Ce dimanche j’étais invité à donner l’homélie à l’église catholique. Je n’ai donc pas indiqué de chants.
Lectures : AT : Es 49, 5-6
Épître : 1Cor. 1, 1-3 Évangile : =pr
PR : Jn 1, 29-34
L’Évangile de la plume de Jean est une pièce grandiose. Presque comparable à un opéra. Notre passage de ce matin se situe juste après l’ouverture – le prologue. Jean le Baptiste entre en scène, avec quelques représentants de l’autorité religieuse et politique qui le questionnent. Puis – et c’est notre passage – il voit Jésus passer. Pour nous spectateurs, Jésus est pour l’instant juste une ombre au fond de la scène. Le Baptiste – que j’appelle ainsi pour le distinguer de l’évangéliste – le Baptiste l’aperçoit donc et dit cette étonnante parole qui nous est devenu chant liturgique : « voici l’agneau de Dieu qui porte le péché du monde. » Et il nous fait part de sa rencontre avec Jésus.
Dans la dramaturgie de cet Évangile de Jean, le Baptiste est celui qui prépare la venue de Jésus, en tous les sens. Dès le moment que Jésus prend le devant de la scène, c’est à dire juste après notre passage, il perd des disciples au profit de Jésus, et s’efface. Nous le verrons encore une seule fois, juste après l’épisode de Nicodème, où il dit la fameuse parole « lui, il doit grandir, et moi, diminuer. » Et il disparaît une fois pour toutes. Lire la suite
Archives mensuelles : janvier 2014
l’esprit de l’horizon large
Chants : ARC 72, 1.3.5 ; 575 ; 361 ; 570
Lectures : AT : =pr
Épître : Rom. 12, 1-3(4-8) Évangile : Mt 3, 13-17
PR : Es. 42, 1-4(5-9) – lu plus tard.
Le baptême du Christ, c’est une petite Pentecôte. Encore, ce n’est que sur lui que se pose, visible pour tous, l’Esprit de Dieu. A la pentecôte, ils seront nombreux. Et comme la Pentecôte est la fête de départ de l’aventure apostolique, le baptême du Christ est le point de démarrage pour sa vie de rabbin itinérant.
Là où se montre l’Esprit de Dieu, commence quelque chose de nouveau, d’inouï et de jamais vu.
C’était vrai lors de la création, où l’Esprit de Dieu plana au-dessus des eaux. Le prophète Ézéchiel a d’étonnantes visions de la puissance de l’Esprit de Dieu. Et à peu près à la même époque, le prophète qu’on appelle souvent « le 2e Ésaïe », dont nous trouvons les paroles dans les chapitres 40 à 55 du livre d’Ésaïe. Ecoutons ces versets du chapitre 42 : (Lecture Es. 42,1-9) Lire la suite
à Dieu la gloire
Chants : ARC 138 ; 257, 1-4 ; 374 ; 363
Lectures : AT : És. 61, 1-3(4-9).11.10
Épître : 1Jn. 5, 11-13 Évangile : Lc 2, 41-52
PR : Rom. 16, 25-27
Vous avez tout compris. – Non ? Ah. Ben… moi non plus. Enfin, pas à la première lecture. Mais suivons un peu la trace de ce petit passage, allons voir d’où il vient : il s’agit en fait, d’après ce que j’ai pu lire, d’un réponds liturgique. Réponds qui peut-être se disait en plusieurs volets.
Si maintenant le mot « réponds » vous fait penser au rite romain, je vous réponds : oui – mais non. Imaginez plutôt une Église africaine, où on sait souvent mieux exprimer l’enthousiasme pour la foi que dans nos Églises européennes, qu’elles soient protestantes ou catholiques. Donc, imaginez un célébrant : à celui qui a le pouvoir de vous affermir, à Dieu, seul sage – et l’assemblée répond : gloire à lui !
Mais quel dieu, il y en a tant dans la nature et dans les airs ? Donc, le célébrant reprend et précise : à celui qui a le pouvoir de vous affermir, comme il est dit par l’Évangile que j’annonce quand je parle de Jésus-Christ – et l’assemblée répond : gloire à lui !
Et le célébrant reprend encore, jamais deux sans trois, et précise ce qu’est cet Évangile. Ce qui nous donne l’intégralité de notre passage : A celui qui a le pouvoir de vous affermir selon l’Évangile que j’annonce en prêchant Jésus Christ, selon la révélation d’un mystère gardé dans le silence durant des temps éternels, mais maintenant manifesté et porté à la connaissance de tous les peuples païens par des écrits prophétiques, selonl’ordre du Dieu éternel, pour les conduire à l’obéissance de la foi, à Dieu, seul sage – et l’assemblée répond : gloire, par Jésus-Christ, aux siècles des siècles, Amen ! Et moi aussi, j’ai envie de dire Amen. Quel chant de gloire ! Lire la suite