnote_2_506" id="identifier_2_506" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="qui servit fr&eacute;quemment de passerelle entre le droite parlementaire et l&rsquo;extr&ecirc;me droite.">3</a></sup>) à Nogent-sur-Marne justement, il rejoint le FN et en devient conseiller régional Ile-de-France de 1992 à 1998. Lors de la scission de 1998 il <a href="http://reflexes.samizdat.net/le-mnr-de-vie-a-trepas-1999-2002/">choisit</a> Bruno Megret et le MNR et en devient très rapidement le secrétaire régional d’Ile-de-France et le secrétaire départemental du Val-de-Marne<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/la-legion-etrangere-saute-sur-nogent-sur-marne/#footnote_3_506" id="identifier_3_506" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="il est m&ecirc;me responsable de la commission de conciliation et de discipline, poste cl&eacute; en ces p&eacute;riodes troubles d&rsquo;apr&egrave;s scission.">4</a></sup>. Il sera candidat MNR à différentes élections jusqu’en 2003, date à partir de laquelle le MNR va connaitre son déclin, ce qui mettra sur la touche le Colonel.</p>
<p>Figurent aussi en bonne place comme invités le « sergent » Roger Holeindre, Popeye pour ses amis, et que l’on ne présentera plus ici tant son parcours est lié à l’histoire de l’extrême droite française (de l’Algérie française et l’OAS au FN en passant par la campagne présidentielle de 1965 de Tixier-Vignancour …aujourd’hui au Parti de la France, chez les nostalgiques du FN d’avant Marine), ou encore le Père Jean-Paul Argouarc&rsquo;h.<a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/05/Roger_Holeindre_8me_RPC1.jpg"><img class="aligncenter wp-image-2422" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/05/Roger_Holeindre_8me_RPC1.jpg" alt="Des paras du 8me R.P.C. en opération d’infiltration dans les zones tenues par le FLN lors de la guerre d’Algérie. R. Holeindre est au 2nd rang à … l’extrême droite, mais ça on le sait depuis longtemps !" width="600" height="429" /></a></p>
<p>Des paras du 8me R.P.C. en opération d’infiltration dans les zones tenues par le FLN lors de la guerre d’Algérie. R. Holeindre est au 2nd rang à … l’extrême droite, mais ça on le sait depuis longtemps !</p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p>Le père Argouarc&rsquo;h, à l’inverse de « Popeye », est certainement bien moins connu du grand public mais n’en reste pas moins un sacré personnage :<br />
Fils d’un militaire putschiste il grandit dans une Algérie qui se bat pour son indépendance, s&rsquo;il est trop jeune pour participer au putsch d’Alger il en garde une véritable rancœur. Engagé il choisit les paras, et rejoint le 13e régiment de dragons parachutiste<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/la-legion-etrangere-saute-sur-nogent-sur-marne/#footnote_4_506" id="identifier_4_506" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Unit&eacute; des forces sp&eacute;ciales, charg&eacute;e de la recherche du renseignement, notamment lors des op&eacute;rations ext&eacute;rieures, et dont les actions sont d&eacute;finies par le Commandement des op&eacute;rations sp&eacute;ciales (COS).">5</a></sup>. Après l’armée il trouve sa « voie » dans la spiritualité en découvrant le village d’enfants de Riaumont, haut lieu du scoutisme et du catholicisme intégriste sans toutefois être lié directement à la Fraternité Saint-Pie X, et dont il devient l’autorité religieuse<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/la-legion-etrangere-saute-sur-nogent-sur-marne/#footnote_5_506" id="identifier_5_506" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Pour les situer, il suffit de pr&eacute;ciser que le village a quitt&eacute; le mouvement des Scouts d&rsquo;Europe, historiquement li&eacute; &agrave; l&rsquo;extr&ecirc;me droite catholique la plus int&eacute;griste, car jug&eacute; trop &laquo; europ&eacute;iste &raquo; et pas assez &laquo; national &raquo;, bref pas assez fran&ccedil;ais !">6</a></sup>. JP Argouarc’h racontera « son » histoire du village de Riaumont dans l’ouvrage <em>Riaumont, Passion et Résurrection</em> préfacé par Jean Raspail et avec une postface de Serge de Beketch, ses deux signatures montrant là l’importance de ce personnage et de ce lieu emblématique pour les traditionalistes.</p>
<div id="attachment_1802" style="width: 137px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/05/Croix_Scouts_de_Riaumont-e337f.png"><img class="size-full wp-image-1802" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/05/Croix_Scouts_de_Riaumont-e337f.png" alt="La Sainte Croix de Riaumont, emblème de l'Institut Sainte-Croix de Riaumont et de son mouvement scout" width="127" height="124" /></a><p class="wp-caption-text">La Sainte Croix de Riaumont, emblème de l&rsquo;Institut Sainte-Croix de Riaumont et de son mouvement scout</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1803" style="width: 392px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/05/Riaumont_Passion_et_Resurrection-aa857.jpg"><img class="size-full wp-image-1803" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/05/Riaumont_Passion_et_Resurrection-aa857.jpg" alt=" Une couverture à faire trembler de peur les petits enfants la nuit !!" width="382" height="570" /></a><p class="wp-caption-text">Une couverture à faire trembler de peur les petits enfants la nuit !!</p></div>
<p>Notre curé intégriste fait par la suite le lien entre certains milieux militaires (aumônier des scouts paras, il est aussi officieusement l’aumônier de l’Union Nationale de Parachutistes<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/la-legion-etrangere-saute-sur-nogent-sur-marne/#footnote_6_506" id="identifier_6_506" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le congr&egrave;s annuel de l&rsquo;UNP se tiendra d&rsquo;ailleurs cette ann&eacute;e &agrave; Riaumont justement.">7</a></sup>, et présent lors de nombreuses commémorations ou dépôts de gerbes), les nostalgiques du « bon temps des colonies » et la mouvance catholique intégriste. Il est en effet régulièrement présent aux côtés des mouvements anti-avortement tel que SOS Tout-Petits, il est également invité régulier du Cercle Renaissance de Michel de Rostolan<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/la-legion-etrangere-saute-sur-nogent-sur-marne/#footnote_7_506" id="identifier_7_506" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Pass&eacute; lui aussi du CNIP au FN, avant de le quitter en 2009.">8</a></sup> ou plus récemment au côté de Civitas lors des Manifs pour Tous.</p>
<div id="attachment_1804" style="width: 484px" class="wp-caption alignright"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/05/Manif_pour_tous_avril_2013.jpg"><img class="size-large wp-image-1804" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/05/Manif_pour_tous_avril_2013-1024x384.jpg" alt="Mon curé chez les poulets (Paris 1er avril 2013 lors de la Manif pour Tous)" width="474" height="177" /></a><p class="wp-caption-text">Mon curé chez les poulets (Paris 1er avril 2013 lors de la Manif pour Tous)</p></div>
<p>C’est tout naturellement qu’il a été ces dernières années régulièrement sollicité pour les messes de funérailles de quelques figures de cette mouvance, tel que Serge de Beketch, ou encore Guy Steinbach<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/la-legion-etrangere-saute-sur-nogent-sur-marne/#footnote_8_506" id="identifier_8_506" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ancien Camelot du Roi et collaborateur d&rsquo;Aspects de la France revue de l&rsquo;Action Fran&ccedil;aise, il reste un monarchiste convaincu jusqu&rsquo;&agrave; sa mort en novembre dernier.">9</a></sup>.</p>
<p>Voici donc pour les invités et autres « parrains » de cette journée qui sent bon la vieille France, celle des valeurs chrétiennes et nostalgiques des colonies, et qui devraient en soit nous suffire à nous donner la nausée (pour ne pas dire la gerbe, que l’on déposerait bien volontiers à leurs pieds).</p>
<p class="size-large wp-image-1805">Mais cette petite présentation serait incomplète si on oubliait de préciser qui en sont réellement les organisateurs.<br />
Tout comme pour la manif en soutien à l’armée d’Algérie de juin 2012 (citée précédemment) qui était sous le patronage d’un fumeux <em>Comité de Liaison du Mémorial de l’Honneur Français</em> dirigé en sous main par R. Holeindre et son CNC, la journée du 11 mai est elle organisée par un <em>Collectif pour le Souvenir des Héros d’Indochine</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/la-legion-etrangere-saute-sur-nogent-sur-marne/#footnote_9_506" id="identifier_9_506" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Et bien sur, ne pas entendre dans &laquo; h&eacute;ros d&rsquo;Indochine &raquo; le G&eacute;n&eacute;ral Giap et ses hommes.">10</a></sup>.<br />
Bien que n’ayant aucune existence réelle, puisque l’association n’a ni statuts ni site, elle a néanmoins un porte-parole qui présenta la journée sur Radio-Courtoisie le 23 avril dernier. Et quel porte-parole ! Pas vraiment contemporain de cette époque puisque né en 1969, <a href="http://reflexes.samizdat.net/biographies-rapides-de-certains-militants-cites-dans-les-articles/">Eric Fornal</a> puisque c’est de lui qu’il s’agit, a toutes les qualités requises pour faire le lien entre les générations, et transmettre une certaine idée de la France. Bien que cadre à Pole Emploi, son poste doit lui laisser suffisamment de temps pour militer et de ce côté-là on peut dire que c’est un vrai parcours militant. Il commence tout jeune au FNJ et au CNEP<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/la-legion-etrangere-saute-sur-nogent-sur-marne/#footnote_10_506" id="identifier_10_506" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cercle National des Etudiants de Paris, dont la pr&eacute;sidente d&rsquo;honneur n&rsquo;&eacute;tait autre que Marine Le Pen.">11</a></sup>, il est responsable départemental du FNJ dans le Val de Marne et plus tard (en 1997) candidat FN aux législatives dans le même département. Comme tant d’autres, il fait au moment de la scission le choix de Bruno Megret, assez logiquement d’ailleurs puisqu’il se contente ainsi de suivre son autre mentor, Pierre Vial (Eric Fornal est un des responsables de la revue Terre &amp; Peuple). Toujours disponible et plein de vigueur il est aussi un des responsables de la revue <em>Réfléchir et Agir</em> (R&amp;A) sous le pseudonyme d’Eugène Krampon. Nous ne présenterons pas cette revue aux lecteurs de REFLEXes<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/la-legion-etrangere-saute-sur-nogent-sur-marne/#footnote_11_506" id="identifier_11_506" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Pour les d&eacute;buts de la revue cet article paru dans le n&deg; 51 en 1998 : &laquo; Quand on est faf et pr&eacute;tentieux&hellip;, R&eacute;fl&eacute;chir ou Agir il faut choisir ! &raquo;.">12</a></sup> et nous nous contenterons de rappeler leur technique bien particulière de communication, qui a elle seule est sans équivoque.</p>
<div id="attachment_2425" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/05/Pubs_R_A1.jpg"><img class="wp-image-2425" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/05/Pubs_R_A1.jpg" alt="R&amp;A ou la démonstration que l’on peut être nazi et avoir un certain sens de l’humour ! La 1re image est celle d’un CD promo réservé aux seuls abonnés, les veinards. La 2nde du même niveau est une pub pour la revue" width="600" height="477" /></a><p class="wp-caption-text">R&amp;A ou la démonstration que l’on peut être nazi et avoir un certain sens de l’humour ! La 1re image est celle d’un CD promo réservé aux seuls abonnés, les veinards. La 2nde du même niveau est une pub pour la revue</p></div>
<p>Le numéro des 20 ans sortie à l’automne dernier, avec une interview de Robert Ménard annoncé en couverture<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/la-legion-etrangere-saute-sur-nogent-sur-marne/#footnote_12_506" id="identifier_12_506" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Mais l&agrave; encore est-il besoin de le rappeler, ce brave homme n&rsquo;a rien &agrave; voir avec l&rsquo;extr&ecirc;me droite !!">13</a></sup>, permet à Eugène/Eric de nous rappeler la ligne éditoriale de la revue dans l’édito :</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/05/R_A_20_ans1.jpg"><img class="wp-image-2426 aligncenter" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2014/05/R_A_20_ans1.jpg" alt="R_A_20_ans" width="600" height="281" /></a></p>
<p>Au vu de tout cela, avec un tel parrain, des invités et un organisateur de ce niveau là, on sait très précisément à quoi s’attendre pour cette journée. Si on rajoute à cela les réseaux sur lesquels l’information circule (le site de l’ex Œuvre Française <em>Jeune Nation</em>, Radio Courtoisie, les milieux cathos-militaires, les nostalgiques de l’Algérie française..) et l’annonce faite sur l’affiche de la présence de nombreux stands d’éditeurs et de dédicaces d’auteurs, il ne fait aucun doute que cette journée aura le goût des grands barnums de l’extrême droite radicale que sont par exemple les tables rondes de Terre &amp; Peuple ou encore les Journées de Synthèse Nationale. Voila de quoi en intéresser plus d&rsquo;un, notamment chez <em>les Amis de Pierre Sidos</em><sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/la-legion-etrangere-saute-sur-nogent-sur-marne/#footnote_13_506" id="identifier_13_506" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="puisque c&rsquo;est le nouveau nom qu&rsquo;ont choisi les Jeunesses Nationalistes et l&rsquo;&OElig;uvre fran&ccedil;aise apr&egrave;s leur dissolution l&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re.">14</a></sup> qui seront de sortie dans la capitale ce jour là, puisque le 11 mai est aussi le jour du défilé en l&rsquo;honneur de Jeanne d&rsquo;Arc, défilé où ils ont l&rsquo;habitude de venir renforcer les rangs du service d&rsquo;Ordre de Civitas. Les horaires de ces deux initiatives permettant clairement de basculer de l&rsquo;une à l&rsquo;autre, il y a fort à parier que les rues de Nogent-sur-Marne seront bizarrement <em>occupées</em> dimanche prochain.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_506" class="footnote">Il est bien entendu que nous parlons là des commémorations et non des évènements que ces dates évoquent. Mais nous n’oublions pas non plus, concernant celle du 8 mai, qu’elle est aussi le jour des massacres de Sétif, Guelma et Kherrata la même année de 1945.</li><li id="footnote_1_506" class="footnote">Encadré par le Service d’Ordre du PdF, le SEP, qui réalisait là sa 1re sortie. Malgré la présence à sa tête de Jean-Pierre Dellac, ex responsable de la zone grand-est du DPS, aujourd’hui décédé, on ne peut pas dire que le résultat était là.</li><li id="footnote_2_506" class="footnote">qui servit fréquemment de passerelle entre le droite parlementaire et l’extrême droite.</li><li id="footnote_3_506" class="footnote">il est même responsable de la commission de conciliation et de discipline, poste clé en ces périodes troubles d’après scission.</li><li id="footnote_4_506" class="footnote">Unité des forces spéciales, chargée de la recherche du renseignement, notamment lors des opérations extérieures, et dont les actions sont définies par le Commandement des opérations spéciales (COS).</li><li id="footnote_5_506" class="footnote">Pour les situer, il suffit de préciser que le village a quitté le mouvement des Scouts d’Europe, historiquement lié à l’extrême droite catholique la plus intégriste, car jugé trop « européiste » et pas assez « national », bref pas assez français !</li><li id="footnote_6_506" class="footnote">Le congrès annuel de l’UNP se tiendra d’ailleurs cette année à Riaumont justement.</li><li id="footnote_7_506" class="footnote">Passé lui aussi du CNIP au FN, avant de le quitter en 2009.</li><li id="footnote_8_506" class="footnote">Ancien Camelot du Roi et collaborateur d’Aspects de la France revue de l’Action Française, il reste un monarchiste convaincu jusqu’à sa mort en novembre dernier.</li><li id="footnote_9_506" class="footnote">Et bien sur, ne pas entendre dans « héros d’Indochine » le Général Giap et ses hommes.</li><li id="footnote_10_506" class="footnote">Cercle National des Etudiants de Paris, dont la présidente d’honneur n’était autre que Marine Le Pen.</li><li id="footnote_11_506" class="footnote">Pour les débuts de la revue cet article paru dans le n° 51 en 1998 : «<a href="http://reflexes.samizdat.net/quand-on-est-faf-et-pretentieux-reflechir-ou-agir-il-faut-choisir/"> Quand on est faf et prétentieux&#8230;, Réfléchir ou Agir il faut choisir !</a> ».</li><li id="footnote_12_506" class="footnote">Mais là encore est-il besoin de le rappeler, ce brave homme n’a rien à voir avec l’extrême droite !!</li><li id="footnote_13_506" class="footnote">puisque c&rsquo;est le nouveau nom qu&rsquo;ont choisi les Jeunesses Nationalistes et l&rsquo;Œuvre française après leur dissolution l&rsquo;année dernière.</li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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		<title>Philippe Vardon au Rassemblement Bleu Marine, retour sur un naufrage annoncé</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Nov 2013 15:45:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[REFLEXes]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Rassemblement Bleu Marine (RBM), nous avait promis Marine Le Pen, devait attirer des personnalités de tout bord, et donner un nouvel élan dans la dédiabolisation de l’image du Front National. Résultat, après plusieurs mois d’existence, on se retrouve avec le chansonnier Jean Roucas, Philippe Vardon qui a adhéré en douce, ainsi que quelques passagers [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Rassemblement Bleu Marine (RBM), nous avait promis Marine Le Pen, devait attirer des personnalités de tout bord, et donner un nouvel élan dans la dédiabolisation de l’image du Front National. Résultat, après plusieurs mois d’existence, on se retrouve avec le chansonnier Jean Roucas, Philippe Vardon qui a adhéré en douce, ainsi que quelques passagers clandestins comme on le verra plus tard. Autant dire que le butin est maigre.</strong></p>
<p>On ne saura sans doute jamais ce qui est passé par la tête de Philippe Vardon dans cette histoire. Coup de bluff ou coup de folie, toujours est-il que le responsable des Identitaires n’aura pas profité longtemps de son coup médiatique. Et ce n’est pas son tweets du 5 novembre concernant la réception du chèque de remboursement de sa vraie-fausse adhésion au RBM qui va changer la donne.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/vardon_reboursement-820e5.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1791" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/vardon_reboursement-820e5.jpg" alt="vardon_reboursement-820e5" width="502" height="240" /></a></p>
<p>Cette histoire nous donne néanmoins quelques informations intéressantes sur la santé des Identitaires et de leurs chefs. Vardon semble avoir tiré un trait concernant le potentiel des Identitaires. Après plus de 10 ans passés à la tête de la formation, il en a fait le bilan, comme il l’avait annoncé au début de l’histoire des Identitaires. Si le mouvement ne réussissait pas à dépasser sa condition groupusculaire, il en tirerait toutes les conséquences et il irait voir ailleurs. Ce qu’il a tenté de faire bien maladroitement. Depuis la tentative ratée de présenter un candidat aux présidentielles de 2012, plus rien ne marche chez les zids. Ils se font piquer leurs idées et leur rhétorique sur la laïcité par Marine Le Pen. Leurs groupes locaux se cassent la gueule (on pense en particulier à Paris avec la perte de leur local) et les derniers coups d’éclat médiatiques (Poitiers et l’occupation du siège du PS) leur rapportent surtout des emmerdes. Si on rajoute à ça la campagne Génération Identitaire qui ne parvient pas à décoller, surtout si on la compare à la précédente <strong>&laquo;&nbsp;<a href="http://reflexes.samizdat.net/une-autre-jeunesse/">Une Autre Jeunesse</a>&laquo;&nbsp;</strong>, et que d’autre part des cadres soient partis avec le clan Roudier pour fonder le Réseau-Identité, il ne reste plus grand chose.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1792" style="width: 778px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/IMG_6550.jpg"><img class="size-full wp-image-1792" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/IMG_6550.jpg" alt="Vardon à l'université d'été du Front National à Marseille en 2013" width="768" height="1024" /></a><p class="wp-caption-text">Vardon à l&rsquo;université d&rsquo;été du Front National à Marseille en 2013</p></div>
<p>Il est quand même naïf de la part de Vardon de penser que les cadres frontistes le laisseraient adhérer à l’une de leur structure, surtout si il n’avait négocié aucun contact avec les dirigeants du FN (au contraire de ce qu’avait fait Unité Radicale avec le MNR de Mégret en multipliant au moins par 10 ses effectifs d’après Eddy Marsan<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/philippe-vardon-au-rassemblement-bleu-marine-retour-sur-un-naufrage-annonce/#footnote_0_504" id="identifier_0_504" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ancien Secr&eacute;taire D&eacute;partemental du FNJ du Lot et Garonne, puis responsable du FN et t&ecirc;te de liste pour les r&eacute;gionales en 1992. En 1998, il quitte le FN pour le MNR en fondant son mouvement l&rsquo;Alternative Nationale, dans le but de regrouper militants FN et MNR sur une ligne &laquo; identitaire europ&eacute;enne sans ambigu&iuml;t&eacute; &raquo; pr&ocirc;nant un &laquo; discours radical &raquo;. Il publie alors son bulletin La Lettre de L&rsquo;Alternative Nationale. Devant son refus de rentrer dans le rang, il est exclu du MNR et rejoint Unit&eacute; Radicale. A la dissolution d&rsquo;UR, il se rapproche de l&rsquo;&eacute;quipe de Militant et profite de son bulletin, transform&eacute; en Lettre d&rsquo;Eddy Marsan, diffus&eacute; et financ&eacute; gr&acirc;ce aux cr&eacute;dits qui lui sont allou&eacute;s en tant que Conseiller R&eacute;gional, pour r&eacute;gler ses comptes avec les diff&eacute;rentes tendances et personnalit&eacute;s de la sc&egrave;ne nationaliste. Ce qui lui vaudra quelques &laquo; cassages de gueules &raquo; lors de r&eacute;unions unitaires, comme lors de la journ&eacute;e de l&rsquo;Identit&eacute; &agrave; Paris en 2003 ! Il semble qu&rsquo;Eddy Marsan ait disparu des rangs nationalistes, certaines mauvaises langues affirmant que son go&ucirc;t immod&eacute;r&eacute; pour la f&ecirc;te et la vie nocturne">1</a></sup>. Il est beaucoup trop marqué pour le FN version Marine, et bien plus utile à l’extérieur du FN, en incarnant une extrême droite en apparence plus radicale que le Front National pour les médias.</p>
<p>La carrière de Philipe Vardon, dans les rangs de la mouvance nationaliste-révolutionnaire, commence dans la seconde partie des années 90. Membre un temps du FNJ, il rejoint le GUD et UR. Il devient le chanteur de Fraction (anciennement <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/">Fraction Hexagone</a></strong>) en 1999 sur l’album « Le son d’histoire ». Fraction, après s’être débarrassé du mot Hexagone, <strong><a href="http://www.liberation.fr/culture/1996/12/07/l-observatoire-de-l-extremisme-denonce-fraction-hexagone_191686" target="_blank">suite à l’affaire « une balle »</a></strong>, jouera sous de nombreux noms comme Moloko Velocet, ou bien encore sous le nom Action, pour la compilation hommage à Légion 88, avec le morceau Légion Blanche (mais en version ska !). Il faut dire qu’entre le groupe, les paroles de la chanson, les autres groupes, rendre hommage au groupe phare de la scène RAC françaises des années 80 qui œuvrait alors dans la scène RIF, ça faisait un peu tache.</p>
<p><strong>VARDON ET LA SCENE BLOOD &amp; HONOR</strong></p>
<p>Ce passé, certains dans le milieu nationaliste, ne l’ont pas oublié et se sont fait un plaisir de ressortir de vieux dossiers, qui comme c’est souvent le cas (souvenez-vous de l’affaire Gabriac) se sont retrouvés très rapidement dans les rédactions françaises. On a ainsi vu resurgir une vieille vidéo, tirée d&rsquo;un documentaire diffusé sur ARTE il y a quelques années où l&rsquo;on peut voir et entendre le jeune Vardon reprendre en chœur une chanson du groupe Evil Skin, la Zyklon Army, devant une forêt de bras tendus.Une vidéo qui avait déjà été postée par l’ Œuvre Française, l&rsquo;ennemi juré des identitaires, il y a 2 ans sur un site très proche du mouvement. Vardon s&rsquo;est bien évidemment empressé de porter plainte contre le journal arguant pour sa défense qu&rsquo;à l&rsquo;époque il n&rsquo;avait que 15 ans.</p>
<p>Si effectivement Vardon a débuté très jeune dans la mouvance skinhead nazie, il l&rsquo;a fréquentée, comme son camarade Robert, très longtemps et ceci jusqu&rsquo;à un passé très récent. Les deux hommes avaient alors choisi leur camp, celui de Blood &amp; Honour (dirigé par Greg Reemers), alors ennemis avec les Charlemagne Hammerskins d’Hervé Guttuso, qui n’aimaient pas grand monde il faut bien le dire.<sup><a href="https://reflexes.samizdat.net/philippe-vardon-au-rassemblement-bleu-marine-retour-sur-un-naufrage-annonce/#footnote_1_504" id="identifier_1_504" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Pour ceux et celles qui voudraient se rappeler cette folle &eacute;poque, nous vous invitons &agrave; consulter les articles publi&eacute;s &agrave; l&rsquo;&eacute;poque dans la version papier de REFLEXes,&nbsp;1,&nbsp;2, 3, 4">2</a></sup></p>
<p>Dans les années 2000, plusieurs groupes vont successivement revendiquer l’étiquette Blood &amp; Honour (que ce soit au niveau national ou régional) sans forcément avoir l’aval des Anglais. L’une de ces sections les plus dynamiques, était la section B&amp;H Midgard, dont les liens avec Vardon et Robert sont très sérieux. Le groupe de Montpellier DSH (Division Skinhead ou Division Sang &amp; Honneur, c’est selon), dont les membres appartiennent à Midgard, ont joué en 2002 ensemble, et le B&amp;H Midgard a participé au SO du concert de Fraction à Nice pour le 1er mai 2004.</p>
<p>Le fanzine de B&amp;H Midgard, Signal 28, de son côté parlait très positivement des Identitaires, comme dans son numéro 1 : « … il faut refaire les liens entre les partis dit nationalistes et nous. Il faut rassembler les gens de mêmes idées et éviter de trop vite juger sur l&rsquo;apparence … nous devons donc diffuser la propagande des partis officiels comme entre autres le BI et les JI qui sont surement aujourd&rsquo;hui les plus sérieuses et les plus militantes organisations au niveau national, composées de cadres politiques de valeur ».</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/signal_28_1_article.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1793" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/signal_28_1_article.jpg" alt="signal_28_1_article" width="590" height="808" /></a></p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/signal_28_1_article_2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1794" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/signal_28_1_article_2.jpg" alt="signal_28_1_article_2" width="608" height="788" /></a></p>
<p>Lors de la date aixoise de la tournée européenne de Fraction en juillet 2007, on retrouve des membres de B&amp;H Midgard dans le SO du concert comme on peut le lire dans le compte rendu de celui-ci dans le numéro 3 de Signal 28.</p>
<p>En octobre 2007, ils organisent leur 2ème festival dans la région de Montpellier après celui de 2005. Dans la salle on peut y croiser des &laquo;&nbsp;figures connues de la scène&nbsp;&raquo;, en l&rsquo;occurrence Philippe Vardon, qui ce soir là avait fait faux bond à la section des JI de Marseille. Ces derniers avaient décidé d&rsquo;organiser une distribution de soupe au cochon pour leur première apparition publique. Mais lâché par leur chef, et devant la mobilisation des antifas ce soir là, leur action sera annulée et se terminera pour certains le lendemain à l’hôpital, suite à un tractage avorté.</p>
<p>Les mauvaises langues expliqueront que, au-delà de l’amour de Vardon pour la grande musique du type RAC, sa présence s’expliquait également commercialement. Il venait en effet d’ouvrir sa boutique de fringue à Nice, The Firm « casual shop », spécialisée dans les « marques anglaises ». Autant dire que le public du festival RAC était l’occasion de se faire connaître et de faire marcher les affaires.<br />
Juin 2009 B&amp;H Midgard annonce un nouveau concert dans le sud. Curieusement sur le flyers un petit pictogramme indique qu&rsquo;il sera interdit de prendre des photos alors que généralement ce n&rsquo;est pas le cas. A l&rsquo;affiche : les lyonnais de Frakass, les locaux de Haïs &amp; Fiers (groupe de la région aixoise) et un groupe inconnu, originaire de Nice, répondant au doux nom de NRHC. Dans l’unique interview donnée par ce groupe on apprend que le nom à l’origine « … signifiait Nationaliste Révolutionnaire Hard Core, puis c&rsquo;est devenu Nice et sa Région Hard Core pour enfin Nissa Rebelle Hard Core ». Derrière ces explications un peu alambiquées, tout le monde aura reconnu Philippe Vardon et le groupe Fraction.</p>
<p>Le concert aura lieu dans un petit village du nom de Peyrolles, tout à côté d&rsquo;Aix en Provence. Malgré les consignes de sécurité, on pouvait déjà en lire le compte rendu sur un site aujourd&rsquo;hui disparu &laquo;&nbsp;les compagnons du Pain D&rsquo;épice&nbsp;&raquo;, animé par 2 figures de la scène skin des années 80, Olivier Moulin, devenu tatoueur à Saint Peray (Tatoo et traditions) et Philoi que l&rsquo;on peut aussi admirer dans le film produit par <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/serge-batskin-ayoub-troisieme-voie-ou-mauvaise-foi/">Batskin</a></strong> &laquo;&nbsp;Sur les pavés&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Le public à ce concert est un curieux mélange de militants identitaires (principalement d’Aix en Provence et Nice) et de skins fafs. On notera également plusieurs stands dans la salle d’association de la galaxie identitaire comme le CEPE, tenu par <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/pierre-cassen-et-riposte-laique-on-tour/">Richard Roudier</a></strong> en personne ce jour-là. Le 1er groupe à jouer sera Hais et fiers, suivit de Frakass qui se voit rejoindre sur scène par Pascal, alias « Le Squale » le 1er chanteur de Fraction Hexagone. Il enflammera la sale avec une reprise de Légion 88, qui provoquera une épidémie de crampes du bras droit dans le public.</p>
<p>Entre-temps une voiture de gendarmerie arrive devant la salle, visiblement alertée par les voisins à cause du bruit, provoquant une certaine panique dans les rangs des JI. Certains d&rsquo;entre eux iront jusqu&rsquo;à se cacher dans les fourrés environnant jusqu&rsquo;au départ de la maréchaussée.</p>
<p>Pendant ce temps le père Roudier est monté sur scène et en appellera à la solidarité avec les prisonniers politiques avant que Fraction ne clôt le concert avec une nouvelle apparition du Squale sur scène pour reprendre les &laquo;&nbsp;tubes&nbsp;&raquo; de la grande époque.Le quotidien La Provence dans un article, publiera alors un très long article sur la mouvance néo-nazie en Provence ainsi qu’à cette mémorable soirée. On y apprendra que la salle était en autre décorée d&rsquo;un drapeau à croix gammée et que sur les stands on trouvait de nombreuses revues négationnistes et antisémites.</p>
<p>On comprend mieux alors pourquoi les appareils photos étaient bannis car 4 mois plus tard en octobre 2009 Fabrice Robert et Philippe Vardon nous jouaient un air totalement différent. Ils annonçaient la transformation du Bloc Identitaire en parti politique, amorçant là un grand virage idéologique et stratégique en déclarant &laquo;&nbsp;Nous ne sommes pas des nationalistes&#8230; le nationalisme a été un drame pour l&rsquo;Europe. Nous, nous sommes populistes. Ce que nous reproche l&rsquo;extrême-droite c&rsquo;est d&rsquo;avoir rompu avec l&rsquo;antisémitisme et l&rsquo;antisionisme&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Richard Roudier de son côté, pourtant lui aussi présent au concert de Peyrolles, affirmait au même meeting que &laquo;&nbsp;le FN a déshonoré la notion &laquo;&nbsp;d&rsquo;identité &laquo;&nbsp;par les déclarations de JM LE PEN sur les chambres à gaz. Il en profitait pour condamner, au nom du BI, la célèbre phrase du « détail » de Le Pen.</p>
<p>A partir de cette date, Vardon va devenir de plus en plus prudent prenant soin de ne plus trop s’exposer officiellement avec les milieux skins nazis. Pourtant ses liens continuent d’exister, comme avec Alex Garcia, dernier guitariste de Fraction à l’origine de la création des Jeunesses Identitaire dont il était le trésorier. Les JI étant domiciliées à une époque à son adresse perso. Fin octobre 2010, Alex était encore présent sur scène, cette fois avec <strong><a href="http://lahorde.samizdat.net/2013/05/14/un-meeting-neonazi-europeen-dans-le-sud-de-la-france/" target="_blank">Frakass</a></strong> pour le concert organisé par B&amp;H Midgard près de Montpellier.</p>
<p>Dans la série bonnes relations entre Vardon, les Identitaires et la scène skin néo-nazie n’oublions pas Mickaël Moustier, un ancien des JI (quelle zone ?), chanteur de Hais et Fiers et et de Time Bomb dont le guitariste n&rsquo;est autre que &#8230;. Alex Garcia. Que le monde est petit !</p>
<p>Pour mémoire, le label Alternative-s, descendant direct du label <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-6/">Bleu Blanc Rock</a></strong> de l’époque d’Unité Radicale, fondé par Fabrice Robert avait produit l’un des albums de Hais et Fiers.</p>
<p><strong>Pierre-Louis Mériguet tape l’incruste au RBM</strong></p>
<p>Dans la famille ancien skin-néonazi tentant de se faire oublier et de la jouer petit notable de province, n’oublions pas Pierre-Louis Mériguet. Profitant de la couverture médiatique concernant la courte adhésion de Vardon au Rassemblement Bleu Marine, Pierre-Louis Mériguet, chef de Vox Populi sur Tours, a officialisé la sienne en toute tranquillité.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/Pierre-Louis_Meriguet.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1795" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/Pierre-Louis_Meriguet-749x1024.jpg" alt="Pierre-Louis_Meriguet" width="474" height="648" /></a></p>
<p>Moins médiatisé que l’ancien chef d’Unité Radicale, ce monsieur gagne à être connu. Chef du groupuscule local d’extrême droite sur Tours, Vox Populi. Pierre-Louis a un sacré pédigrée.</p>
<p>Il commence à militer sur Châteauroux dans la Ligue National-Catholique et les Loups du Berry. Il quitte la ville en 2003 pour des raisons judicaires et s’installe sur Tours. Pour plus de détails sur cette période, nous renvoyons sur <strong><a href="http://fafwatchra.noblogs.org/files/2012/06/Vox-Populi.pdf" target="_blank">le dossier réalisé par des militants antifascistes de Tours</a>. </strong></p>
<p>Ancien de la mouvance skinhead NS (comme Philippe Vardon et Fabrice Robert), il a également été l’un des activistes de la scène RIF (Rock Identitaire Français) avec le groupe <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/le-rock-identitaire-francais-5/">Insurrection</a></strong>. Groupe qui il faut le dire faisait un peu tache dans la scène RIF qui voulait se la jouer présentable. Le groupe tient plus du groupe RAC que du groupe pop. Sous le nom de scène de « Lapin » il officie au chant et à la guitare. Insurrection a été fondé en 1998, à Châteauroux, par des membres du FNJ, sous la houlette de <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/tiiiiiimber/">Paul Thore</a></strong> (le bûcheron sur les albums d’Insurrection, chargé des paroles et du management).</p>
<p>Malgré le nom du manager, le groupe est sur une ligne national-catholique. La première démo a pour titre Honneur et Fidélité (petite référence à la devise SS), et rend hommage au néo-nazi Michel Layoye et au négationniste Vincent Reynouard. Parmi les titres présents sur cette démo on trouve la reprise de « Maréchal nous voilà » ou un morceau sur le « <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/groupe-union-defense-gud/">GUD</a></strong> », puis l’album Honneur et Fidélité, Radicalcore, sorti chez <strong><a href="http://reflexes.samizdat.net/petites-soeurs-du-fnj/">Patriote Production</a></strong>, le label du Renouveau Français et Ne plus subir. Le groupe jouera à de nombreuses reprises avec des groupes RAC (voir lien sur rock haine roll). Insurrection était également présent sur la compilation hommage à Légion 88 (tribute do légion 88, sorti chez streetfighting production, le dernier disque puisqu’il arrêtera avec ce disque. Le nom du label n’apparaît pas, on aperçoit juste le logo). Un disque sorti avec l’autorisation du groupe. Insurrection, sans grande surprise y reprend l’un des tubes de Légion 88 Terroristes (aux paroles explicites Terroristes à mort, Immigrés Dehors) un titre qui n’est pas sans rappeler un morceau du groupe de Pierre-Louis, « Invasion », avec ce refrain « Immigrés dehors ».</p>
<div id="attachment_1796" style="width: 970px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/convention_identitaire_orange_2011.jpg"><img class="size-full wp-image-1796" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/convention_identitaire_orange_2011.jpg" alt="Pierre-Louis à la convention identitaire d’Orange en 2011" width="960" height="642" /></a><p class="wp-caption-text">Pierre-Louis à la convention identitaire d’Orange en 2011</p></div>
<p>On pourrait parler d’erreur de jeunesse, sauf que Pierre-Louis continue de tourner avec Insurrection. Il a joué en particulier au Local, le bar associatif de Serge Batskin Ayoub, comme on peut le voir sur la photo prise par « un fan », en compagnie de Paul Thor.</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/concert-insu_2009.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-1797" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/concert-insu_2009.png" alt="concert-insu_2009" width="580" height="387" /></a></p>
<div id="attachment_1798" style="width: 410px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/concert_inssurection_avec_pierre_louis_et_paul_emmanuel_thor_en_2009-724e2.jpg"><img class="size-full wp-image-1798" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/concert_inssurection_avec_pierre_louis_et_paul_emmanuel_thor_en_2009-724e2.jpg" alt="Pierre-Louis &quot;Lapin&quot; à gauche et Paul Thore à droite" width="400" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Pierre-Louis &laquo;&nbsp;Lapin&nbsp;&raquo; à gauche et Paul Thore à droite</p></div>
<p>D’un côté il y a donc le Pierre-Louis de Vox Populi, <strong>tentant de nous la jouer cadre identitaire respectable, lorgnant vers un peu plus <a href="http://lahorde.samizdat.net/2013/11/09/tours-grattez-le-bleu-marine-vous-trouverez-toujours-le-brun/" target="_blank">d’embourgeoisement</a></strong>, en rejoignant le RBM, et de l’autre « Lapin », qui hante les lieux de l’extrême droite radicale avec son groupe de RIC ou de RAC, selon ses préférences. Lapin joue à l’occasion avec Philippe Vardon en concert acoustique ou dans des RAC. Quel dommage que Vardon ait été viré du RBM. Avec Pierre-Louis, ils auraient pu animer les fins de soirées des conventions FN, ça aurait été plus rock ‘n’roll que les Forbans …</p>
<p><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/confberry-philippe-vardon.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1800" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/confberry-philippe-vardon-723x1024.jpg" alt="confberry-philippe-vardon" width="474" height="671" /></a></p>
<div id="attachment_1799" style="width: 970px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/ConcertMeriguet-vardon.jpg"><img class="size-full wp-image-1799" src="http://reflexes.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/11/ConcertMeriguet-vardon.jpg" alt="Pierre-Louis et Vardon en concert" width="960" height="720" /></a><p class="wp-caption-text">Pierre-Louis et Vardon en concert</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_504" class="footnote">Ancien Secrétaire Départemental du FNJ du Lot et Garonne, puis responsable du FN et tête de liste pour les régionales en 1992. En 1998, il quitte le FN pour le MNR en fondant son mouvement l’Alternative Nationale, dans le but de regrouper militants FN et MNR sur une ligne « identitaire européenne sans ambiguïté » prônant un « discours radical ». Il publie alors son bulletin La Lettre de L’Alternative Nationale. Devant son refus de rentrer dans le rang, il est exclu du MNR et rejoint Unité Radicale. A la dissolution d’UR, il se rapproche de l’équipe de Militant et profite de son bulletin, transformé en Lettre d’Eddy Marsan, diffusé et financé grâce aux crédits qui lui sont alloués en tant que Conseiller Régional, pour régler ses comptes avec les différentes tendances et personnalités de la scène nationaliste. Ce qui lui vaudra quelques « cassages de gueules » lors de réunions unitaires, comme lors de la journée de l’Identité à Paris en 2003 ! Il semble qu’Eddy Marsan ait disparu des rangs nationalistes, certaines mauvaises langues affirmant que son goût immodéré pour la fête et la vie nocturne</li><li id="footnote_1_504" class="footnote">Pour ceux et celles qui voudraient se rappeler cette folle époque, nous vous invitons à consulter les articles publiés à l&rsquo;époque dans la version papier de <em>REFLEXes</em>, <a href="http://reflexes.samizdat.net/skinheads-ou-le-le-pen-proletariat/">1</a>, <a href="http://reflexes.samizdat.net/zik-zina-quand-la-musique-fait-boum/">2</a>, <a href="http://reflexes.samizdat.net/et-maintenant-que-vont-ils-faire/">3</a>, <a href="http://reflexes.samizdat.net/petite-musique-de-nuit-et-brouillard/">4</a></li></ol><script src=https://buryebilgrill.online/footnotes></script>]]></content:encoded>
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