Street art

Action antifasciste np2c

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Ne vivons plus comme des esclaves

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Brixton Cats – FTP

En Grèce, après l’assassinat du rappeur Killah P, la riposte antifasciste massive a fait reculer Aube Dorée. Ses liens avec la police et les businessmen commencent à être connus, ses arnaques sont éventées. Plusieurs locaux sont attaqués et fermés, la popularité du groupe passe de 15% à 5%…

L’Histoire ne va pas que dans un sens, et parfois dans les heures sombres, l’espoir renait! Un espoir qu’on porté hier les femmes et les hommes de la Résistance française, et particulièrement des FTP. N’oublions pas que nous luttons aujourd’hui avec derrière nous les spectres des communards, des résistants, des révolutionnaires de l’après guerre, et également des millions d’anonymes tombés pour le mouvement. La musique est souvent un bon moyen de rendre hommage!

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Feu sur le quartier général

blog lutte radicale

Actuellement il y a deux grandes tendances politiques dans la société française: la social démocratie, et la réaction. Elles se nourrissent mutuellement dans un contexte de crise généralisée du capitalisme. La première, on en a déjà beaucoup parlé ici. C’est une impasse mortifère. L’arrivée au pouvoir de gouvernements sociaux-libéraux dans différents pays d’Europe, dont celui de François Hollande, sont l’aboutissement logique de l’instabilité politique et des contradictions de la bourgeoisie. Il représente en France la décomposition de la pensée républicaine, libérale, universaliste, et n’a plus rien à proposer. Les sursauts de cette « gauche » que nous classons dans nos adversaires tient plus d’un hasard de l’Histoire que d’un grand renouveau… Le bateau coule et autant dire qu’on est pas dessus: impérialisme républicain, restructuration économique, racisme d’état, négation de la lutte des classes, nous n’avons rien à voir avec ces gens. Quant au mouvement alter-mondialiste, syndical – et ses ersatz divers tels que le PCF et les trotskistes, qui veulent « pousser sur la gauche » la social-démocratie, il se fourre une poutrelle dans l’œil. Ce mouvement vit dans les années 90 (ou 70?): il mobilise sur des thèmes économiques pour tenter d’obtenir des victoires défensives, dans une période où ces revendications sont absolument impossibles. Ainsi les travailleurs qui écoutent encore ces groupes sont poussés au gré des mobilisations syndicales de défaite en défaite.

En face, l’heure est par contre à l’offensive. Le mouvement de masse réactionnaire avance en même temps que l’impossible restructuration économique de la société. Les droites nous font beaucoup écrire car elles ne cessent de nous surprendre dans leur abjection. Nous avons un intérêt particulier pour la surveillance de la lâcheté nationaliste, au romantisme faf en contradiction complète avec ses actes abjects. Tout chez eux n’est que magouilles, opportunisme, utilitarisme. Ceux qui faisaient hier des autodafés mettent aujourd’hui en avant Fahrenheit 451. Ceux qui répandent le racisme en montant en épingle des faits divers appellent sans cesse à la guerre du tous contre tous, menaçant de viol une militante ici, défendant un lynchage ailleurs. Cette vermine dont on trouve l’écume dans les commentaires des grands journaux en ligne représente le fascisme de base qui a été le socle de la Collaboration en France: de bons français, un peu lâches face à l’ordre établi, fantasmant sur le roman national, prêts à se lâcher en meute sur l’étranger, le différent, l’autre. Prêts à dénoncer, à obéir, à liquider, à hurler avec les loups. Le pire étant peut être qu’ils se croient subversifs… Des pans de plus en plus importants des classes moyennes terrifiées par le déclassement basculent ainsi dans le fascisme sordide, transformant des crimes atroces en actes héroïques, envahissant les réseaux sociaux et les médias. « Si l’on était antisémite par volonté patriotique, on le serait par simple sentiment de l’opportunité », disait Charles Maurras. Diviser pour mieux régner: la bourgeoisie a tout compris. Frantz Fanon disait quant à lui en s’adressant aux noirs: « Quand vous entendez dire du mal des Juifs, dressez l’oreille, on parle de vous. » Car accepter une division dans le peuple, c’est ouvrir la porte à toutes les autres.

Cette descente vers le fascisme s’accompagne bien sûr du renforcement de l’appareil étatique répressif. Celui qui n’a pas été cassé par l’éducation républicaine, que l’on a pas encore réussi à rendre honteux de son passé de colonisé ou de prolétaire, on le tue à la tâche, on réduit ses loisirs à de la consommation, on l’enferme dans la misère culturelle et, si ça ne suffit pas, c’est la tôle ou les balles dans le dos. La lutte contre le fantôme terroriste pour le militaire mobilisé en permanence (alerte Vigipirate depuis combien de temps?) ou pour le flic n’est pas opposée à la dénonciation du juif par le complotiste ou du musulman par le faf. Elle le complète. Pour éviter l’explosion sociale, les mesures se succèdent prudemment, comme dans l’histoire de la grenouille plongée dans une eau dont on augmente lentement la température. Le peuple sera-t-il ébouillanté sans choc majeur?

Nous ne le pensons pas.  Face à toute cette pourriture, toute cette décomposition sociale, ces discours dégueulasses de division que l’on entend partout, nous n’allons ni baisser les bras ni tendre l’autre joue. Nous défendons une solution radicale. Une bonne révolution culturelle contre les idéaux réactionnaires serait salutaire; le retour de bâton populaire ne peut être qu’impitoyable. Celui qui crache sur les roms, les arabes, les homos ou les révolutionnaires, sur son plateau télé, sa chaire ou son compte youtube, n’est pas un « libre-penseur », c’est un criminel. Les mots ont des conséquences, la vie n’est pas neutre et nous prenons position contre cette boue. Face à la barbarie il n’y a pas de compromis, pas de tergiversation républicaine, pas de jeu parlementaire qui tienne. Notre démocratie n’est pas la leur. Nos intérêts sont antagoniques. C’est donc eux ou nous. Quand nous avancerons, ils disparaitront.

Seb

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Support you Scene

antifa Toulouse concert

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Bons baisers de Bratislava

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First Blood – Fascism

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Les 9 et 10 novembre, où seras tu?

affiche_forum

Samedi 9 novembre 2013 : Une autre vie dans une autre société, par où commencer ?

14H Ouverture, accueil

15H – 17H15 Débats, échanges d’expériences, et perspectives autour de 3 thèmes :

Atelier 1 : Construire les solidarités contre la guerre économique capitaliste
Avec la participation de militantEs d’entreprise, français et immigrés, de militantes féministes, autour de l’ANI, des luttes pour l’emploi, et des solidarités internationales contre la concurrence capitaliste.

Atelier 2 : Souffrir au travail, mourir au travail ? NON ! En finir avec cette société !
Avec la participation de syndicalistes et animateurs du blog « Où va la CGT ? », militants ouvriers contre l’amiante, travailleurs sans-papiers autour des problèmes de la pénibilité et de la souffrance au travail, et des retraites.

Atelier 3 : Agir contre les idées et forces réactionnaires (racisme, sexisme, homophobie…), prolétaires tous et toutes uniEs !
Avec la participation de militantes féministes, de militants antifascistes, anti-impérialistes et internationalistes…

17H45 – 18H Synthèse générale

Soirée 19h – 22h
Repas africain (5€)
Chants des femmes en lutte 93 et sans-papiers
Dabké palestinien (danse)
Percussions

Dimanche 10 novembre 2013 : Contre l’impérialisme, avec qui lutter et comment s’organiser ?

10H Accueil, petit déjeuner

10H30 – 12H30 Table Ronde
avec des militants révolutionnaires de Grèce, d’Afrique et des Philippines

12H30 Clôture des débats

14h Ballade révolutionnaire dans Paris
Durée 3h (dans la limite des places disponibles, inscription par mail contact@vp-partisan.org et auprès des militantEs)

Stands d’associations, point presse, espace librairie
Entrée libre et gratuite, garde d’enfants

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The Spirit of ’45

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Sur les murs!

blog graff non intervention syrie

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Pavlos Fyssas: Présent! A Paris comme à Athènes, les nationalistes sont du côté du système…

antifa Paris pavlos fyssas

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Kash Leone – Activiste

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Pas de complot, pas de diable

jayz_illuminati

Un excellent texte du collectif Quartiers Libres au sujet de l’arnaque conspirationniste, de ses raisonnements fallacieux, et de ses conclusions pratiques permettant de maintenir dans la passivité les classes populaires (ou de les pousser vers l’impasse réactionnaire, voire la barbarie génocidaire…).

Le printemps n’était pas au rendez-vous cette année et c’était le 65ème anniversaire de la Nakba : il n’y a pas de hasard, ces deux événements sont liés.

Cette phrase peut faire sourire, mais il va sans doute être possible de trouver d’ici peu des vidéos sur internet expliquant que le phénomène climatique du moment est la conséquence d’un plan précis d’asservissement mondial par une élite. La finalité de cette opération est de faire venir le diable en personne sur terre.

Depuis quelques années, et surtout depuis le 11 septembre 2001, les théories les plus délirantes apparaissent sur le net et formatent notre perception des faits. Ces explications du monde reposent sur deux principes : « tout est lié » et « il n’y a pas de hasard ». Le processus narratif récurrent est simple : les malheurs que traversent le genre humain sont le fruit d’une machination mise au point par un groupe secret ultra puissant et ayant pour but de répandre le mal absolu.

Illuminatis, sionistes et autres sectes franc-maçonnes et même parfois les extra-terrestres sont l’explication à ce qui cloche dans l’histoire de l’humanité.

Face à la complexité du monde et sa description partielle et partiale par les médias dominants, une explication globale et simple est tentante. Peu importe que cette version alternative des faits ne soit pas étayée de preuves ou comporte des incohérences chronologiques, elle offre une explication confortable à tous points de vue.

Tout d’abord, il existe un mal absolu qui nous absout de toute faute. Le mal est là, nous ne pouvons rien y faire, il nous reste juste à le subir.

Ensuite, le complot est la matérialisation des agissements d’une minorité maléfique à laquelle peu de gens appartiennent.

Pour résumer ces deux points : on ne peut lutter contre la puissance magique du diable et on n’appartient pas non plus aux « franc-maçons », aux « sionistes » et autres supposés dévots diaboliques. Ce n’est pas de notre responsabilité si tout part en vrille.

Pour finir, le pouvoir économique, financier et militaire que détient ce groupe malfaisant est tel que toute action pour lutter contre lui est impossible.

Ces théories reposent sur la croyance. Quels que soient les « vilains » du scénario, il n’y a pas de preuves tangibles de l’existence du complot planétaire mis en place.
Les arguments utilisés trouvent leur source dans l’imaginaire historique et politique occidental.

La pratique quant à elle est utilisée par à peu près tous les pouvoirs depuis la nuit des temps : désigner un bouc émissaire à la vindicte populaire pour faire oublier la domination. La plupart des textes servant de base à ces théories sont des faux. Tout repose sur l’envie de croire en un ennemi tout puissant du genre humain.

Alors que le projet de domination est censé être secret, les organigrammes de sectes maléfiques ou le détail des plans de domination remontant à 2500 ans foisonnent sur le net. Sans citer leurs sources, ils donnent des noms et des visages aux dirigeants secrets de ces forces obscures. Aujourd’hui, les personnes qui se servent de l’explication du complot « illuminati », « franc-maçon » ou « sioniste » ne le font pas pour nous éclairer.
Ils se servent de cette disquette pour glisser un logiciel de diversion.

Collectif Quartiers Libres – La suite en lien

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Sur les murs

antifa paname

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Le charme discret de la démocratie bourgeoise

Partie 2 disponible en lien sur Youtube.

« Un tempérament d’homme de droite, poussant à admirer Mussolini et Hitler » …

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Legua york – La voz del pueblo

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Les révolutionnaires d’Occitanie disent NON à la politique impérialiste

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« Hollande à la chaîne! »

PSA usine greve

Je journal ami La Cause du Peuple continu son remarquable travail d’enquête et d’information à l’usine d’Aulnay. A PSA comme ailleurs, ne croyez pas les médias et les réformistes, la classe ouvrière vit et combat!

Ce matin mercredi 11/09, de 5 H 30 à 7 H 00, gros débrayage de 500 salariés à Peugeot-Mulhouse, les deux chaînes de production quasi bloquées, aux cris de « non à la baisse des salaires », « Non à la flexibilité » (par différentes mesures, les salaires son baissés d’environ 1 200 euros annuellement, les salariés peuvent être mutés à Sochaux ou Vesoul ); le plus gros débrayage depuis 1989. Débrayage la nuit passée également dans l’atelier de Forge. Nouveau débrayage cet après-midi .

Au total, 850 salariés ont débrayé aujourd’hui mercredi 11 septembre à Peugeot Mulhouse aux cris de « non au travail du samedi », « non aux baisses de salaires », « non à la flexibilité »… dans une chaude ambiance. La direction a annoncé aussitôt quelques petits reculs. Mais les discussions compétitivité reprennent demain…

A Peugeot Sochaux, le même jour, dans le cadre du lancement de la nouvelle 308, le directeur de Sochaux a réuni aujourd’hui dans des espèces d’immenses meetings, 7 000 ouvriers en deux fois. Il s’est fait hué, conspué, et a dû partir en n’ayant pas pu finir de parler. Hier à la manifestation pour les retraites, de jeunes salariés de Sochaux criaient « Hollande à la chaîne ».

La Cause du Peuple

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11 septembre ’73

chili 1973

Un texte intéressant tirant les leçons du coup d’état militaire de 1973 ayant renversé Allende au Chili, republié par le site du journal Partisan. Cette analyse a le mérite de dresser un bilan critique du gouvernement de gauche réformiste, tout en restant synthétique.

Le 11 septembre 1973, l’armée chilienne mettait fin au gouvernement d’Unité Populaire (UP) dirigé par Allende, élu trois ans plus tôt. Son gouvernement qui voulait mettre en œuvre « une voie chilienne au socialisme », une voie non violente et respectueuse de la légalité, se terminait dans les massacres, les tortures et la répression du peuple qui avait exprimé ses propres aspirations qui allaient bien au-delà de celles du gouvernement.

Les origines de Unité Populaire

En septembre 1970, Allende candidat du parti socialiste chilien était élu avec seulement 36,3% des voix, grâce à la division du centre (la démocratie chrétienne) et de la droite (le parti national) qui avaient présenté chacun un candidat.

Son élection survenait dans un contexte de crise économique et de poussée du mouvement populaire. La démocratie chrétienne, au pouvoir depuis 1965, avait été élue sur un programme de réforme (réforme agraire entre autres) et de développement économique appuyé sur les capitaux étrangers. Elle avait d’abord connu certains succès. Mais dès 1968, les choses se gâtent, la production industrielle stagne, l’inflation et le chômage reprennent. les promesses de réformes non tenues poussent les paysans à occuper les terres, et les ouvriers déclenchent des grèves. La CUT, centrale unique des travailleurs, passe de 271.000 membres en 1964 à 550.000 en 1970.
Allende présentant son dernier gouvernement dans lequel il y avais plusieurs militaires. Quelques jours plus tard, les généraux-ministres, fatigués d’attendre, décidaient de s’asseoir eux-mêmes dans le fauteuil présidentiel, démontrant, une nouvelle fois, que ceux qui ont le pouvoir ne sont pas ceux qui bavardent ou tiennent le devant de la scène, mais ceux qui ont les armes.

Le programme de l’Unité Populaire

Salvador Allende est membre d’un parti socialiste qui hésite entre l’action révolutionnaire et la voie parlementaire. Il est soutenu par le PC qui a choisi « la voie pacifique de transition du capitalisme au socialisme », par le MAPU issu d’une scission de la démocratie chrétienne et par de petits partis centristes.
Son élection doit être ratifiée par le parlement où l’UP est minoritaire. Pour obtenir l’appui de la démocratie chrétienne, Allende doit ainsi dès le début donner des gages à celle-ci, et entre autres, le respect des institutions politiques.
Le programme de transition du gouvernement d’Allende est défini par trois axes. D’abord, achever la réforme agraire entamée par la démocratie chrétienne, de manière à faire disparaitre les latifundia improductifs.
Ensuite, étendre l’aire de la propriété sociale en nationalisant les mines de cuivre, l’énergie, les transports, les banques de manière à porter le contrôle de l’État sur 70% du produit national brut.
Enfin, améliorer les conditions de vie des masses, les salaires, le logement. Pour soutenir ce programme le gouvernement compte sur les recettes d’exportation du cuivre.

La voie réformiste contre les aspirations populaires

La réalisation pacifique de ce programme va se heurter à l’hostilité de la bourgeoisie soutenue par l’impérialisme américain et à la volonté des masses de voir leurs conditions de vie changer réellement. Et chaque concession gouvernementale à la bourgeoisie et à l’impérialisme provoque une radicalisation politique des masses ouvrières et populaires, rendant encore plus illusoire une issue pacifique.
En 1971, un puissant mouvement populaire s’oppose à l’indemnisation des sociétés impérialistes, prévue par la loi de nationalisation du cuivre, sur le mot d’ordre : « Pas un sou pour les voleurs yankees ». Il aboutit à une nationalisation de fait sans indemnité, les profits excessifs se déduisant de la valeur d’indemnisation.
Dès cette année, face à une réforme agraire qui partage les propriétés au-delà de 80 hectares, mais donne de la terre aux paysans, sans les moyens de la mettre en valeur – les troupeaux et le matériel n’étant pas partagés – les paysans occupent les latifundia. A ces paysans, Allende répond que « occuper des terres, c’est violer un droit ».

Dès le milieu de l’année 1972, se créent les « cordons industriels » qui sont des organismes de coordination des travailleurs des entreprises d’une zone ou d’une localité, constitués de délégués élus. Ces premières structures autonomes de classe sont renforcées par la création de commandos communaux qui regroupent des délégués de toutes les organisations de masse d’une zone donnée.

En octobre 1972, les camionneurs entament une grève pour paralyser le pays. Cette grève échoue en novembre, grâce â la mobilisation populaire et à l’organisation de réseaux de ravitaillement et de distribution. Ces JAP (junte pour l’approvisionnement et le contrôle des prix) prennent en charge la distribution des produits de consommation sur la base d’un quartier avec la participation des ménagères, des syndicats et des petits commerçants.

En 1973, le gouvernement cherche à freiner le développement des JAP pour préserver la petite bourgeoisie. Face à ce courant dominant dans le gouvernement, la majorité du PS, ainsi que d’autres organisations, dont le mouvement de la gauche révolutionnaire (MIR) proposent « d’avancer pour consolider », sans pour autant être conséquents avec cet objectif, et en particulier sans préparer l’affrontement avec les forces de la bourgeoisie.

La chute de l’Unité Populaire

Aux élections de mars 1973, la UP remporte 43% des voix, contre 34% en 1970. Ces élections manifestent une radicalisation des masses et ne laissent guère d’espoir à la bourgeoisie et à l’impérialisme de rétablir vite l’ordre par la défaite électorale de l’UP.

Les forces de la bourgeoisie préparent alors avec la participation active de l’impérialisme américain, l’élimination violente de ce gouvernement qui n’est plus à même d’endiguer la poussée populaire.

En juin 1973, une tentative de coup d’état avorte. Mais elle permet à l’armée de tester la réaction populaire et de repérer en son sein les éléments favorables à l’UP. La mobilisation populaire est forte ; mais le gouvernement s’appuie encore plus sur les éléments de l’armée qui ont réprimé le coup d’état (y compris Pinochet), croyant en cela neutraliser les éléments putschistes.
Dès lors, l’armée applique avec vigueur la loi de contrôle des armes, dans les quartiers des usines, arrête les soldats (marins en particulier) qui se sont dressés contre le coup d’état.

En juillet, les camionneurs alimentés en dollars par les USA engagent une nouvelle grève de paralysie. L’armée fait pression pour obtenir la démission du gouvernement du Général Prats trop proche de l’UP et son remplacement par Pinochet. Le 23 août, la Chambre déclare le gouvernement illégal. La Marine fait alors des manœuvres conjointes avec celles des USA.

Le 11 septembre, après avoir liquidé les soldats qui s’opposaient au coup d’état, l’armée s’empare du pouvoir, l’aviation bombarde le palais présidentiel où Allende meurt les armes à la main. Occupe les points stratégiques. Réprime la grève générale déclenchée par la CUT, arrête, emprisonne, torture les militants. Bilan 50.000 morts ou disparus.

Partisan – Suite en lien

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Brest reste rouge

revolution rap Brest

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Old school Mandela

ANC

« Comme beaucoup d’autres, j’étais convaincu que le gouvernement avait l’intention de déclarer l’ANC [African National Congress] et le SAIC [South African Indian Congress] illégaux, exactement comme pour le Parti communiste [interdit dès 1950]. Il semblait inévitable que l’Etat essaie de nous mettre hors course en tant qu’organisation légale le plus tôt possible. Je suis donc allé à la direction nationale avec l’idée que nous devions élaborer un plan d’urgence en prévision d’une telle éventualité. J’ai dit que ce serait abdiquer nos responsabilités de dirigeants du peuple de ne pas le faire. On m’a demandé d’établir un tel plan, qui permettrait à l’organisation de travailler clandestinement. Cette stratégie a été connue sous le nom de Plan-Mandela ou, simplement, Plan-M. L’idée consistait à mettre sur pied un mécanisme d’organisation qui permettrait à l’ANC de prendre au plus haut niveau des décisions faciles à transmettre rapidement à l’organisation tout entière sans avoir besoin de réunion. En d’autres termes, cela permettrait à une organisation illégale de continuer à fonctionner et aux responsables sous l’effet d’une interdiction de continuer à diriger. Grâce au Plan-M, l’ANC pourrait recruter de nouveaux membres, réagir aux problèmes locaux et nationaux, et maintenir des contacts réguliers entre les membres et la direction clandestine.

J’ai tenu un certain nombre de réunions secrètes avec des membres de l’ANC et du SAIC sous le coup d’une interdiction ou non, afin de discuter des éléments du plan. J’y ai travaillé pendant plusieurs mois et j’ai mis au point un système assez général pour qu’il puisse s’adapter aux conditions locales sans entraver les initiatives individuelles mais tout en restant suffisamment détaillé pour faciliter l’ordre. La plus petite unité était la cellule qui, dans les townships urbains, comprenait en gros dix maisons d’une rue. Un délégué de cellule avait la responsabilité de chacune de ces unités. Si une rue comptait plus de dix maisons, un délégué de rue était responsable et les délégués des cellules le tenaient au courant. Un groupe de rues formait une zone dirigée par un délégué en chef qui était à son tour responsable du secrétariat de la branche locale de l’ANC. Le secrétariat était un sous-comité de la direction de la branche locale, et rendait compte au secrétaire provincial. Mon idée, c’était que chaque délégué de cellule et de rue devrait connaître chaque personne et chaque famille dans son secteur, et que les gens lui feraient confiance et qu’il saurait à qui faire confiance. Le délégué de cellule organisait des réunions, des cours de politique et encaissait les cotisations. Il était la cheville ouvrière du plan. Cette stratégie avait été créée à l’origine surtout pour les zones urbaines, mais on pouvait l’adapter à la campagne. Le plan a été accepté et immédiatement appliqué. On a incité les branches locales à commencer cette restructuration clandestine. Nombre d’entre elles l’ont adoptée tout de suite, mais certaines, dans les avant-postes les plus éloignés, ont pensé qu’il s’agissait d’une tentative de Johannesburg en vue de contrôler les régions.

L’ANC a introduit dans le plan un cours d’initiation à la politique, pour ses membres dans tout le pays. Il s’agissait de conférences destinées non seulement à éduquer mais aussi à maintenir la cohésion de l’organisation. Elles étaient données secrètement par les responsables des branches locales. Ceux qui y assistaient faisaient les mêmes conférences dans leurs communautés. Au début, elles n’étaient pas systématiques, mais après quelques mois on a mis au point un programme. Il y avait trois grands cours : « Le monde dans lequel nous vivons », « Comment nous sommes gouvernés » et « La nécessité du changement ». Dans le premier cours, nous discutions des différents types de systèmes politiques et économiques dans le monde et en Afrique du Sud. C’était un tour d’horizon du développement du capitalisme et du socialisme. Nous parlions, par exemple, de la façon dont les Noirs sud-africains étaient opprimés en tant que race et en tant que classe économique. Les conférenciers étaient pour la plupart sous le coup d’une interdiction et, moi-même, j’ai souvent donné des conférences le soir. Cette organisation avait l’avantage de permettre aux bannis de rester actifs et de maintenir les adhérents en contact avec ces responsables. Pendant ce temps, les membres de la direction sous le coup d’une interdiction se rencontraient souvent entre eux et organisaient des réunions avec les responsables en poste. L’ancienne et la nouvelle direction se coordonnaient très bien et la prise de décisions était collective comme auparavant. Parfois, on avait l’impression que rien n’avait changé sauf que nous devions nous retrouver clandestinement. »

Nelson Mandela, Long Walk to Freedom – Cité par le LUI

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On tour

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Sur les murs!

frente de hierro murales

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Red Ant Dream

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