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Région Centre-Val de Loire : le conseil régional vote la gratuité des transports publics pour les 18-25

Parmi les mesures annoncées, la gratuité des transports Rémi (cars et train) pour les 18-25 ans.
© (Photo archives NR, Thierry Roulliaud)
La session du conseil régional Centre-Val de Loire, délocalisée pour deux jours à Châteauroux, s’est ouverte hier sur l’avenir de la jeunesse. Avec comme annonce la gratuité des transports Rémi pour les 18-25 ans.
Mercredi 9 novembre, les jeunes n’étaient pas nombreux dans l’amphithéâtre de la Cité du numérique de Châteauroux. Pourtant, à l’occasion de cette première journée délocalisée du conseil régional Centre-Val de Loire (1), on a beaucoup parlé d’eux.
De novembre 2021 à mai 2022, le conseil régional a mené une large consultation auprès des jeunes. Le but final était de dresser une feuille de route régionale. Nous y sommes.
2.500 personnes consultées, 900 propositions
Arnaud Jean (groupe Écologie et solidarité), chargé de la jeunesse et de l’engagement, a rappelé que cette consultation a permis de « recueillir, sans filtre, la parole des jeunes », auprès de 2.500 personnes consultées sur leur lieu de vie ou de travail, soit plus de 100 rencontres sur le territoire et 900 propositions.
Quatre grandes difficultés apparaissent : « la précarité » en matière de santé d’alimentation, de logements et de mobilité ; « le sentiment d’isolement » dans les zones rurales ; une « difficulté à s’informer » et la « nécessité d’une coopération plus approfondie » entre la Région et les acteurs de la jeunesse.
À l’unanimité, les élus régionaux ont voté pour plusieurs actions. La plus marquante : c’est la gratuité des transports Rémi (cars et trains) pour les 18-25 ans. Les autres mesures : distribution gratuite de protections hygiéniques dans les lycées, mise à disposition d’ordinateurs reconditionnés, financement de la création de cabinets de téléconsultation dans les universités…
Penser aux jeunes des milieux ruraux
Nicolas Forissier, (groupe Union de la droite, du centre et des indépendants) approuve le rapport, mais demande « à être imaginatif » pour les jeunes en monde rural, notamment pour les apprentis en matière de mobilité et de logement. Constance de Pélichy, craint, elle, « l’empilement des mesures et des belles paroles ».
Mathilde Foucher (groupe Socialistes) défend le projet : « Ces états généraux ont été une belle réussite. Les attentes sont grandes, il ne faut pas décevoir cette jeunesse. » Anna Stepanoff (groupe Centre, démocrate, républicain et citoyen) demande
« un plan zéro zone blanche de mobilité » et pense que « la volonté de gratuité ne va que privilégier les zones urbaines ».
Magali Sautreuil (groupe Écologie et solidarité) estime, quant à elle, que « la gratuité ne pourra pas à elle seule réduire l’éloignement des jeunes ». Pour David Jacquet (groupe Socialistes, radicaux, citoyens), l’enjeu est de taille : « Les jeunes nous remplaceront tous un jour, soyons à la hauteur. »
(1) Cette session se tient les 9 et 10 novembre à Châteauroux en raison des travaux à l’hôtel de région d’Orléans. Jeudi, les élus se pencheront sur le débat d’orientation budgétaire 2023.
à chaud
À la suite de la présentation du rapport jeunesse, l’élue Sonia Pareux (groupe Centre, démocrate, républicain et citoyen) a chantonné des extraits de « Dommage », le tube du duo toulousain Bigflo & Oli, et raconté une histoire avec des jeunes qui disent « ouech madame » tous les deux mots. Elle entendait ainsi dénoncer la faible portée du bulletin d’information du conseil régional envers des jeunes habitués à Instagram et Tik-Tok. Ambre Louisin (groupe RN et alliés), qui n’a pas apprécié ce trait d’humour et l’intervention haute en couleur de Sonia Pareux, a fait remarquer que tous les jeunes ne parlaient ainsi en 2023.