confiance aveugle

Chants : ARC 138 ; 627 ; 613 ; 622
Lectures : AT : Es. 49, 1-6
Épître : Rom.10, 9-17 Évangile : Mt 15, 21-28
PR : Jn. 9, 35-41

Le 9e chapitre de Jean nous montre Jésus qui guérit un homme aveugle de naissance. Comme beaucoup de monde connaissait cet homme, mendiant à la porte du temple, ils s’étonnent de le voir voyant. Alors, les uns disent « c’est quelqu’un qui lui ressemble », les autres disent « c’est bien lui. » Les pharisiens dans le temple s’en mêlent et demandent qui a guéri cet homme un jour de sabbat. Et ils essaient de faire comprendre à cet homme que celui qui l’a guéri est un homme mauvais, un pécheur. Lui, par contre, leur répond assez habilement – et comme ils n’arrivent pas à le raisonner, au contraire : il les ridiculise !, ils le mettent à la porte. C’est là que commence notre passage de ce matin. Lecture Jn 9, 35-41
Ce qui, au début du chapitre, semblait être une simple guérison comme on en trouve un certain nombre dans les 4 évangiles, devient maintenant un geste symbolique, un geste prophétique comme nous en connaissons des prophètes : Jérémie qui porte un joug pour démontrer la charge que Dieu mettra sur les épaules du peuple de Juda, Osée qui épouse une prostituée pour représenter comment Dieu se sent avec son peuple infidèle qui court après d’autres divinités… rendre la vue à un aveugle, ici, n’est pas seulement un acte charitable, mais symbolise toute l’existence du Messie. Lire la suite

Laisse-le donc faire !

Chants : ARC 68, 1-3 ; 551 ; 475 ; 68, 4+5
Lectures : AT : Lam. 3, 22-26.31-32
Épître : 2Tim.1, 7-10 Évangile : Jn 11, 1-3.17-27(41-45)
PR : Lc. 7, 11-16

A mi-chemin entre Pâques et Noël, nous est proposé ce petit passage. A première vue, le récit peut paraître plutôt banal, du moins quand on sait de quoi Jésus est capable :
il est en route d’un lieu à un autre, il passe devant les portes d’une ville où il croise un cortège funèbre, la souffrance de la veuve devenue mère orpheline le touche au plus profond, et il rappelle son fils à la vie. A-t-il pensé à sa propre ancêtre, Noémie, veuve et mère orpheline ? Les veuves orphelines n’avaient pas de situation, en Judée. Elles n’avaient pas de mari pour les nourrir et pour les représenter juridiquement, et leurs fils qui auraient dû reprendre ces charges de leur père, étaient morts eux aussi. C’était à se demander ce qui est pire : être mère orpheline ou ne jamais avoir eu d’enfant – dans un cas comme dans l’autre, les voisins vont se dire qu’elle n’est pas aimée par Dieu, comme Hanne, la mère de Samuel.
Cette femme est donc en grande détresse, sociale et morale. En réveillant son fils, Jésus lui rend la vie, le nourrisseur, le représentant légal, il lui redonne une existence. Et bien sûr, il lui rend son fils bien-aimé, faut-il le dire ? Lire la suite

avoir de la foi

Chants : ARC 127 ; 616 ; 629 ; 628
Lectures : AT : Gen. 2, 4b-15
Épître : 1Pi.5, 5c-11 Évangile : Mt 6, 25-34
PR : Lc. 17, 5-6

Ce n’est qu’un très court passage qui nous est donné ce matin. Et pourtant, il est lourd de sens. Il s’inscrit dans un échange entre Jésus et les disciples, juste avant nos versets Jésus avertit les disciples de ne pas causer la chute d’un petit, et leur recommande vivement de pardonner sans compter : s’il t’offense sept fois dans la même journée, et sept fois il vient en se repentant, pardonne-lui.
A cela, ils n’ont de réponse que « Seigneur, augmente notre foi. » Une grande réflexion se cache derrière ces quelques mots, réflexion sur le pardon et notre capacité très limitée de vraiment pardonner. Comment faire pour pardonner autant de fois ? Il faut une force de caractère pour pouvoir autant pardonner, qu’ils n’ont pas. Est-ce que nous l’avons ? En ce qui me concerne, je n’oserais pas l’affirmer… Lire la suite

Je serai avec toi

Chants : ARC 146, 1.3-5 ; 358, 1.3.4 ; 562 ; 534
Lectures : AT : = pr.
Épître : Rom.8, 12-17 Évangile : Lc 17, 11-19
PR : Gen. 28, 10-19a

Quand Martin Luther King disait qu’il faisait un rêve, I have a dream, il parlait d’une vision d’espérance pour le futur. Il aurait pu dire « j’espère vivement qu’un jour… » Quand nos enfants ou petits-enfants ont des désirs bien coûteux, nous leur disons peut-être : « rêve toujours ! » Ou même : « dans tes rêves ! »
Le rêve, c’est quand on voit quelque chose d’irréel. Dans nos rêves, nous sommes capables de voler comme des fées, ou au contraire collés au sol alors que le train ou le camion vole vers nous, dans nos rêves nous vivons des situations incroyables. Mais ce n’est pas réel. Ce qui est réel, c’est ce que nous voyons quand nous ouvrons les yeux.
Eh bien… Jacob, lui aussi, a rêvé. Il a fait un rêve assez étrange, avec des êtres que l’on ne trouve que très peu dans les premiers livres de la Bible : des anges. Mais lui, il en voit des myriades, qui montent et descendent sur cette échelle comme les stars de variété sur le grand escalier. Mieux encore, il voit Dieu lui-même en haut de l’échelle, qui lui parle. Lire la suite