Jura Les voisins entendent les cris et appellent les secours : un homme condamné pour avoir frappé sa femme

La dispute avait duré toute la nuit et avait fini par réveiller les voisins. Ce mardi 9 juin, un homme de 25 ans était poursuivi par le tribunal de Lons-le-Saunier pour avoir commis des violences envers sa conjointe, en septembre dernier à Dole.
Loris Lacroix - Aujourd'hui à 12:00 | mis à jour aujourd'hui à 13:35 - Temps de lecture :
L’homme était fortement alcoolisé et avait bu toute la nuit. Illustration  Serge Spadiliero
L’homme était fortement alcoolisé et avait bu toute la nuit. Illustration Serge Spadiliero

Ce sont les voisins qui ont sonné l’alerte après avoir entendu des cris. Le 3 septembre dernier, au petit matin, une énième dispute éclate au sein de ce couple et débouche, une fois de plus, sur l’intervention des forces de l’ordre. Lorsque les policiers arrivent au domicile, l’homme bloque la porte, les pompiers devront finalement sortir la grande échelle pour pouvoir rentrer dans l’appartement.

Ce mardi 9 juin, le vingtenaire devait comparaître devant le tribunal judiciaire de Lons-le-Saunier pour de violences commises sur sa compagne. À la barre, ce jeune homme corpulent en survêtement n’a aucun mal à reconnaître qu’il a franchi la ligne rouge cette nuit-là. Il admet aussi avoir bu, toute la nuit. « 3 litres de bière environ », se souvient celui qui avait deux grammes d’alcool dans le sang

Une autre dispute quinze jours auparavant

L’altercation a été violente. Lui, présente une blessure à la main et à l’œil. Elle, porte plusieurs ecchymoses au thorax, des marques au visage ainsi qu’une plaie à la lèvre. Résultat : 4 jours d’ITT pour les deux. « Une véritable relation toxique », commente le président durant l’audience. D’autant plus qu’un équipage de policiers s’était déplacé chez eux quinze jours avant les faits. Là encore, il était question d’alcool, d’insultes, de violences.

« Vous diriez que c’était tous les jours ? » questionne le magistrat. « Pas vraiment, on s’engueulait souvent, mais les violences physiques c’étaient rares » , répond le prévenu, âgé de 25 ans. Ce dernier explique être totalement passé à autre chose : « Je sais qu’on ne peut pas vivre ensemble, j’ai appris à faire ma vie sans elle. » Pour le parquet, le constat est simple. Une relation devenue puante, gangrenée par l’alcool. Le tribunal l’a lui aussi compris, puisqu’il a suivi ses réquisitions en condamnant le Jurassien à une peine de 8 mois d’emprisonnement avec sursis.

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