See on Scoop.it – les entrées de leclown
Ainsi donc, les nouvelles dispositions contre le cumul des mandats ne devraient s’appliquer qu’à partir de 2017 grâce à un avis bienvenu du Conseil d’Etat qui a estimé qu’une application en cours de mandat pour les députés risquait l’inconstitutionnalité.
Encore faut-il savoir de quoi on parle : c’est le cumul entre un mandat de parlementaire et le mandat d’un exécutif local (Maire ou adjoint, Président ou Vice Président d’un Conseil Régional ou Départemental, notamment) qui sera interdit. Rien de révolutionnaire, par conséquent.
Rien n’empêchera donc les parlementaires d’être élus dans les assemblées citées ci-dessus comme conseillers ordinaires et de pouvoir récupérer une fonction exécutive dans ces assemblées locales s’ils ne sont pas réélus parlementaires grâce à des désistements opportuns d’exécutifs locaux transitoires, pour ne pas dire de paille.
Autre point qui n’est pas évoqué dans la loi : les mandats successifs. Ainsi, et les exemples sont nombreux, des élus pourront, grâce à des va et vient bien organisés (y compris par les désistements…) entre les assemblées nationales et les assemblées locales, voire avec les instances des partis politiques en faire une profession tout au long de leur vie : des élus totalement hors sol en quelque sorte et totalement déconnectés de la vie réelle des salariés et de leur perception du monde de l’entreprise. Et pour ceux qui n’auraient pas cette possibilité, pas de panique, des postes bien rémunérés les attendent dans les commissions et instances diverses (Conseil économique et social, Corps d’inspections divers, Conseil d’Etat,…) ou dans des cabinets.
Pour un élu qui souhaite faire carrière, il y a donc peu de risque de le retrouver dans une file d’attente à Pôle Emploi.
See on www.agoravox.fr