• Accueil
  • Politique
  • Conseiller politique accusé de viol : Véronique Sarselli demande le retrait de trois ...

Métropole de Lyon Conseiller politique accusé de viol : Véronique Sarselli demande le retrait de trois élus dont Jean-Michel Aulas

Ce mercredi, la presse lyonnaise se faisait écho d'une plainte pour viol à l'encontre de Roman Abreu, homme de l'ombre de la campagne des municipales de Jean-Michel Aulas. Au lendemain des révélations, la présidente de la Métropole de Lyon a demandé le retrait de trois élus mentionnés dans l'affaire.

Le Progrès - Hier à 14:00 | mis à jour hier à 19:31 - Temps de lecture :
Digiteka PlaceHolder

Depuis ce mercredi, les révélations dans la presse d'une accusation de viol dont fait l'objet Roman Abreu, conseiller de Jean-Michel Aulas lors de la campagne des élections municipales lyonnaises, font des remous dans la majorité métropolitaine.

Ce jeudi, Véronique Sarselli, présidente LR de la Métropole de Lyon, vient de réagir, par voie de communiqué, déclarant être « profondément choquée des faits rapportés par la presse ». 

Comme le rapportait Le Progrès, les accusations portées par une militante de Génération Aulas – elle a porté plainte mi-mai pour des faits ayant eu lieu en janvier – ont été connues de Jean-Michel Aulas et sa colistière Laure Cédat dès février.

Photo d'archives Joël Philippon

Photo d'archives Joël Philippon

Trois vice-présidents de la Métropole visés

La présidente de la Métropole a décidé de les convoquer, ainsi qu'un troisième élu, Emmanuel Imberton, ce jeudi matin. N'y en a-t-il que trois ? D'autres élus étaient-ils au courant ?

Véronique Sarselli annonce en tout cas, à l'issue de cette rencontre, avoir demandé à ces trois vice-présidents « de se mettre en retrait de leurs fonctions représentatives de la Métropole de Lyon en respect de la victime présumée de l'institution qu'ils représentent ». 

Si aucune date n'est évoquée pour ces périodes de « retrait », elle indique faire « confiance à la justice pour qu'elle travaille rapidement et que toute la lumière puisse être faite ». D'après son entourage, cette mise en retrait implique de ne plus participer aux activités de la Métropole, en public comme en interne.

Contacté par Le Progrès juste après la communication de Véronique Sarselli, Jean-Michel Aulas a indiqué « qu'aucune décision n'avait été prise ».

«Nous ne pouvons accepter cette demande de retrait»

Plus tard dans la journée de jeudi, tout en indiquant respecter « profondément » la Métropole et « la douleur » des victimes de violences sexuelles, Jean-Michel Aulas et Laure Cédat leur ont rapidement opposé une fin de non recevoir. « Nous ne pouvons (...) accepter cette demande de retrait », car « nous ne sommes ni mis en cause, ni impliqués dans la procédure judiciaire », ont-ils écrit dans un communiqué.

« Dès que nous avons été informés des faits par la plaignante (...) nous lui avons notamment clairement signifié qu’elle pouvait déposer plainte ce qu’elle n’a pas voulu faire dans un premier temps », ont-ils ajouté. 

Jean-Michel Aulas avait déjà fait savoir qu'il avait interrogé son directeur de la communication et que ce dernier lui avait assuré que la relation avait été « consentie ».