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<title type="text">Célya Gruson-Daniel</title>
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<updated>2024-08-08T15:18:52+00:00</updated>
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  <name>Célya Gruson-Daniel</name>
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  <title type="html"><![CDATA[Publication d'une tribune : Modèles ouverts au coeur des enjeux de soutenabilité ]]></title>
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  <published>2022-11-07T00:00:00+00:00</published>
  <updated>2022-11-07T00:00:00+00:00</updated>
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    <name>Célya Gruson-Daniel</name>
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  <content type="html">&lt;h1 id=&quot;publication-dune-tribune--modèles-ouverts-au-coeur-des-enjeux-de-soutenabilité&quot;&gt;Publication d’une tribune : Modèles ouverts au coeur des enjeux de soutenabilité&lt;/h1&gt;

&lt;p&gt;Tribune en trois parties publiée sur le site d’inno³ à l’occasion de la conférence &lt;a href=&quot;https://www.opensource-experience.com/&quot;&gt;OSXP&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;La place prise aujourd’hui par les technologies numériques dans toutes les sphères d’activités de nos sociétés, s’accompagne du déploiement des principes et des libertés défendues par les logiciels libres et l’open source dans bien d’autres domaines que le logiciel. Ainsi, les modèles ouverts (regroupant les mouvements tels que l’open data, l’open science, l’open source hardware, l’open education, etc.) ont pris leur essor ces dernières décennies. Situés à la croisée des principes de l’open source et de la pensée des « communs », leur pertinence a été démontrée lors de la crise du covid-19 via de nombreuses solutions communautaires et ouvertes, apportant des réponses rapides et agiles. À ce moment, les modèles ouverts ont montré distinctement la possibilité de proposer des alternatives fonctionnelles aux modes d’organisation actuels et à l’hégémonie de plateformes numériques propriétaires. Et ce, dans le but de créer des espaces de vie démocratique numériques et virtuels pour un monde plus résilient. Même si une reconnaissance des modèles ouverts se fait plus présente, la reprise des modes d’organisation « classiques » (propriétaires, top-down) sortis de leur état de sidération pose la question du passage à l’échelle et de la soutenabilité des alternatives ouvertes tout en conservant leur intégrité de valeurs et de principes. Plusieurs pistes se dessinent aujourd’hui qui puisent dans la richesse de différents mouvements : les logiciels libres et open source prennent « à bras le corps » la question de la maintenance des codes sources et des infrastructures. Les « communs » instillent des principes concrets d’organisation de communautés durables par des solutions juridiques et organisationnelles. La pensée du « care » (du prendre soin) quant à elle invite à porter attention au soin des communautés et à leur pouvoir d’agir. Tout autant d’actions inspirantes pour la construction de modèles ouverts soutenables.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;A lire sur le site d’Inno3 :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://inno3.fr/blog/tribune-modeles-ouverts-au-coeur-des-enjeux-de-soutenabilite-1-3/&quot;&gt;Partie 1&lt;/a&gt; - Modèles ouverts : une visibilité et une légitimité aujourd’hui établies par les puissances publiques.&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://inno3.fr/blog/tribune-modeles-ouverts-au-coeur-des-enjeux-de-soutenabilite-2-3/&quot;&gt;Partie 2&lt;/a&gt; - Prendre en considération les spécificités de valorisation et de gouvernance des modèles ouverts&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://inno3.fr/blog/tribune-modeles-ouverts-au-coeur-des-enjeux-de-soutenabilite-3-3/&quot;&gt;Partie 3&lt;/a&gt; - Mettre en œuvre des modalités de soutien adaptées en anticipant les effets nuisibles d’une évaluation quantitative à outrance.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

  &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://celyagd.github.io/tribune-soutenabilite-et-open-source/&quot;&gt;Publication d'une tribune : Modèles ouverts au coeur des enjeux de soutenabilité &lt;/a&gt; was originally published by Célya Gruson-Daniel at &lt;a href=&quot;https://celyagd.github.io&quot;&gt;Célya Gruson-Daniel&lt;/a&gt; on November 07, 2022.&lt;/p&gt;</content>
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  <title type="html"><![CDATA[Mémorandum Covid-19 pour du libre et de l'*open* en conscience]]></title>
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  <published>2020-04-30T00:00:00+00:00</published>
  <updated>2020-04-30T00:00:00+00:00</updated>
  <author>
    <name>Célya Gruson-Daniel</name>
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  <content type="html">&lt;h2 id=&quot;mémorandum-covid-19-pour-du-libre-et-de-lopen-en-conscience--enseignements-et-impulsions-futures&quot;&gt;Mémorandum Covid-19 pour du libre et de l’&lt;em&gt;open&lt;/em&gt; en conscience : enseignements et impulsions futures&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Le texte est mis à disposition selon les termes de la &lt;a href=&quot;http://creativecommons.org/licenses/by/4.0/&quot;&gt;Licence Creative Commons Attribution 4.0 International&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;Le texte qui suit a été nourri de la contribution d’une trentaine de personnes œuvrant aujourd’hui en se fondant sur les principes communs de la libre circulation de l’information, de gouvernance ouverte et de modèles sociaux durables. Il est disponible également sur ce &lt;a href=&quot;https://covid19-open.frama.io/memo/&quot;&gt;site&lt;/a&gt;. J’ai participé à la coordination de l’initiative avec ma casquette inno3 et HackYourResearch et passé quelques heures à mettre en page le texte sur une page framagit. L’enjeu était non pas de faire une énième tribune mettant seulement en évidence des actions : “ce qui devrait être fait pour un hypothétique monde d’après”. Le parti pris en tout cas dans l’impulsion initiale du projet était de prendre du recul, garder trace de ce que l’on observait pour pouvoir s’y référer plus tard une fois le “soufflé retombé”. Le travail a surtout été de mettre autour de la table différents acteurs venant de milieux distincts (logiciel libre open source, communs, open science) et voir les déterminants communs partagés pour construire des modèles numériques ouverts et soutenables (pistes de recherche-action que j’entame en 2020 au sein d’inno3). Faire se rencontrer et dialoguer sur un texte ces différentes personnes était déjà un &lt;em&gt;challenge&lt;/em&gt; et des jalons de gagner pour activer j’espère d’autres mouvements par la suite. Cette initiative a été aussi l’occasion de réflexions plus personnelles sur le rapport au pouvoir et au politique en tant que femmes. Comment faire valoir une autre vision des forces politiques, qui ne sont pas seulement celles de “crier le plus fort”, “occuper l’espace public”, mais celles d’un tissu matriciel qui agit en soubassement, invisibilisé de nature mais qui offre la possibilité de porter ces voix ? Je me prends de plein fouet actuellement cette dissonance entre partager une vision, des idées mais ne pas vouloir réitérer des modalités politiques bien classiques et masculines.. Affaire à suivre…&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;hr /&gt;

&lt;p&gt;La situation exceptionnelle provoquée par la pandémie de COVID-19 et le confinement consécutif ont redonné toute son importance au numérique en tant que technologie de communication, mais aussi d’&lt;em&gt;empowerment&lt;/em&gt; (c’est-à-dire, permettant de redonner du pouvoir d’agir et du contrôle à tout un chacun), de création collective et de développement de solutions répondant aussi bien à des enjeux globaux que locaux. Renouant ainsi avec les origines d’Internet et du web, des courants communautaires de solidarité, complémentaires ou alternatifs aux dispositifs publics, illustrent une nette tendance en faveur de l’ouverture dans ses différentes formes : l’&lt;em&gt;open science&lt;/em&gt; (partage des données et articles de la recherche) devient le principe, la démocratie participative une volonté collective, les logiciels libres, l’&lt;em&gt;open source&lt;/em&gt; et l’&lt;em&gt;open hardware&lt;/em&gt; les fondements, et le libre partage de la culture, enfin, une conséquence inéluctable.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Deux raisons peuvent certainement être avancées à cette résurgence dans la sphère politique et sociale.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;D’une part, &lt;strong&gt;ces initiatives communautaires ont fait preuve d’une capacité à répondre concrètement, rapidement et efficacement à des enjeux sociaux&lt;/strong&gt; inédits grâce à des pratiques expérimentées dans des réseaux d’acteurs et de tiers-lieux déjà existants, soutenues par des réflexions théoriques, des outils juridiques et des modèles économiques éprouvés. Elles conjuguent la volonté de &lt;strong&gt;« Penser global, et d’agir local »&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;D’autre part, l’insuffisance des réponses issues de l’intervention des États ou du jeu des marchés est apparue au grand jour, compte tenu de l’ampleur des événements. &lt;strong&gt;D’autres types d’actions réalisées sous la forme de « communs numériques » ont aussi été rendus possibles&lt;/strong&gt; dans de nombreux domaines. Les &lt;a href=&quot;https://inno3.frama.io/tutoriel-communs-numeriques/02-Tutoriel/#tutoriel-communs-numeriques&quot;&gt;communs numériques&lt;/a&gt; sont des ressources ouvertes coproduites et maintenues par une communauté qui définit elle-même ses règles de gouvernance et considère ces ressources comme génératrices de liens sociaux plutôt que comme des marchandises soumises aux lois du marché.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Penser l’« après » appelle à se placer au-delà des visions dichotomiques et d’un &lt;a href=&quot;https://blog.mondediplo.net/covid-19-le-solutionnisme-n-est-pas-la-solution&quot;&gt;solutionnisme social et technique&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les vies de ces projets et expérimentations, réussites ou échecs, invitent ainsi à en tirer quelques premiers enseignements pour laisser la fenêtre ouverte à des futurs possibles désirables, renforcer les prises de conscience actuelles d’une large population ayant expérimenté plus ou moins facilement le « numérique » pour les ancrer par la suite dans des usages numériques respectueux des individus et des milieux où ils cohabitent.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ce document soutient la place de ces manifestations et réfléchit à leur pérennité pour une modification organisationnelle et sociale plus large. En plus d’exemples concrets pour illustrer les dynamiques en marche, et une mise en lumière des points les plus urgents à la coordination des actions, l’enjeu ici est aussi de donner un cap à suivre pour mener à moyen ou long terme des &lt;a href=&quot;https://transportsdufutur.ademe.fr/2020/04/plan-de-relance-ou-agora-pour-une-metamorphose.html&quot;&gt;actions collectives&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;libre-ouvert-et-co-opératif-un-modèle-qui-coule-de-source&quot;&gt;Libre, ouvert et co-opératif, un modèle qui coule de source&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Au cœur de la situation actuelle, un des rôles majeurs joués par la participation collective de la société civile a été d’apporter &lt;strong&gt;une information fiable et de qualité sur l’évolution de la pandémie et de répondre aux besoins locaux&lt;/strong&gt; (cartographie d’entraide dans des villes, détail du suivi de la maladie par région, etc.) et &lt;a href=&quot;https://inno3.fr/actualite/veille-covid-19-pour-de-lopen-en-conscience&quot;&gt;globaux&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L’&lt;em&gt;open data&lt;/em&gt; y joue un rôle prépondérant. Cette démarche est tout d’abord une nécessité politique dans un souci de « transparence » et de redevabilité sur les choix actuels (voir notamment &lt;a href=&quot;http://www.opendatafrance.net/2020/03/23/le-covid19-et-les-donnees/&quot;&gt;« Le COVID19 et les données »&lt;/a&gt;. Ces actions le sont aussi en termes d’innovation grâce aux infrastructures et communautés existantes (voir notamment &lt;a href=&quot;https://www.caresteouvert.fr/&quot;&gt;« Ça reste ouvert »&lt;/a&gt;). Depuis le début de la crise, de multiples projets &lt;em&gt;open data&lt;/em&gt; ont vu le jour sur le sujet, hébergés sur &lt;a href=&quot;[https://www.data.gouv.fr/&quot;&gt;data.gouv.fr&lt;/a&gt; ou d’autres plateformes.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ensuite, cette démarche ne peut être possible qu’en s’appuyant sur des pratiques de science ouverte (&lt;em&gt;open science&lt;/em&gt;) regroupant à la fois des chercheurs d’organisations internationales, des instituts de recherche publics et des &lt;em&gt;data scientists&lt;/em&gt; de différents domaines. Le partage des données, articles scientifiques et discussions associées dans cette situation de crise s’est révélé un fonctionnement nécessaire pour comprendre et interpréter avec rapidité et souplesse la situation, et proposer des modèles de simulations et des visualisations rendant ces données intelligibles (voir notamment &lt;a href=&quot;https://gama-platform.github.io/covid19&quot;&gt;COMOKIT&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;https://dashboard.covid19.data.gouv.fr/&quot;&gt;veille-coronavirus.fr&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;https://covid19-dash.github.io&quot;&gt;covid19-dash&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;https://medialab.sciencespo.fr/actu/coronavirus-country-comparator&quot;&gt;Coronavirus Country Comparator&lt;/a&gt;,).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La visée de ces projets est double. D’une part, il s’agit d’informer, d’aider à trouver les meilleures solutions médicamenteuses et les formes d’organisations sociales à visée sanitaire, politique, ou économique les mieux adaptées, et ce de manière ouverte et transparente. D’autre part, faciliter la participation aux débats concernant les prises de décisions actuelles et à venir (telles les initiatives &lt;a href=&quot;https://ecrivons.angers.fr/assemblies/covid19&quot;&gt;Écrivons Angers&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;https://lejourdapres.parlement-ouvert.fr/&quot;&gt;la consultation du collectif #LeJourdAprès&lt;/a&gt;), dans le &lt;a href=&quot;https://framablog.org/2020/04/10/technologies-de-crise-mais-avec-la-democratie/&quot;&gt;monde entier&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Répondant aux besoins du moment avec leurs savoir-faire et compétences, les communautés des &lt;em&gt;makers&lt;/em&gt; et de l’&lt;em&gt;open hardware&lt;/em&gt; se sont rapidement mobilisées (voir notamment les projets listés sur &lt;a href=&quot;https://covid-initiatives.org/&quot;&gt;covid-inititatives&lt;/a&gt;). Elles ont ainsi prototypé des matériels médicaux à faible coût et facilement réalisables dans des tissus locaux (via des tiers-lieux et &lt;a href=&quot;http://fab.cba.mit.edu/about/charter/&quot;&gt;fablabs&lt;/a&gt;) en France et dans le monde entier. Tout cela s’est mis en place particulièrement rapidement en collaboration avec les milieux professionnels concernés et dans le respect des règles s’imposant en matière de santé (les &lt;a href=&quot;http://www.fablab.fr/coronavirus/prototypage-et-projets/article/2-visieres-de-protection-coronavirus&quot;&gt;visières&lt;/a&gt;, les respirateurs &lt;a href=&quot;https://www.mur-project.org/&quot;&gt;MUR&lt;/a&gt; ou encore &lt;a href=&quot;https://makair.life/&quot;&gt;MakAir&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L’aspect solidaire sous-tendant ces communautés est aussi majeur pour assurer des services quotidiens, trouver des solutions afin de continuer les activités quotidiennes dans les milieux professionnels et éducatifs, mais aussi de retisser du lien. Il s’agit en effet d’éviter une amplification des inégalités par le numérique grâce à des initiatives de médiation numérique et de continuité (&lt;a href=&quot;https://www.continuitepedagogique.org/&quot;&gt;Continuité Pédagogique&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;https://solidarite-numerique.fr&quot;&gt;Solidarité Numérique&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&quot;https://sharelex.org/c/covid-19&quot;&gt;Droit-Covid19&lt;/a&gt;). À ce titre, les entités permanentes (sur le modèle des &lt;a href=&quot;https://wiki.lafabriquedesmobilites.fr/wiki/Initier_les_bases_d%27une_Fabrique&quot;&gt;Fabriques&lt;/a&gt; ou d’autres) ont prouvé leur capacité à fédérer pour initier, financer, faire grandir des communs dans les domaines clefs en s’appuyant sur les réseaux de &lt;a href=&quot;https://coop.tierslieux.net/le-reseau/&quot;&gt;tiers-lieux&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.fablab.fr/&quot;&gt;Fablabs&lt;/a&gt;. Individus, sociétés, administrations et &lt;a href=&quot;https://adullact.org/breves/67-actualite/actu-libre-france/917-teletravail-dans-les-collectivites-point-reglementation&quot;&gt;collectivités&lt;/a&gt;, tous sont solidaires devant la crise sanitaire, économique et démocratique.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Côté grand public, beaucoup ont franchi le pas de l’utilisation d’outils de visioconférence et d’autres applications en ligne pour échanger ou dialoguer avec leurs proches (lien social et familial), et soutenir leurs activités quotidiennes les plus diverses (travail, loisirs, logistique, etc.). &lt;strong&gt;Une fois passée la découverte des solutions anciennes comme nouvelles, les personnes utilisant ces services subissent souvent de plein fouet le modèle traditionnel qui transforme les usagers en client&lt;/strong&gt; : un propriétaire de la technologie qui reste le seul décisionnaire des conditions d’accès (très souvent onéreuses) et qui a tout intérêt à limiter la compatibilité avec d’autres solutions. L’expérience même des difficultés propres au « numérique » n’a jamais été autant partagée et rendue palpable par des personnes d’habitude peu sensibilisées à ces enjeux (sécurité, vie privée, économie de plateforme). La plateforme Zoom découverte par beaucoup à cette occasion est une illustration actuelle de cette problématique de par la révélation de ses failles de sécurité ou de sa &lt;a href=&quot;https://www.nextinpact.com/news/108854-zoom-retour-sur-accumulation-failles.htm&quot;&gt;politique d’utilisation contestée des données personnelles des utilisateurs&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;De tous les services offerts, &lt;strong&gt;les plus éthiques, solidaires et équitables sont ceux qui ont implémenté des logiciels libres (qui font de la liberté de leurs utilisateurs et utilisatrices un principe clef).&lt;/strong&gt; L’orientation éthique y est intégrée &lt;em&gt;by design&lt;/em&gt;, car ils sont conçus et pensés pour et par leurs utilisateurs et utilisatrices, et s’adaptent en continu grâce aux remontées de quiconque y contribuant. Ainsi, devant l’urgence de se tourner vers des outils de communication et d’organisation, les logiciels libres et &lt;em&gt;open source&lt;/em&gt; développés par une communauté (pour une communauté encore plus grande) sont en capacité de répondre à plusieurs enjeux. Il s’agit en premier lieu d’enjeux de confiance (nul espionnage ou monétisation peu éthiques), mais aussi de décentralisation (les canaux traditionnels étant bien insuffisants au regard des demandes massives et simultanées), ainsi que de gratuité avec un modèle économique de base fondé sur l’&lt;a href=&quot;https://framablog.org/2020/03/27/solidarites-numeriques-le-libre-se-mobilise/&quot;&gt;ouverture des ressources&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Autre point, la fermeture de l’accès aux lieux d’exercice habituels des activités professionnelles, scolaires et culturelles a rappelé &lt;strong&gt;la nécessité de savoirs ouverts, amenant à un large mouvement de mise à disposition de ressources culturelles et de connaissances&lt;/strong&gt; (livres, articles, expositions, contenus multimédias, journaux scientifiques, spectacles, etc.). Cela nous rappelle que la valeur de la culture et de la connaissance pour la société repose sur son accès partagé.&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;open-sans-pérennité--fondement-juridique-nest-que-ruine-de-lâme&quot;&gt;&lt;em&gt;Open&lt;/em&gt; sans pérennité (&amp;amp; fondement juridique) n’est que ruine de l’âme&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;La situation actuelle rappelle en effet que &lt;strong&gt;les principes du libre et de la collaboration ouverte ne sont souvent pas assez compris en dehors des cercles d’initié.e.s.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En premier lieu, la différence entre libre et gratuit n’est pas forcément claire, et il en va de même pour les modèles économiques sous-jacents (« si c’est gratuit, vous êtes le produit »). Pour beaucoup, la mise à disposition gratuite de ressources est considérée comme suffisante, sans forcément saisir les bases juridiques et économiques alternatives proposées par les ressources libres.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les choix juridiques ont pour intérêt de prévenir un affaiblissement des projets, ainsi qu’une augmentation des risques d’&lt;em&gt;enclosure&lt;/em&gt; (c’est-à-dire de réappropriation et d’accaparement de la valeur par un seul). Ainsi, les éléments de gouvernance sont déterminants dans la construction de communs et la pérennité des projets. Ces règles de gouvernance et de rétribution juste permettent en effet d’éviter un affaiblissement des projets et leur essoufflement. &lt;strong&gt;En la matière, la longue et complexe histoire de l’économie sociale et solidaire (ESS) peut servir de repères&lt;/strong&gt; pour (re)construire des modèles de développement a-capitalistes. Les ressources organisationnelles qui font son originalité (coopératives, mutuelles, associations essentiellement) ont été récemment renforcées par les coopératives d’activité et d’emploi et les SCIC qui s’attachent à promouvoir des nouvelles gouvernances et dynamiques de partage des richesses et, dans le cas des SCIC, de productions de biens et de services d’utilité sociale.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L’urgence est ainsi d’assurer l’ouverture des ressources, y compris leur gouvernance, tout en veillant à ce que les projets financés par de l’argent public dans le cadre de cette crise soient ouverts par défaut. Dans cet esprit, le Directeur Général de l’OMS appelle tous les pays à &lt;a href=&quot;https://www.opensourcepharma.net/&quot;&gt;soutenir les démarches d’&lt;em&gt;open science&lt;/em&gt;, d’&lt;em&gt;open data&lt;/em&gt; et d’&lt;em&gt;open collaboration&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;. De la même manière, aujourd’hui face à la situation d’urgence, plusieurs acteurs (éditeurs, industriels, etc.) mettent gratuitement à disposition leurs ressources et biens immatériels. En ce sens, l’initiative &lt;a href=&quot;https://opencovidpledge.org/&quot;&gt;Open Covid Pledge&lt;/a&gt; regroupe un ensemble d’initiatives privées et publiques s’engageant à garder leurs contenus et connaissances ouverts pour mettre un terme à la pandémie COVID-19 et minimiser ses effets. Néanmoins, au-delà des annonces ou des ouvertures temporaires en temps de crise, l’enjeu est plus vaste et implique un changement de modèle.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Partout où est le numérique, cela induit que l’ouverture devient la base de modèles économiques et sociaux respectueux des acteurs et utilisateurs y participant, pour assurer une vision à long terme inclusive et &lt;a href=&quot;https://publiccode.eu/&quot;&gt;ouverte&lt;/a&gt;. Un appel fait par exemple par la tribune &lt;a href=&quot;https://scinfolex.com/2020/04/04/crise-ou-pas-crise-nous-avons-besoin-tout-le-temps-dun-savoir-ouvert/&quot;&gt;« crise ou pas crise, nous avons besoin tout le temps d’un savoir ouvert »&lt;/a&gt; invite au développement d’un plan national pour la culture et l’éducation ouverte par les ministères à l’image du Plan national pour la science ouverte. À ce titre, le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) a, sous l’impulsion du Comité pour la science ouverte, ainsi demandé l’&lt;a href=&quot;https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid150779/le-gouvernement-demande-l-ouverture-complete-des-publications-et-donnees-scientifiques-issues-de-la-recherche-francaise-sur-le-covid-19.html&quot;&gt;ouverture complète et immédiate des résultats de recherche, toutes disciplines confondues, liés à l’épidémie de Covid-19&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ce positionnement soulève l’enjeu même des cadres d’interaction entre puissances publiques et initiatives communautaires. La question de l’accompagnement et de la protection de ces initiatives par le gouvernement et les instituts publics est majeure. Elle se doit d’être renforcée par un ensemble de jalons juridiques et structurels pour protéger de telles initiatives aux formes peu communes, qui ne doivent pas rester éphémères. &lt;strong&gt;Pour reprendre une citation tirée du documentaire « &lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Nom_de_code_:_Linux&quot;&gt;Nom de code : Linux&lt;/a&gt; » : « Ce serait peut-être l’une des plus grandes opportunités manquées de notre époque si le logiciel libre ne libérait rien d’autre que du code ».&lt;/strong&gt; Ainsi, il s’agit de continuer à œuvrer à une transformation du rôle des membres du secteur public pour les faire sortir de leur dépendance vis-à-vis d’un secteur privé organisé selon des priorités de rentabilité, pour soutenir et s’appuyer sur un tissu d’initiatives proposant des modalités de développement pérennes.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans l’esprit des partenariats public-privé (PPP) pensés comme &lt;a href=&quot;http://blogfr.p2pfoundation.net/2017/06/09/vers-partenariats-public-communs/&quot;&gt;partenariats publics-communs&lt;/a&gt;, donner corps à ces projets implique d’associer des infrastructures à la fois techniques, juridiques et sociales et de faciliter un changement de culture pour préparer un numérique s’intégrant dans des projets de société durables (tendances qui existent déjà, comme l’initiative &lt;a href=&quot;https://numerique-en-commun.fr&quot;&gt;Numérique en Commun[s]&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;https://www.horizon2020.gouv.fr/pid29778/science-avec-et-pour-la-societe.html&quot;&gt;Science avec et pour la Société&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;qui-veut-aller-loin-ménage-ses-infrastructures&quot;&gt;Qui veut aller loin ménage ses infrastructures&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les solutions proposées aujourd’hui par les communautés du logiciel libre et de l’&lt;em&gt;open source&lt;/em&gt; répondent à de nombreux besoins numériques&lt;/strong&gt;, comme en témoigne le « succès » des solutions proposées par l’association d’éducation populaire &lt;a href=&quot;https://framasoft.org/&quot;&gt;Framasoft&lt;/a&gt; (visioconférence, documents partagés : pads) ou les acteurs du Collectif des Hébergeurs Alternatifs, Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires (&lt;a href=&quot;https://www.chatons.org/&quot;&gt;CHATONS&lt;/a&gt;). Toutefois, les infrastructures - techniques et humaines - sur lesquelles reposent ces services ne sont pas pensées et dimensionnées pour supporter la charge nécessaire au plus grand nombre. Au premier abord, l’on pourrait être tenté de penser que l’on touche du doigt les limites de ces modèles. Or, ce qui pourrait être perçu comme un « bug » ou une preuve d’inefficacité dans le système hyperproductif dans lequel nous vivons est plutôt &lt;strong&gt;la preuve que les modèles ouverts réfléchissent au temps long et aux implications sociales, politiques et environnementales qu’ils entraînent.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En effet, la logique de décentralisation sous-tendant les démarches ouvertes implique que ce ne soit pas à un seul responsable de résoudre le problème de toutes les personnes, mais plutôt que se mettent en place des mécanismes d’accompagnement et d’entraide mutuels permettant à chacun de disposer des solutions utiles et nécessaires : collectivement et globalement, plutôt qu’individuellement et de manière centralisée. &lt;strong&gt;Pour cela, à l’image du tissu de solidarité que ces initiatives créent sur l’ensemble du territoire en ce moment, il s’agit de consolider des projets impliquant de multiples acteurs qui déploient localement des solutions libres et ouvertes.&lt;/strong&gt; C’est l’idée même des CHATONS de fournir des instances au niveau local pour héberger des solutions libres et &lt;em&gt;open source&lt;/em&gt;. Le maillage du territoire par un ensemble de tiers-lieux et de Fablabs vient aussi répondre à une diversité de besoins et permet de mutualiser des ressources et outils tout autant que de partager des bonnes pratiques et savoirs communs créés.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;C’est dans ce même esprit que le logiciel &lt;em&gt;open source&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;https://jitsi.org/&quot;&gt;Jitsi&lt;/a&gt; sert de brique technique commune aux services opérés par de multiples acteurs, par exemple la fondation Jitsi, le &lt;a href=&quot;https://rendez-vous.renater.fr/&quot;&gt;GIP renater&lt;/a&gt; ou Framasoft avec &lt;a href=&quot;framatalk.org/&quot;&gt;framatalk&lt;/a&gt; et l’initiative « Ensemble contre le Covid-19 » lancée par &lt;a href=&quot;https://ensemble.scaleway.com&quot;&gt;Scaleway&lt;/a&gt;. &lt;strong&gt;Plus encore, les logiciels &lt;em&gt;open source&lt;/em&gt; peuvent aussi être interconnectés par le biais de systèmes fédérés et décentralisés&lt;/strong&gt;(permettant aux utilisateurs et utilisatrices d’une instance du logiciel d’être connectés à ceux d’une instance du même logiciel) : tels &lt;a href=&quot;https://diasporafoundation.org/&quot;&gt;Diaspora&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;https://joinpeertube.org&quot;&gt;PeerTube&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;https://jami.net/&quot;&gt;GNU Jami&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Or ce modèle de codéveloppement de solutions libres et &lt;em&gt;open source&lt;/em&gt;, pour « une mise à l’échelle », implique un déploiement raisonné par rapport aux systèmes assurés par les solutions clefs en main offertes aujourd’hui (des solutions de communication à distance, au stockage de dossiers, etc.). La concurrence est particulièrement inégale puisqu’il s’agit de comparer un modèle pérenne, et donc à équilibre, avec un modèle productiviste n’intégrant pas dans son équation des critères de soutenabilité forte - déjà citées, les solutions de visioconférence particulièrement rapides, fiables et performantes qui continuent à investir à perte pour s’assurer la captation de la plus grande part de marché, dans une logique du &lt;em&gt;“winner takes all”&lt;/em&gt; classique dans le monde du numérique. &lt;strong&gt;Les priorités de ces systèmes se fondent sur la quête toujours plus grande d’efficacité pour répondre aux besoins des utilisateurs et utilisatrices s’adaptant aisément à des innovations technologiques toujours plus rapides et performantes. Les considérations éthiques et de vie privée, même si celles-ci sont abordées (souvent par leur manquement), ne sont pas constitutives des principes fondateurs de ces modèles&lt;/strong&gt;. Pire encore, la gratuité qu’ils peuvent offrir est parfois seulement temporaire (Trello), conditionnée (Google Maps, Google Mail, etc.) ou encore sujette à d’autres contreparties non nécessairement éthiques (tel l’antivirus Avast qui &lt;a href=&quot;https://www.lemonde.fr/pixels/article/2020/01/31/avast-admet-avoir-vendu-des-informations-sur-les-utilisateurs-de-ses-antivirus_6027992_4408996.html&quot;&gt;commercialisait les données personnelles de ses utilisateurs et utilisatrices&lt;/a&gt; ou le réseau Facebook qui, lors du &lt;a href=&quot;https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/04/04/les-donnees-de-540-millions-d-utilisateurs-de-facebook-librement-accessibles_5445690_4408996.html&quot;&gt;scandale Cambridge Analytica&lt;/a&gt;, a révélé l’usage de son pouvoir d’influence sur ses utilisateurs et utilisatrices.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aujourd’hui, plus encore, les initiatives des communs - offrant notamment une perspective écologique sur l’impact de l’utilisation des technologies numériques sur nos sociétés - résonnent tout particulièrement pour développer des milieux numériques durables,tout autant que pour penser la gestion des déchets numériques déjà produits&lt;/strong&gt; (notion &lt;a href=&quot;https://scinfolex.com/2018/06/10/le-zero-dechet-et-lemergence-des-communs-negatifs/&quot;&gt;de communs négatifs&lt;/a&gt;). Ce qui se dessine ainsi, à l’inverse de solutions proposées pour une « sortie de crise », c’est l’importance d’accompagner le plus grand nombre vers une appropriation de cultures numériques pérennes plus solidaires et d’accepter aussi un ralentissement ou tout au moins une prise de recul critique sur ce que nous construisons.&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;ne-te-limite-pas-à-mapporter-des-solutions-apprends-moi-à-les-construire&quot;&gt;Ne te limite pas à m’apporter des solutions, apprends-moi à les construire&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;L’expérience commune à l’échelle mondiale que nous traversons est aussi une opportunité unique pour faire comprendre largement, par des illustrations concrètes, les enjeux de société numérique et plus encore à rendre les citoyen.ne.s acteurs des décisions à prendre. &lt;strong&gt;C’est souvent par l’expérience que les apprentissages, les prises de conscience s’opèrent.&lt;/strong&gt; Le moment que nous vivons est un point d’inflexion possible qu’il s’agit de saisir pour que les usages numériques se fassent avec les valeurs et principes du libre et des savoirs communs et ouverts.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour cela, il ne suffit pas d’apporter des solutions clefs en main, quand bien même elles seraient libres et ouvertes. &lt;strong&gt;Il s’agit aussi d’accompagner les usages et une évolution des cultures numériques pour permettre une citoyenneté plus éclairée, plus économe et plus souveraine vis-à-vis des risques de sécurité, sociaux, environnementaux et éthiques associés à ces technologies.&lt;/strong&gt; Le « &lt;em&gt;Cloud&lt;/em&gt; » par exemple n’est qu’un terme cachant des réalités techniques et juridiques bien concrètes. Aujourd’hui, rendre visibles les composantes sous-jacentes à ces mondes de l’immatériel est nécessaire, tout autant que de sensibiliser aux méthodologies garantissant la soutenabilité de tels projets. L’administration centrale, qui a intégré cette logique pour ses propres besoins internes en créant par exemple l’application libre de messagerie instantanée et sécurisée de l’État &lt;a href=&quot;https://www.numerique.gouv.fr/produits-services/tchap-messagerie-instantanee-etat/&quot;&gt;Tchap&lt;/a&gt;, rendue disponible récemment aux pompiers, donne un exemple encourageant aujourd’hui pour faire rayonner cette infrastructure plus largement. La puissance publique conserve un rôle déterminant pour opérer de tels changements, à la fois en tant qu’actrice et qu’orchestratrice de cette dynamique.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par nature, un contenu ou un service gratuit fourni par une plateforme propriétaire a une trajectoire bien distincte d’une ressource construite et maintenue collectivement par une communauté.&lt;/strong&gt; Plus encore, cela induit de considérer autrement la licence qui définit les termes d’usages d’une ressource conçue collaborativement par une communauté sous forme de contrat social et économique, et les outils juridiques traditionnellement utilisés. Organisée, la communauté d’une plateforme a plus de valeur que la plateforme elle-même. Cela rappelle aussi que les ressources numériques et immatérielles que nous utilisons sont aujourd’hui conditionnées par leur financement, encore plus peut-être lorsqu’elles sont proposées gratuitement aux personnes les employant. Il en va de même pour les ressources ouvertes, qu’elles soient hébergées et maintenues par les utilisateurs et utilisatrices ou encore par celles et ceux qui y ont un intérêt (acteurs publics, constructeurs de matériels, etc.). &lt;strong&gt;Ces idées de bon sens, pour être mises en œuvre, reposent sur un changement collectif en articulant l’échelle globale et locale. Ainsi, c’est un moyen de permettre une « souveraineté » locale (accès aux biens immatériels) tout en développant des collaborations internationales évitant le repli nationaliste.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cette expérience a aussi aidé à la compréhension des processus mêmes de construction des savoirs. Les dernières semaines ont montré au plus grand nombre les coulisses de la recherche scientifique et de son modèle socio-économique. La crise actuelle, loin de n’être que sanitaire, montre également un enchevêtrement de décisions sociales et politiques s’appuyant sur des faits scientifiques - ces derniers, ainsi même que la méthode qui les fait émerger, faisant l’objet de nombreux débats. Les controverses portant sur les essais thérapeutiques de la chloroquine ou les revirements de situation des mesures de confinement selon les pays en fonction des modélisations qui soutenaient les décisions, soulignent comment les sciences s’articulent avec des enjeux sociaux, éthiques, économiques politiques (voir notamment le positionnement du &lt;a href=&quot;http://www.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/recherche-en-temps-de-crise-sanitaire-debats-ethiques-et-respect-de-lintegrite&quot;&gt;Comité d’éthique du CNRS&lt;/a&gt;). &lt;strong&gt;Dans ce contexte, l’&lt;em&gt;open science&lt;/em&gt; devient le fondement essentiel pour assurer un suivi des processus de décision. Elle ne doit cependant pas être réservée aux seuls chercheur.e.s mais doit permettre d’instaurer ses principes en société.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cela demande, à l’image des valeurs de Wikipédia, d’œuvrer encore plus à une mutualisation de ressources en tant que communs numériques, avec un nécessaire travail de revues par les pairs qui n’impliquent pas seulement les professions de la recherche et de la santé, mais également la société civile (voir notamment le (&lt;a href=&quot;http://www.alliss.org/&quot;&gt;réseau ALISS&lt;/a&gt;) pour vérifier chaque information, l’enrichir afin qu’elle soit la plus fiable, éthique et la plus qualitative possible. &lt;strong&gt;Il y a donc là un défi de traduction et de médiation pour des individus et collectifs ayant chacun souvent leurs propres pratiques, et un bagage culturel et conceptuel qui peut s’avérer difficile à comprendre pour des sphères extérieures.&lt;/strong&gt; Le moment que nous traversons vient remettre à plat les éléments fondamentaux qu’il s’agit de mettre en place dès maintenant pour protéger les dynamiques des communautés à l’œuvre tout en construisant des suites qui s’appuient sur un travail de fond commun pour maintenir et consolider les coalitions que ce moment aura vues émerger.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Découvrez les &lt;a href=&quot;/page/impulsions/&quot;&gt;impulsions (enseignements et mesures)&lt;/a&gt; découlant de ce mémorandum.&lt;/p&gt;

  &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://celyagd.github.io/Memorandum-Open-libre-conscience/&quot;&gt;Mémorandum Covid-19 pour du libre et de l'*open* en conscience&lt;/a&gt; was originally published by Célya Gruson-Daniel at &lt;a href=&quot;https://celyagd.github.io&quot;&gt;Célya Gruson-Daniel&lt;/a&gt; on April 30, 2020.&lt;/p&gt;</content>
</entry>


<entry>
  <title type="html"><![CDATA[PubPub : expérimentation éditoriale/ editorial experimentation (fr/en)]]></title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="https://celyagd.github.io/PubPub-these/" />
  <id>https://celyagd.github.io/PubPub-these</id>
  <published>2019-11-23T00:00:00+00:00</published>
  <updated>2019-11-23T00:00:00+00:00</updated>
  <author>
    <name>Célya Gruson-Daniel</name>
    <uri>https://celyagd.github.io</uri>
    
  </author>
  <content type="html">&lt;h2 id=&quot;pubpub--expérimentation-éditoriale&quot;&gt;PubPub : expérimentation éditoriale&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Suite à la publication de l’ouvrage « &lt;a href=&quot;https://mindthegap.pubpub.org/&quot;&gt;Mind the Gap&lt;/a&gt; » qui dresse une analyse de l’usage d’outils/plateformes &lt;em&gt;open source&lt;/em&gt; au sein de l’édition scientifique, j’ai découvert le site &lt;a href=&quot;https://www.pubpub.org/&quot;&gt;PubPub&lt;/a&gt; développée par le MIT. La plateforme elle-même en &lt;em&gt;open source&lt;/em&gt;, permet de rédiger des «pub» (publications) et de les agencer de différentes manières. Les publications combinées peuvent ainsi donner lieu à un livre, servir de base à une revue ou bien être utilisées comme carnet de laboratoire ou billets d’une conférence.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;PubPub se positionne avant tout comme une interface au service de communautés d’où une une dimension collaborative pour l’écriture et la relecture/&lt;em&gt;review&lt;/em&gt;. Outre la possibilité de contribuer à plusieurs sur une même publication, il est également possible de commenter/annoter l’article.
Autre fonctionnalité, le fait de pouvoir écrire directement en markdown. D’un point de vue technique, pour les habitué.e.s de git, la plateforme reprend les modalités de suivi de version  (push/commit). Au niveau économique, il s’agit d’un modèle freemium offrant des fonctionnalités supplémentaires (nom de domaine propre, soutien ) pour répondre aux besoins d’instituts et de communautés.  Le principe est aussi de faire payer la « fermeture » d’un contenu : publier  sous licence CC0 ou CCBY est la référence et apposer une autre licence est payant. Un Bémol, j’aurais bien voulu que la licence CC-BY-SA soit aussi considérée comme option de base. PubPub propose aussi des fonctions propres à l’édition scientifique (DOI, metrics, etc.).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Voici pour la très brève description. Cet outil a répondu aux besoins que je me posais lors de la rédaction de ma thèse (écriture en markdown et commentaires possibles pour la relecture). L’été 2018, mon choix avait été de rédiger ma thèse en markdown avec Atom et un plugin Atom pour ajouter les références Zotero. Nénamoins,  j’avais tout basculé sur Google Doc (export via Pandoc) pour faciliter la relecture collective. Démarche faite à contrecoeur car je souhaitais rester sur une chaine éditoriale ouverte.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;À charge de revanche puisqu’un an après, j’ai, expérimenté PubPub afin de rendre plus accessible ma thèse (au delà du pdf bien décourageant ! ). J’ai crée un espace HackYourPhD en français et en anglais avec d’une part mes chapitres de thèse et d’autre part la rédaction de quelques articles de blog en lien avec son contenu.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour y accéder c’est &lt;a href=&quot;https://phd-cgd.pubpub.org/&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;. Les commentaires sont bienvenus !&lt;/p&gt;

&lt;hr /&gt;

&lt;h2 id=&quot;pubpub--editorial-experimentation&quot;&gt;PubPub : editorial experimentation&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Following the publication of the book “&lt;a href=&quot;https://mindthegap.pubpub.org/&quot;&gt;Mind the Gap&lt;/a&gt; “ which analyses the use of open source tools/platforms within scientific publishing, I discovered the site&lt;a href=&quot;https://www.pubpub.org/&quot;&gt;PubPub&lt;/a&gt; developed by the MIT. The Platform itself, in &lt;em&gt;open source&lt;/em&gt;, allows to write “pub” (publications) and to organize them in different ways. Combined publications can thus be used as a book, as articles for a journal or as a laboratory notebook or conference notes.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;PubPub is mainly described as an interface for communities, providing a collaborative dimension for writing and proofreading/reviewing. In addition to the possibility of multiple contributions to the same publication, it is also possible to comment on/annotate each publication.
Another feature is the ability to write directly in markdown. From a technical point of view, for git users, the platform includes a version control system (push/commit). Economically, it is a freemium model offering additional functionalities (own domain name, support, etc.) to meet the needs of institutes and communities.  The principle is also to charge for “closing” a content: publishing under a CC0 or CCBY license is the reference and adding another license is charged. One downside, I would have liked the CC-BY-SA license to be considered as a basic option as well. PubPub also offers functions specific to scientific publishing (DOI, metrics, etc.).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Here is for the very brief description. This tool meets the needs I had when writing my thesis (writing in markdown and possible comments for proofreading). In the summer of 2018 my choice was to write my thesis in markdown with Atom and an Atom plugin to add Zotero references. Nevertheless, I had switched everything to Google Doc (export via Pandoc) to facilitate collective proofreading. This was done reluctantly because I wanted to stay on an open editorial channel.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;On return, since one year later, I experimented with PubPub to make my thesis more accessible (beyond the discouraging pdf!). I created a HackYourPhD space in French and English with on the one hand my thesis chapters and on the other hand the writing of some blog articles related to its content.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;To access it, it is&lt;a href=&quot;https://phd-cgd.pubpub.org/&quot;&gt;here&lt;/a&gt;. Comments are welcome!&lt;/p&gt;

  &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://celyagd.github.io/PubPub-these/&quot;&gt;PubPub : expérimentation éditoriale/ editorial experimentation (fr/en)&lt;/a&gt; was originally published by Célya Gruson-Daniel at &lt;a href=&quot;https://celyagd.github.io&quot;&gt;Célya Gruson-Daniel&lt;/a&gt; on November 23, 2019.&lt;/p&gt;</content>
</entry>


<entry>
  <title type="html"><![CDATA[Au delà du libre accès : penser l'accessibilité de la thèse]]></title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="https://celyagd.github.io/recherche_synthese/" />
  <id>https://celyagd.github.io/recherche_synthese</id>
  <published>2019-08-05T00:00:00+00:00</published>
  <updated>2019-08-05T00:00:00+00:00</updated>
  <author>
    <name>Célya Gruson-Daniel</name>
    <uri>https://celyagd.github.io</uri>
    
  </author>
  <content type="html">&lt;p&gt;J’ai bien conscience qu’à part mon jury, mes co-directeurs et ma co-directrice de thèse. Peu de personne s’aventureront dans la lecture des quelques 475 pages de ma thèse &lt;strong&gt;Numérique et régime français des savoirs en~action : l’open en sciences. Le cas de la consultation République numérique (2015)&lt;/strong&gt; mise en accès libre (licence CC-BY-SA) 4 jours après ma soutenance sur &lt;a href=&quot;https://zenodo.org/record/1491292&quot;&gt;Zenodo&lt;/a&gt; puis sur &lt;a href=&quot;https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01926040&quot;&gt;TEL&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En continuité de mes réflexions et expérimentations d’une démarche &lt;em&gt;open science&lt;/em&gt; et en plus de l’analyse que j’en ai faite (pour le cas français), l’après thèse s’est accompagnée d’un questionnement non plus seulement sur l’accès à un contenu mais sur son accessibilité.
Une des définitions de l’&lt;em&gt;open access&lt;/em&gt; par la Budapest Open Access Initiative (&lt;a href=&quot;https://www.budapestopenaccessinitiative.org/translations/french-translation&quot;&gt;BOAI&lt;/a&gt;) souligne l’importance de lever les barrières pour accéder aux savoirs. Celles-ci concernent tout d’abord des barrières économiques (prix pour accéder aux publications) et techniques (format ouvert, référencement et metadonnées).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Or, je m’interroge sur les barrières cognitives (compréhension) et sociales (&lt;em&gt;a priori&lt;/em&gt; sur l’objet même que représente une thèse) qui font qu’un contenu restera à destination d’un public académique hyper-spécialisé.&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;C’est là où se situe la nuance entre 1/ penser l’accès à une ressource (possibilité d’accès à un contenu) et 2/ réfléchir à son accessibilité (les conditions qui rendent possibles son accès et sa compréhension).&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Ces derniers mois post soutenance sont l’occasion d’experimenter cette nuance grâce à des échanges au sein du collectif HackYourPhD dans notre souci de médiation en travaillant sur des formats « innovants » (création d’un guide illustré, d’une BD, d’un escape game, etc). J’ai aussi eu la chance d’être invitée à présenter mes travaux et projets en cours lors de conférences ou d’interviews. J’ai essayé du mieux que je pouvais d’expliquer mes recherches, d’en faire ressortir quelques points saillants. C’est une bonne façon également de voir se dessiner la substantive moelle de ma thèse car cela me pousse à synthétiser mes propos et à écrémer les lourdeurs.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je vous partage ici quelques liens en espérant qu’ils vous donneront envie d’en savoir plus. Je souhaite dans les prochains mois rédiger quelques articles de blog en français et en anglais qui feront la jonction entre les connaissances acquises ces dernières années et les futurs projets dans une démarche de recherche-action. Car il m’a fallu quelques mois d’hésitation (qualif ou pas qualif ?) avant de me rappeler que la posture qui me convient le mieux est celle de praticienne-chercheuse, et il y a de la matière à penser et à agir aujourd’hui dans les interstices des milieux de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR).&lt;/p&gt;

&lt;hr /&gt;
&lt;h2 id=&quot;lère-du-co-et-de-lopen--entre-solutions-concrètes-et-imaginaires-numériques&quot;&gt;L’ère du «co» et de l’open : entre solutions concrètes et imaginaires numériques.&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Juin 2019 - Colloque QPES 2019 « (Faire) coopérer pour (faire) apprendre ?» - Brest - Conférence plénière : L’ère du «co» et de l’open : entre solutions concrètes et imaginaires numériques.&lt;/p&gt;

&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/tb8bnYBQ22s&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;Résumé :
La coopération, l’ouverture, le partage ou encore la co-construction sont au coeur des discours qui décrivent nos sociétés et les dispositifs numériques qui les accompagnent. L’enseignement supérieur et la recherche (ESR) n’y dérogent pas, ce qui bouscule les pratiques pédagogiques et les modes d’organisation au sein de nos instituts.
Or, une rapide rétrospective sur les attentes initiales portées sur les MOOC à partir de 2012 - comme espace de coopération et d’ouverture- à la réalité des plateformes et des usages actuels amène à s’interroger sur les possibilités concrètes d’une coopération tout autant que des valeurs et des objectifs qui y sont associés.
Entre coquille creuse des discours institutionnels et mise en oeuvre de dispositifs (véritablement ?) coopératifs et ouverts/libres, des pistes de réponse se trouvent dans l’analyse de la pluralité des significations que ce terme recouvre. En revenant sur la polysémie d’une formule voisine l’open, Célya Gruson-Daniel détaillera les différentes conceptions qui y sont associées afin d’éclairer ce que coopérer peut vouloir dire aujourd’hui. Cette présentation sera une invitation à un regard réflexif au sein de l’ESR sur les imaginaires du “co” et de l’open et les moyens de leur implémentation, ce qui nécessite au delà de l’aspect technique “numérique” des changements d’ordre cognitifs sur nos modes de penser et faire société aujourd’hui.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;h2 id=&quot;open-science-hackyourphd-driss--interview-pour-science4all&quot;&gt;Open Science, HackYourPhD, DRISS : interview pour Science4all&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Août 2019 : Interview pour la chaîne YouTube Science for All et la série Probablement.&lt;/p&gt;

&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/5rWpNmm0dfA&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;Voici quelques points de repères. Je déteste réécouter mes interventions mais si cela peut-être utile !&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;ul&gt;
    &lt;li&gt;début : présentation Célya&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;1:59 - Doctorat : aventure Québec - recherche au Québec les différences (1ère année au Québec) rapport hiérarchique moins présent&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;5:43 - Sujet thèse - concept régime des savoirs : imaginaires&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;7:29 - Open science définition ? Terrain de thèse consultation République numérique : article 9&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;9:25 - Recherche qualitative objectif de la thèse : posture de recherche et paradigme de recherche&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;10:10 - Comprendre l’open science, le libre accès définition&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;11:55 - Argumentaire : contre l’open pourquoi ? Édition SHS spécificité - qualité des publications - garantie de l’indépendance des chercheurs (figure de l’intellectuel) discours des Lumières&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;14:25 - Pour l’open : recherche publique - réappropriation des savoirs concept de peer-review - nouveau journaux open access avec le numérique - science ouverte&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;17:44 - Prix des revues sciences communes, Boycott Elsevier, négociation prix éditeurs coût dépense d’abonnement (commentaire : il s’agit des APC et non des abonnements éditeurs)&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;21:15 - Citoyen et argent public : problématique comment accéder aux publications quand on est citoyen ? Archive ouverte, article 30 loi République Numérique droit en tant que chercheur de mettre en libre accès et non obligation après un temps d’embargo&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;24:10 - Efficacité de la recherche : accès exemple des données d’imagerie médicale&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;26:05 - Open science ouverture processus de la recherche - ouverture base de données et metadonnées&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;27:00 - Efficacité économique : système productiviste des connaissances&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;27:45 - Open : demande de reproductibilité, transparence et traçabilité concept « données brutes » les open scientists (open source) - enjeux juridiques du text et data mining&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;32:35 - Consultation république numérique qui sont les participant.e.s ? Méthodes numériques thèse : cartographie zoom étude des discours et non pas des acteurs (citoyens, chercheurs STM/SHS, institutionnel HAL, industriels information, éditeurs privés (SHS)). Éditeurs internationaux absents des discours&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;37:15 - Les communs, mode de gouvernance, logiciels libres savoirs libres en commun (article 8)&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;39:05 - Thèse deux visions de l’open : se réapproprier la science vs garantir la circulation des savoirs. Ouvrir les savoirs vs empêcher leur fermeture (remix des savoirs. Wikipedia, société p2p, métaphore du vivant, vitalité d’un système). Renversement d’état d’esprit&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;42:20 - D’une Science en société à une société en sciences (co-production des savoirs), changer les rapports de pouvoir et la légitimité - importance de la diversité des paradigme de recherche : risque du tout quantitatif&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;45:20 - Données et masse de données partage ?&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;46:10 - Science et communautés épistémiques : cas de l’astrophysique travail de mutualisation culture du partage - biologie (compétition)&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;47:50 - Entre idéal de la science du partage et logique compétitive de la recherche : schizophrénie du chercheur&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;48:40 - Penser l’ouverture à différentes temporalités - changements avec le numérique de l’analyse biostatistique - data science aussi en SHS&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;50:20 - Jeux de données massives plus de valeur à partager ? Data science regard critique - réflexivité sur les algorithmes (data shaping) façonnage des données. Mise en vue des données - angles sous laquelle on voit les données - question de la visualisation (méthodologie et anthropologie de laboratoire) - étude de Gephi&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;56:30 - Crise en statistique importance du contexte expertise&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;57:45 - Recherche vivante : recherche qui se remet en cause- une théorie : un modèle sinon un dogme.. remise en cause des certitudes. Les chercheurs pas seulement un esprit, importance du contexte, des émotions . Faire comprendre au grand public : la science telle qu’elle se fait. Rapport Science Technologie et Société - Bayesianisme machine learning placer la science dans une société dans un corps dans des techniques&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;1:01:00 - Ce que change internet dans l’édition, les publications. Le numérique façonne nos modes de pensées et d’agir - cybernétique p2p auto organisation, usages des technologies numériques se mettre à la place des autres - formation DRISS importance de l’immersion - prise de recul&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;1:04:00 - Découvrir un nouvelle usage : prendre une habitude, nécessité confiance - cerveau cognitif ,&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;1:06:45 - UX design - capitalisme cognitif - management cognitif, économie de l’attention - processus émotionnel (notification,) l’ancre des savoirs - besoin de prendre du recul - recréer des espaces cognitifs (réflexion critique )&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;1:09:00 - Industrie de l’attention - capacité d’attention limitée - temps pour faire de la recherche comment faire ? Alone together
The distracted mind : anxiété/ennui/metacognition. reprise des méthodes de méditation dans une logique d’efficacité, de performance pour quelles raisons ? but de l’association l’Ancre des savoirs&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;1:15:33 - Rôle de la vulgarisation : open science pas seulement pour les chercheurs Fold it science citoyenne vs science inclusive - science pleinement ouverte rapport d’autorité à casser.&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;1:19:20 - Rédaction d’article : défi accessible cognitif - pas bien vu de « vulgariser »&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;1:21:15 - HackYourPhD HackYourResearch - rendre accessible - usage barrière maitrise d’un outil important apprentissage education. HackYourPhD aux states - ébullition YouTube - concept savoir/pouvoir&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;1:25:10 - Esprit critique jargon, article espace d’argumentation de discussion, argument d’autorité, figure du chercheur pour légitimer. rhétorique éloquence : arme de persuasion par les chercheurs consciemment ou inconsciemment. SIC articles espace de rhétorique - Affaire Sokal : postmoderne carnet Zilsel canular de la science&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;1:29:15 - HackYourPhD : association : questionner les pratiques de recherche : publish or perish
Guillaume Dumas, Matthieu Lechanjour : veille open science - réseau d’acteurs - bénévolats : projets traduction collaborative JiBé guide illustrée - créer du dialogue espace bienveillant - Ale Abdo diversité des points de vue : quel modèle économique rétribution des communautés ? comment on finance des projets de recherche ? concept Hack : hacking amusement joie créativité jeu hack alternatives - Open Geek apprentissage programmation&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;1:36:15 - Structuration de l’association : membres actifs petit collectif questionnement ouvert. Quel objectif commun ? Quel procédé ? Capacité de rebondir Travail associatif / bénévole lien économique : comment on crée des règles : transformation des modes de travail. Experimenter, essayer, itérer… Vision critique économie collaborative : plateformisation de l’économie versus économie sociale et solidaire&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;1:40:35 - DRISS Constance de Quatrebarbes - hackinscience littérature connaissance fine données complexes- formation immersion pratique - écosystème social - gitlab espace d’apprentissage aventure entrepreneuriale - passeuse/ traduction data science - médiation&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;1:40:45 - Recherche publique institut publique entreprise&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;1:41:20 - Connaissance de l’entreprenariat - plonger dans l’entreprenariat - confiance - aventure humaine&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;1:47:27 - Thèse : deconstruction prise de recul - après thèse sentiment de désoeuvrement - difficulté voie académique - trouver un écosystème stabilité pour vivre - engagement open science - ouverture des possibles - faire des choix - bienveillance - conviction certitude - accepter la critique (bayesianisme) ouvrir le cheminement de pensées.&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;1:55:00 - Figure de l’anthropologue solidaire (Florence Piron) - savoirs / pouvoir - acceptation de ne pas savoir ou ça va&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;1:56:40 - YouTube incertitude inconnu - Bien dans ta thèse- Post - thèse : fatigue épuisement décompression - enjeu financier comment penser le post-thèse ? forme de post-doc possible ? l’incertitude pas simple à vivre.&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;2:00:31 - Évolution de l’open science : CoSO science ouverte - editorialisation - considération institutionnelle open science, open to the world, open innovation… groupe de travail science ouverte (format ouvert, interoperabilié) - plan national science ouverte : Science ouverte : science réappropriée comment on prend les décisions (priorité ) - faire entendre la contribution d’autres acteurs, changement organisationnel (hacker/maker space)
concept formule&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;2:09:04 - Co design apprentissage par le jeu réflexion intelligence artificielle concept technodéterminisme quels Scénario dystopique « liberté cognitive »&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;2:11:10 - Remerciement collectif&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;2:12:44 : Alain Damasio (les furtifs croyance au “vivant”) horde des contrevents, aspect de la design fiction format littérature / Varela : inscription corporelle de l’esprit / cours du collège de France / radio / podcast addict / philosophie raja yoga psychologie actuelle / YouTube : Twitter : sortir des zones de confort - Afrique francophone : décolonialisation des savoirs : aspects hégémonique des savoirs occidentaux - voyage intérieur et partage&lt;/li&gt;
  &lt;/ul&gt;
&lt;/blockquote&gt;

  &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://celyagd.github.io/recherche_synthese/&quot;&gt;Au delà du libre accès : penser l'accessibilité de la thèse&lt;/a&gt; was originally published by Célya Gruson-Daniel at &lt;a href=&quot;https://celyagd.github.io&quot;&gt;Célya Gruson-Daniel&lt;/a&gt; on August 05, 2019.&lt;/p&gt;</content>
</entry>


<entry>
  <title type="html"><![CDATA[MOOC en Afrique : des promesses de l’ouverture aux réalités de l’appropriation]]></title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="https://celyagd.github.io/MOOC-Afrique-CVV/" />
  <id>https://celyagd.github.io/MOOC-Afrique-CVV</id>
  <published>2017-05-14T00:00:00+00:00</published>
  <updated>2017-05-14T00:00:00+00:00</updated>
  <author>
    <name>Célya Gruson-Daniel</name>
    <uri>https://celyagd.github.io</uri>
    
  </author>
  <content type="html">&lt;p&gt;Cet article a été co-écrit avec Karl-William Sherlaw, Ingénieur pédagogique au &lt;a href=&quot;http://virchowvillerme.eu/fr/&quot;&gt;Centre Virchow-Villermé&lt;/a&gt;, Khamsa Habouchi, Responsable MOOC Factory au Centre Virchow-Villermé&amp;lt;/em&amp;gt; et Ali Sié, Centre de Santé publique de Nouna (Burkina Faso). Il a été préalablement publié sur le site &lt;a href=&quot;https://theconversation.com/mooc-en-afrique-des-promesses-de-louverture-aux-realites-de-lappropriation-76551&quot;&gt;The conversation&lt;/a&gt; en licence CC-BY-ND.&lt;/p&gt;

&lt;hr /&gt;

&lt;p&gt;« Un jeune étudiant africain, sac en bandoulière, tenant à la main une tablette sous un soleil de plomb au milieu d’un paysage désertique ». Telle est l’image que proposait la plateforme de MOOC Coursera en 2012 sous l’onglet « À propos ».&lt;/p&gt;

&lt;figure class=&quot;align-left &quot;&gt;
            &lt;img alt=&quot;&quot; src=&quot;https://cdn.theconversation.com/files/168664/width237/file-20170509-7932-c33bln.png&quot; /&gt;
            &lt;figcaption&gt;
              &lt;span class=&quot;caption&quot;&gt;Sur le site de Coursera Afrique.&lt;/span&gt;
              &lt;span class=&quot;attribution&quot;&gt;&lt;span class=&quot;source&quot;&gt;Coursera&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
            &lt;/figcaption&gt;
          &lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Cette illustration faisait écho à leur slogan de l’époque qui promettait « une éducation meilleure, accessible gratuitement, à tous dans les pays développés et en développement dans le but d’améliorer leur vies et celles de leurs familles et communautés. »&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Daphne Koller, co-fondatrice de la plateforme, expliquait dans une interview donnée au journal &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; que son ambition était ainsi de « libérer l’enseignement », « d’éduquer les gens et d’offrir les meilleurs cursus universitaires au monde entier, gratuitement » pour « une vie meilleure ». Nous étions alors en plein boom médiatique de « la révolution des MOOC », accompagné d’une rhétorique de l’ouverture et de l’universalité des savoirs.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Une ambition de développement&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;À l’âge d’Internet, du partage et de l’horizontalité, l’éducation allait enfin pouvoir accomplir son ambition de développement dans les pays du Sud, notamment via les MOOC. Cependant les espoirs – et les craintes – à l’égard des nouvelles technologies ne sont pas récentes et traversent toute l’histoire de l’éducation à distance, depuis la formation par correspondance, première technique de communication largement employée, jusqu’à la formation « numérique », dont les campus numériques en sont une des illustrations &lt;a href=&quot;https://www.cairn.info/revue-distances-et-savoirs-2007-3-page-367.htm&quot;&gt;dans les années 2000&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La seconde vague de MOOC développés à partir de 2012 (après un premier format créé en 2008 : MOOC connectiviste) a suscité un engouement médiatique important. Ils n’ont pas échappé à la règle à la fois des discours empreints de « solutionnisme » technologique et des réticences d’un système social, politique, économique et éducatif que le numérique tend à reconfigurer.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Quelques années sont passées et les stratégies de ces plateformes numériques privées, implantées dans cet écosystème, ont quelque peu perdu de vue la notion d’ouverture ; certes l’accès aux contenus est gratuit dans la plupart des cas, mais s’accompagne dorénavant d’un coût pour tout service supplémentaire, par exemple pour l’obtention d’un certificat.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Des MOOC adaptés au contexte africain&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Lorsqu’on est impliqué dans la production de tel dispositif, comment dépasser cette opposition entre mythe du partage et de la collaboration et récupération inévitable des savoirs par les &lt;a href=&quot;http://dms.revues.org/685&quot;&gt;nouvelles formes du capitalisme informationnel ou cognitif&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Comment penser de façon pragmatique ce lien entre numérique, éducation et impact social ? Ce sont des réflexions que le &lt;a href=&quot;http://virchowvillerme.eu/fr/&quot;&gt;Centre Virchow-Villermé de santé publique&lt;/a&gt; mène depuis 2013 dans le cadre de ses missions d’enseignement et de recherche. Dans le but de proposer des formations en santé publique et globale, transversales et ouvertes à un public international, le développement d’une Fabrique à MOOC (&lt;a href=&quot;http://virchowvillerme.eu/fr/la-MOOC-factory/&quot;&gt;MOOC Factory&lt;/a&gt;) a permis de produire 20 MOOC, qui touchent notamment un grand nombre de participants en Afrique francophone. En 2016, les nationalités les plus représentées sur &lt;a href=&quot;https://www.fun-mooc.fr/news/trois-ans-de-mooc-sur-fun/&quot;&gt;la plateforme française FUN&lt;/a&gt; étaient le Maroc (3&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; position), la Côte d’Ivoire (5&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;), l’Algérie (6&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;) puis le Cameroun, le Sénégal et la Tunisie.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cette activité de production s’est toujours accompagnée d’un regard réflexif et critique sur ce « phénomène MOOC » grâce à un travail de recherche mené en Sciences de l’Information et de la Communication sur l’ajustement de l’offre et des dispositifs d’éducation proposés.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Penser la conception, la production et la diffusion de MOOC de la façon la plus proche et la plus adaptée au contexte africain est notre principale préoccupation aux côtés bien entendu d’autres acteurs européens et internationaux majeurs (&lt;a href=&quot;http://iite.unesco.org/&quot;&gt;Unesco&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://MOOC.auf.org/&quot;&gt;AUF&lt;/a&gt;, ou &lt;a href=&quot;https://MOOC-afrique.epfl.ch/fr/&quot;&gt;EPFL&lt;/a&gt; pour n’en citer que quelques-uns).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il s’agit d’avoir conscience des risques d’imposition que peuvent jouer les MOOC, tout d’abord sur le contenu enseigné et son format, ces derniers (ressources aussi bien que dispositif d’enseignement) étant issus d’un modèle pédagogique européen ou nord-américain.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il est par ailleurs primordial de prendre en considération les difficultés d’accès et d’accessibilité au MOOC dont la première barrière concerne l’accès à l’électricité. Le récent &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/02/24/les-solutions-hors-reseau-l-avenir-de-l-energie-en-afrique_4870927_3212.html&quot;&gt;développement de l’énergie solaire&lt;/a&gt;  pourrait se révéler une alternative mais soulève la question de coût inaccessible.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le problème d’électricité ouvre ainsi bien d’autres obstacles ; coût d’accès à une connexion Internet stable, problématique de la bande passante, mais aussi absolue nécessité d’avoir les compétences numériques permettant la navigation sur de telles plateformes. Sans oublier que la connaissance de l’existence des MOOC chez les étudiant(e)s africain(e)s est faible.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Finalement, il s’agit de se poser la question des modalités (forme et contenu) de l’éducation proposée dans ces pays et surtout de leur adéquation aux besoins locaux en termes de développement durable dans le domaine de la formation.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Quelques pistes&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;En gardant un œil critique sur nos propres actions, nous avons expérimenté quelques voies que nous exposons ici.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Tout d’abord, le développement de nos MOOC en Afrique et dont la thématique concerne cette région du monde passe par l’engagement des universités locales et par un réseau de collaborations avec des partenaires spécialistes de ces questions. Un exemple de ce type d’initiative est le MOOC &lt;a href=&quot;https://www.fun-MOOC.fr/courses/USPC/37006/session01/about&quot;&gt;« Changement climatique et santé dans le contexte africain »&lt;/a&gt;, fruit d’une étroite collaboration entre le Burkina Faso, la France et l’Allemagne. Le cours – choix du chapitrage, des thèmes à aborder, des images d’illustrations, des activités pédagogiques – a été réalisé conjointement avec le Centre de recherche en santé de Nouna afin d’approcher au plus près les questionnements propres au contexte régional. La majeure partie (75 %) des tournages a eu lieu au Burkina Faso et a impliqué des experts du terrain présentant divers cas pratiques sur la région.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Malgré cette approche contextuelle, proposer un contenu qui réponde au mieux à l’environnement local ne règle pas la question de l’accès à ces contenus. Nos recherches sur les usages des MOOC, avec une démarche à la fois qualitative (entretiens sur le suivi des MOOC) et quantitative (analyse des traces utilisateur), permettent de mieux comprendre les pratiques des apprenants et notamment le &lt;a href=&quot;http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Folio/Folio-essais/L-invention-du-quotidien-I&quot;&gt;« braconnage »&lt;/a&gt; à l’œuvre pour s’adapter aux difficultés d’accès et de connexion à la plateforme.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les résultats dont nous disposons montrent notamment l’importance de la téléphonie mobile parmi les terminaux numériques utilisés pour accéder au MOOC. Dans le cadre d’une analyse portant sur les traces des participants d’un MOOC, nous observons une utilisation des supports Androïd plus élevé en Afrique subsaharienne comparée à la France (3 % en France contre 23 % en Côte d’Ivoire, 21 % au Cameroun et 18 % au Sénégal). Ils attestent de pratiques séquentielles d’utilisation de la plateforme (téléchargement des vidéos par exemple pendant la nuit puis visionnage hors ligne et retour sur la plateforme pour répondre aux quiz) permettant de contourner les limitations liées à une bande passante insuffisante.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Notre expérience de diffusion de MOOC en Afrique francophone montre aussi l’importance des documents au format PDF et des transcriptions des vidéos qui offrent des alternatives au téléchargement de vidéos longues et coûteuses en bande passante. Ces recherches aident à penser la structure même du MOOC. C’est ainsi que le projet en cours &lt;a href=&quot;https://virchowvillerme.eu/fr/cvv-fr/MOOC_live_anr/&quot;&gt;#MOOCLive&lt;/a&gt; a été conçu. Il consiste en la création de 6 MOOC avec l’intégration d’une analyse progressive du parcours des participants afin de proposer au fur et à mesure des résultats obtenus diverses adaptations. Dans l’intention, encore une fois, de pallier les problématiques d’accès à Internet, nous testons également d’autres supports de diffusion (clef USB pour les cours, la &lt;a href=&quot;https://www.bibliosansfrontieres.org/activites/nos-outils/koombook/&quot;&gt;KoomBook&lt;/a&gt; de Bibliothèques sans Frontières, etc.).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Un dernier point consiste en une réflexion sur la notion même d’ouverture et d’appropriation des contenus du Centre Virchow-Villermé par les universités qui le souhaiteraient. Dans cette perspective, l’ouverture est envisagée non pas seulement sur des critères de visibilité en ligne mais aussi de possibilité de réappropriation des contenus (réutilisation, adaptation) avec l’utilisation de licence Creative Commons. Le Centre Virchow-Villermé privilégie les licences &lt;a href=&quot;https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/&quot;&gt;Creative Commons CC BY-SA&lt;/a&gt; (attribution et partage dans les mêmes conditions) puisqu’elles lui paraissent les plus compatibles aux attentes dont les MOOC se faisaient les porteurs (gratuit, ouvert, massif, en ligne) et dans la continuité des projets de ressources éducatives libres menés au sein de l’enseignement supérieur.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ce n’est là qu’une partie d’un ensemble d’initiatives qui se montent actuellement, parmi lesquelles on compte encore le projet &lt;a href=&quot;http://www.projetsoha.org/&quot;&gt;SOHA&lt;/a&gt; (Science ouverte en Afrique francophone et en Haïti) ou le projet &lt;a href=&quot;http://MOOC.epfl.ch/moocafrique&quot;&gt;MOOC Afrique de l’EPFL&lt;/a&gt; (École Polytechnique Fédérale de Lausanne). Sans retomber dans une posture solutionniste, l’idée première est d’accepter que les réponses soient trouvées dans chaque contexte donné et d’offrir, si cela est possible et de manière adaptée, les conditions les plus favorables pour permettre une réappropriation et le développement des configurations, répondant le plus aux besoins et attentes de chacun.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;a href=&quot;https://theconversation.com/profiles/celya-gruson-daniel-367160&quot;&gt;Celya Gruson-Daniel&lt;/a&gt;, Ingénieure de recherche au Centre Virchow-Villermé (USPC), Doctorante en Sciences de l&apos;Information et de la Communication (UTC-COSTECH/Université Laval), &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://theconversation.com/institutions/universite-paris-descartes-uspc-2169&quot;&gt;Université Paris Descartes – USPC&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; et &lt;a href=&quot;https://theconversation.com/profiles/ali-sie-367157&quot;&gt;Ali Sié&lt;/a&gt;, Directeur du Centre de Recherche en Santé de Nouna, &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://theconversation.com/institutions/centre-de-recherche-en-sante-de-nouna-3062&quot;&gt;Centre de Recherche en Santé de Nouna&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La &lt;a href=&quot;https://theconversation.com/mooc-en-afrique-des-promesses-de-louverture-aux-realites-de-lappropriation-76551&quot;&gt;version originale&lt;/a&gt; de cet article a été publiée sur &lt;a href=&quot;http://theconversation.com&quot;&gt;The Conversation&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

  &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://celyagd.github.io/MOOC-Afrique-CVV/&quot;&gt;MOOC en Afrique : des promesses de l’ouverture aux réalités de l’appropriation&lt;/a&gt; was originally published by Célya Gruson-Daniel at &lt;a href=&quot;https://celyagd.github.io&quot;&gt;Célya Gruson-Daniel&lt;/a&gt; on May 14, 2017.&lt;/p&gt;</content>
</entry>


<entry>
  <title type="html"><![CDATA[Sortie du livre enrichi HackYourPhD aux States]]></title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="https://celyagd.github.io/Ebook-HYPhDUS/" />
  <id>https://celyagd.github.io/Ebook-HYPhDUS</id>
  <published>2016-03-26T00:00:00+00:00</published>
  <updated>2016-03-26T00:00:00+00:00</updated>
  <author>
    <name>Célya Gruson-Daniel</name>
    <uri>https://celyagd.github.io</uri>
    
  </author>
  <content type="html">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Click ! and go directly to the french or the english version&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ol&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;#français&quot;&gt;Français&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;#english&quot;&gt;English&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;

&lt;h3 id=&quot;français-&quot;&gt;Français &lt;a name=&quot;français&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Janvier 2013, la communauté HackYourPhD se crée autour de la thématique de l’Open Science. Quelques mois plus tard, l’idée est lancée de réaliser un web documentaire afin de mieux comprendre ce qu’est l’Open Science et d’aller à la rencontre de ces acteurs. Le 31 mai 2013, une campagne de crowdfunding (financement participatif) est lancée. Le voyage HackYourPhD aux States (http://hackyourphd.org/USA/) a été un projet d’investigation à la croisée de la recherche, du design, de l’entreprenariat et du hacking (de doctorat).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pendant plus de deux mois, j’ai sillonné les Etats-Unis en avion, voiture et bus. Vous trouverez dans ce livre 9 portraits d’acteurs de la génération Open Science sélectionnés sur un total de plus de 55 interviews réalisées pendant ce voyage. Chaque ville visitée a aussi été l’occasion de découvrir des espaces de recherche innovants (biohackerspaces, laboratoires ouverts, lieu art-science etc..) et une ambiance propre à chaque ville. Un bref aperçu vous en sera aussi donné dans ce livre.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le parcours détaillé de ce voyage, les rencontres et les lieux explorés se retrouve sur le &lt;a href=&quot;http://hackyourphd-aux-states.strikingly.com/&quot;&gt;carnet de bord interactif HackYourPhD aux States&lt;/a&gt;. Si vous souhaitez approfondir une des thématiques abordées, vous trouverez dans le livre les liens pour accéder aux billets publiés tout au long du voyage, ainsi qu’aux cartes postales numériques écrites pour le site &lt;a href=&quot;http://%28http//www.letudiant.fr/educpros/actualite/au-coeur-de-l-%20open-science-avec-hack-your-phd-aux-states.html&quot;&gt;Educpros&lt;/a&gt; et aux nombreuses photos des lieux visités.&lt;/p&gt;

&lt;hr /&gt;

&lt;p&gt;-&amp;gt; Le livre est disponible en &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://hackyourphd.org/wp-content/uploads/2016/04/Ebook_Final_VF_LD.pdf&quot;&gt;français&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et en &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://hackyourphd.org/wp-content/uploads/2016/04/Ebook_Final_ENG-ld.pdf&quot;&gt;anglais&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt; &amp;lt;-&lt;/p&gt;

&lt;hr /&gt;

&lt;figure&gt;
    &lt;a href=&quot;http://hackyourphd.org/wp-content/uploads/2016/03/HYPhDUS-cover-FR.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://hackyourphd.org/wp-content/uploads/2016/03/HYPhDUS-cover-FR.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;h2 id=&quot;crédits-&quot;&gt;Crédits :&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Le livre HackYourPhd aux States « Portraits de jeunes chercheurs de la génération #Open Science » est né des échanges entre Mathieu Rouault et Célya Gruson-Daniel.
Mathieu Rouault, créateur de @docteo_net et @speak_science et co-fondateur de @Spescimen a réalisé la vidéo de présentation de la campagne de crowdfunding HackYourPhD aux States. Il a proposé l’idée de ce livre pour mettre en avant des portraits de doctorants, un des public clef des initiatives qu’il a créées.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ce livre a été rédigé majoritairement par Célya Gruson-Daniel avec l’aide de précieux relecteurs/relectrices (Mathieu Rouault, Elyane Daniel). La mise en page a été faite par Jean-François Cauche puis par Raphaël Himpe, collaborateur de BStream, sous la coordination de Amaury Van Espen. Raphael a également ajouté l’ensemble du graphisme.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les photos ont été prises par Célya Gruson-Daniel, à part la photo de couverture qui a été prise par Anthony Delanoix.La traduction en anglais a été réalisée par François-Asperti Boursin, Rodrigue Asseu.
Les photos et l’ensemble du contenu de l’ebook sous sous licence Creative Commons CC-BY-SA.&lt;/p&gt;

&lt;h3 id=&quot;english-&quot;&gt;English &lt;a name=&quot;english&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;

&lt;h2 id=&quot;discover-our-book--profiles-of-young-researchers-of-the-open-science-generation&quot;&gt;Discover our book : “Profiles of young researchers of the Open Science generation”&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;January 2013, HackYourPhD community was created around the theme of Open Science. Few months later, we developed the idea of a web documentary in order to better understand what is Open Science, and encounter its players.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;May 31, 2013, a campaign of crowdfunding was launched. In 29 days, This journey of HackYourPhD in the US was a project of investigation at the crossroad of research, design, entrepreneurship and hacking (PhD). This journey came from a desire to understand the transformations experienced in openness of science and research practices, and the willingness to share them to the greatest number.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;During these two months, Célya Gruson-Daniel cruised the USA by plane, car and bus. You will find, in this book, 9 portraits of players of the Open Science generation selected on a total of 55 interviews realized during this journey. In each city, several innovative spaces of research (biohackerspaces, open laboratories, art-science spaces etc…) were visited. A glimpse of it will also be offered to you in this book.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;The detailed route of this trip and multiple encounters of people and places are gathered on the page HackYourPhDUSA . If you wish to go further into the subjects and concepts tackled here, you will, in this book, find many links to access the articles published along the trip, to the digital postcards written for the &lt;a href=&quot;http://%28http//www.letudiant.fr/educpros/actualite/au-coeur-de-l-%20open-science-avec-hack-your-phd-aux-states.html&quot;&gt;Educpros&lt;/a&gt; website and to the many pictures taken in all the visited locations.&lt;/p&gt;

&lt;hr /&gt;

&lt;p&gt;-&amp;gt; The book is available in &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://hackyourphd.org/wp-content/uploads/2016/04/Ebook_Final_VF_LD.pdf&quot;&gt;french&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; and in &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://hackyourphd.org/wp-content/uploads/2016/04/Ebook_Final_ENG-ld.pdf&quot;&gt;english&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt; &amp;lt;-&lt;/p&gt;

&lt;hr /&gt;

&lt;figure&gt;
    &lt;a href=&quot;http://hackyourphd.org/wp-content/uploads/2016/04/hyphdus-en-cover.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://hackyourphd.org/wp-content/uploads/2016/04/hyphdus-en-cover.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;h2 id=&quot;credits-&quot;&gt;Credits :&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;The book HackYourPhD in the US “Profiles of young researchers of the Open Science generation” was born from the discussion between Mathieu Rouault et Célya Gruson-Daniel.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mathieu Rouault, creator of @docteo_net and @speak_science and co-fondateur of @ Spescimen. He directed the video presentation of the crowdfunding campaign HackYourPhD States. He proposed the idea of this book to highlight profiles of PhD students, one of the key public of his initiatives.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;This book was mostly written by Célya Gruson-Daniel with the help of precious reviewers (Mathieu Rouault, Elyane Daniel ).
The layout was made by Jean-François Cauche then by Raphael Himpe under the coordination of Amaury Van Espen who also added all the graphic elements. The English translation was made by François Boursin Asperti, Rodrigue Asseu, Xiao Xiao and Elizabeth Gilbert.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;All the content (text, audio, photo) is licensed under a Creative Commons CC BY SA.&lt;/p&gt;

  &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://celyagd.github.io/Ebook-HYPhDUS/&quot;&gt;Sortie du livre enrichi HackYourPhD aux States&lt;/a&gt; was originally published by Célya Gruson-Daniel at &lt;a href=&quot;https://celyagd.github.io&quot;&gt;Célya Gruson-Daniel&lt;/a&gt; on March 26, 2016.&lt;/p&gt;</content>
</entry>


<entry>
  <title type="html"><![CDATA[Paysage éducatif numérique actuel et futurs possibles]]></title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="https://celyagd.github.io/Education-CVV/" />
  <id>https://celyagd.github.io/Education-CVV</id>
  <published>2015-01-25T00:00:00+00:00</published>
  <updated>2015-01-25T00:00:00+00:00</updated>
  <author>
    <name>Célya Gruson-Daniel</name>
    <uri>https://celyagd.github.io</uri>
    
  </author>
  <content type="html">&lt;p&gt;&lt;em&gt;La plateforme de MOOC France Université Numérique  (FUN) a fêté ses un an en janvier 2015. Son annonce puis son lancement avaient été largement relayés par la presse spécialisée mais aussi générale. Cette vague médiatique s’est accompagnée dans le milieu de l’enseignement supérieur du développement de premier MOOC mais aussi de questionnement sur cet objet aux contours encore flous.
Le centre Virchow-Villermé est un des instituts pionniers dans la création de MOOC en France.  Ce sera au total 17 MOOC qui auront été produits par la MOOC Factory du Centre à la fin 2015. Pour le Centre dont un des axes principaux est l’éducation à la santé publique et globale, ces MOOC sont une première étape. En effet, des sujets comme la santé nécessitent un accès et une diffusion des ressources à l’image de ces thématiques au potentiel et à l’impact social élevé. Mais quelles initiatives et dispositifs peuvent s’articuler avec les MOOC pour un enseignement en ligne, gratuit et ouvert au plus grand nombre ?
En tant que coordinatrice des MOOC du Centre Virchow-Villermé, je souhaite revenir dans cet article sur le paysage éducatif à distance actuel et vous proposer une vision de l’enseignement en santé publique englobant les potentialités offertes par le numérique. Cette vision se base sur le partage de ressources éducatives en libre accès accompagné de dispositifs modulaires s’adaptant aux diverses demandes et besoins des participants et des instituts d’enseignements supérieurs.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;un-point-sur-lenseignement-à-distance-ouvert&quot;&gt;Un point sur l’enseignement à distance ouvert&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;L’apparition de nouveaux dispositifs techniques (correspondance, télévision, internet) sont souvent l’occasion de se questionner sur la façon de transmettre des connaissances, de les évaluer et plus globalement de les enseigner. Les MOOC ont remis au gout du jour ces interrogations, mais aussi des espoirs et craintes dans le milieu de l’enseignement supérieur. 
Je souhaite tout d’abord revenir dans cet article sur quelques fonctions majeures sous-tendant un enseignement en ligne, gratuit et ouvert au plus grand nombre afin de comprendre les enjeux actuels et les potentialités qui nous sont offertes.&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;La première étape consiste en &lt;strong&gt;la mise à disposition de ressources éducatives&lt;/strong&gt; en ligne sous ses différents formats (syllabus, bibliographie, vidéo, audio, présentation) avec l’utilisation possible de licence pour favoriser le partage et la réutilisation de ces contenus (par exemple les licences Creative Commons). Se rajoute à cela une indexation de ces ressources pour favoriser leur visibilité et leur référencement sur des moteurs de recherche. 
Mais l’accessibilité et visibilité de ces connaissances ne signifient pas qu’elles vont être intégrées et comprises par ceux qui les utilisent.&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Cela m’amène au second point : &lt;strong&gt;l’accompagnement&lt;/strong&gt; des utilisateurs pour faciliter l’apprentissage. Il se traduit par la mise en place d’un environnement personnel d’apprentissage. En effet, vouloir apprendre en ligne nécessite de l’autonomie et de la motivation de la part du participant.  Cet environnement d’apprentissage consiste à la fois en :
    &lt;ul&gt;
      &lt;li&gt;une structure (scénario pédagogique, organisation en session des ressources avec une temporalité donnée, espace de discussion)&lt;/li&gt;
      &lt;li&gt;une communauté créée autour de ces ressources éducatives permettant aux participants de se motiver mutuellement mais aussi d’obtenir des réponses à leurs questions (approche constructiviste).&lt;/li&gt;
      &lt;li&gt;une vérification des connaissances acquises sous la forme d’auto-évaluation ou d’exercices corrigés par d’autres.&lt;/li&gt;
    &lt;/ul&gt;
  &lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Ces deux premières fonctions sont complétées dans un dispositif éducatif par &lt;strong&gt;la reconnaissance de l’acquisition des ces contenus&lt;/strong&gt;. Cette reconnaissance peut être source de motivation personnelle ou extrinsèque lorsqu’elle peut s’intégrer dans une formation certifiante. 
Ces parcours éducatifs 100% en ligne sont proposés depuis de nombreuses années par différents instituts. (Open University, CNAM). Mais pour pouvoir y accéder, cela nécessite une inscription et un coût. Les MOOC sont venus compléter cette offre avec la mise à disposition à tous de ressources éducatives.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;h2 id=&quot;paysage-éducatif-numérique-actuel&quot;&gt;Paysage éducatif numérique actuel&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Aujourd’hui, différentes solutions sont proposées pour un enseignement à distance basé sur des ressources éducatives universitaires. En s’intéressant aux fonctionnalités présentées ci-dessus, je propose de décrire succinctement trois dispositifs : les MOOC, les &lt;em&gt;OpenCourseWare&lt;/em&gt; et les environnements numériques de travail (ENT) des universités.&lt;/p&gt;

&lt;table style=&quot;width:100%;text-align:center;border: 1px solid black;&quot;&gt;
  &lt;tr&gt;
    &lt;th&gt;Connaissances&lt;/th&gt;
    &lt;th&gt;OpenCourseWare&lt;/th&gt;		
    &lt;th&gt;MOOC&lt;/th&gt;
    &lt;th&gt;Environnement Numérique de Travail&lt;/th&gt;
  &lt;/tr&gt;
  &lt;tr&gt;
    &lt;td&gt;1) Accès &lt;/td&gt;
    &lt;td&gt;++ Accès gratuit ressources libres (CC-BY/CC-BY-SA) ou ouvertes (+NC/ND)&lt;/td&gt;		
    &lt;td&gt;Gratuit avec licences ou copyright&lt;/td&gt;
    &lt;td&gt;Accès réservé&lt;/td&gt;
  &lt;/tr&gt;
  &lt;tr&gt;
    &lt;td&gt;2) Intégration&lt;/td&gt;
    &lt;td&gt;-- Pas d&apos;accompagnement&lt;/td&gt;		
    &lt;td&gt;++ Forum de discussion, quizz, évaluation&lt;/td&gt;
    &lt;td&gt;Variable (rendu de devoir, suivi de la progression)&lt;/td&gt;
  &lt;/tr&gt;
  &lt;tr&gt;
    &lt;td&gt;3) Reconnaissance de l&apos;intégration&lt;/td&gt;
    &lt;td&gt;--&lt;/td&gt;		
    &lt;td&gt;Attestation d&apos;assiduité ou certificat payant&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Diplôme universitaire&lt;/td&gt;
  &lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;

&lt;h4 id=&quot;mooc&quot;&gt;MOOC&lt;/h4&gt;

&lt;p&gt;Le développement des MOOC en 2012 en Amérique du Nord puis à l’international est venu combler le manque d’accès et de visibilité des ressources de l’enseignement supérieur. Ces plateformes mettent ainsi à disposition des ressources éducatives gratuites  &lt;em&gt;(1/ Accès aux connaissances)&lt;/em&gt; mais tous les MOOC ne proposent pas de licences sur leur contenu ou bien des licences restrictives. Les contenus sont disponibles après inscription et se présentent souvent sous forme de sessions et d’un calendrier à suivre. Cela favorise ainsi la constitution d’un groupe de participants échangeant entre eux et avec l’équipe du MOOC sur un forum de discussion. A cela, se rajoute souvent des quizz d’auto-évaluation mais aussi des exercices corrigés par d’autres participants (évaluation par les pairs), solutions proposées pour s’adapter au grand nombre de participants &lt;em&gt;(2/ Accompagnement et intégration des connaissances).&lt;/em&gt; Ces exercices permettent ainsi de vérifier l’acquisition de ces connaissances et donnent, si réussite, une reconnaissance (non diplomante) (attestation d’assiduité)&lt;em&gt;(3/ Reconnaissance)&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les délimitations de cet “objet MOOC” ne sont pas figées et ont évoluées. Certains MOOC sont maintenant à la demande. Libre à n’importe qui de s’inscrire lorsqu’il le souhaite. Les attestations de suivis sont maintenant complétées par des certificats de spécialisation payants regroupant divers MOOC. Ces certificats en plus de service d’accompagnement sont au coeur du modèle économique de certaines plateformes développées par des entreprises (Coursera, Udacity, FutureLearn).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Au sein des universités, les MOOC viennent s’ajouter à des plateformes d’enseignements numériques déjà existantes&lt;/p&gt;

&lt;h4 id=&quot;environnement-numérique-de-travail-ent-et-opencourseware&quot;&gt;Environnement numérique de travail (ENT) et &lt;em&gt;OpenCourseWare&lt;/em&gt;&lt;/h4&gt;

&lt;p&gt;Les environnements numériques de travail (ENT) ont été mis en place dans les instituts d’enseignements supérieurs avec le développement des TICE (Technologie de l’information et de la communication éducative). Ils proposent la mise à disposition de contenus éducatifs de cours. Ces plateformes de type &lt;em&gt;moodle&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;blackboard&lt;/em&gt; ne sont disponibles que pour les étudiants inscrits. Elles proposent aussi un espace de remise de devoirs, compte-rendus pour les étudiants et d’échanges entre les étudiants (forum de discussion). Ces ressources sont donc réservées aux étudiants inscrits; ce qui est critiqué par des mouvements pour des Ressources éducatives libres ou &lt;em&gt;Open Education Ressources (OER)&lt;/em&gt; . Ces mouvements souhaitent une mise à disposition au plus grand nombre de ces connaissances.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les &lt;em&gt;OpenCourseWare&lt;/em&gt;, traduits en français par didacticiels libres ou matériels ouverts est une des réponses apportées.  Ils mettent à la disposition de tous des ressources éducatives (syllabus, présentation) avec l’utilisation de licences. Soit des Licences libres ( CC-BY ou CC-BY-SA) qui permettent une réutilisation du contenu sans restriction ou bien des licences ouvertes avec des clauses non commerciales ou non dérivatives. Le premier &lt;em&gt;Open CourseWare&lt;/em&gt; a été développé par le MIT en 2001. Ces plateformes sont souvent intégrées dans des consortiums tel que le OpenCourseWare consortium . Elles offrent ainsi des recueils de ressources éducatives &lt;em&gt;(1/ Accès)&lt;/em&gt; mais sans proposer d’aide à l’intégration des connaissances ou d’évaluation &lt;em&gt;(2/ et 3/)&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;une-proposition-darticulation-de-ces-différents-dispositifs&quot;&gt;Une proposition d’articulation de ces différents dispositifs&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Dans ce paysage éducatif, comment réussir à articuler ces différents dispositifs afin d’offrir un enseignement le plus large possible avec une approche modulaire répondant aux attentes de différentes formations (diplomantes, certifiantes, tout au long de la vie) ?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;C’est un enjeux majeur pour le centre Virchow-Villermé dont un des axes principaux est un enseignement ouvert au plus grand monde en santé publique.&lt;/p&gt;

&lt;figure&gt;
    &lt;a href=&quot;/images/image-education-cvv.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;/images/image-education-cvv.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
    &lt;figcaption&gt;Paysage éducatif supérieur (licence CC-BY-SA)&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Une solution pourrait être de proposer un socle constitué d’un OpenCourseWare mettant à disposition des ressources (syllabus, plan de cours, supports du cours, fichiers audio) en licence CC- BY-SA pour permettre la réutilisation de ces ressources au plus grand nombre. Une sélection de vidéos des MOOC serait mise en ligne sur une chaîne de vidéos favorisant leur visibilité et leur partage. Ce socle offrirait ainsi un libre accès aux connaissances et une visibilité des contenus. Concernant l’intégration de ces connaissances et la certification, des hybridations sont à imaginer entre les fonctionnalités des MOOC et des ENT.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les MOOC offrent une interface simple d’utilisation et intuitive dont les ENT peuvent s’inspirer. L’écho médiatique reçu donne également à ces MOOC une visibilité importante. Les Environnements numériques de travail répondent aux besoins pédagogiques des universités en termes de suivi des étudiants et de leur évaluation. Ils offrent aussi une garantie de la protection des données des étudiants, ce qui n’est pas toujours le cas pour des plateformes MOOC(cf. modèle économique de certaines plateformes privées). L’enseignement à distance nécessite une interopérabilité entre ses différents dispositifs permettant un usage modulaire.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Au sein du Centre Virchow-Villermé, en s’appuyant sur ces différents dispositifs et en les articulant, nous souhaitons ainsi proposer des solutions pédagogiques et techniques innovantes à l’image de la portée sociale majeure des thématiques de Santé publique et globale.&lt;/p&gt;


  &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://celyagd.github.io/Education-CVV/&quot;&gt;Paysage éducatif numérique actuel et futurs possibles&lt;/a&gt; was originally published by Célya Gruson-Daniel at &lt;a href=&quot;https://celyagd.github.io&quot;&gt;Célya Gruson-Daniel&lt;/a&gt; on January 25, 2015.&lt;/p&gt;</content>
</entry>


<entry>
  <title type="html"><![CDATA[OpenCon 2014 : In the heart of Open Science advocacy]]></title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="https://celyagd.github.io/opencon2014-openscience/" />
  <id>https://celyagd.github.io/opencon2014-openscience</id>
  <published>2014-11-25T00:00:00+00:00</published>
  <updated>2014-11-25T00:00:00+00:00</updated>
  <author>
    <name>Célya Gruson-Daniel</name>
    <uri>https://celyagd.github.io</uri>
    
  </author>
  <content type="html">&lt;p&gt;&lt;em&gt;Last week, I attended for HackYourPhD the &lt;a href=&quot;http://www.opencon2014.org/&quot;&gt;OpenCon 2014&lt;/a&gt; (Nov-Dec 15-17th) gathering the early career researchers on Open Access, Open Data and Open Science. As a representative of our Open Science community, I had the chance to be one of the 80 participants selected for a full traveling grant. Being part of 175 open science/education students and researchers from around the world was a great acknowledgement for the work we have done with HackYourPhD.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;I can tell, without any doubt, that this conference was the most well organized event I have never been. As we say in french, we were treated « aux petits oignons » (kid gloves). This conference was organized not only FOR the early career researchers. It was organized also BY a committee of students and ECR with &lt;a href=&quot;http://www.righttoresearch.org/&quot;&gt;Right to Research Coalition&lt;/a&gt; and the support of &lt;a href=&quot;http://www.sparc.arl.org/&quot;&gt;SPARC&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;The first two days was held at the University of Washington. It was a good balance between keynotes, panels, and workshops to give us an overview of the current State of Open Science and Education and its impact in the US, but also in other parts of the world (India, Latin America, Africa…)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;The first day we got the feedback of several founders of Open Science initiatives but also their vision of the future of Open. I personally enjoyed the panel about the Innovative Publishing Models with a presentation of Peer J and eLife.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;As usual, the vision of John Wilbanks (keynote speaker) about the i&lt;a href=&quot;http://fr.slideshare.net/wilbanks/opencon2014-wilbanks-41598242&quot;&gt;mportance of Open as a platform&lt;/a&gt; was really inspiring. He mentioned ingeniously the difference between a sharing and a rental economy, and stressed also the importance of UX design for the Open movement.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;The presentation of Latin American initiatives was really interesting and I discovered &lt;a href=&quot;http://www.redalyc.org/home.oa&quot;&gt;redalyc&lt;/a&gt; (digital library of Open Access Journals for LatinAmerica) and its ecosystem with great pleasure.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;I also followed online discussions on Twitter, especially exchanges between digital humanists and social researchers. It is true that scientific fields as life science and computer science was more represented in the conference compared to social sciences. This make sense with the supports of the &lt;a href=&quot;http://www.mpg.de/institutes&quot;&gt;MaxPlanck Institute&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://elifesciences.org/&quot;&gt;eLife&lt;/a&gt; (Presenting Sponsor), and &lt;a href=&quot;http://www.plos.org/&quot;&gt;PLOS&lt;/a&gt; (Webcast Sponsor.). Nevertheless, we had a nice presentation of the project « Open Libraries for the Humanities ».&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;The second day was more practical with workshops. I enjoyed the really instructive panel co-chaired by Erin McKiernan and Ross Mounce about &lt;a href=&quot;http://storify.com/HackYourPhd/opencon2014-how-to-make-your-research-open&quot;&gt;How to make your research open&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;figure&gt;
	&lt;a href=&quot;http://hackyourphd.org/wp-content/uploads/2014/11/unnamed.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://hackyourphd.org/wp-content/uploads/2014/11/unnamed.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
	&lt;figcaption&gt;&lt;a href=&quot;http://hackyourphd.org/en/2014/11/open-con2014-in-the-heart-of-open-science-advocacy/&quot; title=&quot;OpenCon 2014 Workshop CC BY Suhrob Niyazov on Flickr
&quot;&gt;OpenCon 2014 Workshop CC BY Suhrob Niyazov on Flickr
&lt;/a&gt;.&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;This conference let also spaces for networking. The social events (unconference, diner) bus also time in the bus or in the public transport were perfect for it.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;The last days was dedicated to advocacy training and meeting at the Congress. Split in small groups, it was a great occasion to listen Open Science/Education stories from each others and meet people we haven’t met yet. I was part of the group which went to the meeting at the &lt;a href=&quot;http://www.imls.gov/&quot;&gt;Institute for Museum and Libraries services&lt;/a&gt;. We were 20 and most of the group were librarians. The discussion with Robert Horton (associate deputy director for library services) was focused on specific issues about data management in libraries and technical issues. It was quite inspiring concerning French research and gave lot of inspiration for future actions.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;I was surprised to notice that the discussion in France are really different than there, especially concerning the Open Access Models. During the conference, Nobody mentioned the EpiJournals or the &lt;a href=&quot;http://www.triple-c.at/index.php/tripleC/article/view/502&quot;&gt;Diamond Open Access models&lt;/a&gt;. Why? Are we perhaps more attached to the autonomy of the University in France ? With the participation of &lt;a href=&quot;http://peerj.com/&quot;&gt;PeerJ&lt;/a&gt;, PLOS and eLife, the representation of Open Access Gold was certainly predominant.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;For HackYourPhD, my contribution have been to document the events by live-tweeting, making audio interviews and creating Storify. You can find these Storify below and our audio interview on our Soundcloud.&lt;/p&gt;

&lt;figure&gt;
	&lt;a href=&quot;http://hackyourphd.org/wp-content/uploads/2014/11/unnamed-1.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://hackyourphd.org/wp-content/uploads/2014/11/unnamed-1.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
	&lt;figcaption&gt;&lt;a href=&quot;http://hackyourphd.org/en/2014/11/open-con2014-in-the-heart-of-open-science-advocacy/&quot; title=&quot;Storify in progress CC BY Suhrob Niyazov on Flickr
&quot;&gt;Storify in progress CC BY Suhrob Niyazov on Flickr
&lt;/a&gt;.&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;As one of the first alumni, I am looking forward to meeting again the OpenCon team in the next years. I’m convinced, as Patrick Brown (founder of PLOS) told us at the Opening Keynote: “Be entrepreneurial : if you believe there’s a better way don’t just complain come up with a better alternative and go for it! »&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Let’s continue on this path with HackYourPhD…&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storify.com/HackYourPhd/opencon2014-how-to-make-your-research-open&quot;&gt;View the story “#OpenCon2014 How to Make your research open, MegaJournals and Open Access in Latin America” on Storify&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storify.com/HackYourPhd/opencon2014-first-day&quot;&gt;View the story “#OpenCon2014 Opening Keynote, Panel “The Current State of Open” and “Open Data &amp;amp;Reproducibility in Research”” on Storify&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storify.com/HackYourPhd/opencon2014-panel&quot;&gt;View the story “#OpenCon2014 Panels “Innovative Publishing Models” , “Impact of Open” and The Importance of Open as a platform” on Storify&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

  &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://celyagd.github.io/opencon2014-openscience/&quot;&gt;OpenCon 2014 : In the heart of Open Science advocacy&lt;/a&gt; was originally published by Célya Gruson-Daniel at &lt;a href=&quot;https://celyagd.github.io&quot;&gt;Célya Gruson-Daniel&lt;/a&gt; on November 25, 2014.&lt;/p&gt;</content>
</entry>


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  <title type="html"><![CDATA[Sortie du livre “Open Models” : comprendre les modèles économiques de l’Open.]]></title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="https://celyagd.github.io/open-models/" />
  <id>https://celyagd.github.io/open-models</id>
  <published>2014-10-21T00:00:00+00:00</published>
  <updated>2014-10-21T00:00:00+00:00</updated>
  <author>
    <name>Célya Gruson-Daniel</name>
    <uri>https://celyagd.github.io</uri>
    
  </author>
  <content type="html">&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le 15 octobre donnait le coup d’envoi de la diffusion du livre &lt;a href=&quot;http://www.openmodels.fr/&quot;&gt;“Open Models”&lt;/a&gt; en version papier puis en ebook sous licence CC-BY-SA. Ce projet représente la consécration d’une année de travail pour Without Model et ceux qui se sont lancés dans une aventure intellectuelle, événementielle mais aussi amicale autour des modèles économiques de l’Open. La sortie du livre “Open Models” est l’occasion de faire un bilan des évènements, interviews et articles autour des transformations économiques dans les sphères du logiciel, de l’éducation, de la culture. Pour la partie Science, HackYourPhD a souhaité apporter sa contribution.
Naissance du projet “Open Experience”&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il arrive souvent qu’une question commune taraude plusieurs personnes au même instant. L’art est de pouvoir réunir ces personnes autour d’une même table pour les amener à partager leurs réflexions, explorer un territoire commun, en délimiter ses frontières et trouver des prémices de solutions. C’est le rôle que Without Model a joué avec son projet “Open Expérience” : cycle d’évènements et d’articles autour des modèles économiques de l’Open.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En effet, en septembre 2013 l’économie collaborative semblait être sortie de sa bulle et avoir révélé à un public large de nouvelle façon de produire, de consommer, de partager des savoirs et des connaissances. Nous étions dans la vague déferlante de l’Open, avec ses anciens comme l’Open Source et ses petits nouveaux comme l’Open Data, l’Open Education, l’Open Hardware et l’Open Science. La folie du vent collaboratif avait certes tracé son sillon mais laissait derrière lui plusieurs interrogations. Nombreux voyaient l’importance de ce mouvement pour son efficacité grâce à une organisation et des méthodologies plus collaboratives et agiles mais aussi pour son éthique portée par les notions de transparence et d’ouverture. Toutefois, beaucoup commençaient aussi à se poser la question de la durabilité d’un tel mouvement.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Après l’effervescence de l’Open, comment assurer son maintien ? Quel modèles économiques pour le soutenir ?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Without Model a ainsi rassemblé en la personne de Louis David Benyayer et Karine Durand-Garcon une petite bande d’afficionado/a intéressée par ses questions. Lionel Maurel pour la culture, Bastien Guerry pour le logiciel, Jean-Luc Wingert pour la production–pour n’en citer que quelques uns. Mutinerie, espace de coworking a servi de repère aux réunions et aux évènements. Et HackYourPhD s’est ainsi impliqué pour la partie Science.&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;etape-préliminaire--cartographier-lécosystème-de-lopen-science&quot;&gt;Etape préliminaire : cartographier l’écosystème de l’Open Science&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Après l’étape &lt;a href=&quot;hackyourphd.org/USA&quot;&gt;HackYourPhD aux States&lt;/a&gt;, la définition de l’Open Science semblait plus claire. Il s’agissait maintenant de mieux comprendre les enjeux économiques liés à ce mouvement et de se nourrir des éclairages apportés par les autres thématiques traitées dans le projet “Open Experience”&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ce fut un travail de longue haleine : il a fallu délimiter les contours de l’Open Science et en faire comprendre la signification. L’approche a été alors de répertorier les acteurs/initiatives impliqués pour pouvoir les caractériser et voir les modèles économiques associés. Ce travail s’est construit par touches successives durant de nombreux mois. Il a donné naissance à un &lt;a href=&quot;https://docs.google.com/forms/d/1un_VRgKwNy0dorRc80RzI6DODfhrD-UdiXJBVMKMNSs/viewform&quot;&gt;questionnaire&lt;/a&gt; pour cartographier l’écosystème de l’Open Science. Des rencontres successives ont permis d’associer à ces réflexions différents entrepreneurs et chercheurs. Se sont prêtés au jeux de l’interview &lt;a href=&quot;http://hackyourphd.org/2014/06/shazino-julien-therier-business-model-open-science/&quot;&gt;Julien Thérier&lt;/a&gt;, fondateur de Shazino, &lt;a href=&quot;http://hackyourphd.org/2014/05/interview-soscience-laccessibilite-au-coeur-du-processus-du-brevet-partage-au-100-openscience/&quot;&gt;Mélanie Marcel&lt;/a&gt;, fondatrice de SoScience et &lt;a href=&quot;http://hackyourphd.org/2014/06/interview-alain-rallet-openscience-crowdfunding/&quot;&gt;Alain Rallet&lt;/a&gt; économiste. Claude Kirchner, directeur de la recherche et développement et &lt;a href=&quot;http://hackyourphd.org/2014/06/cetait-une-belle-utopie-diffuser-et-decouvrir-instantanement-toute-la-connaissance-du-monde/&quot;&gt;Pierre-Carl Langlais&lt;/a&gt; se sont associées à ces échanges notamment lors de la soirée de restitution &lt;a href=&quot;http://hackyourphd.org/2014/05/evenement-openexperience-openscience-business-model/&quot;&gt;Open Science : phénomène de mode ou mouvement durable ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;modèles-économiques-et-open-science--encore-en-phase-dexpérimentation&quot;&gt;Modèles économiques et Open Science : encore en phase d’expérimentation&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Cette soirée s’est enfin déroulée neuf mois après le lancement du projet “Open Experience”. Elle s’est tenue à la Cité des Sciences où une série d’évènements autour de l’Open Science s’organisait depuis mars.
Après une présentation de la &lt;a href=&quot;http://hackyourphd.org/2014/07/cartographier-lecosyteme-de-lopen-science-pour-mieux-comprendre-ses-enjeux/&quot;&gt;cartographie de l’écosystème Open Science&lt;/a&gt; les échanges entre les intervenants et le public se sont concentrés autour des problématiques rencontrées par le système actuel de la recherche : manque d’innovation, monopole des éditeurs privés sur la publication scientifique… Ces conversations ont montré que l’ Open Science semble être déjà une réponse contre ce système dominant de plus en plus inadapté. Ces contestations sont portées par le terme tautologique d’Open Science : la Science n’est-elle pas ouverte par nature ? Ce mouvement ne révèle cependant pas encore de réponses bien définies en matière de modèles économiques. La remise en question portée par l’Open Science laisse émerger différentes voies en phase encore d’expérimentation pour faire évoluer le champ complexe que représente le système de la recherche.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le livre &lt;a href=&quot;http://www.openmodels.fr/&quot;&gt;“Open Models”&lt;/a&gt; vous révèlera les réflexions actuelles autour des modèles économiques de ce système. Les autres chapitres viendront éclairer les initiatives existantes dans d’autres champs (culture, logiciel, éducation, etc.) et nourrir des scénarios prospectifs autour de la production et du partage des connaissances scientifique.&lt;/p&gt;

&lt;figure&gt;
	&lt;a href=&quot;http://hackyourphd.org/wp-content/uploads/2014/10/openmodels.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://hackyourphd.org/wp-content/uploads/2014/10/openmodels.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;h2 id=&quot;open-science--un-dispositif-pour-étudier-des-éventuelles-reconfigurations-économiques-&quot;&gt;Open Science : un dispositif pour étudier des éventuelles reconfigurations économiques ?&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Participer à cette aventure “Open Models” avec Without Model a été un moteur formidable pour HackYourPhD. Il a notamment permis de mettre en place les premières briques d’un travail de recherche plus poussé sur l’Open Science, ses caractéristiques et son impact sur le système de la recherche actuelle.
Ses réflexions qui prendront la forme d’un travail de thèse (ou “hacking de thèse”) tenteront de comprendre dans quelle mesure le mouvement de l’Open Science met en lumière les problématiques clefs traversées par la recherche. Les savoirs scientifiques sont en effet aujourd’hui considérés comme biens marchands sous-tendant un système globalisé de recherche et d’innovation. Mais les potentialités offertes par le numérique de diffusion mais aussi de création collaborative de ces connaissances tendent aussi à les considérer comme biens communs. Ce travail de thèse cherchera à explorer par l’observation et l’analyse d’études de cas les reconfigurations juridiques et économiques associées à ce mouvement. Les recherches menées actuellement sur les communs avec son approche systémique servira de cadre d’analyse. Une piste d’exploration possible est celle des interactions entre les différents acteurs de l’écosystème de la recherche et des dynamiques apportées par le mouvement de l’Open Science. Cet écosystème servira de cadre expérimental pour comprendre si il est possible de dépasser une vision dichotomique Etat/Marché et d’envisager de nouveaux modes de gouvernance articulés autour de ces Communs de la connaissance.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Réflexions à suivre au long terme avec HackYourPhD et à découvrir dès à présent avec le livre “Open Models”&lt;/p&gt;

  &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://celyagd.github.io/open-models/&quot;&gt;Sortie du livre “Open Models” : comprendre les modèles économiques de l’Open.&lt;/a&gt; was originally published by Célya Gruson-Daniel at &lt;a href=&quot;https://celyagd.github.io&quot;&gt;Célya Gruson-Daniel&lt;/a&gt; on October 21, 2014.&lt;/p&gt;</content>
</entry>


<entry>
  <title type="html"><![CDATA[Cartographier l’écosytème de l’Open Science pour mieux comprendre ses enjeux.]]></title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="https://celyagd.github.io/cartographie-openscience/" />
  <id>https://celyagd.github.io/cartographie-openscience</id>
  <published>2014-07-21T00:00:00+00:00</published>
  <updated>2014-07-21T00:00:00+00:00</updated>
  <author>
    <name>Célya Gruson-Daniel</name>
    <uri>https://celyagd.github.io</uri>
    
  </author>
  <content type="html">&lt;p&gt;&lt;em&gt;Dans le cadre d’&lt;a href=&quot;http://www.withoutmodel.com/without-model/open-experience-pour-debattre-des-modeles-de-lopen/&quot;&gt;Open experience&lt;/a&gt;, une première étape a été de mieux comprendre ce que l’Open Science représente dans le système de la recherche actuelle pour ainsi définir les différents acteurs et les services/actions/produits liés. Pour cela, nous avons mis au point une première cartographie de l’écosystème. Cette cartographie a été présentée lors d’&lt;a href=&quot;http://www.withoutmodel.com/celya-gruson-daniel/open-experience-4-openscience-le-17-juin-de-19h-21h/&quot;&gt;Open Experience # 4&lt;/a&gt; sur l’open Science et a nourri un débat fructueux sur la remise en cause de modèles économiques dominants et des premières tentatives de nouveaux modèles avec l’Open Science.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;la-recherche-aujourdhui--de-la-science-20-à-lopen-science-&quot;&gt;La recherche aujourd’hui : De la Science 2.0 à l’Open Science ?&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Aujourd’hui, il paraît clair que le Web - notamment coopératif (Web2.0) - a transformé nos façons de consommer, de produire, d’échanger. Certains parlent même d’un nouvel Âge (&lt;a href=&quot;http://colin-verdier.com/&quot;&gt;Âge de la multitude&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-L_age_de_l_acces-9782707146083.html&quot;&gt;Âge de l’Accès&lt;/a&gt;). Le monde de la recherche et de la production des savoirs dits académiques n’échappent pas à ces transformations.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le Web et plus largement les technologies de l’information et de la communication (TIC) donnent la possibilité de mettre en ligne des articles scientifiques, de stocker des données, du code sur le Web et de pouvoir les partager et les échanger beaucoup plus facilement pour un coût (qui pourrait être) presque nul. On regroupe parfois ce nouveau champ d’usage et de pratiques sous le terme de « Sciences 2.0 ».&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Or, cette possibilité de rendre disponible à tous des connaissances sur le Web a aussi mis en lumière des phénomènes de privatisation des savoirs basés sur les droits de propriété intellectuelle, les brevets ou bien encore des monopoles d’entreprises privés (industries pharmaceutiques, éditeurs scientifiques).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L’organisation du système de la recherche et de l’innovation actuelle, guidée par la valorisation des travaux de recherche pour s’insérer dans une économie des connaissances a fait également émerger un système “concurrentiel” (en fait, de “rivalité”) pour obtenir des financements dans le cadre d’appels à propositions, de “grants”. Pour les chercheurs cela se traduit par une course aux publications sur laquelle ils sont évalués - phénomène du « publish or perish ». L’incitation à un travail collaboratif et au partage des connaissances se trouve alors fortement réduit.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En réaction, l’expression Open Science a été de plus en plus utilisée ces dernières années. Ce terme peut paraître tautologique.  “La Science ne se devrait elle pas d’être ouverte?”. Il insiste ainsi sur un système où les connaissances sont considérées comme un bien marchand dont la valeur est à capter.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L’Open Science prend aujourd’hui la forme d’un mouvement dont le but est de rendre la recherche plus transparente, ouverte et collaborative et de faciliter également les interactions entre Science et Société. L’Open Science est proche des mouvements autour des biens communs, renouvelés par les enjeux soulevés par les biens communs informationnels ou cognitifs.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Derrière ce terme rassembleur se regroupe un ensemble d’initiatives diverses de par les services proposés ou les structures qui les sous-tendent ( entreprises, associations, collectifs). Les Sciences 2.0 et l’Open Science ont amené à la création d’entreprises (startups) digitales, de collectifs académiques et non académiques (advocacy), de nouvelles infrastructures de recherche. Ces acteurs et ces pratiques poussent à transformer le système de la recherche. Ils amènent aussi à remettre en question les modèles économiques existants et à se questionner sur des nouveaux.&lt;/p&gt;

&lt;h2 id=&quot;un-premier-pas--cartographier-lécosystème-de-lopenscience&quot;&gt;Un premier pas : cartographier l’écosystème de l’OpenScience&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Fortement associée à la Science 2.0, le mouvemement de l’Open Science est marquée par une “forme réseau” . Afin de mieux comprendre les transformations de la recherche,  il nous a semblé important de développer une approche systémique pour comprendre les interdépendances et les co-évolutions de ce système.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour cela, nous avons réalisé un premier essai de cartographie des acteurs liés à l’Open Science. Grâce à un &lt;a href=&quot;https://docs.google.com/forms/d/1un_VRgKwNy0dorRc80RzI6DODfhrD-UdiXJBVMKMNSs/viewform&quot;&gt;questionnaire&lt;/a&gt; diffusé en ligne, 66 initiatives ont été répertoriées du 10 mai au 14 juin par 15 contributeurs. Pour chaque initiative, la date de création, le(s) services proposés ainsi que des mots clefs associés ont été complétés. Les données fournies par l’association Givewell &lt;a href=&quot;https://docs.google.com/spreadsheet/ccc?key=0AhzKnm3ez8kJdEtvdHdDY1FqUXhZZ1k4NFVEbUNLTEE&amp;amp;usp=drive_web#gid=0&quot;&gt;“OpenScienceField”&lt;/a&gt; ont été aussi intégrées. A partir de la base de données initiale ainsi élaborée (tableau sous format tableur), nous avons construit une base de données de relations (i.e. structure nœuds-liens, nécessaire à l’analyse structurale de réseau et à la cartographie). Des cartes de réseaux de relations ont ensuite été généré grâce à Gephi (algorithme ForceAtlas) avec la mise en évidence de cluster (algorithme Modularity). Sur ces cartes sont ainsi représentées à la fois les initiatives Open Science et les mots clefs et nom de services qui leur sont associés.&lt;/p&gt;

&lt;figure&gt;
	&lt;a href=&quot;http://hackyourphd.org/wp-content/uploads/2014/07/Mapping-OS.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://hackyourphd.org/wp-content/uploads/2014/07/Mapping-OS.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
	&lt;figcaption&gt;&lt;a href=&quot;http://hackyourphd.org/wp-content/uploads/2014/07/Mapping-OS.png&quot; title=&quot;Cartographie Open Science CC-BY-SA celyagd&quot;&gt;Cartographie Open Science CC-BY-SA celyagd&lt;/a&gt;.&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Sur cette carte, cinq clusters principaux se dégagent.&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;
    &lt;p&gt;Le cluster vert correspond à l’Open Access c’est à dire l’accès en ligne et gratuit aux publications scientifiques associé au processus de peer reviewing (évaluation par les pairs). L’Open Access semble être au coeur de l’écosystème Open Science. Le mouvement de l’Open Access s’est développé depuis plus d’une dizaine d’année. Il a été l’une des premières revendications de la part des chercheurs face aux monopoles d’éditeurs scientifiques tels que Elsevier (cf &lt;a href=&quot;http://thecostofknowledge.com/&quot;&gt;The Cost of Knowledge&lt;/a&gt;). Des initiatives Non-Profit (&lt;a href=&quot;http://www.plos.org/&quot;&gt;PLOS&lt;/a&gt;) et for profit (&lt;a href=&quot;https://peerj.com/&quot;&gt;PeerJ&lt;/a&gt;) autour de cette thématique se sont mis en place ( avec notamment en France &lt;a href=&quot;http://hal.archives-ouvertes.fr/?langue=en&quot;&gt;HAL&lt;/a&gt;, archive ouverte nationale). En lien avec l’Open Access l’activité de peer-review est intimement lié avec des initiatives cherchant à le modifier ou le compléter par exemple l’Open Peer Review (&lt;a href=&quot;http://f1000.com/&quot;&gt;F1000&lt;/a&gt;) ou le post Peer-Review (&lt;a href=&quot;https://pubpeer.com/&quot;&gt;PubPeer&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
  &lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;
    &lt;p&gt;L’autre cluster qui se dessine (en bleu clair) est celui en lien avec l’ouverture des données de la recherche scientifique et de sa gestion La notion d’Open Data vient étendre le champ de l’Open Access qui désigne les publications scientifiques. L’Open Data concerne le partage des données de la recherche (données brutes, figures, photos etc..) mais aussi leur stockage. C’est autour de la gestion de ses données que des plateformes privées (Figshare) mais aussi universitaires (&lt;a href=&quot;http://thedata.org/&quot;&gt;TheDataverse Network&lt;/a&gt;), nationale (&lt;a href=&quot;http://www.huma-num.fr/&quot;&gt;HumaNum&lt;/a&gt;) ou internationale (&lt;a href=&quot;https://zenodo.org/&quot;&gt;Zenodo&lt;/a&gt;) se sont mises en place. Le cluster Open Access et Open Data se rejoignent notamment par rapport aux infrastructures de recherche à développer. C’est ainsi que des initiatives concernant la gestion de ces infrastructures se trouvent à la jonction sur la cartographie (&lt;a href=&quot;http://www.ccsd.cnrs.fr/&quot;&gt;CCSD&lt;/a&gt; en France ou &lt;a href=&quot;https://www.openaire.eu/&quot;&gt;Open Aire&lt;/a&gt; en Europe). Ces deux notions vont certainement être de plus en plus intimement liées mais également les modèles économiques des entreprises.&lt;/p&gt;
  &lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;
    &lt;p&gt;Un cluster (bleu foncé) également important regroupe des initiatives de gestion de références bibliographiques, de réseaux sociaux scientifiques mais aussi de métriques alternatives (&lt;a href=&quot;http://altmetrics.org/manifesto/&quot;&gt;altmetrics&lt;/a&gt;). L’ensemble de ces initiatives ont pour point commun de gérer la réputation des chercheurs dans le monde de la recherche. Les méthodes plus traditionnelles sont mises en évidence par la gestion bibliographiques (&lt;a href=&quot;https://www.zotero.org/&quot;&gt;Zotero&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.mendeley.com/&quot;&gt;Mendeley&lt;/a&gt; outils de référencement “classique” des articles et des auteurs), mais aussi des nouveaux systèmes tels que les altmetrics (&lt;a href=&quot;https://impactstory.org/&quot;&gt;Impact Story&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.plumanalytics.com/&quot;&gt;Plum Analytics&lt;/a&gt;) qui offrent d’autres critères de réputation autour des articles. Sont représentés aussi les réseaux sociaux scientifiques qui mettent en contact directement les chercheurs.&lt;/p&gt;
  &lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;
    &lt;p&gt;Le cluster rose correspond à l’ouverture du processus de la recherche et à de nouvelles configurations de recherche avec l’intégration de non professionnels de la recherche. Il prend ainsi en compte la dimension sociétale associée à l’Open Science. Les Citizen Science sont un des premiers chaînons représentatifs des interactions science/société.  La recherche responsable met en avant les contacts avec les entrepreneurs sociaux. Sont aussi présents dans ce cluster des nouveaux espaces de recherche tels que les biohackerspaces ou les open lab. En lien, on retrouve les carnets de recherche ouverts, Open Notebook qui offrent des outils permettant l’ouverture du processus de recherche (&lt;a href=&quot;http://ipython.org/notebook.html&quot;&gt;Ipython Notebook&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.nature.com/protocolexchange/&quot;&gt;protocol exchange&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
  &lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;
    &lt;p&gt;Le dernier cluster (jaune) regroupe quant à lui les initiatives qui communiquent autour de l’Open Science (&lt;a href=&quot;https://www.force11.org/&quot;&gt;Force 11&lt;/a&gt;) de l’Open Access (&lt;a href=&quot;http://www.sparc.arl.org/&quot;&gt;SPARC&lt;/a&gt;) et sur la recherche en général.
Cette cartographie est un premier travail de recherche qui emprunte lui même une démarche Open Science. Par cette article et la présentation de ce projet le 17 juin, c’est une recherche en train de se faire qui est montrée pour qu’elle puisse être commentée, critiquée pour être ensuite affinée.&lt;/p&gt;
  &lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Par vos commentaires et vos remarques sur cette cartographie ou sur le &lt;a href=&quot;https://docs.google.com/forms/d/1un_VRgKwNy0dorRc80RzI6DODfhrD-UdiXJBVMKMNSs/viewform&quot;&gt;questionnaire&lt;/a&gt;, cette recherche va pouvoir s’étoffer (ajout d’initiatives) et donner naissance à une cartographie qui sera croisée avec d’autres méthodologies et données au cours d’un &lt;a href=&quot;http://figshare.com/articles/PhD_Project_Mapping_the_Open_Science_Movement_Characteristics_and_Impact_on_the_Research_System_April_2014_/1064413&quot;&gt;travail de thèse&lt;/a&gt; pour mieux comprendre cet écosystème, sa dynamique et son impact sur le système de la recherche actuelle.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Remerciement à Franck Ghitalla pour la réalisation de la cartographie et Pascal Jollivet-Courtois pour l’aide à l’analyse des données et la relecture précieuse.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


  &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://celyagd.github.io/cartographie-openscience/&quot;&gt;Cartographier l’écosytème de l’Open Science pour mieux comprendre ses enjeux.&lt;/a&gt; was originally published by Célya Gruson-Daniel at &lt;a href=&quot;https://celyagd.github.io&quot;&gt;Célya Gruson-Daniel&lt;/a&gt; on July 21, 2014.&lt;/p&gt;</content>
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  <title type="html"><![CDATA[Articles publiés sur le blog MyScienceWork.]]></title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="https://celyagd.github.io/mysciencework-article/" />
  <id>https://celyagd.github.io/mysciencework-article</id>
  <published>2013-01-01T00:00:00+00:00</published>
  <updated>2013-01-01T00:00:00+00:00</updated>
  <author>
    <name>Célya Gruson-Daniel</name>
    <uri>https://celyagd.github.io</uri>
    
  </author>
  <content type="html">&lt;p&gt;Voici quelques articles écrits et publiés sur le blog MyScienceWork, réseau social scientifique, lorsque j’étais en charge du &lt;em&gt;community management&lt;/em&gt; entre 2012 et 2013.&lt;/p&gt;

&lt;h4 id=&quot;100-open-access-un-besoin-de-cohésion-avant-tout----février-2013&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://www.mysciencework.com/news/9760/100-open-access&quot;&gt;100% Open Access :un besoin de cohésion avant tout !&lt;/a&gt; - Février 2013&lt;/h4&gt;

&lt;p&gt;Le 24 et 25 janvier derniers se tenaient les journées d’étude de Couperin sur l’Open Access. Le thème cette année « Généraliser l’accès ouvert aux résultats de la recherche » était le point central qui articulait les présentations. Plus de 20 intervenants ont pris la parole pour proposer différentes solutions qu’ils expérimentaient ou observaient. Les avis étaient partagés et les échanges entre intervenants et avec le public parfois houleux. Or, tous sont d’accord sur la nécessité d’être 100% en Open Access… Certains l’ont rappelé judicieusement, pour y arriver il faut mettre en place une cohésion nationale et même internationale. Et cela passe peut être par l’acceptation d’une diversité des modes d’action. Retour sur ces échanges instructifs… &lt;a href=&quot;https://www.mysciencework.com/news/9760/100-open-access&quot;&gt;La suite&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h4 id=&quot;open-access-et-suicide-daaron-swartz--les-larmes-de-trop---janvier-2013&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://www.mysciencework.com/news/9733/open-access-et-suicide-d-aaron-swartz&quot;&gt;Open Access et suicide d’Aaron Swartz : les larmes de trop…&lt;/a&gt; - Janvier 2013&lt;/h4&gt;

&lt;p&gt;Il y a seulement un an, la page Wikipedia s’habillait de noir pour lutter contre la loi SOPA et PIPA. Cette semaine, la communauté des défenseurs de l’accès libre à la connaissance est en deuil à l’annonce du suicide d’Aaron Swartz vendredi dernier. De nombreuses réactions ont émergé sur internet et les réseaux sociaux en faveur du mouvement open access. Les réseaux sociaux sont une caisse de résonance puissante et rapide contre des pouvoirs abusifs et cette démonstration se passe encore une fois devant nos yeux aujourd’hui. Mais il est dommage que des extrêmes tels que le suicide d’une personne ou des mesures legislatives aberrantes soient nécessaires à déclencher une réaction à  large échelle… &lt;a href=&quot;https://www.mysciencework.com/news/9733/open-access-et-suicide-d-aaron-swartz&quot;&gt;La suite&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h4 id=&quot;-science-its-your-thing-une-vision-encourageante-de-nos-chercheurs-de-demain----janvier-2013&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://www.mysciencework.com/news/9726/science-it-s-your-thing&quot;&gt;« Science: it’s your thing» une vision encourageante de nos chercheurs de demain &lt;/a&gt; - Janvier 2013&lt;/h4&gt;

&lt;p&gt;Le 29 novembre dernier, les résultats du concours « Science: it’s your thing » ont été une double satisfaction pour MyScienceWork. La satisfaction tout d’abord de voir le concours « Science: it’s your thing », mené avec brio par Curt Rice and co, apporter une réponse constructive à la campagne vivement contestée « Science: it’s a girl thing ! ». Notre deuxième belle surprise a été la remise du prix du jury à « Draw me Why », un des clubs du Centre de Recherche Interdisciplinaire que nous suivons de prêt. Retour sur les clefs qui ont fait la réussite de cette vidéo réalisée en à peine deux semaines par cette équipe dynamique, multidisciplinaire et créative. &lt;a href=&quot;https://www.mysciencework.com/news/9726/science-it-s-your-thing&quot;&gt;La suite&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h4 id=&quot;le-management-de-la-recherche-à-lheure-de-lopen-science--lexemple-innovant-dopen-h20---décembre-2012&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://www.mysciencework.com/news/9718/le-management-de-la-recherche-a-l-heure-de-l-open-science&quot;&gt;Le management de la recherche à l’heure de l’Open Science : l’exemple innovant d’Open H20&lt;/a&gt; - Décembre 2012&lt;/h4&gt;

&lt;p&gt;La culture de l’ « Open » prend toute son ampleur aujourd’hui. Issue au départ du monde de l’open source, elle inspire désormais de nouvelles façons de penser et d’agir dans des domaines très variés. La recherche peut-elle aussi se trouver transformée et remise en cause dans son organisation et dans ses stratégies ? L’équipe de recherche Open H20, à l’origine du projet Protei commercialisant un drone en open hardware, nous donne matière à réfléchir sur un modèle de recherche plus collaboratif et transparent. &lt;a href=&quot;https://www.mysciencework.com/news/9718/le-management-de-la-recherche-a-l-heure-de-l-open-science&quot;&gt;La suite&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h4 id=&quot;léconomie-collaborative-à-lère-de-la-société-fluide---novembre-2012&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://www.mysciencework.com/news/8950/l-economie-collaborative-a-l-ere-de-la-societe-fluide&quot;&gt;L’économie collaborative à l’ère de la société fluide&lt;/a&gt; - Novembre 2012&lt;/h4&gt;

&lt;p&gt;En ce temps de crise globale mais aussi ce moment de remise en question profonde de nos valeurs, des initiatives émergent pour faire face. À cette image, le mouvement de l’économie collaborative se met en place. C’est une nouvelle forme de gestion des ressources, des biens mais aussi des connaissances basée sur le partage et l’échange. Elle  trouve ses valeurs et toute sa puissance à l’heure d’une « société fluide », selon l’expression empruntée à Joël de Rosnay. Qui sont les acteurs de ce mouvement ? Comment s’organisent ils? Quelques pistes de réflexion dans cet article en résonnance avec les propos du livre de Joël de Rosnay « Surfer la vie : survivre dans une société fluide ». &lt;a href=&quot;https://www.mysciencework.com/news/8950/l-economie-collaborative-a-l-ere-de-la-societe-fluide&quot;&gt;La suite&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h4 id=&quot;boson-de-higgs--999999-des-médias-seraient-tombés-dans-le-panneau----juillet-2012-avec-laurence-bianchini&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://www.mysciencework.com/news/7074/boson-de-higgs-99-9999-des-medias-seraient-tombes-dans-le-panneau&quot;&gt;Boson de Higgs : 99,9999% des médias seraient tombés dans le panneau &lt;/a&gt; - Juillet 2012 avec Laurence Bianchini&lt;/h4&gt;

&lt;p&gt;Mercredi 4 juillet, des scientifiques du LHC au CERN ont annoncé qu’ils avaient détecté une nouvelle particule dont les caractéristiques sont fortement compatibles avec celles prédites pour le boson de Higgs. Cette fameuse particule a déjà fait beaucoup parler d’elle. Il faut dire que c’est un événement majeur. Découvrir une nouvelle particule se produit environ tous les 10 ans. La découverte du boson de Higgs est d’autant plus attendue qu’elle constitue en quelque sorte la clef de voûte de la physique des particules actuelle. Retour sur cette annonce et sa couverture médiatique, bel objet d’étude des rapports science-société à l’ère du web et des réseaux sociaux. &lt;a href=&quot;https://www.mysciencework.com/news/7074/boson-de-higgs-99-9999-des-medias-seraient-tombes-dans-le-panneau&quot;&gt;La suite&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h4 id=&quot;science-et-curation--nouvelle-pratique-du-web-20---février-2012&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://www.mysciencework.com/news/4828/science-et-curation-nouvelle-pratique-du-web-2-0&quot;&gt;Science et curation : nouvelle pratique du Web 2.0&lt;/a&gt; - Février 2012&lt;/h4&gt;

&lt;p&gt;Internet permet de publier et d’échanger chaque jour des milliards de données, auxquelles accèdent plus de 2 milliards de personnes dans le monde.  Cette masse d’information rend difficile, lorsque l’on mène une recherche, la différentiation entre le bruit de fond et les informations pertinentes et utiles. De plus, ces recherches sont  chronophages et peuvent dépasser largement le temps que nous avons à y consacrer. Aujourd’hui, Google et les moteurs de recherche spécialisés comme Google Scholar reposent sur des algorithmes éprouvés. Mais ces algorithmes sont-ils suffisamment en phase avec le besoin des utilisateurs ? Et si le web avait besoin du cerveau humain pour trier et mettre en avant les informations pertinentes, et non pas une information basée sur la « popularité » et des opérations lexicales et sémantiques ? &lt;a href=&quot;https://www.mysciencework.com/news/4828/science-et-curation-nouvelle-pratique-du-web-2-0&quot;&gt;La suite&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;In english : &lt;a href=&quot;https://www.mysciencework.com/news/8869/science-and-curation-the-new-practice-of-web-2-0&quot;&gt;Science and Curation: the New Practice of Web 2.0&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

  &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://celyagd.github.io/mysciencework-article/&quot;&gt;Articles publiés sur le blog MyScienceWork.&lt;/a&gt; was originally published by Célya Gruson-Daniel at &lt;a href=&quot;https://celyagd.github.io&quot;&gt;Célya Gruson-Daniel&lt;/a&gt; on January 01, 2013.&lt;/p&gt;</content>
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