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A Noste - Week 127









English Version
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There are weeks when I tell myself that Maysou looks more and more like a puzzle that’s slowly taking shape.
A kind of ecosystem in constant transformation, where each person who walks through the door shifts the lines, adds a color, opens a new possibility.
I like to think that a third place doesn’t exist by intention. It reveals itself through interactions. And because a space becomes common ground the moment people feel free to drop in a piece of their world and share it.
People often say that everyone has something to transmit, but you only truly grasp it when you see it happening. This week, every activity, every workshop, every encounter came from a different person, from what they know, from what they love, from what they felt like giving.
And it’s in a week like this that everything abstract begins to walk, knead, speak, create, sing ; transcending languages and cultures along the way.
We began with Éric, the baker next door, who came to show us how to make bread. Suddenly, the word “transmission” is no longer a concept: it’s flour on the table, hands learning. Everyone, no matter their nationality, literally got their hands in the dough.
(Then of course we shifted straight into Monday’s yoga class.)
On Tuesday, Fred the wine expert arrived. The house turned into a little cellar of stories, and the idea of “local connection” took the form of bottles we opened together: one, two, three bottles, a smile, a whole universe of winemakers, and a new way of tasting the world (and to keep alive the little wine war with our Italian friends at the table).
The next day, the teenagers made jewelry. Thanks to Bob, who doesn’t even speak the language and yet installed a corner of his own world inside ours, a real workbench with pliers, stones, wires, and precise tools. The girls laugh, hesitate, focus. And the idea of “using a space” is no longer just words: it’s a pair of earrings they imagined, shaped, and took with them.
The week goes on. I leave for a gathering of third places, and the idea of “being part of a movement” becomes tangible in conversations and exercises, in that feeling of being surrounded by people who, each in their own way, are trying to hold a space where others can create, learn, meet.
Meanwhile, back home, the café is open. A concert sets up. The festival committee occupies the library. A collective of event organizers comes to explore the place. The idea of a “living house” takes form. It has a sound, a scent, a calendar, and even a bit of corridor chaos.
On Friday, I step into one of our rooms transformed into a massage studio by Jean-Jacques, the neighbor who decided his skills could become a service. The idea of “taking care” gains a dedicated space, a table, oils, and a passionate human being.
On Saturday, Alexis opens up his universe and shares his passion: around a large table that turns into a space of transformation, we prototype masks together. All of it in a joyful mix of French, English, and Spanish.
The compass, the one guiding this adventure from the beginning, the one meant to connect Maysou to the village through creativity, springs to life. “A bridge between the local and the global”.
On Sunday, we walk. The team, the forest, the mountain, the snow. And I think to myself that even silent breaths shape the place too, giving form to the idea of “building community.”
And then it becomes obvious: you don’t invent a third place. You discover it. You prepare the ground, clear the obstacles, and then people reveal what the place can become.
You build a fertile emptiness, and the rest arrives.
I love the idea of human cartography. Because it captures exactly what this week showed: a loaf of bread, a glass of wine, a massage, a pair of earrings, a walk, a song ; together, they draw a territory. And in that geography, every contribution holds the same value. Without cultural hierarchy.
No bread is “less cultural” than theatre. No birdwatching is “less legitimate” than a lecture.
This week, the house didn’t show what it can do.
It showed what people can do, when the place gives them room.
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Version Française
Il y a des semaines pendant lesquelles je me dis que Maysou ressemble de plus en plus à un puzzle qui prend doucement forme. Une sorte d’écosystème en transformation continue, où chaque personne qui franchit la porte déplace les lignes, ajoute une couleur, ouvre une nouvelle possibilité.
Un tiers-lieu n’existe pas par sa seule intention. Il se révèle par interactions.
Précisément parce qu’un espace devient commun à ce moment-là : quand chacun peut y déposer son morceau d’univers et le partager.
On dit souvent que tout le monde a quelque chose à transmettre mais on ne le comprend vraiment que lorsqu’on le voit en action.
Cette semaine, chaque activité, chaque atelier, chaque rencontre émanait d’une personne différente, de ce qu’elle sait faire, de ce qu’elle aime, de ce qu’elle avait envie d’offrir.
Et c’est dans une semaine comme celle-là que tout ce qui était abstrait se met à fonctionner : pétrir, parler, créer, chanter ; en traversant les langues et les cultures.
Éric a ouvert la marche, ce voisin boulanger venu nous montrer comment faire du pain.
Soudain, le mot “transmission” n’est plus un concept : c’est de la farine sur la table, des mains qui pétrissent pour apprendre.
Tout le monde, quelque soit la nationalité aura mis la main à la pâte, littéralement.
(Avant d’enchaîner sur le cours de yoga du lundi, évidemment.)
Mardi, Fred, caviste, arrive.
La maison devient une petite cave à histoires, et l’idée de “lien local” prend la forme de bouteilles qu’on ouvre ensemble : une, deux, trois bouteilles, un sourire, un univers de vignerons, et une manière de goûter le monde (et d’entretenir la “petite bataille” du vin avec nos amis Italiens présents).
Le lendemain, les ados fabriquent des bijoux.
Grâce à Bob, qui ne parle même pas la langue et qui pourtant a installé au sein de notre lieu un bout de son monde, un véritable banc de travail avec pinces, pierres, fils et outils précis.
Les filles rient, hésitent, se concentrent.
Et l’idée “d’utiliser un espace” pour elles n’est plus une phrase : c’est une paire de boucles d’oreilles qu’elles ont imaginée, façonnée et emportée avec elle.
La semaine continue.
Je pars au Ramdam des tiers-lieux, et l’idée de “faire partie d’un mouvement” se concrétise au grés des conversations et des exercices.
Le sentiment d’être entourée de gens qui essaient tous, à leur manière de tenir un espace où d’autres peuvent créer, apprendre, se rencontrer.
Pendant ce temps, à la maison, le café est ouvert.
Un concert s’installe.
Le comité des fêtes occupe la bibliothèque.
Un collectif d’organisateur d’événements visite les lieux.
L’idée d’une “maison qui vit” s’incarne.
Elle a un son, une odeur, un calendrier, et même un peu de chaos dans les couloirs.
Vendredi, j’entre dans une de nos pièces transformée en salon de massage, par Jean-Jacques, le voisin qui a décidé que son savoir-faire pouvait devenir un service.
L’idée de “prendre soin” gagne un espace dédié, une table, des huiles, et une personne passionnée.
Samedi, Alexis ouvre son univers et partage son travail de création : autour d’une grande table qui se transforme en espace de transformation, on prototype des masques ensemble. Le tout dans un joyeux mélange de français, d’anglais et d’espagnol.
La boussole, celle du début de l’aventure, celle de connecter Maysou au village par la créativité, prend vie. “Le pont entre le local et le global”.
Dimanche, on marche.
L’équipe, la forêt, la montagne, la neige.
Et je me dis que même les respirations silencieuses participent aussi à la forme du lieu et à matérialiser l’idée de “faire communauté”.
Alors une évidence se dessine :
on n’invente pas un tiers-lieu.
On le découvre ensemble.
On prépare le terrain, on enlève les obstacles, et ensuite ce sont les gens qui révèlent ce que le lieu peut devenir.
On construit un vide fertile et le reste arrive.
J’aime l’idée de cartographie humaine.
Parce qu’elle dit ce que cette semaine a montré :
un pain, un vin, un massage, une paire de boucles d’oreilles, une balade, une chanson, tout cela compose un territoire.
Et dans cette géographie-là, chaque contribution a la même valeur.
Sans hiérarchie culturelle.
Pas de pain « moins culturel » que le théâtre.
Ou d’observation des oiseaux « moins légitime » qu’une conférence.
Cette semaine, la maison n’a pas montré ce qu’elle sait faire.
Elle a montré ce que les gens peuvent faire, quand le lieu leur laisse de la place.
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Versión en Español
Hay semanas en las que me digo que Maysou se parece cada vez más a un rompecabezas que va tomando forma poco a poco. Una especie de ecosistema en transformación continua, donde cada persona que cruza la puerta desplaza las líneas, añade un color, abre una nueva posibilidad.
Me gusta pensar que un tercer lugar no existe por intención pero se revela a través de las interacciones. Porque un espacio se vuelve común exactamente en ese momento: cuando cada uno puede depositar allí un pedazo de su mundo y compartirlo.
Se dice a menudo que todo el mundo tiene algo que transmitir, pero solo lo comprendes de verdad cuando lo ves en acción. Esta semana, cada actividad, cada taller, cada encuentro venía de una persona distinta, de lo que sabe hacer, de lo que ama, de lo que tenía ganas de ofrecer.
Y es en una semana como esta cuando todo lo abstracto empieza a caminar, amasar, hablar, crear, cantar ; trascendiendo lenguas y culturas.
Comenzamos con Éric, el panadero vecino, que vino a mostrarnos cómo hacer pan. De pronto, la palabra “transmisión” deja de ser un concepto: es harina sobre la mesa, manos que aprenden. Todos, sin importar su nacionalidad, literalmente metieron las manos en la masa.
(Para luego encadenar, por supuesto, con la clase de yoga del lunes.)
El martes llegó Fred, el experto en vinos. La casa se convirtió en una pequeña bodega de historias, y la idea de “vínculo local” tomó la forma de botellas que abrimos juntos: una, dos, tres botellas, una sonrisa, un universo de viticultores, y una manera de saborear el mundo (y para mantener viva la pequeña guerra del vino con nuestros amigos italianos presentes).
Al día siguiente, los adolescentes hicieron joyas. Gracias a Bob, que ni siquiera habla el idioma y que aun así instaló en nuestro lugar un pedacito de su mundo: un verdadero banco de trabajo con pinzas, piedras, hilos y herramientas precisas. Las chicas ríen, dudan, se concentran. Y la idea de “usar un espacio” deja de ser una frase: es un par de pendientes que imaginaron, moldearon y se llevaron consigo.
La semana continúa. Me voy a un encuentro de tercer lugares, y la idea de “formar parte de un movimiento” se materializa en conversaciones y ejercicios. En esa sensación de estar rodeada de personas que intentan, cada una a su manera, sostener un espacio donde otros puedan crear, aprender, encontrarse.
Mientras tanto, en la casa, el café está abierto. Se instala un concierto. El comité de fiestas ocupa la biblioteca. Un colectivo de organizadores de eventos visita el lugar. La idea de una “casa que vive” toma cuerpo. Tiene un sonido, un olor, un calendario, e incluso un poco de caos en los pasillos.
El viernes entro en una de nuestras salas, transformada en un salón de masajes por Jean-Jacques, el vecino que decidió que su saber hacer podía convertirse en un servicio. La idea de “cuidar” gana un espacio dedicado, una camilla, aceites y una persona apasionada.
El sábado, Alexis abre su universo y comparte su pasión: alrededor de una gran mesa que se transforma en un espacio de transformación, prototipamos máscaras juntos. Todo ello en una mezcla alegre de francés, inglés y español.
La brújula, la del comienzo de esta aventura, la de conectar Maysou con el pueblo a través de la creatividad, cobra vida. “El puente entre lo local y lo global.”
El domingo caminamos. El equipo, el bosque, la montaña, la nieve. Y pienso que incluso las respiraciones silenciosas también contribuyen a dar forma al lugar y a materializar la idea de “hacer comunidad”.
Entonces se dibuja una evidencia: no se inventa un tercer lugar. Se descubre. Preparas el terreno, quitas los obstáculos, y luego son las personas quienes revelan lo que el lugar puede llegar a ser.
Construimos un vacío fértil y lo demás llega solo.
Me encanta la idea de la cartografía humana. Porque expresa lo que esta semana ha mostrado: un pan, un vino, un masaje, un par de pendientes, un paseo, una canción, todo ello compone un territorio. Y en esa geografía, cada contribución tiene el mismo valor. Sin jerarquía cultural.
No hay pan “menos cultural” que el teatro.
Ni observación de aves “menos legítima” que una conferencia.
Esta semana, la casa no mostró lo que sabe hacer.
Mostró lo que la gente puede hacer cuando el lugar les deja espacio.
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I can see, hear and smell every event you mentioned. Always a pleasure to be transported into Maysou with those posts :) if I close my eyes, I can even feel Crash on my heels