❌ No resolutions
Pour tous ceux qui ne veulent plus prendre de nouvelles résolutions (mais qui ne manquent pas pour autant d’ambition) : voici mes voeux 2026 !
Ce post Linkedin de voeux est le 1er d’une série de 6. J’écrirai chaque post de cette série courant janvier, aux côtés d’une personne choisie de mon réseau (nous écrirons chacune notre propre post mais nous respecterons les mêmes contraintes créatives.)
Parmi les invités : Béatrice Knoepfler (responsable des stratégies éditoriales du groupe Nutrikeo), Ewa Crétois (co-fondatrice de l’agence de branding Com&Cru), Léo Masini-Riveron (créatrice du média “Les Belles Personnes” sur Substack), Sarah Ourahmoune (Championne du monde et vice-championne olympique de boxe), Laurent Jauffret (Plume, conseil en communication, délégué général de la Guilde des Plumes) et Clémentine Pons (Coach certifiée, formatrice & comédienne).
🎬 Pour travailler ensemble
En 2026 : je reviens à la conception-rédaction (en plus de mon activité de coach d’écriture sur Linkedin et Substack) !
→ Vous pouvez réserver un Coaching éditorial One Shot (1h30 en visio)
→ Vous pouvez rejoindre mon bootcamp la BILS Arena (la 2e édition commence le 8 janvier, vous avez jusqu’à Dimanche midi pour prendre le train)
→ Vous pouvez suivre un Coaching 1:1 pendant 60 jours (sur candidature ou après participation à une BILS Arena).
→ Vous pouvez me confier une mission d’écriture (manifeste, bios, contenu social media et web, newsletters, etc.) - 📩 marie@benditlikesocrate.com ou DM Linkedin.
Maintenant, place à la 1re édition de l’année. Je dois vous raconter quelque chose…
💖 The Girlfriend
Je ne suis pas très cinéphile. Ni sériephile. Vous voyez cette personne qui “binge” une saison entière du “Jeu de la Dame” ou de “Stranger Things” en boulottant des chips ou des bonbons ? Ce n’est pas du tout mon style.
(Je n’ai jamais vu un seul épisode du Seigneur des Anneaux ou de la Guerre des Etoiles).
La dernière fois que j’ai été accro à une série je crois que c’était à l’époque d’Urgences, de Buffy contre les vampires et de Desperate Housewives ! Autant dire qu’on peut parler d’une double décennie qui s’est écoulée depuis.
(Ouch 👵).
Mais…j’aime la culture populaire. Et j’aime encore plus le “Zeitgeist”. La première fois que j’ai entendu ce mot, c’était dans un brief d’écriture pour Alexa (l’enceinte connectée vous savez ?). Je faisais partie d’une troupe de sbires sous-payés rédacs et je devais écrire une réserve de textes en tout genre pour alimenter le corpus de la machine. L’expérience d’écriture en tant que telle n’avait aucun intérêt, mais le brief éditorial à respecter était passionnant. Alexa avait évidemment “une voix” et “un style” qu’il fallait retranscrire. Parmi ses attributs de style il y avait justement le terme “zeitgeisty”, qui veut dire “dans l’esprit du temps”.
L’esprit du temps c’est ce truc si dur à capturer par les IA, parce qu’elles sont entrainées sur des données passées qui leur permettent d’élaborer des prédictions donc de formuler des réponses hypothétiques ; mais elles ne captent pas les signaux faibles, les trucs qui viennent de se passer et qui retournent l’actu en une nuit, les évolutions sociétales qui cheminent à bas bruit, les nouveaux goûts, les nouvelles tendances, les mutations, l’humour, le sarcasme, l’évidence qui ne porte pas de nom.
Le succès mondial de la publicité “Le Mal Aimé” d’Intermarché appartient à ce Zeitgeist par exemple. Cela nous raconte quelque chose de notre époque, de l’appétence généralisée pour les histoires qui réconcilient, du besoin de narratifs qui apaisent, de la pregnance du débat sur la création avec ou sans IA, des revendications identitaires majeures qui marquent notre société en mal de repères (je pense aux personnes qui ont trouvé inacceptable qu’un loup carnivore soit obligé de changer sa nature profonde pour se faire aimer).
Bref, le Zeitgeist c’est ce tout impalpable mais extrêmement réel qui reflète l’état des Hommes à une époque.
On le retrouve dans l’actu, dans l’Art, dans la musique, dans les mouvements sociétaux (voire sociaux), dans les livres qui percent, dans les personnalités qu’une population se met à adorer, dans les blagues populaires et … dans les séries du moment.
Une fois n’est pas coutume, j’ai donc plongé dans l’offre de séries Prime Video et je suis tombée sur un concept qui ne m’a pas fait regretter le voyage : “The Girlfriend”.
Sur le papier, c’est un thriller psychologique classique dans lequel Laura, une femme carriériste et riche, mariée à un homme qui l’aime et mère d’un fils chéri Daniel, en passe de devenir médecin, ramène une nouvelle amoureuse à la maison : “Cherry”.
On s’attend à une compétition entre la mère et Cherry qui est en effet au centre de l’intrigue. Mais là où la série brille, c’est dans son concept qui va au-delà de l’histoire (un peu banale).
Chaque épisode montre d’abord l’histoire vécue du point de vue de la mère Laura. Puis, on rembobine, et l’histoire reprend cette fois-ci du point de vue de l’amoureuse Cherry.
Ce qui est magistral dans la réalisation c’est que l’on ne s’ennuie absolument pas, tellement le changement de perspective transforme les faits.
On pourrait s’attendre à se retaper les mêmes scènes, les mêmes paroles, les mêmes évènements, mais en fait TOUT change.
La mécanique narrative est brillante. Elle nous démontre comme la notion de “réalité” est floue et si relative. Elle nous démontre aussi comme on voit ce que l’on croit, plus qu’on ne croit ce que l’on voit. Et elle nous invite en définitive à comprendre l’intérêt de développer sa propre perspective sur les choses.
J’en profite pour vous recommander cet interview de Frédéric Lopez dans Les Lueurs : il nous invite à nous libérer de la perspective pessimiste que les médias entretiennent en ne mettant en lumière QUE ce qui est sombre (vous noterez l’antithèse). Finalement, il n’y a pas de meilleure manière de freiner l’action d’un peuple que de lui faire croire qu’il n’y a plus rien à espérer.
⚡ Perspective Shift !
On y est. Le changement de perspective ou “perspective shift” est un levier de performance éditoriale majeur sur le web et les réseaux sociaux. C’est le stratège Brendan Kane (qui a géré les prises de parole de Taylor Swift entre autres) qui l’a formulé de cette manière. Comme son nom l’indique, c’est le fait de proposer à vos lecteurs une autre lecture de ce qui semble être la réalité.
Une des peurs les plus répandues chez les entrepreneurs qui veulent s’exprimer en ligne mais qui n’osent pas, est d’avoir peur que tout ait déjà été dit.
Et c’est vrai. Tout a déjà été dit, d’autant plus que les IA génératives se mettent désormais à brasser leurs propres productions et sortent des textes qui commencent à puer la consanguinité intellectuelle.
Mais ce n’est pas “ce qui a été dit” qui doit vous importer.
C’est l’angle avec lequel ça a été dit. Le point de vue. La perspective.
Dans la série “The Girlfriend”, on voit bien que les faits n’existent presque pas tant ils dépendent de qui les voit et qui les raconte.
Brasser de l’info, faire des synthèses de quantités astronomiques de données, pondre du texte au kilomètre : tout ça n’a plus aucune valeur à présent.
Mais choisir un angle pour exprimer une pensée selon un point de vue affuté, pour proposer un virage intellectuel, une remise en question, un rebond ou un renouveau : ça, c’est extrêmement précieux.
C’est même un pouvoir.
Pourtant, à chaque fois que vous déléguez vos écrits à une IA ; à chaque fois que vous ne croyez pas en vous et que vous vous racontez que la machine fera 1000 fois mieux (alors qu’elle n’a rien vécu, rien ressenti, rien éprouvé) ; à chaque fois que vous n’écrivez pas parce que “tout a déjà été dit”, vous renoncez à votre pouvoir de façonner le monde en mieux avec vos mots.
Mais attention, je vois beaucoup de personnes (en particulier sur Substack) qui prennent la plateforme pour leur journal intime et qui se “déchargent”.
Écrire pour façonner le monde est un pouvoir mais aussi une responsabilité qui ne peut se satisfaire d’une simple décharge verbale.
Écrire avec Force et Style est un sport qui se pratique. Et dans tout sport il y a des règles, des codes, de la technique et de l’entraînement.
C’est à ça que je vous invite en 2026 si vous restez proche des QG de Bend it Like Socrate : prendre l’écriture comme un sport et s’entraîner sérieusement, pour affuter ses armes intellectuelles et agir vraiment sur le monde.
Je ne crois ni dans la bouillie que nous servent les IA, ni dans les épanchements narcissiques de ceux qui voudraient qu’écrire leur âme en public suffise.
Je crois en une pratique affutée de l’écriture ; à la convergence de techniques qui ont fait leur preuves, du Zeitgeist, et d’une humanité qui nourrit son étincelle dans la friction du réel, chaque jour.
Je crois en la force du changement de perspective.
🌀 Application
Dans ce post Linkedin qui n’a pas pris une ride, je vous propose 12 angles différents pour parler du même sujet. Vous y trouverez de quoi entraîner votre “perspective shift” et nourrir votre ligne éditoriale.
→ 12 angles pour varier vos points de vue
🍿 Inspiration Pub
Pour finir, je vous laisse avec cette campagne Mac Do (créée par l’agence Leo Burnett) qui incarne à merveille le terme quasiment impossible à traduire de “relatibility”.
Un texte, une pub, une création “relatable”, c’est une création à laquelle la cible que vous visez parvient à s’identifier.
Cela rejoint la notion de Zeitgeist. Quand vous écrivez en ligne, vous n’êtes pas là pour simplement raconter votre vie, ce que vous avez fait le soir du 31 ou ce que vous avez mangé à Noël. Vous êtes là pour toucher les gens qui vous lisent. Et pour ça, ce que vous racontez ne doit être qu’un prétexte pour les toucher, pas l’objectif final de vos publications.
La “relatibility” c’est ça : c’est l’art de créer du contenu qui fait que votre audience se sent concernée.
Et dans cette pub excellente qui concilie une belle DA et un bon copywriting, on a une parfaite démo de “relatibility” qui met en scène une réalité : Mac Do, bouffe préférée des lendemains compliqués (qui n’a jamais eu un lendemain compliqué ?)
Je vous souhaite un bon début d’année et je vous dis à bientôt, en commentaire, par mail, en DM Linkedin, sous une de mes Substack Notes, en coaching ou IRL :)
Marie 💙







